Hippocrate

HIPPOCRATE

 

MOCHLIQUE. - MOXΛIKOZ.

HIPPOCRATE

 

MOXΛIKOZ.

MOCHLIQUE.



ARGUMENT.

Le Mochlique est essentiellement un abrégé du traité Des articulations, ainsi que je l'ai fait voir t. I, p. 248 ; il contient aussi un certain nombre de notions empruntées au traité Des fractures. Ne pouvant donner une analyse de ce qui est déjà un résumé condensé, je vais simplement énumérer les sujets qui y figurent : des notions élémentaires sur les os du corps ; les fractures du nez ; celles de l'oreille ; les luxations de la mâchoire; la luxation de l'épaule; la luxation de l'extrémité acromiale de la clavicule ; la luxation postérieure incomplète du coude ; les luxations latérales du coude ; les luxations du coude en avant et en arrière ; la luxation de l'extrémité supérieure du radius ; les luxations incomplètes de l'avant-bras au poignet en avant ou en arrière ; les luxations complètes de l'avant-bras au poignet en avant ou en arrière; les luxations latérales du poignet; les luxations de l'extrémité inférieure du radius ou du cubitus; la diastase de l'articulation inférieure des os de l'avant-bras; les luxations des doigts ; les quatre luxations de la cuisse, en dedans, en dehors, eu arrière, en avant ; les luxations du genou; les luxations des orteils et des os du tarse; la lésion du calcanéum; les luxations tibio-tarsiennes ; les luxations compliquées de l'issue des os à travers les téguments ; les sections complètes des extrémités ; la gangrène des membres ; les déviations de la colonne vertébrale ; les fractures des côtes et les contusions de la poitrine ; une idée générale des moyens de réduction ; la nécrose de la voûte palatine et une remarque sur les contusions du crâne; de brèves remarques sur les déplacements des os ; les fractures compliquées de plaie ; l'extension continue ; les variétés des luxations.

Dans le traité Des articulations comme dans celui Des fractures (et cela est encore un argument, surérogatoire au reste, à apporter pour établir que ces deux traités sont d'une même main), Hippocrate expose, au fur et mesure du besoin, les notions anatomiques qu'il croit nécessaires à l'intelligence des préceptes chirurgicaux. Ainsi, quand il parle des luxations du pied, il donne préalablement une description succincte des os de la jambe (t. 3, p. 461 ) ; l'histoire des luxations des vertèbres est précédée de notions sur la colonne vertébrale (t. 4, p. 191, § 45). Cette méthode, qui se comprend très-bien, n'est plus celle du Mochlique: dans ce dernier livre, toutes les notions anatomiques sont séparées des chapitres chirurgicaux auxquels elles s'appliquent, et réunies en un seul corps; elles forment, disposées de la sorte, une préface ou introduction à la doctrine d'Hippocrate sur les fractures et les luxations.

