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Eschyle

Traduction seule
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RÉSUMÉ DE LA PIÈCE
Devant le palais des Atrides à Argos
Scène 1 - vers 1 à 21 - Oreste, de retour d'exil, se recueille sur la tombe de son père. Il voit Électre s'approcher et se cache.
Scène 2 - vers 22 à 211 - Électre se recueille sur la tombe de son père et se trouble au regard des cheveux et des empreintes qu'elle y trouve.
Scène 3 - vers 212 à 649 - Oreste apparaît et jure de se venger.
Scène 4 - vers 650 à 718 - Oreste et Pylade, déguisés, annoncent la mort d'Oreste à Clytemnestre et à Électre.
Scène 5 - vers 719 à 782 - Les Choéphores mettent dans la confidence Kilissa, la nourrice d'Oreste, afin qu'elle fasse venir Égisthe, désarmé, devant les visiteurs.
Scène 6 - vers 783 à 837 - Les Choéphores veulent qu'Oreste soit déterminé.
Scène 7 - vers 838 à 854 - Les Choéphores invitent Égisthe à aller interroger l'étranger venu apporter la nouvelle de la mort d'Oreste.
Scène 8 - vers 855 à 874 - Le combat entre Égisthe et Oreste.
Scène 9 - vers 875 à 884 - Des cris dans la demeure.
Scène 10 - vers 885 à 930 - Oreste face à Clytemnestre.
Scène 11 - vers 931 à 972 - Les malheurs de la royale maison ont pris fin.
Scène 12 - vers 973 à 1076 - Oreste, persécuté par les Érinyes, doit aller se purifier.
traduction seule
Ô Hermès souterrain, ô vigilant gardien
De l'antre paternel, sauve-moi, je t'en prie !
Soutiens ma mission ! Je rentre en ce pays,
Je m'y installe enfin, après un long exil.
Au pied de ce tombeau j'implore mon cher père :
Je voudrais qu'il m'entende avec solennité.
La boucle de cheveux que voici, je la donne
À mon bon nourricier, l'Inachos ; celle-ci,
C'est le tribut offert au deuil qui me confond.
Hélas ! je ne fus pas près de toi, ô mon père,
Pour plaindre ton destin et saluer ton corps...
Mais que vois-je là-bas ? Ce cortège de femmes
Qui s'avance, paré de voiles longs et noirs.
Mais que s'est-il passé ? Quoi ! un désastre, encor,
A-t-il frappé ce lieu ? Ou est-ce pour mon père ?
Je ne me trompe pas, je pense, en affirmant
Que leurs mains vont verser l'offrande destinée
À calmer les défunts. La chose est évidente.
Mais... je l'ai bien reconnue : c'est Électre, ma sœur,
Elle est toute envahie de deuil et de douleur.
Ô Zeus ! je t'en supplie, viens armer ma vengeance,
Et que ta volonté soit mon plus sûr appui !
Pylade, écartons-nous : je veux avec respect
Suivre le cours pieux de ce cortège en deuil.
Strophe I
Sorti de ce palais, sur ordre,
Je marche pour offrir les tristes libations,
Frappant ma poitrine,
Avec une force accrue qui rythme le cortège.
Voyez mon visage sanglant
Où se voient les sillons fraîchement creusés
Par mes ongles. Car mon cœur palpite de douleur,
Et ne se repaît que de sanglots interminables ;
Étreinte par la souffrance, ma main vient déchirer
En lambeaux les étoffes de lin qui me couvrent.
Oui, ce noir péplos est lacéré
Sous les coups redoublés d'un sort funeste.
Antistrophe I
Dans cette nuit d'horreur,
Qui fait se dresser mes cheveux,
Un songe épouvantable fait souffler l'indicible,
Dans le sommeil, au plus trouble de la nuit.
