|
TABLE DES MATIÈRES DE LA MÉTÉOROLOGIE table des matières de l'œuvre d'Aristote
ARISTOTE
MÉTÉOROLOGIE. (Météorologiques)
LIVRE I
DISSERTATION SUR LA COMPOSITION DE LA MÉTÉOROLOGIE ET DU PETIT TRAITÉ DU MONDE.- livre II
LIVRE I. |
|
|
§ 1.
338a Dans des ouvrages
antérieurs, nous avons traité des premiers principes de la nature,
du mouvement physique dans toutes ses parties, des astres dont la
marche si bien ordonnée s'accomplit dans la sphère supérieure, des
éléments des corps dont nous avons indiqué le nombre, la qualité et
les permutations réciproques, et enfin de la génération et de la
destruction des choses considérées dans leur ensemble. |
Livre I, Ch. 1, § 1. Dans des ouvrages antérieurs, d'après les explications qui suivent et d'après les commentateurs grecs, Alexandre d'Aphrodisée ou d'Égée, Olympiodore et Philopon, les ouvrages antérieurs dont il est ici question sont au nombre de trois : La Physique, Le Traité du ciel et Le Traité de la génération et de la corruption. - Des premiers principes de la nature, ce sujet a été traité dans la Physique. - Du mouvement physique dans toutes les parties, id. ibid. - Des astres, dans le Traité du ciel. - Des éléments des corps, au second livre du Traité de la génération et de la corruption. - Et les permutations réciproques, ceci semblerait se rapporter plus particulièrement au IVe livre de la Météorologie elle-même. - De la génération et de la destruction des choses, dans le traité de ce nom, et spécialement dans le premier livre de et traité. § 2. De toute cette étude, c'est-à-dire l'étude générale de la nature. - Nos devanciers, les commentateurs grecs n'indiquent pas à qui s'applique précisément cette désignation. Elle prouve qu'avant le temps d'Aristote, on avait essayé de réunir en une science régulière l'étude de certains phénomènes qui se passent dans l'atmosphère; et Aristote lui-même cite dans son ouvrage une foule de théories antérieures aux siennes. - L'élément premier des corps, selon Alexandre, l'élément premier signifie ici le corps éthéré, qui enveloppe tous les astres, et qui se meut circulairement. Dans les théories d'Aristote et de l'antiquité, ce cinquième élément a une marche plus régulière qu'aucun des quatre autres. - Le plus rapproché de la résolution des astres, ceci n'est pas exact si on l'applique même aux planètes; ce l'est bien moins encore si on l'applique aux étoiles fixes. Mais aujourd'hui même on ne sait pas précisément à quelle distance de la terre se passent les phénomènes météorologiques. - La voie lactée, l'étude de la voie lactée ne fait plus partie de la météorologie depuis qu'on sait que c'est un amas innombrables d'étoiles fixes très rapprochées entre elles. Aristote lui-même s'occupe plus loin de la voie lactée, dans le ch. 8 du premier livre. - Les comètes, l'étude des comètes fait aujourd'hui partie de l'astronomie. Au XVIIe siècle, Roberval les compte encore parmi les météores, et Descartes le lui reproche, tome IX, p. 557, édit. de V. Cousin. - Les météores ignés, par exemple, les aurores boréales, les étoiles filantes, les bolides etc. - Des accidents communs de l'air et de l'eau, c'est ce qui ressortira des explications et des théories qui seront exposées plus loin. L'air et l'eau exercent une action constante l'un sur l'autre, soit pour la vaporisation des liquides, soit pour la rétraction de la lumière; et c'est à l'aide de l'air et de l'eau combinés avec la chaleur et le froid qu'Aristote essaiera d'expliquer tous les phénomènes de la météorologie. - De toutes les espèces de la terre, la géologie forme maintenant une science à part. - Les causes des vents, on verra plus loin que les vents sont très étroitement rattachés aux tremblements de terre. Aujourd'hui ces phénomènes sont parfaitement distingués les uns des autres; au temps d'Aristote, il étaient encore confondus. - Les uns sont inexplicables, de nos jours même et malgré les progrès de la science, la météorologie est bien loin de pouvoir expliquer tout ce qu'elle observe; et il faut ajouter qu'elle ne s'en flatte pas. - Dans une certaine mesure, cet aveu est plein de modestie et de justesse. - La foudre, les ouragans, les tempêtes, ce sont toujours là des sujets traités par la météorologie. § 3. Des animaux et des plantes, pour les animaux, il reste d'Aristote plusieurs traités admirables qui font une des meilleures parts du sa gloire; mais quant aux plantes, si Aristote a fait réellement quelque ouvrage, il ne nous en est rien parvenu, la traité Des Plantes compris dans ses œuvres étant apocryphe. Les commentateurs grecs ne citent aucun ouvrage spécial de lui sur cette matière. Diogène Laërce, dans son catalogue, mentionne deux livres sur les plantes (livre V, ch. 1, p. 116, ligne 49, édit. Firmin Didot) Mais si Aristote n'a pas écrit personnellement sur la botanique, il n'y a pas de doute que c'est lui qui a inspiré et guidé Théophraste, son disciple. Voir plus loin le IVe livre, ch. 12, § 13, où il est encore question des études sur les animaux et les plantes. - Dès le début, c'est-à-dire quand il a commencé l'étude générale de la nature. - Dont nous venons de parler, c'est-à-dire des phénomènes particuliers dont l'étude constitue la météorologie. On voit d'ailleurs que dans ce assumé ne figure que très obscurément l'indication des théories qui forment le lVe livre de la Météorologie. Voir la Dissertation préliminaire sur la composition de cet ouvrage d'Aristote. |
|
CHAPITRE II. |
|
|
§ 1. Nous avons antérieurement établi
qu'il n'y a qu'un seul principe pour les corps dont se compose la nature des
corps soumis au mouvement circulaire. Nous avons établi aussi qu'il y a quatre
autres corps formés par les quatre principes, dont le mouvement, avons-nous dit,
est double, l'un partant du centre, l'autre se dirigeant vers le centre. Ces
quatre éléments sont le feu, l'air, l'eau et la terre. Parmi eux l'un, le feu,
est à la surface de tous les autres; et l'autre, la terre, leur sert de base.