Le  Mochlique présentant, par rapport aux traités Des articulations et Des fractures, un véritable remaniement, ne peut plus, dès lors, nous indiquer si l'ordre de ces deux traités a été troublé, ni quel était cet ordre. La seule chose qu'il nous ait apprise avec certitude sur l'ancien état de ces livres, c'est l'existence d'un chapitre sur les luxations du poignet, chapitre sur lequel on n'avait que des allusions dans le traité Des fractures, t. 3, p. 450, l. 1, et p. 462,  l 1. Prenant en considération ces deux allusions, qui sont l'une dans le chapitre des luxations des os du tarse, l'autre dans celui des luxations du pied, on en conclura que le chapitre du poignet précédait celui du tarse et celui du pied ; prenant en considération une autre allusion qui est dans le chapitre des luxations du coude, t. 3, p. 556, l. 3, et qui se rapporte aux luxations des os du tarse, on en conclura que le chapitre des luxations du coude suivait, non pas immédiatement il est vrai, celui des luxations des os du tarse. Ces deux points reconnus, on sera porté à penser que le chapitre des luxations du poignet avait été primitivement placé après le chapitre des fractures de l'avant-bras, et avant celui de la fracture de l'humérus, c'est-à-dire à un endroit qui répond  à la fin de la page 442 du t. 3. Dans le Mochlique, l'extrait relatif au poignet est immédiatement suivi, ainsi que cela semble naturel, de l'extrait relatif à la luxation des doigts. C'est donc aussi à cette place qu'a du figurer primitivement le chapitre relatif aux luxations des doigts ; or, ce chapitre existe non seulement en extrait, mais aussi en original, et il se trouve dans le traité Des articulations, t. 4, p. 319, § 80: ce serait là qu'il faudrait le prendre pour le mettre où je viens de dire, à la suite du chapitre du poignet. Cela fait, le traité Des fractures se continuerait dans sa teneur actuelle jusqu'aux luxations du genou et du coude, qui le terminent. Là, il faudrait y joindre sans interruption le traité Des articulations, qui s'ouvre par le chapitre de la luxation scapulohumérale. On retirerait, bien entendu, de ce traité, l'extrait qui y figure aujourd'hui, relatif aux luxations du coude, du poignet et des doigts, et les matières s'y suivraient, telles qu'elles se comportent, jusqu'au chapitre de la luxation des doigts, qui est reporté autre part, et jusqu'aux extraits relatifs aux luxations du genou, des os du tarse et du pied, dont l'original se trouve, sauf quelques modifications, dans le traité Des fractures, qui, d'ailleurs, sont textuellement empruntes au Mochlique, et que, pour ces deux raisons, on retrancherait Il y aurait peut-être encore une autre modification à faire : ce serait de transporter les §§ 61 - 69 du traité Des articulations après le § 79; de cette façon le traitement des. luxations de la cuisse ne se trouverait plus séparé de la description de ces lésions, et tout se suivrait plus naturellement.

Dans le Mochlique, plus encore que dans le traité Des articulations, est poursuivie dans sa généralité l'étude des effets des luxations non réduites, soit congénitales, soit survenues après la naissance, sur le développement des parties qui en sont affectées. Voici le résumé des remarques d'Hippocrate sur ce sujet : L'amaigrissement des chairs se fait dans la partie du membre opposée à la Luxation ; ainsi, dans la luxation du pied en dehors, les chairs maigrissent en dedans de la jambe, dans la longueur du membre. Dans les luxations congénitales ou survenues pendant la croissance, les os n'atteignent pas toute la longueur qu'ils auraient dû avoir, et cet arrêt du développement se partage de la manière suivante : L'os le plus voisin de la luxation se développe le moins ; les autres os, à mesure qu'ils s'éloignent du tronc, se développent davantage tout en restant en deçà de la longueur normale ; quant à ceux qui sont situés au-dessus de la luxation, ils n'éprouvent aucun dommage ; par exemple, dans une luxation congénitale de l'humérus, cet os croît le moins, le cubitus et le radius croissent plus que l'humérus, et ainsi des autres ; mais les os de l'épaule arrivent à tout leur développement. Si la luxation, au lieu d'être congénitale, est restée non-réduite chez un adulte, les os ne diminuent pas. C'est une observation à prendre en considération dans les débats qui, tout récemment encore, se sont élevés touchant le mode de nutrition des os. Le fait est simplement exposé dans le traité Des articulations; mais le Mochlique y ajoute une explication : « C'est, dit-il, que chez un adulte il n'y a plus, comme dans le cas des luxations congénitales, la raison d'une inégale croissance. » Il semblerait résulter de là que, dans la pensée de l'auteur, les os, une fois arrivés à l'état adulte, ne sont plus sujets qu'à un mouvement insensible de nutrition ; car il ajoute immédiatement que les chairs, chez l'adulte aussi, sont dans une condition différente, attendu qu'elles croissent et diminuent journellement et suivant les âges. La doctrine de l'auteur paraît ressortir ici de l'opposition qu'il établit entre les os et les chairs : les chairs, chez les adultes, dans les déformations, suite de luxations non réduites, s'atrophient, parce qu'elles sont assujetties à un mouvement continuel de croissance et de diminution; les os, à l'état adulte, ne sont pas, même placés dans les circonstances d'atrophie, sujets à diminuer, parce que le mouvement de croissance qu'ils ont pendant l'enfance et la jeunesse, s'interrompt alors, c'est-à-dire, si l'on traduit cela en langage moderne, parce que la nutrition s'y ralentit. Cette observation de l'école hippocratique mériterait de n'être pas négligée par ceux qui font des recherches sur la nutrition des os : il y a peut-être des distinctions à établir, quant à la nutrition des os, entre l'âge de croissance et l'âge adulte.