Vociférant dans le royal gynécée,
Les devins,
Sous divine influence,
Ont proclamé dans leurs profondeurs terrestres,
Que les morts maudissent leurs meurtriers,
Et sont contre eux remplis d'une rage effroyable !
Strophe II
Ô terre-mère ! Cette femme impie
M'envoie, muni de cet hommage infâme,
Tant elle est désireuse d'écarter l'acte odieux.
Ah ! ces paroles, je les livre non sans peur.
Comment ôter le sang dont la terre s'est abreuvée ?
Ô palais qui s'effondre !
Ô Soleil invisible ! Voilà que les Ténèbres,
Insoutenables aux mortels,
Ont enseveli les murs de cette maisonnée,
La mort ayant frappé celui qui fut leur maître.
Antistrophe II
Le pieux respect qui, jadis, pénétrait
Et l'oreille et l'esprit,
Qui résistait, puissant, à tous les ravages,
Cette vénération a fait place à la crainte,
Car, de nos jours, le succès, est dieu,
Plus que dieu même !
Mais Justice finit toujours par éprouver chacun,
Vite pour les uns, dès le midi,
Lentement pour les autres,
À l'orée du soir,
Ou bien dans la plus sombre épaisseur de la nuit.
Strophe III
Le sang qui imbibe la terre,
Oui, ce sang renferme une souillure
Que nul ne saurait essuyer.
Oui, l'horreur implacable
À jamais poursuivra l'assassin.
Antistrophe III
Qui viole l'alcôve où dort une jeune vierge,
Ne doit s'attendre à nulle clémence ;
De même, pour purifier la main coupable,
On aurait beau la plonger
Dans tous les torrents du monde confondus,
Rien, non rien ne pourrait la nettoyer.
Épode
Moi qui suis par les dieux
Étouffée par l'amer destin de ma cité,
Moi qu'ils ont rejetée de la maison de mes pères
Pour vivre comme une esclave,
Je dois me plier à tout ordre émanant de mes maîtres,
Qu'il soit juste, qu'il soit injuste,
M'efforçant de réprimer la force de ma haine.
Mais, cachant mon malheur sous des voiles épais,
Je pleure secrètement sur les calamités
Qui se sont abattus sur ce malheureux prince.
ÉLECTRE
Femmes qui êtes les servantes du palais,
Ô vous qui escortez ma supplication,
Je veux votre conseil. Lorsque je verserai
Les funèbres tributs, quels mots devrais-je dire
Pour apaiser mon père ? Ah ! dirais-je ceci :
« Don d'une tendre épouse à son mari aimé ?
Oui, le don de ma mère. » Ô dieux, je n'oserai !
Bref je ne sais que dire en versant cette offrande
À mon père ? Ou alors, dirais-je la formule
Obligée : « Pour le prix de la libation,
Comme c'est la coutume, octroie ce qui découle
D'un acte criminel. » ? Ou, gardant le silence,
Dans une pose abjecte – après tout c'est ainsi
Que mon père mourut –, laisser couler l'offrande
Sur le sol, puis, soudain, en détournant les yeux,
Abandonner le vase ainsi qu'un vil objet.
Amies, conseillez-moi, car je suis hésitante,
Ne sommes-nous pas mues par une même haine ?
Sans crainte de quiconque, ouvrez grand votre cœur.
Confronté au destin, qu'on soit libre ou soumis
Au bon vouloir d'autrui, les lois sont similaires.
Parle, as-tu quelque avis à me soumettre enfin ?
LE CHŒUR
Avec tout le respect que je voue au tombeau
De ton père, je vais parler avec mon cœur.
ÉLECTRE
Sois sincère, toi qui vénères ce tombeau.
LE CHŒUR
Verse tes dons tout en bénissant ses amis.
ÉLECTRE
Mais qui puis-je appeler ses amis ?
LE CHŒUR
Toi d'abord,
Puis tout individu qui vomit sur Égisthe.
ÉLECTRE
Je dois prier pour moi ainsi que pour toi-même ?