Les deux autres ont beaucoup de rapport chacun en soi avec ceux-là; l'air se
rapproche davantage du feu, de même que l'eau se rapproche de la terre. Le monde
entier de la terre se compose de ces quatre corps, et c'est pour ce monde ainsi
composé que nous devons étudier tous les phénomènes qui y font sentir leur
influence. |
Ch. II, § 1. Antérieurement établi, dans le Traité du Ciel, et dans le Traité de la génération et de la corruption. - Pour les corps... la nature des corps, la répétition est dans le texte, et je n'ai pas cru devoir l'éviter. - Soumis au mouvement circulaire, c'est l'éther, qui est considéré à la fois comme étant un cinquième élément, et comme l'élément supérieur et premier. - Nous avons établi, dans les deux traités qui viennent d'être cités au début de ce paragraphe. - Est double, ce sont les deux forces appelées plus tard chez les modernes centrifuge et centripète. Le feu et l'air semblaient aux anciens obéir à la première; la terre et l'eau, obéir à la seconde. - Le feu à la surface de tous les autres, si l'on excepte l'éther, qui est encore au-dessus du feu. - La terre leur sert de base, c'est vrai dans le sens restreint où l'on peut entendre ceci; mais cette opinion est fausse si l'on fait de la terre le centre du monde, comme l'a toujours fait Aristote. - Le monde entier de la terre, on verra plus loin dans le IVe livre que l'auteur essaie d'expliquer la formation de toutes les substances que la terre renferme par la combinaison des quatre éléments primitifs. § 2. Ce monde se rattache, cette assertion est vraie, si on la prend dans toute sa généralité; mais ceci ne veut pas dire que notre monde soit soumis aux influences chimériques qu'avait imaginées l'astrologie. - Le principe... la cause première, il semble qu'il y a ici quelque redondance. La cause première est unique; dès lors l'ordonnance de l'univers entier relève de cette cause, et l'ensemble du système, quelque immense qu'il soit, atteste l'unité du plan. Voir le Vllle livre de la Physique, dernier chapitre. - Pour le mouvement qui accomplit dans l'espace, c'est le sens que donne Alexandre, et qui est en effet le plus acceptable. - Elle en est éternellement à finir, et à commencer, à cause du mouvement circulaire, où l'on ne saurait trouver ni commencement ni fin, contrairement au mouvement en ligne droite, qui part d'un point pour aboutir à un autre. - Tous ces corps, la terre, l'eau, l'air, le feu. - Dans le monde, ou plutôt dans notre atmosphère. - D'une espèce de matière, ceci est vrai en ce sens que dans les quatre éléments les phénomènes météorologiques ne pourraient avoir lieu. - Que nous appelons le sujet, la substance, quelle qu'elle soit, dont les modifications nous frappent par les phénomènes qu'elles causent. - Le principe du mouvement, en termes plus simples, la cause motrice. - Dont le mouvement est éternel, les corps célestes. |
|
CHAPITRE III. |
|
|
§ 1. Ainsi donc, après avoir rappelé les
principes que nous avons posés au début et les définitions antérieurement
données, parlons ici de la voie lactée telle qu'elle nous apparaît, des comètes,
et de tous les autres phénomènes qui se rapprochent de ceux-là, Nous avons dit
que le feu, l'air, l'eau et la terre viennent les uns des autres, et que chacun
d'eux étaient 339b en puissance dans chacun des autres, comme il en est d'ailleurs
pour toutes les, choses qui ont un sujet un et identique dans lequel elles se
résolvent en dernière analyse. |
Ch.III, § 1. Posés au début, il serait plus exact de dire: « Les ouvrages cités plus haut au début du chapitre premier.» - Les définitions antérieurement données, dans d'autres ouvrages, plutôt que dans celui-ci, où l'auteur n'a pu encore donner de longues définitions. Celles dont il est question ici se rapportent surtout au cinquième élément, l'éther, dont la translation est éternelle et circulaire. - La voie lactée, Voir plus haut, ch. 1, § 8. Cette phrase, qui interrompt la série des pensées, n'est peut-être qu'une interpolation; car malgré: cette assertion, il ne sera question de la voie lactée que dans le chapitre 8, après la théorie des comètes. - Nous avons dit, Traité du ciel, livre 1, ch. 8, édit. de Berlin. - Étaient en puissance, ceci se comprend assez bien pour trois des éléments: l'eau se change en air par la vaporisation; l'air se change en feu; mais on comprend moins que la terre se change en eau, et il faudrait faire exception pour ce quatrième élément.
§ 2. Dans le monde qui
entoure la terre, il faut entendre par là notre atmosphère et
l'espace qui s'étend fort au-delà. - On sait d'une manière
certaine, ceci ne veut pas dire que dès le temps d'Aristote on
eût essayé de mesurer des degrés terrestres. - Nous avons déjà vu,
les observations astronomiques dont il est ici question sont
résumées dans le Traité du ciel, livre, II, ch. 13, p. 297, b, 32,
éd. de Berlin. Voir plus loin, ch. 8 § 6, une expression pareille. -
Certains astres, le soleil, par exemple, et peut-être aussi
quelques planètes et même les étoiles fixes. - Constituée
et limitée comme elle l'est, c'est-à-dire formant une partie
considérable du globe de la terre, dont elle ne peut être séparée. -
Celle qui pourrait se dérober, ce sont les nappes d'eau qui
gisent et circulent sous la terre; au temps d'Aristote, on eu
pouvait très bien soupçonner l'existence, quoique la géologie. fût
alors très peu avancée. Une foule de phénomènes naturels et aisément
observables attestaient la présence de l'eau dans le sein de la
terre. - Comme un corps unique, aujourd'hui la question est
encore posée d'une manière analogue; et en admettant que tout
l'espace entre la terre et les plantes les plus rapprochées soit
rempli d'air, les diverses couches de cet air ne sont pas homogènes,
puisqu'il y a plus de pression dans les unes que dans les autres. -
Jusqu'où s'étendent les lieux divers qu'ils occupent, c'est
une question à laquelle la science ne pourrait guère mieux répondre