J'ai parlé, t. 4, argument p. 4, de la fracture de l'oreille dans les combats du ceste. Voici quelques détails de plus que j'emprunte à M. Krause : « On lit dans Platon, Protag. c. 80, p. 342, a, b : Καὶ οἱ μὲν ὦτά τε κατάγνυνται, et les uns ont les oreilles cassées. Théocrite dit, en parlant d'Amycus,, id. 22, 45 : Σκληραῖσι τεθλαγμένος οὔατα πυγμαῖς, ayant les oreilles brisées par les durs coups de poing. Diogène Laërte, V, 67, p. 303, Meib,, dit du philosophe Lycon : Φυμναστικώτατος ἐγίνετο καὶ εὐέκτης τὸ σῶμα, τήν τε πᾶσαν σχέσιν ἀθλητικὴν ἐπιφαίων, ὠτοθλαδίας, il était très adonné aux exercices gymnastiques, avait le corps bien nourri et offrait toute l'habitude athlétique, ayant les oreilles cassées. On lit dans Martial, vii, 32, 5 : At juvenes alios fracta colit aure magister. Terttillien, De Speci, c. 23 : Tales enim cicatrices cestuum et callos pugnorum et aurium fungos, etc. (Die Gymnastik und Agonistik der Hellenen, t. 1, p. 516 ; Leipsig, 1841). » Les traces de ces mutilations, et peut-être des opérations qu'elles nécessitaient (car Hippocrate dit, t. 4, p. 175, que l'oreille cautérisée dans ces cas, reste contractée et plus petite que l'autre) se voient figurées sur des statues venues jusqu'à nous. « Ces oreilles mutilées se trouvent sur la statue d'Hercule en bronze doré, et sur une des deux statues colossales de Castor et Pollux au Capitole. V. Winkelmann's Werke, II BJ. Versuch ener Alleg. fur die Kunst, p. 432 ( Dresd., 1808), et Geschichte der Kunst, V, 5, 30, p. 211 (Dresd., 1808). Ce qui caractérise cette oreille, c'est qu'elle est contractée et plus petite : c'est aussi la conformation de l'oreille droite de la statue appelée Le Gladiateur dans la Villa Borghese (Krauser ib., p. 517).

