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table des matières de l'oeuvre d'Aristote ARISTOTE
TRAITÉ DU CIEL.
TRAITÉ DU CIEL.
LIVRE I.
Objet de la science de la nature ; définition de ce qu'on doit entendre
par un corps; les trois dimensions; importance du nombre Trois, selon
les Pythagoriciens; rôle que ce nombre joue dans la composition du
monde. Idée qu'on doit se faire des grandeurs; la ligne, la surface et
le solide; idée qu'on doit se faire de l'univers et de l'ensemble des
choses.
Étude spéciale des corps qui ne sont que
des parties isolées du Tout et de l'univers. Réalité évidente du
mouvement ; mouvement en ligne droite; mouvement circulaire; mouvement
en bas et en haut; mouvement centrifuge et centripète. — Corps simples;
corps mixtes; mouvement des corps simples; mouvements contraires.
Supériorité du mouvement circulaire sur tous les autres; singularité de
ce mouvement qui est le seul parfait, continu et éternel. Nécessité d'un
corps spécial et divin auquel ce mouvement s'applique particulièrement,
et conformément aux lois de la nature; c'est le cinquième et le plus
parfait des éléments.
Explication de ce
qu'il faut entendre par pesanteur et légèreté; le corps dont le
mouvement est circulaire ne peut avoir ni l'une ni l'autre; il est
incréé, Impérissable et absolument Immuable. Accord unanime des opinions
et des traditions humaines sur ce sujet; on a toujours placé la divinité
dans le lieu le plus élevé de l'univers; l'étymologie seule du mot
d'Éther atteste cette croyance universelle. Erreur d'Anaxagore.
Le mouvement circulaire ne peut avoir de
contraire ; arguments qui le prouvent : le mouvement en ligne droite
n'est pas contraire au mouvement circulaire; le mouvement
semi-circulaire ne l'est pas non plus, soit qu'il ait lieu sur un seul
hémicycle, soit qu'il ait lieu sur les deux; le mouvement circulaire en
un sens n'est pas davantage contraire au mouvement circulaire en un
autre sens. C'est toujours un mouvement partant d'un même point pour
aller vers un même point — Dieu et la nature ne font jamais rien en
vain.
Il est impossible qu'il y ait un corps
infini; importance considérable de ce principe;, discussion pour
l'établir. Considérations générales sur les corps simples et composés;
le mouvement circulaire ne peut pas être infini; et par conséquent, le
monde n'est pas infini non plus; citation du Traité sur le mouvement.
Démonstrations géométriques. Six arguments pour prouver que le corps
doué du mouvement circulaire ne peut pas être infini.
Un corps
quelconque ne peut jamais être infini, non plus que sa pesanteur ou sa
légèreté ; démonstration de cette théorie. -- Citation de l'ouvrage sur
les principes ; hypothèse du monde considéré comme infini; pluralité des
cieux, sans que les cieux purent être en nombre infini.
Considérations générales sur la nature et
le mouvement des corps; aucun corps ne peut être infini. L'infini ne
peut avoir de mouvement; démonstration graphique des rapports du fini et
de l'infini. Il n'y a pas de corps en dehors du ciel ; citation du
Traité du Mouvement; réfutation de Démocrite et Leucippe, soutenant
l'existence des atomes et du vide. Le corps de l'univers doit être
continu, et il ne peut être infini.
Il ne peut pas y
avoir plus d'un ciel. Démonstration de cette théorie; principes généraux
sur le mouvement des corps, soit dans notre monde, soit dans tous les
mondes possibles, et sur les propriétés universelles des éléments.
L'univers ne peut avoir qu'un seul centre et une seule extrémité.
Nécessité de l'ordre actuel des choses. Considérations sur
l'accélération de la chute des graves. Citation de la Philosophie
première et des théories sur le mouvement circulaire éternel. Autre
démonstration de l'unité nécessaire du ciel.
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