de nos jours que du temps d'Aristote. § 4. Ce qu'on appelle l'éther, si cette expression n'avait été employée plus haut en parlant de l'air, on pourrait croire qu'elle s'applique très spécialement à l'éther, élément qu'on suppose bien plutôt qu'on ne l'observe comme les quatre autres éléments. - Anaxagore, Voir sur une opinion toute pareille prêtée à Anaxagore le Traité du ciel, livre 1, ch. 3, p. 270, b, 21, édition de Berlin. - Le corps qui jouit d'un mouvement éternel, l'étymologie du met Éther, telle qu'Aristote semble l'accepter ici, signifie : « Qui court éternellement. » Elle est déjà donnée par Platon dans le Cratyle, p. 77, trad. de M. V. Cousin; mais elle n'en est pas meilleure, et l'on voit qu'on peut la faire remonter jusqu'au temps d'Anaxagore tout au moins. - Ce n'est par une fois, la même pensée est reproduite presque dans les mêmes termes, Traité du ciel, livre I, ch. 3, p. 270, b, 19, édition de Berlin. § 5. L'enveloppe du monde, l'expression grecque est aussi vague. - Est un feu pur, c'est l'opinion d'Anaxagore et d'Héraclite. - Est de l'air, c'est un point qui est encore aujourd'hui fort douteux, et l'on ne sait pas précisément quel est le corps qui remplit les espaces célestes. - C'est qu'en effet, ces idées ne semblent pas très bien se suivre, quoique d'ailleurs elles soient fort juste. - Des dimensions aussi petites, ces opinions n'étaient pas seulement admises par le vulgaire, et des philosophes les avaient soutenues. § 6. Nous avons déjà dit, Traité du ciel, livre II, ch. 7, a, 10-35, édit. de Berlin. Mais dans le Traité du ciel, la pensée n'est pas aussi précise qu'elle l'est dans le résumé donné ici. § 7. Si deux éléments suffisaient, en y ajoutant l'éther, ce serait trois éléments au lieu de deux; mais il semble que la raison qu'Aristote allègue n'en est pas meilleure. II est certain du reste que l'espace entre te ciel, et la terre n'est pas rempli du même air que celui que nous respirons. - N'est rien pour ainsi dire, idée fort juste et très avancée pour le temps d'Aristote. - Or nous ne voyons pas, la pensée est un peu embarrassée dans le texte aussi bien que dans la traduction. La voici sous terme plus simple : « Lorsque nous voyons l'eau se changer en air et l'air se changer en feu, il y a bien une différence de volume, causée par ces transformations; mais cette différence de volume n'est pas aussi grande qu'elle devrait l'être si l'on suppose qu'il n'y a que de l'air entre l'air et le ciel. Donc il y a autre chose dans cet immense espace. » - Il faut donc nécessairement, cet argument est purement logique. - De tout l'air à toute l'eau, il faut entendre la masse d'air qui environne la terre, et la masse d'eau qui entre dans la composition de la masse terrestre. § 8. Produits les uns par les autres, c'était une opinion soutenue par Empédocle et par d'autres philosophes, qui essayaient de démontrer par là l'homogénéité de la matière. - Il est évident, cette conclusion n'est pas aussi évidente que l'auteur semble le croire. - L'espace intermédiaire, entre la terre et le ciel. § 9. Du premier corps, c'est-à-dire de l'éther, si l'on prend le terme employé par Anaxagore; ou l'enveloppe du monde, pour prendre le terme péripatéticien. - La chaleur des astres, et spécialement celle du soleil, qui est à peu près la seule que nous sentions. - Suivant le plan que nous nous sommes tracé, pour la présente étude aussi bien que pour les études antérieures. § 10. Si donc l'eau vient de l'air, c'est sans doute le phénomène de la pluie qui aura inspiré cette théorie; l'air en effet semble produire de l'eau, par la condensation des vapeurs qui s'y trouvent. - Et l'air de l'eau, l'air semble tenir de l'eau par le phénomène de la vaporisation. - Dans la région supérieure, c'est-à-dire la partie de l'espace où l'on suppose qu'est l'éther. Les nuages se forment en effet à une assez petite distance de la terre, comme on le voit très nettement quand ils circulent sur le flanc des montagnes. - Plus éloigné que la terre, par rapport aux nuages. - Assez voisin des astres qui sont chauds, c'est-à-dire assez voisin du soleil pour en éprouver la chaleur. - Des rayons réfléchis par la terre, c'est en effet la réflexion sur la terre, qui rend les rayons solaires plus chauds et capables d'échauffer fortement notre atmosphère. Plus on s'élève dans les airs, plus le froid est intense. - Empêchent les nuages de se former, cette explication est vraie. - Les rayons réfléchis, j'ai ajouté ce dernier mot que le contexte semble autoriser. - Dans l'immensité, il semble que les rayons parlant du soleil, devraient se perdre dans l'immensité plus encore que les rayons réfléchis par la terre. Seulement il est vrai que les rayons solaires ne sont chauds qu'en traversant notre atmosphère ; et renvoyés par la terre, ils perdent bien vite la chaleur qu'ils ont contractée en s'en approchant. § 11. De toute la masse de l'air, en supposant qu'il n'y a que de l'air dans l'espace entre la terre et les astres. - Mais comme une espèce de vapeur, cette observation est vraie, puisque cette vapeur se résout souvent en eau, ainsi que l'ajoute le texte. - N'était qu'une vapeur, on distingue aujourd'hui les gaz des vapeurs ; et cette distinction n'était que soupçonnée très vaguement en temps d'Aristote. - L'emporter de beaucoup, cette nécessité de l'équilibre entre les quatre éléments n'a rien de réel ; et c'est une simple hypothèse que ne démontrent pas les phénomènes. - D'un certain corps, qui serait l'éther selon Anaxagore, ou l'enveloppe du monde selon Aristote. - Pleins d'air et d'eau, ceci semble contredire ce qui précède. § 12. Au-dessus de la terre, il faut entendre sans doute non seulement la terre, mais aussi l'atmosphère dont elle est entourée. - Différent du feu et de l'air, la science actuelle pourrait approuver cette théorie. Seulement de la terre jusqu'à la lune, il y a de grandes différences de densité dans le corps, quel qu'il soit, qui remplit cet espace. - Une partie plus pure, c'est-à-dire moins dense. - Des différences, ce corps est plus épais là où il confine à l'air qui compose notre atmosphère. § 13. Le premier élément, éther ou enveloppe du monde. - Les corps qu'il renferme, le soleil, les étoiles fixes et sans doute aussi les planètes. - Et de l'élément.... contiguë, c'est la partie supérieure de notre atmosphère. - S'enflamme et produit la chaleur, explication fausse, mais qui était assez ingénieuse à l'époque où elle s'est produite. - Au-dessous de la révolution supérieure, celle qui se fait dans l'éther. - Devient et est tout cela, c'est-à-dire, chaud, froid, sec et humide. - Par le mouvement et l'immobilité, le mouvement produisant la chaleur, et le repos produisant le froid. - Nous avons ailleurs étudié, Voir la Physique, et spécialement le livre VIII, pp. 453 et suiv. de ma traduction. § 14. C'est donc au centre, on voit par quelle méthode Aristote est arrivé à placer la terre au centre du monde; c'est surtout en la considérant comme un élément dont la densité était plus grande que celle de tous les autres. Ceci est vrai dans une certaine mesure; et la terre est en effet plus lourde que l'eau, et la plus forte raison que l'air et le feu; mais il ne s'ensuit pas que la terre comparée aux corps célestes, par rapport auxquels elle est si peu de chose, comme le reconnaît Aristote, soit le centre entour duquel ils se meuvent. - Se trouve l'air, ceci est vrai encore si l'on prend l'air pour l'atmosphère. Nous appelons le feu, Aristote semble bien douter qu'au-delà de l'air il y ait une région ignée; mais il se conforme au langage ordinaire et aux opinions reçues. - Un excès de la chaleur et comme un bouillonnement, il vaudrait mieux dire : « un résultat de la combustion.»