La manière dont le Mochlique explique le procédé de réduction de la luxation complète latérale du coude est difficile à comprendre ; je vais essayer de l'interpréter, aimant mieux m'exposer à y échouer, mais du moins appeler l'attention du lecteur sur ces points obscurs, que de passer par-dessus à l'aide d'une traduction telle quelle, sans avertir qu'à mes yeux le texte n'est pas éclairci. Voici le texte grec en question : Τὰς δὲ κατορθὼσιας, ἀπάγοντα ὅτι πλεῖστον, ὡϲ μὴ ψαύσῃ τῆς κορώνης ἡ κεφαλὴ, μετέωρον δὲ περιάγειν καὶ περικάμψαι, καὶ μὴ ἐς ἰθὺ βιάζεσθαι, ἅμα δὲ ὠθέειν τἀνατια ἐφ' ἑκάτερα καὶ παρωθέειν ἐς χώρην.  Συνωφελοίη δ' ἂν  ἐπίστρεψις ἀγκῶνος ἐν τούτοισιν, ἐν τῷ  μὲν ἐς τὸ ὕπνιον, ἐν τῷ δὲ ἐς τὸ πρηνές : In suum autem locum dirigitur(cubitus).quam plurimum abducendo, ne caput bracini acutum ossis processum attingat; suspensum vero circumagere et circumflectere oportet, neque vim in directum adhibere, simulque in contrarium in utramque partem impellere, et in sedem compellere. Ad haec quoque contulerit cubiti gibbum modo quidem pronum, modo etiam supinum contorquere. J'ai traduit : « Coaptation. On écartera le plus possible les os, afin que la tête de l'humérus ne touche pas la portion courbe (apophyse coronoide), on fera exécuter à l'avant-bras, tenu élevé, un mouvement de rotation; on ne forcera pas en ligne droite; en même temps, on poussera en sens inverse les os, qu'on ramènera à leur place. On aiderait encore à la réduction en tournant l'avant bras en supination dans un cas, en pronation dans l'autre.» Voici comment je m'explique ces différentes recommandations : Il s'agit de la luxation latérale complète du coude; Hippocrate craint que, si on fait l'extension en ligne droite, l'apophyse coronoïde, dans la coaptation, n'accroche l'extrémité de l'humérus, pour éviter cet inconvénient, il recommande de pratiquer l'extension dans l'attitude où l'avant*bras est fléchi à angle droit sur le bras. Cela fait, il veut que, l'avant-bras étant toujours tenu élevé, c'est-à-dire à demi-fléchi, on lui fasse exécuter un mouvement de rotation, c'est-à-dire qu'on présente en diverses positions, sous divers angles, la grande cavité sigmoïde du cubitus à l'extrémité de l'humérus, afin de parvenir à engager cette extrémité dans la cavité ; il ajoute, toujours dans le même sens : On ne forcera pas en ligne droite. Quand, de cette façon, on a réussi à engager l'humérus dans la cavité du cubitus, il prescrit de pousser les os en sens inverse et de les ramener à leur place. En un mot, l'auteur veut qu'on fisse exécuter à l'avant-bras un mouvement de torsion qui tend, comme M. Malgaigne me l'a fait voir sur un squelette, à engager l'extrémité de l'humérus dans la cavité sigmoïde du cubitus. Quant à la recommandation accessoire de tourner l'avant-bras en pronation dans la luxation en dedans, en supination dans la luxation en dehors, elle paraît faire double emploi avec la prescription précédente, qui contient quelque chose de très-analogue. Aussi, en se référant au traité Des fractures, t. 3. p. 547, où elle n'est donnée que pour la luxation incomplète du coude, on concevra l'idée qu'il y a un déplacement au sujet de cette recommandation, qu'elle doit être reportée à la luxation incomplète, et que notre passage a probablement été ainsi disposé dans l'original :  Ἀγκῶνος ἄρθρον παραλλάξαν μὲν ἢ πρὸς πλευρὴν, ἢ ἔξω, μένοντος τοῦ ὀξέος τοῦ ἐν τῷ κοίλῳ τοῦ βραχίονος, ἐς ἰθὺ κατατείνοντα, τὰ ἐξέχοντα ἀνωθέειν ὀπίσω καὶ ἐς τὸ πλάγιον. Τὰ δὲ τελέως ἐκβάντα ἢ ἔνθα ἢ ἔνθα· κατάτασις μὲν, ἐν ᾗ  ὁ βραχίων ἐπιδεῖται· οὕτω γὰρ τὸ καμπύλον τοῦ ἀγκῶνος οὐ κωλύσει.  Ἐκπίπτει δὲ μάλιστα ἐς τὸ πρὸς πλευρία μέρος. Τὰς δὲ κατορθώ σιας, ἀπάγοντα ὅτι πλεῖστον, ὡς μὴ ψαύσῃ, κτλ. . On traduirait : « Articulation du coude, se déplaçant incomplètement vers les côtes ou en dehors, la pointe aiguë (l'olécrâne) restant dans la cavité de l'humérus ; pratiquer l'extension en droite ligne, et repousser en arrière et de côté la partie qui fait saillie ; on aiderait encore à la réduction en tournant l'avant-bras en supination dans un cas, en pronation dans l'autre. Dans les luxations complètes du coude en dedans et en dehors, faire l'extension comme pour la fracture de l'humérus; de celte façon, la portion courbe du coude (apophyse coronoïde) ne fera pas obstacle ; les déplacements en dedans sonvlcs plus fréquents ; coaptation : on écartera le plus possible les os, afin que la tête de l'humérus ne touche pas la portion courbe (apophyse coronoïde), etc.» Au reste, on pourra se convaincre, si l'on parcourt les notes du Mochlique, que le texte en est considérablement altéré ; ce qui augmente grandement les obscurités d'un livre fort obscur par lui-même.