LE CHŒUR
À toi de deviner, fie-toi à ta raison.
ÉLECTRE
Un autre nom doit-il s'unir dans nos pensées ?
LE CHŒUR
D'Oreste souviens-toi, bien qu'il ne soit pas là.
ÉLECTRE
Ce conseil vivifie de nouveau ma mémoire.
LE CHŒUR
Les criminels aussi, n'oublie pas leur forfait.
ÉLECTRE
Comment agir, dis-moi, je veux que tu m'instruises.
LE CHŒUR
Espère en la venue d'une dieu ou bien d'un homme
Contre eux.
ÉLECTRE
Serait-ce un juge ou un vengeur, dis-moi ?
LE CHŒUR
Non, un tueur, c'est tout : à leur tour de périr !
ÉLECTRE
Ces vœux ne sont-ils pas aux dieux blasphématoires ?
LE CHŒUR
Pourquoi ? Rendre leur mal aux méchants est normal !
ÉLECTRE
Ô messager des dieux et de l'Hadès, Hermès
Dessous la Terre, aux dieux des sombres profondeurs
Porte ma voix, ainsi qu'aux dieux dont le regard
Scrute encor le palais du roi ; à toi la Terre,
Qui fais naître et reprends toute chose en ce monde,
Écoute cet appel que j'adresse à mon père,
Par l'hommage lustrale aux défunts consacré :
« Sois indulgent envers notre Oreste adoré,
Fais que notre foyer redevienne le nôtre :
Car aujourd'hui, vois-tu, notre vie n'est qu'errance ;
Oui, nous avons été trahis par notre mère
Qui a pris un autre homme, Égisthe, le complice
De ton égorgement. Quant à moi, que te dire ?
Bref, je suis devenue une sorte d'esclave.
Oreste, sans argent, végète en son exil.
Alors que ces deux-là, vautrés dans l'insolence,
Goûtent jusqu'à la lie les profits de leur crime.
Je t'exhorte, à mon père, à ramener vivant
Oreste près de nous, écoute ma prière !
Et puis, accorde-moi une âme plus aimable
Que celle de ma mère, et une main plus pure.
Ce sont mes vœux. Parlons enfin des scélérats :
Qu'un vengeur se profile et qu'ils soient massacrés
Pour prix de leur forfait ! Juste retour du Droit !
Je mêle ce désir implacable à mes vœux.
Fais jaillir tes bienfaits ; que les dieux et la Terre
Soient consentants afin que Justice triomphe. »
Voilà, tels sont les vœux que j'adresse en versant
Ces libations. Vous, jetez vos cris plaintifs,
Et que l'hymne funèbre exalte mes souhaits.
LE CHŒUR
Jetez bruyamment vos plaintes,
Versez vos larmes sur notre maître défunt
Devant ce tombeau,
Où s'acharnent à la fois le crime
Et l'amour le plus beau !
Purifiez tout et brisez le sacrilège
De ces libations infectes.
Ô saint roi, écoute nos prières
Du fond ténébreux où gît ton éclat d'âme !
Hélas ! hélas ! ô Dieux !
Qu'il vienne ce héros, cette lance brutale,
Qu'il délivre le palais,
Qu'il fasse vibrer dans sa main l'arc scythe,
Ou alors qu'il dresse dans le feu du combat
Le glaive agile, puis frappe sans relâche.
ÉLECTRE
C'est fait, mon père a bu cette libation.
Mais... quelle étrangeté ! Je dois vous la confier.
LE CHŒUR
Parle-nous sans délai. Mon cœur est en émoi !
ÉLECTRE
Sur le tombeau, voyez, cette mèche coupée.
LE CHŒUR
Vient-elle d'un jeune homme ou d'une tendre vierge
À la large ceinture.
ÉLECTRE
Aisé à deviner.
LE CHŒUR
De toi je vais apprendre, alors que je suis vieux ?
ÉLECTRE
Qui donc, autre que moi, eût pu laisser cela ?