§ 15. Il faut distinguer,
la distinction très juste qu'Aristote ne fait qu'entrevoir, est
celle des gaz et des vapeurs. Les vapeurs sont en effet plus humides
et plus froides que les gaz, à cause de l'eau quelles renferment. On
peut dire des gaz qu'ils sont plus secs et plus chauds. - La
partie qui environne la terre, c'est l'atmosphère proprement
dite. - Celle de l'exhalaison, ou pour parler plus exactement
: « du gaz. » - Une sorte d'eau... une sorte de feu, c'est
une distinction qu'il ne faut pas perdre de vue, parce qu'elle se
représentera souvent dans les théories qui vent suivre. § 17. Comme on le sait bien maintenant, il paraît donc que cette théorie avait été antérieurement contestée. - Dans les lieux marécageux, c'est à-dire dans les lieux bas. - Ils ne soufflent pas au-dessus des montagnes, le phénomène n'est pas exact. Depuis les expériences des ballons, on sait que les vents soufflent fort au-dessus des montagnes les plus élevées qu'on connaissait du temps d'Aristote. - Ils s'écoulent circulairement, explication inadmissible. - Continu à l'élément supérieur, ou l'éther. - C'est le mouvement qui l'empêche de se convertir en eau, il faut admettre alors que le mouvement circulaire n'atteint pas jusqu'à la région des nuages; car dans cette région, l'air se convertit en eau d'après les théories d'Aristote, s'il ne peut s'y convertir plus haut. § 18. Qui vient à s'alourdir, il aurait fallu essayer de dire par quelle cause. - Une autre vient à sa place, cette explication ne répond pas à des phénomènes observables. § 19. Dans la région supérieure, j'ai ajouté ces mots, que le contexte indique, et qui sont indispensables pour le compléter. - Aucune concrétion d'eau, c'est-à-dire du la pluie qui se forme par la condensation des vapeurs. - Ce que semble être, réserve très sage, qui ne serait pas moins nécessaire aujourd'hui que du temps d'Aristote; car on ne sait pas au juste la nature du corps qui remplit l'espace, et dans lequel les astres se meuvent. - Dans tes traités sur la sensation, il est peu probable que ce passage se rapporte au traité spécial de la Sensation et des choses sensibles. Voyez ce traité, ch. 2, § 11, p. 34 de ma traduction. - N'est qu'une affection de la sensibilité, on peut en dire autant du froid; mais indépendamment de l'impression faite sur nos organes et la seule que nous ressentions, les corps n'en ont pas moins des qualités propres. - Ne soient pas chauds, c'est encore une question qui n'a pu être résolue jusqu'à présent. Aristote expliquera la chaleur uniquement par le mouvement; le mouvement y contribue sans doute ; mais il n'en est pas la seule cause. § 20. Le mouvement peut diviser l'air, le fait est incontestable; mais il n'est pas aussi évident que le mouvement enflamme l'air. - Les corps emportés par un mouvement rapide, il eût été convenable de citer des faits précisément, et peut-être en avait-on déjà observé du temps d'Aristote. Voir le Traité du ciel, livre Il, ch. 7, p. 289, a, 22, édit. de Berlin. - La révolution du soleil, le soleil se meut sur lui-même; mais il ne se meut pas autour de la terre, et cette explication tombe par cela seul. - Ne soit point éloigné, de la terre. - Des astres, autres sans doute que les planètes. - A une très grande distance, l'expression est bien vague; mais le fait est exact, bien que l'antiquité n'eût aucun mayen de se rendre un compte un peu approximatif de la distance des étoiles fixes. - Surtout par le soleil même, ceci semblerait se rapporter plus encore à la nature substantielle de la matière solaire qu'à son mouvement. Mais la suite preuve cependant que c'est surtout un mouvement qu'il s'agit. - Ce que nous apprend l'observation, il faut remarquer cette judicieuse méthode : on observe exactement certains faits, et on en tire des inductions régulières. - L'air devient très chaud, il eût été utile de spécifier les observations; et l'on pourrait citer le mouvement rapide d'une roue qui s'échauffe, et qui échauffe tout ce qui l'environne. § 21. Dans le lieu que nous habitons, le texte dit simplement : «dans ce lieu. » - Le feu ambiant, qui enveloppe la sphère du monde, au-dessous de l'élément premier ou éther. - Projeté en bas, et jusque sur notre terre. - Les astres, il est assez probable qu'il s'agit uniquement des planètes. - Mais c'est en bas, c'est-à-dire dans une région inférieure. - Bien que les corps, on ne voit pas bien comment cette pensée se relie à celle qui précède. - Et n'a pas la couleur du feu, Alexandre fait observer que le soleil a cette couleur au moment de son lever et au moment de son coucher, où il paraît rougeâtre à cause des vapeurs qui sont interposées entre lui et la terre. Aristote a fait la même remarque, Traité de la Sensation, ch. 3, § 12, p. 43, de ma traduction. |
|
CHAPITRE IV. |
|
|
§ 1. 342 Ceci posé, disons par quelle cause
apparaissent dans le ciel les flammes ardentes, les étoiles qui filent et les
phénomènes qu'on appelle aussi quelquefois des torches, et des chèvrons. Tous
ces phénomènes sont identiques et se produisent par la même cause. Ils ne
diffèrent que du plus ou moins. En voici du reste le principe, ainsi que de
beaucoup d'autres. |
Ch. IV, § 1. Les flammes
ardentes, les bolides. - Les étoiles qui filent, de nos
jours ce phénomène a été curieusement observé; mais on voit que les
anciens ne l'ont pas ignoré. - Des torches et des chèvrons,
j'ai conservé les dénominations mêmes d'Aristote; il est probable
que ces phénomènes se rapportent aux aurores boréales. Le mot de
chèvrons est employé souvent par Descartes, Principes de la
Philosophie, 3e partie. - Ces phénomènes sont identiques... la
même cause, de nos jours on les ramène tous au principe unique
de l'électricité, qu'Aristote ne connaissait pas. § 3. L'enveloppe, il faut entendre non pas seulement l'enveloppe qui touche immédiatement la terre; mais tout l'espace compris entre la terre et le premier corps ou éther. - Au-dessous de la révolution circulaire, ou éther placé autour et au-delà de toute notre atmosphère, et ayant un mouvement éternel de rotation circulaire. - Que nous appelons le feu, le feu comprenant à la fois le chaud et le sec. - Cette nature ignée, j'ai ajouté ce dernier mot. § 4. Jusqu'à l'extrémité de la sphère qui entoure la terre, dans le langage cartésien ce serait l'extrémité du tourbillon terrestre; c'est le point le plus éloigné où se fasse sentir l'attraction terrestre. - Le moindre mouvement, le mouvement ne suffit pas pour expliquer les phénomènes ignés qui se passent dans notre atmosphère. - L'incandescence d'un air sec, cette explication de la combustion était assez exacte avant les découvertes de la chimie moderne. § 5. Elle s'enflamme, répétition de l'explication qui précède. - Longueur et largeur, ceci peut se rapporter aux aurores boréales. - Torches, chèvrons, étoiles filantes, voir plus haut § 1. § 6. Et qu'elle jette comme des étincelles, ceci peut se rapporter à la fois et aux aurores boréales, et à certains bolides qui pétillent en brûlant. - Quand cette circonstance ne se produit pas, c'est-à-dire quand il n'y a pas d'étincelles qui jaillissent du