Le Mochilque est un abrégé du traité Des articulations et d'une partie du traité Des fractures ; cela est constant; il suffit de la moindre comparaison pour s'en convaincre. Cependant cet extrait n'est pas tel que, outre quelques parties, mais très-peu étendues, qui n'ont pas d'analogue dans les deux traités, il n'offre pas quelques modifications par rapport à l'original. Je vais mettre successivement ces modifications sous les yeux du lecteur. Dans les traités Des articulations et Des fractures, il n'est fait aucune mention du ligament rond qui unit la tête du fémur à la cavité cotyloïde ; ce ligament est nommé dans le Mochlique. Le traité Des articulations exprime d'une manière obscure (Voy. p. 194, note 2) la disposition des muscles dans les gouttières vertébrales; cette disposition est indiquée dans le Mochlique avec toute clarté. Dans le pansement des fractures du nez et de l'oreille Hippocrate ne parle pas du soufre que recommande le Mochlique. Dans l'Argument du traité Des articulations (p. 13, § iv) j 'ai déja signalé la modification concernant les bœufs; ces animaux, selon le traité Des articulations éprouvant une véritable luxation, selon le Mochlique n'en présentant que l'apparence ; cette correction est très-remarquable. Un chapitre est consacré dans le Mochlique aux effets des luxations non réduites du coude ; cela manque dans le chapitre des luxations du coude (traité Des fractures,  t. 3, p. 544-562). Le Mochlque donne les luxations du poignet, qui manquent dans le traité Des fractures et dans celui Des articulations ; et le mode de rédaction semblable, là, à tout le reste du Mochlique, montre que ce chapitre est un abrégé et a eu aussi un original. On peut même assurer que cet original a fait partie du grand traité divisé aujourd'hui en deux, celui Des fractures, et celui Des articulations, car il y est fait deux allusions dans le traite Des fractures, l'une t. 3, p. 450, l. 1, l'autre p. 462, l. 1. Le Mochlique parle, chose importante, de la luxation du pouce de la main, luxation sur laquelle le traité Des articulations garde le silence; il est fait, dans le traité De l'Officine du médecin, t. 3, p. 287, une mention obscure d'une lésion du pouce. Dans le même passage, le Mochlique dit un mot de la luxation spontanée de la cuisse qui se produit plusieurs fois chez le même individu ; sur cela le traité Des articulations est muet ; mais un aphorisme (vi, 59) y est relatif; et j'y reviendrai dans Y argument des Aphorismes. Une addition très-manifeste est la suivante : le traité Des articulations (p. 255, 1. 9 et 10) remarque que le repos prolongé est nuisible aux parties qui y sont assujetties ; le Mochlique ajoute : à moins que le repos ne soit l'effet de la lassitude, de la fièvre ou de l'inflammation. Si l'on compare le chapitre des luxations du genou (traité Des fractures, t. 3, p. 540-544) avec le chapitre parallèle dans le Mochlique, on verra, dans ce dernier, des modes de réduction qui ne sont pas indiqués dans le premier, ainsi que les effets des luxations non réduites. Le moyen d'extension continue décrit dans le traité Des fractures, t. 3, p. 516-525, a subi quelques modifications dans le Mochlique : dans le premier les bourrelets sont munis d'oreilles dans lesquelles on engage les baguettes; dans le second ils sont munis d'anneaux, et des liens attachés à l'extrémité des baguettes sont passes dans les anneaux.