LE CHŒUR
Ceux qui, normalement, devraient, de par ce deuil,
Offrir leur chevelure, ont le nom d'ennemis.
ÉLECTRE
Regarde, ces cheveux ressemblent, c'est bizarre...
LE CHŒUR
Ces cheveux sont à qui ? Je brûle de savoir.
ÉLECTRE
Ils ressemblent aux miens ! Oui, c'est la même teinte.
LE CHŒUR
Quoi ! les cheveux.... d'Oreste, une offrande secrète ?
ÉLECTRE
Assurément ils sont pareils à ceux d'Oreste !
LE CHŒUR
Par quelle folle audace est-il venu ici ?
ÉLECTRE
Après l'avoir coupée, il a fait déposer
Cette boucle, en hommage à son père défunt.
LE CHŒUR
Tes paroles font naître en moi d'autres chagrins :
Il ne foulerait plus le sol de sa patrie ?
ÉLECTRE
Moi aussi, une angoisse a saisi tout mon être ;
Pareille à une flèche, elle a percé mon cœur,
Au point que des sanglots de feu, tel un torrent,
Ont jailli de mes yeux ! Je suis bouleversée
En voyant ces cheveux... Voyons, je ne puis croire
Que ce soit une offrande émanant d'un Argien,
Et notre meurtrière, oui, en un mot, ma mère,
- Ce nom immérité, elle qui alimente
Contre nous tant de haine, ah ! vile créature ! -
Non, ce ne sont pas là des cheveux de sa tête.
Mais comment puis-je admettre, en toute certitude,
Que l'offrande provient du plus aimé des hommes.
Je me laisse bercer par la douce espérance...
Si cette tresse avait le don de s'exprimer
Comme un héraut, je ne serais plus oppressée
Par deux voix opposées, et tout serait limpide.
Je jetterais la chose au milieu des ordures,
Si c'était là le don prélevé sur la tête
D'un quelconque ennemi. Mais, dans le cas contraire,
Si cette boucle est bien l'hommage fraternel,
L'associant au deuil, j'en ornerai la tombe
Pour honorer mon père. Ö dieux, je vous invoque !
Vous les omniscients, vous savez mon tourment,
Je suis comme l'esquif ballotté par les flots
En furie. Si le sort, toutefois, est clément,
Que du germe esseulé naisse l'arbre robuste.
Tiens, des traces de pas ! Un tout nouvel indice !
Ces pas, à s'y méprendre, ont la même largeur
Que mes pieds. Regardez ! Il y a d'autres pas :
Il est accompagné. Mais ceux-là... les contours
Du talon, il suffit de mesurer un peu
Et de les comparer aux miens... Tout coïncide !
Un tumulte me gagne et mon esprit défaille...
ORESTE
Implore les dieux bons, afin qu'à l'avenir,
Ceux-ci te soient toujours tendres et bienveillants.
ÉLECTRE
Mais quelle est cette grâce octroyée par le Ciel ?
ORESTE
Il te permet de voir un ami qui t'est cher.
ÉLECTRE
Et qui est, selon toi, celui que je réclame ?
ORESTE
C'est Oreste, celui qui rayonne en tes yeux.
ÉLECTRE
En quoi mes vœux sont-ils désormais satisfaits ?
ORESTE
Car Oreste, c'est moi, l'ami que tu exaltes.
ÉLECTRE
C'est un piège, étranger, que tu voudrais me tendre...
ORESTE
Alors je tomberai dans mes propres embûches !
ÉLECTRE
Je sens bien ton désir de rire de mes maux.
ORESTE
Rire de ton malheur, c'est rire aussi du mien.
ÉLECTRE
Mais alors, c'est à toi, Oreste, que je parle ?
ORESTE
Tu me vois en personne et tu doutes encore.