bolide. - Divisée dans sa longueur, ceci ne semble pas se bien rapporter aux étoiles filantes, où le jet lumineux est continu et non pas intermittent. § 7. Parfois la chaleur, qui se précipite de haut en bas, et qui dans la région intérieure rencontre l'air, lequel est plus froid que le feu de la région supérieure. - A une chose qu'on jette, j'ai dû ici paraphraser le texte pour le rendre plus clair. § 8. Une question, la question n'est pas très- claire telle qu'elle est posée dans le texte. En voici l'explication : « Quand une lampe vient de s'éteindre, il suffit d'en approcher une autre lampe qui brûle pour qu'aussitôt la flamme de la seconde lampe descende à la première qui se rallume. De même, peut-on se demander, la flamme des météores ignés n'est-elle que le jet d'un autre corps en combustion qui lance ces flammes dans le sens où elles sont attirées? » Le phénomène des lampes est exact ; et cette comparaison est une manière comme une autre d'expliquer les météores. Mais quel est le corps qui brûle, et où est-il? - De l'une et l'autre, lampe. Le sens de ce passage n'est pas très net. § 9. Par ces deux causes, que l'on va dire dans ce qui suit. - Le fait de la lampe, rappelé dans le § précédent. - Comme des noyaux, celle comparaison a quelque chope d'assez étrange. - Et par un temps serein, la sérénité du temps ne fait rien au phénomène; mais dans le jour on ne peut le voir à cause de l'éclat de la lumière solaire. § 10. La condensation qui les pousse, ceci ne rend pas bien compte du phénomène, et l'on ne voit pas où et comment se forme cette condensation. II faudrait dire aussi de quelle nature elle est. - La même cause qui fait que la foudre tombe, on dirait que c'est à cause de son poids que la foudre tombe à terre. On sait aujourd'hui qu'il n'en est rien, et que c'est la simple accumulation de l'électricité qui détermine l'explosion. En ce sens ce serait bien aussi une sorte de condensation. - C'est une division par compression, ces explications ont pu paraître suffisantes tant qu'on n'a pas su que les nuages contenaient de l'électricité. - Tout ce qui est chaud tend naturellement à se porter en haut, et comme au contraire tous les météores se portent en bas, il fallait trouver une cause spéciale à ce phénomène extraordinaire. § 11. L'exhalaison s'enflamme, il faut sans doute entendre l'exhalaison sortie de la terre ou tout au moins de l'atmosphère terrestre. Elle s'enflamme dans la région supérieure où est le feu. - Plus bas, dans la région de l'air et au-dessous de celle du feu. - Elle pousse par sa condensation, si l'explication était juste, il y aurait toujours des éclairs et des tonnerre dès qu'il y a des nuages ; mais cela n'est pas. § 12. La direction est oblique, il serait peut-être difficile même aujourd'hui de rendre raison de l'obliquité habituelle des météores ; je ne dis pas que l'explication d'Aristote soit bien exacte, mais on peut du moins le louer de s'être posé la question, sans d'ailleurs la bien résoudre. - L'une violente en bas, le phénomène étant igné devrait remonter au lieu de descendre : la force qui le projette en bas lutte avec celle qui le porte naturellement en haut; et de là la diagonale que suit le phénomène et l'obliquité de ta marche. § 13. C'est l'exhalaison, le système entier d'Aristote, comme on peut le voir, est au moins très conséquent, si ce n'est très exact; et pour qu'il le fût, il suffirait presque uniquement de substituer l'électricité à l'exhalaison. - La révolution supérieure, Voir plus haut § 4. - La contraction de l'air condensé, Voir plus haut § 7. - Au-dessous de l'orbite de la lune, on ne sait pas aujourd'hui à quelle hauteur précise les météores se produisent dans l'atmosphère; mais c'est certainement beaucoup plus près de la terre que de la lune. - Nous semblent l'emporter de beaucoup, cette tournure de phrase semble indiquer que peur Aristote ce ne sont là que des apparences trompeuses mais il est vrai que la marche des corps qui se meuvent nous parait d'autant plus rapide qu'ils sont plus près de nous. |
|
CHAPITRE V. |
|
|
§ 1. On voit assez souvent se former dans
le ciel pendant les nuits sereines, des apparitions de divers genres, qui
ressemblent à des gouffres, à des trous, à des couleurs de sang. La cause en est
tout à fait 343 la même; en effet puisqu'évidemment dans la région supérieure l'air
est fait de telle sorte qu'il peut s'enflammer, et que sa combustion ressemble
tantôt à une simple flamme tantôt à des torches qu'on agite, tantôt à des
étoiles filantes, il n'y a rien d'étonnant que ce même air puisse par sa
composition prendre toute espèce de couleurs. |
Ch. V, § 1. Des apparitions de divers genres, le mot d'apparitions est pris ici dans le sens propre; ce ne sont que des apparences et des jeux de lumière. - La cause en est tout à fait la même, ceci n'est pas tout à fait exact, même au point de vue où l'auteur se place ; et la cause de ces phénomènes n'est pas identique à celle des phénomènes précédents. - Par sa composition, il est certain que c'est par suite de la nature diverse des substances que l'air contient que la lumière s'y décompose de tant de façons. § 2. A travers un corps plus dense, comme l'air par exemple épaissi per le brouillard. - De la couleur de feu et... du blanc, cette combinaison de couleurs est inexacte. - Paraissent écarlates, le phénomène est vrai ; et c'est à cause des vapeurs de l'atmosphère, qui décomposent la lumière. - Quand il fait très chaud, et qu'il y a par conséquent beaucoup de vapeurs dans l'atmosphère. - Non pas la figure mais la couleur, il n'y a pas à proprement parler un effet de miroir; il n'y a qu'une réfraction de la lumière. § 3. Par la rupture du bleu et du noir, c'est-à-dire quand le bleu et le noir se réfractent plus particulièrement que les autres couleurs. - Des torches, c'est ce qu'on remarque entrent dans les aurores boréales. - Quand la masse, le texte n'est pas aussi précis. - Tout comme la flamme dans la fumée, cette observation n'est pas très frappante. - Le soleil empêche de les voir, Voir au chapitre précédent, § 9. - L'uniformité de leur couleur, ceci n'est pus très exact. § 4. A ce qu'on peul croire, réserve fort louable et fort modeste. - De si rapides apparitions, c'est là ce qui rend l'observation si difficile et si délicate. |
|
CHAPITRE VI. |
|
|
§ 1. Parlons maintenant des comètes et de
ce qu'on appelle la voie lactée, après avoir d'abord discuté les opinions de nos
devanciers. |