Ces remaniements sont curieux ; ils indiquent un travail subséquent, dû soit à Hippocrate lui-même, soit aux médecins qui lui ont succédé. En effet, on peut imaginer différentes suppositions pour expliquer comment il se fait que le Mochlique, extrait manifestement du traité Des articulations, présente néanmoins des modifications sur ce traité même. Hippocrate a-t-il donné une seconde édition de son livre sur les articulations? Dès ce temps, des livres en circulation avaient été remaniés, et Hippocrate lui-même, dans le début du traité Du régime des maladies aiguës, t. 2, p. 227, nous apprend que les Sentences cnidiennes en étaient, au moment où il écrivait, à la seconde édition. Dès lors ce serait sur le livre Des articulations, retouché, que le Mochlique aurait été composé, et l'on s'expliquerait les modifications que celui-ci offre par rapport à celui-là; mais il faudrait admettre en même temps que cette seconde édition du traité Des articulations a péri, et que la première édition seule est arrivée jusqu'à nous. Dans une hypothèse différente, on pourra attribuer la composition du Mochlique à un médecin autre qu'Hippocrate, et cet autre médecin aura introduit dans le Mochlique quelques notions qui ne figuraient pas dans le traité Des articulations.

Tout ce que l'on peut dire au sujet du Mochlique, c'est qu'il a été fait sur le texte d'Hippocrate, et fait par un homme qui avait l'intelligence du livre qu'il abrégeait. Quand on compare l'original et l'abrégé, on reconnaît la sûreté avec laquelle l'abréviateur a conservé les idées de l'original, en en conservant presque toujours les expressions. Toutefois, et il faut en avertir le lecteur, cet abrégé  est tel, qu'il n'est guère intelligible que quand on possède parfaitement le traité Des articulations : la pensée y est tellement condensée, un mot y est si souvent l'équivalent de toute une phrase, qu'on a besoin de se référer à l'original, où les choses sont expliquées avec ampleur.

Quel a dû être le but d'un pareil extrait ? Il n'a pas été destiné à la publicité ; car à quoi aurait servi au public médical un livre qui a besoin d'un commentaire perpétuel, un livre qui, pour être compris, ne saurait guère se passer de la comparaison avec l'original d'où il provient, un livre qui caractérise, par une courte phrase, par un mot, des procédés et des appareils toujours si difficiles à expliquer clairement? Suivant moi, il faut ranger le Mochlique parmi ces compositions qui ne devaient pas franchir l'enceinte d'une école ou d'un cabinet. Ou bien un maître l'a rédigé pour l'employer dans ses leçons, s'en servant comme d'un moyen mnémonique qui l'aidait à ne rien oublier; ou bien un médecin, un élève, après avoir étudié attentivement le traité Des articulations, et s'en être pénétré, en a fait un extrait, bien sûr qu'il lui suffirait de jeter les yeux sur ces brèves indications pour avoir aussitôt rappelée à la mémoire toute la substance du livre original. En un mot, je pense que \e Mochlique est un travail destiné originairement, non à la publicité, mais à un but particulier, et qu'il est entré dans la Collection hippocratique par quelqu'une des circonstances que j'ai essayé de déterminer dans le chapitre XI de mon Introduction (t. 1, p. 262-291 ).

Je suppose maintenant (supposition justifiée sans peine par l'état de la Collection hippocratique) je suppose que le traité Des articulations ait péri, et que nous n'ayons aujourd'hui que le Mochlique entre les mains. Sans doute, ce livre, privé de la clarté qu'il reçoit de la comparaison avec l'original, présenterait d'impénétrables obscurités; toutefois on ne pourrait y méconnaître une science très-avancée, une connaissance profonde des lésions des os, une grande habitude de les apprécier, une expérience consommée, et beaucoup de familiarité avec l'emploi des moyens mécaniques que comportent ces lésions. Il paraîtrait certainement étrange que tant et de si grandes qualités fussent comme a dessein masquées par les difficultés d'un style trop concis pour être clair, et que l'auteur se fût ainsi étudié à offrir sa science comme une sorte d'énigme, dont le lecteur ne pourrait jamais être sûr d'avoir trouvé le mot. Mais ce qu'il y a d'étrange dans la forme disparaît, du moment que le Mochligue n'est plus qu'un extrait ; c'est dans l'original qu'il faut chercher développement et clarté. J'ai cru nécessaire de rappeler au lecteur, par un exemple aussi frappant, quelle est la condition de la Collection hippocratique; car, d'une part, à des livres qui sont des notes ou des extraits, on ne doit pas demander plus qu'ils ne comportent, et, d'autre part, ils sont intéressants à examiner comme débris ou matériaux d'ouvrages mieux élaborés.