Et pourtant, à la vue de cette pauvre mèche
Déposée sur la tombe, une béatitude
Envahissait ton cœur ; quand tu scrutais mes pas,
Emoustillée soudain, tu croyais bien me voir.
Regarde sur ma tête et tu discerneras
L'endroit où ces cheveux ont bien été coupés.
Regarde cette étoffe : eh bien ! elle est ton œuvre,
Tu l'as tissée. Et puis, cette scène de fauves...
Mais garde ton sang-froid, ne montre pas ta joie !
La haine asservit ceux qui devraient nous aimer.
ÉLECTRE
Ô frère bien-aimé, espoir tant attendu
Du foyer paternel, ô graine du salut,
Par ton glaive vaillant, tu vas réinvestir
Le palais ancestral. Toi qui luis dans mes yeux,
Sais-tu, je t'ai voué un culte en quatre parts :
Je te vois comme un père – hélas, c'est le destin ! –
Et de plus, la tendresse accordée à ma mère,
Je te la gratifie, car elle, je la hais !
En toi, je vois encor ma sœur sacrifiée ;
Enfin, tu es mon frère, et je te porte aux nues.
Que la force et le droit, que Zeus, suprématie,
Que cette Trinité soient notre aide farouche !
ORESTE
Zeus ! Zeus ! sois le témoin de notre pauvre vie !
Vois ces tristes aiglons frustrés d'un noble père,
Cet homme qui périt dans l'enchevêtrement
Affreux d'une vipère ! Ah ces parents abjects !
Une obsédante faim les tenaille sans cesse,
Incapables qu'ils sont de rapporter au nid,
Comme l'aigle, leur proie ! Tel est le sort subi
Par Électre et par moi. Ainsi que tu nous vois,
Nous sommes orphelins, de chancelants bannis
De la sainte maison. En livrant au trépas
La couvée de celui qui jadis t'honora
Avec tant de ferveur, tu as perdu la main
D'un sacrificateur qui t'offrait des festins
Somptueux. En brisant cette race de l'aigle,
Tu condamnes chacun sur la terre à nier
Les signes jusque-là acceptés avec foi.
Si tu laisses pourrir cet arbre dynastique,
Tous tes autels seront privés des hécatombes.
Ô Zeus, veille sur nous ! Le palais se fissure :
Pourtant, quoique ébranlé, tu peux le redresser.
LE CHŒUR
Ô mes enfants, sauveurs futurs de la lignée,
Silence ! Car j'ai peur que quelqu'un vous entende
Et rapporte par jeu, par fantaisie verbale,
Le fond de nos propos aux gens qui nous dominent.
Ceux-là, que je voudrais voir leurs affreux cadavres
Griller sur un bûcher suintant de résine !
ORESTE
Non, non, la trahison ne saurait survenir
De l'oracle puissant de Loxias, qui m'enjoint,
Tu le sais, à franchir cette épreuve : « Debout ! »
Criait-il, de sa voix terrible, insoutenable,
Jurant que je serais maudit – j'étais alors
Pétrifié d'effroi – si je ne tuais point
Les meurtriers du roi, en me faisant cruel
Comme eux. Il m'ordonnait de tuer les tueurs,
Dans un talion farouche. Et si, par grand malheur,
Je n'agissais, alors je le paierai d'un prix
Effroyable au milieu de tourments innommables !
Déjà, le dieu avait dévoilé aux mortels
Les nocives fureurs qui fusent de l'Hadès,
Cette peste putride érodant toute chair,
Les lèpres à la dent féroce qui ravage
Les corps, tout en faisant lever, atrocement,
La blanche moisissure. Il annonçait encor
La prochaine venue des sombres Érinyes,
Qui naissent aussitôt qu'un père est foudroyé,
Et dont l'œil plein de feu, dans la nuit ténébreuse,
Galvanise le fils. Car le dard infernal,
Suscité par les morts de son sang qui l'implore,
Ce délire absolu issu des nuits fébriles,
Vient harceler le fils, au point de le chasser