Ch. VI, § 1. Des comètes, l'étude des comètes ne fait plus partie de la météorologie, et on la laisse à l'astronomie. Ce changement a eu lieu vers la fin du XVIe siècle, quand on a commencé à mieux connaître la nature des comètes. Mais Roberval les comprenait encore parmi les météores ignés, et Descartes lui en fait une critique, tome IX, p. 557 de l'éd. de M. V. Cousin. Voir plus haut, ch. 1, § 2, n. - Les opinions de nos devanciers, c'est un soin qu'Aristote a toujours pris, comme on peut le voir dans la Politique, dans le Traité de l'Ame, dans les Opuscules, dans la Physique, dans la Métaphysique, etc. A ce titre, il peut être classé parmi les historiens de la philosophie. - Anaxagore et Démocrite, avant Aristote il n'y avait pas dans la science de noms plus grands que ces deux là. - De conjonction de planètes, l'explication était bien insuffisante, soit qu'il s'agisse des cinq planètes connues des anciens, Saturne, Jupiter, Vénus, Mars et Mercure, soit qu'il s'agisse d'autres astres qu'on supposait errant dans l'espace. - Quand ils semblent se toucher, et que leur lumières se confondant produit le grand éclat des comètes. § 2. Italiques.... Pythagoriciens, Aristote a souvent réuni ces deux classes de philosophes; et les Pythagoriciens sont à peu près les seuls philosophes Italiotes dont on ait conservé le souvenir. - Est une des planètes, c'était augmenter le nombre des planètes; et comme les comètes sont différentes, ce nombre s'accroissait indéfiniment. - N'apparaît qu'il un très long intervalle, l'astronomie moderne admet aussi des comètes qui reviennent périodiquement à des intervalles plus ou moins longs. - Et dont l'ascension est fort petite, ceci n'est pas applicable à toutes les comètes, et il y en a quelques-unes dont l'ascension est considérable. - De très fréquentes éclipses, c'est-à-dire qu'elle disparaît fort souvent sous l'horizon. § 3. Hippocrate de Chios, ou de Céos; Aristote a parlé de lui plusieurs fois, se bornant à l'appeler Hippocrate, sans indiquer sa patrie: Réfutations des sophistes, ch. 11, § 3 de ma traduction. Ce géomètre était fameux pour avoir essayé de donner une démonstration de la quadrature du cercle. - Eschyle, cet Eschyle n'est pu autrement connu comme astronome. - La queue ne vient pas de la comète elle-même, je ne sais si la science contemporaine est bien fixée à cet égard. - Notre vue se réfracte vers le soleil, la queue de la comète ne serait alors qu'un effet d'optique, et ce serait une simple réfraction de la lumière solaire dans les vapeurs que contient l'atmosphère. § 4. Suivant eux, Hippocrate et Eschyle son disciple. - Sa révolution est très lente, ce qui n'empêche pas que les comètes ne marchent très vite; seulement l'orbite qu'elles décrivent peut être immense; et leur révolution ne se ferait qu'à de très longs intervalles de temps. - Les autres astres, c'est-à-dire les planètes. - Lorsqu'elle paraît, alors c'est supposer que c'est toujours la même comète qui revient. - Attirer d'eau, c'est-à-dire l'humidité qui est dans l'air. - Entre les tropiques, c'est-à-dire à 23 degrés de l'équateur terrestre. - Ou le solstice d'été, j'ai ajouté ces mots qui ne vont que la paraphrase de ceux qui précédent. § 5. Ajoutent ces philosophes, cette parenthèse est implicitement comprise dans le texte. - Dans ces lieux, c'est-à-dire entre les tropiques. - Elle y prend une chevelure, parce qu'alors la réfraction de la lumière peut avoir lieu par rapport à la terre où est l'observateur. - La circonférence qui est au-dessus, c'est supposer que la comète suit une ligne régulière comme les planètes. § 6. Est un des astres errants, la réfutation semble péremptoire et les comètes ne seraient pas des planètes. - On en a vu plus d'une à la fois, il semble que ceci soit une glose, qui ne tient pas très bien à ce qui précède; car ce n'est pas parce que les comètes sont deux à la fois qu'elles sent eu dehors du zodiaque. Cependant la science moderne paraît eu être revenue à considérer les mouvements des comètes comme soumis aux mêmes lois que celui des planètes. Pour les unes comme tour les autres, les orbites sont elliptiques. § 7. C'est la réfraction qui produit la chevelure, c'est toujours là ce que l'on croit. - Eschyle et Hippocrate, Ideler aimerait mieux dire Hippocrate et Eschyle, puisque le premier est le maître de l'autre. - Elle parcourt aussi d'autres lieux, il faut sous-entendre : « où elle ne trouve plus l'humidité nécessaire à la réfraction. » - Ou planètes, j'ai ajouté cette paraphrase. Plus haut, au § 1, j'ai nommé les cinq planètes connues des anciens. Depuis un demi-siècle, la science contemporaine a fait les plus riches découvertes, et le nombre des planètes, petites et grandes, se monte dès aujourd'hui à plus de soixante. II est probable qu'on n'en restera pas là. - Les comètes ne s'en montraient pas moins, ceci n'est point une preuve que les comètes ne fassent point partie des planètes. § 8. Comme on dit, c'est Hippocrate et son disciple Eschyle; voir plus haut, § 4. - Du tremblement de terre en Achaïe et de la grande inondation, nous avons perdu la trace et les dates de ces grands phénomènes, qui n'avaient pas pour nous le même intérêt que pour des Grecs. Selon Strabon, Livre VIlI, ch. 7, p.330, ligne 28, édit. de F. Didot, ce tremblement de terre eut lieu deux ans avant la bataille de Leuctres, en 373. - Du coucher des équinoxes; c'est-à-dire qu'elles avaient paru à l'ouest, à peu près à la place où le soleil se couche à l'époque de l'équinoxe. - Euclès, fils de Molon, ou peut-être Euclide, vers l'an 350 avant notre ère. - Au tropique d'hiver, vers le milieu du mois de décembre. - Ces mêmes astronomes, Hippocrate et son disciple Eschyle. § 9. Et contre ceux qui prétendent, Anaxagore et Démocrite; voir plus haut, § 1. - Il y a des étoiles fixes, Descartes cite ce passage dans les Principes de la philosophie, 3e partie, § 199; mais il croit que ce sont les planètes de Saturne et de Jupiter qui peuvent avoir parfois cette apparence, et non pas les étoiles fixes. Quant à la chevelure de l'étoile placée dans la cuisse du Chien, Descartes croit que l'observation d'Aristote n'est pas exacte. Selon lui, il y aura eu quelque réfraction extraordinaire qui se faisait dans l'air; ou plutôt les yeux de l'observateur auront été indisposés au moment où il s'en servait. - Sur la foi des Egyptiens voir le Traité du ciel, Livre II, ch. 12, p. 292, a, 8, édit. de Berlin sur les Égyptiens; voir aussi un article de M. Biot sur quelques points de l'astronomie égyptienne, Journal des Savants, cahier de mai 1855, p. 269 et suiv. - Dans la cuisse ou la hanche du Chien. - Peu brillante, il est vrai, ceci rend d'autant plus vraisemblable l'explication de Descartes. - Peu visible quand on finit, même observation. - Un peu de côté, c'est à M. Biot que je dois rapporter cette interprétation. Voir le Journal des Savants, cahier de mai 1855, p. 218 en note. M. Biot trouve que cette remarque de l'auteur, quel qu'il soit, de la Météorologie, atteste une pratique astronomique très délicate et très intelligente. Le milieu de la rétine, qui agit surtout quand on observe, est aussi plus fatigué que le reste de l'organe. En regardant de côté, on voit mieux, parce que la partie de la rétine où la vision se fait alors, est plus sensible. § 10. Toutes celles que nous avons vues, cette remarque ainsi que celles qui précèdent, attestent que l'auteur de la Météorologie avait beaucoup observé. - Ont disparu sans se coucher, cette observation est parfaitement exacte, et on a pu la vérifier sur toutes les comètes de notre temps. - S'éteignant petit à petit, même remarque. - Il ne restait le corps, ceci répond péremptoirement aux théories d'Anaxagore et de Démocrite rapportées plus haut, § 1. - Le grand astre, la grande comète vue à l'époque du tremblement de terre d'Achaïe. - Dont nous venons de parler, plus haut § 8. - A l'occident, au § 8, il est dit qu'elle parut à l'occident, vers le point où le soleil se couche à l'époque des Équinoxes. - Sous l'archontat d'Astéïus, il paraît bien que c'est là te nom exact de l'archonte Athénien. Alexandre et Philopon donnent Aristée au lieu d'Astéïus, ainsi que quelques manuscrits. Astéïus était archonte dans la 4e année de la 101e olympiade, l'an 372 avant J.-C. - Il se couchait avant le soleil, et par conséquent l'éclat de la lumière solaire l'empêchait d'être visible durant toute la journée. - Le lendemain, et dans la nuit, parce qu'il se coucha plus tard. - Sa révolution, c'est-à-dire son apparition au-dessus de l'horizon après Io coucher du soleil. - Jusqu'au tiers du ciel, c'est-à-dire 30 degrés environ au-dessus de l'horizon; parfois, la lumière des comètes tient encore plus de place. - La ceinture d'Orion, Orion est une des trente-cinq constellations du midi. Comme cette comète parut l'ouest, il faut entendre qu'elle disparut vers le sud-ouest. § 11. On a vu quelques planètes, Voir plus haut, § 1, l'opinion de Démocrite, qui croit, ainsi qu'Anaxagore, que les comètes ne sont qu'une conjonction et une occultation de planètes. - Cette apparition, des planètes après les comètes. - Se produisit toujours, argument décisif contre la théorie de Démocrite. - Les Égyptiens. Voir plus haut, § 9. - Nous avons vu deux fois déjà, M. Biot rapporte ce phénomène astronomique à l'an 350 avant J-C. - Et la cacher, précisément: l'occulter; les Gémeaux sont une des constellations du milieu, et la troisième à partir du Bélier. § 12. Rien que par le raisonnement, après les faits, qu'on peut observer directement, vient le raisonnement, qui a une autorité égale et même supérieure. - Les planètes, ou les étoiles; mais ici il s'agit des planètes puisque c'est un argument contre le système de Démocrite. - Elles paraissent plus grandes, les apparences peuvent différer; mais au fond, toutes les planètes, dans la théorie d'Aristote, sont indivisibles et sans parties. - Elles ne formeraient point de grandeur, c'est ainsi qu'Aristote a toujours soutenu que la ligne ne se composait pas de points. Voir la Physique, livre VI, ch. 1, § 1, p. 331, tome ll de ma traduction. - Ne font que le paraître, telles que nous les voyons au ciel. - En se réunissant, comme le veut Démocrite. Voir plus haut § 1. § 13. Les causes indiquées, pour expliquer la nature des comètes. - Par les astronomes, prédécesseurs d'Aristote. - On eût pu développer davantage ces objections, pour nous il est très regrettable que l'auteur ait cru devoir être si concis. |
|
§ 1. Comme pour les choses qui échappent
à nos sens, nous croyons les avoir démontrées d'une manière suffisante pour
notre raison, quand nous sommes arrivés à faire voir qu'elles sont possibles, on
doit croire qu'il peut en être surtout ainsi pour les phénomènes que nous
étudions maintenant. |
Ch. Vll, § 1. Après avoir exposé les opinions des autres, Aristote va exposer les siennes. - Qu'elles sont possibles, c'est ce que Descartes lui-même a voulu faire dans les Principes de la Philosophie; c'est une sorbe de construction toute rationnelle du système du monde. Aussi Descartes a-t-il invoqué l'autorité d'Aristote et spécialement ce passage de la Météorologie, qu'il traduit pour se justifier d'avoir procédé par hypothèse. Voir les Principes de la Philosophie, 4e, partie, § 204, p. 521, édit. de M. V. Cousin. Descartes rappelant cette citation dans une de ses lettres, tome VI, p. 50, dit que c'est la seule qu'il ait jamais empruntée au philosophe grec. C'est un oubli de Descartes, puisqu'il a cité aussi le ch. 6 de la Météorologie. Voir plus haut ch. 6, § 9. lI a cité en outre le Traité de l'âme, à propos de l'Eucharistie, tome II, p. 82, édit. de M. V. Cousin. Voir aussi le Traité de l'âme, livre III, ch. 13, 1, n., p. 349 de ma traduction. - Il peut en être surtout ainsi, les explications que donne la science contemporaine ne sont bien souvent aussi que des conjectures en métrologie, plus encore que pour tout le reste. - Que nous étudions maintenant. Voir plus haut livre 1, ch. 1, § 2. § 2. Nous avons supposé, d'après l'observation des phénomènes. - Le monde qui enveloppe la terre, cette expression assez singulière appartient au texte même. On l'a déjà vue plus haut, ch. 3, § 12. - Au-dessous de la révolution circulaire, voir plus haut, ch. 3, § 3. - Sont emportés autour de la terre, c'est ce qui forme l'atmosphère terrestre, et, comme dirait Descartes, le tourbillon de la terre. - Elle s'enflamme souvent, si c'était le mouvement qui fût cause de la combustion, cet effet devrait toujours se produire, et non pas seulement souvent. Il est vrai que l'auteur ajoute : « Là ou elle est convenablement mélangée; » mais cette restriction détruit en partie l'explication donnée. - Aux courses des astres errants, ceci se rapporte évidemment aux comètes d'abord et aussi aux météores ignés, aux étoiles filantes et aux aurores boréales. Dans le système d'Aristote, ce sont des combustions imprévues qui se produisent dans l'atmosphère terrestre, par le mouvement circulaire et par la combinaison fortuite de l'exhalaison sèche, « là où elle est convenablement mélangée.» § 3. Du mouvement des substances en haut, c'est en effet des parties du ciel supérieures à l'atmosphère terrestre que part le principe du phénomène, qui descend plus ou moins bas dans notre atmosphère, et qui arrive enfin jusqu'à nous. - Une telle condensation, ou combinaison. - Vient à s'élever d'en bas, il ne paraît pas possible que les exhalaisons, soit de la terre, soit de l'atmosphère terrestre, puissent avoir de l'influence sur les comètes. - Un astre chevelu, j'ai ajouté cette paraphrase du mot grec. - Une comète simple, j'ai ajouté ce dernier mot pour marquer la différence entre les comètes qui ont une longue queue et celles qui n'en ont presque pas, et que les Grecs appelaient d'un nom spécial. - Comète à queue, le texte dit précisément : « Un astre barbu. » C'est lorsque la queue est au-dessous du noyau. M. Ideier a proposé une variante ingénieuse pour distinguer ces deux espèces de comètes; mais cette variante ne s'appuie pas sur les manuscrits. - M. Ideler remarque avec raison que cette explication des comètes, telle que la donne ici Aristote, a joui d'une autorité incontestable jusqu'au temps de Newton. Aujourd'hui même la science est fort embarrassée pour se rendre compte de ce phénomène. Ce qu'il y a de plus certain, c'est que la matière des comètes est une sorte de vapeur très subtile et très transparente. En ce sens, la théorie d'Aristote n'est pas tout à fait aussi fausse qu'elle le paraît. La comète ne se forme pas, si l'on veut, dans notre atmosphère; mais parfois elle la traverse, puisque notre terre peut passer et être enveloppée dans sa queue, sans qu'elle en subisse aucune modification grave. § 4. Son état stationnaire, c'est le sens qu'adoptent Alexandre d'Aphrodisée et les autres commentateurs grecs; mais je crois qu'il s'agit ici de ce qu'on appelle le noyau de la comète; et le mot du texte se prête assez bien à ce sens, qui n'est pas cependant habituel. - Comme si l'on jetait une torche, la comparaison n'est pas exacte si on la rapporte à la réalité des phénomènes; mais elle est assez frappante si l'on admet la théorie péripatéticienne. - Une torche... une petite étincelle de feu, il y a évidemment une intention d'opposer ces deux modes de combustion, dont l'un serait beaucoup plus rapide que l'autre. - A ce phénomène de combustion, le texte n'est pas aussi précis. - Du combustible, c'est-à-dire de la vapeur qui s'enflamme, et qui, selon Aristote, compose la comète. - La fin de sa course, ceci n'est pas très clair, et il semble que par la course il faut entendre ici l'inflammation successive et rapide des vapeurs donc la comète est formée. - Le début même de sa révolution, Aristote semble admettre que la comète a un mouvement de rotation sur elle-même. - La comète est un astre, ceci est vrai plus que sans doute ne le pensait l'auteur lui-même; et comme il y a des comètes dont on a pu constater le retour, on en a conclu que ce sont en effet des astres et non pas des météores. Telle est en particulier celle de 1531, 1607, 1662, 1759, 1835, dont le période est de 76 ans. Il est admis que les comètes ont un mouvement elliptique comme les planètes; mais ce mouvement peut avoir lieu soit d'Orient en Occident, soit d'Occident en Orient, et à peu prés dans tous les sens relativement au plan de l'écliptique. - Sa fin et son origine, c'est le résumé de toute la théorie péripatéticienne; les faits aujourd'hui reconnus la contredisent. § 5. La comète apparaît par elle seule, c'est-à-dire que c'est la comète véritable telle qui Aristote la suppose: « une exhalaison de la région intérieure qui s'enflamme en haut, par le mouvement circulaire qui emporte le monde. » - C'est une de cet étoiles, ou planètes. - Qui devient comète, c'est-à-dire qui prend une chevelure. On sait que cette théorie est tout à fait fausse, et que ce n'est jamais ni une planète ni une étoile fixe qui se change en comète, quoique Descartes ait soutenu aussi cette doctrine, Principes de la philosophie, 3e partie, § 119. La vraie nature des comètes, c'est d'être des astres errante dans le sens le plus strict de du mot, puisqu'elles ont dans l'espace des courses qui semblent sortir de toutes les lois imposées aux autres corps célestes. Voir Descartes, ibid. § 128. - Ne tient pat aux astres eux-mêmes, au contraire la queue tient aux comètes et les accompagne. - Elle est pareille aux halos, la comète ne serait pu alors une vapeur qui s'enflamme; ce ne serait qu'une apparence et un phénomène optique de l'atmosphère. - Pour cet sortes d'étoiles qui deviennent des comètes, comme on l'a dit quelques lignes plus haut. § 6. La seule différence, cette différence est considérable, puisque d'un côté il y a une substance spéciale, tandis que de l'autre, il n'y a qu'une réfraction de lumière. - La couleur paraît être, et est en effet en elles. - Animée du même mouvement, au contraire, la comète a un mouvement qui lui est propre. - Etre distancée et rester en arrière, c'est le sens adopté par Alexandre d'Aphrodisée. Dans la théorie d'Aristote, le mouvement circulaire qui règne dans les régions supérieures est d'autant plus fort qu'on s'éloigne davantage de la terre. Les comètes qui sont dans notre atmosphère, comme les autres météores, ont un mouvement moins rapide que les planètes ou les étoiles qui sont placées fort au-dessus. § 7. Ce qui prouve surtout, ceci semble contredire un peu ce qui vient d'être dit plus haut. - Une réfraction de la lumière, le texte dit simplement : « une réfraction. » - A l'astre lui-même, qui semble prendre une chevelure. - Ce n'est pas relativement au soleil, il semble au contraire que la queue des comètes n'est pas due à une autre cause que la lumière solaire. - Souvent toute seule, c'est-à-dire sans être en conjonction avec un antre astre, planète ou étoile fixe. - Plus tard, Voir plus loin, livre Ill, ch. 2, § 2. § 8. La composition des comètes, le texte n'est pas tout à fait aussi précis. - Des vents et des sécheresses, l'observation n'est peut-être pas exacte pour les vents; mais elle l'est certainement pour les sècheresses et les grandes chaleurs. Toutes les comètes que noua avons pu voir de notre temps ont toujours paru dans des années très chaudes. Mais il reste toujours à savoir si c'est la chaleur qui cause les comètes ou si ce sont les comètes qui causent la chaleur. L'opinion vulgaire et celle d'Aristote inclinent à cette dernière explication. - De parler aussi des vents, Voir plus loin dans ce livre, ch. 13, et surtout livre II, ch. 4 et suiv. § 9. Sont nombreuses et fréquentes, il suffit même d'une seule comète. - Ces changements atmosphériques, le texte n'est pas aussi précis. - Il y a toujours une augmentation de vent, cette observation n'est peut-être pas très exacte. Mais il est vrai que pour juger jusqu'à quel point elle l'est, il faudrait observer les faits sous le même climat et dans les mêmes lieux que l'auteur de la Météorologie. - Qui tomba de l'air à Aegospotamos, les tables de Paros ou d'Arundel parlent de ce phénomène qui avait été fort remarqué de ce temps, et qui devait en effet causer une grande surprise. C'était sous l'archontat de Théagénide à Athènes, la 1ere année de la 78e olympiade, l'an 487 av. J.-C., vers l'époque de la mort de Xerxès. La science moderne est encore fort embarrassée pour expliquer l'origine des Aérolithes. - Avait été enlevée, il semble résulter de là que cette pierre n'était pas tombée réellement du ciel; mais qu'elle avait été enlevée de terre par un vent violent, et qu'elle était allée tomber à une grande distance. - Une comète apparaissait alors, c'était une simple coïncidence. § 10. Et à l'époque de la grande comète, Voir plus haut, ch. 6, § 8. Cette comète est celle qui coïncida avec un tremblement de terre en Achaïe. - Qui causa l'inondation, Voir plus haut, ch. 6, § 8. - Dans le golfe, Alexandre d'Aphrodisée semble comprendre par là le golfe de Corinthe ; et la fin du § prouverait qu'il a raison. - L'archontat de Nicomaque, dans la 4e année de la 109e olympiade, l'an 340 av. J.-C., vingt ans environ avant la mort d'Aristote lui-même. - Du cercle équinoxial, c'est peut-être une constellation qu'on distingue ainsi; ou bien c'est la partie du ciel comprise entre les deux points où se lève et se couche le soleil au temps des Équinoxes. § 11. Entre les tropiques, j'ai ajouté ces mots que n'a pas le texte précisément, mais qui me semblent résulter nécessairement de ce qui suit, et de toute la construction de la phrase. - Du soleil et des astres soit planètes, soit étoiles. - La plus grande partie, de la chaleur, sous-entendu. - On peut remarquer que les théories de Descartes sur les comètes ont encore, et à son insu, plus d'un point de ressemblance arec celles d'Aristote. |
|
CHAPITRE VIII. |
|
|
§
1. C'est ici qu'il faut dire comment se forme la voie lactée, par quelle cause
elle se forme et ce qu'elle est. Mais auparavant, parcourons encore pour cette
question les explications données par les autres. | |