BIBLIOGRAPHIE.

MANUSCRITS.

Codex Med. = В

2254 = D

2144 = F

2141 = G

2142 = H

2140 =  I

2143 = J

2146 = К

Cod. Sev. = L

2247 = M

2248 = N

71 = U

Cod. Fevr. = Q'

ÉDITION.

Seorsim edidit graece F. Morellus, Paris. 1979. 4. Maittaire.

 

ΜΟΧΛΙΚΟΣ.

1. Ὀστέων φύσις· δακτύλων μὲν ἁπλᾶ καὶ ὀστέα καὶ ἄρθρα· χειρὸς δὲ καὶ ποδὸς πουλλὰ, ἄλλα ἀλλοίως συνηρθρωμένα· μέγιστα δὲ τὰ ἀνωτάτω· πτέρνης δὲ ἓν οἷον ἔξω φαίνεται, πρὸς δὲ αὐτὴν οἱ ὀπίσθιοι τένοντες τείνουσιν. Κνήμης δὲ δύο, ἄνωθεν καὶ κάτωθεν ξυνεχόμενα, κατὰ μέσον δὲ διέχοντα σμικρόν· τὸ ἔξωθεν, κατὰ τὸν σμικρὸν δάκτυλον λεπτότερον βραχεῖ, πλεῖστον δὲ ταύτῃ διεχούσῃ καὶ σμικροτέρῃ ῥοπῇ κατὰ γόνυ, καὶ ὁ τένων ἐξ αὐτοῦ πέφυκεν, ὁ παρὰ τὴν ἰγγύην ἔξω· ἔχουσι δὲ κάτωθεν κοινὴν ἐπίφυσιν, πρὸς ἣν ὁ ποὺς κινέεται· ἄλλην δὲ ἄνωθεν ἔχουσιν ἐπίφυσιν, ἐν ᾗ τὸ τοῦ μηροῦ ἄρθρον κινέεται, ἁπλόον καὶ εὐσταλὲς ὡς ἐπὶ μήκει· εἶδος κονδυλῶδες, ἔχον ἐπιμυλίδα· αὐτὸς δ´ ἔγκυρτος ἔξω καὶ ἔμπροσθεν· ἡ δὲ κεφαλὴ ἐπίφυσίς ἐστι στρογγύλη, ἐξ ἧς τὸ νεῦρον τὸ ἐν τῇ κοτύλῃ τοῦ ἰσχίου πέφυκεν· ὑποπλάγιον δὲ καὶ τοῦτο προσήρτηται, ἧσσον δὲ βραχίονος. Τὸ δ´ ἰσχίον προσίσχεται πρὸς τῷ μεγάλῳ σπονδύλῳ τῷ παρὰ τὸ ἱερὸν ὀστέον, χονδρονευρώδει δεσμῷ. Ῥάχις δὲ ἀπὸ μὲν τοῦ ἱεροῦ ὀστέου μέχρι τοῦ μεγάλου σπονδύλου κυφή· κύστις τε καὶ γονὴ καὶ ἀρχοῦ τὸ ἐγκεκλιμένον, ἐν τούτῳ· ἀπὸ δὲ τούτου ἄχρι φρενῶν ἦλθεν ἡ ἰθύλορδος, καὶ αἱ ψόαι κατὰ τοῦτο· ἐντεῦθεν δὲ ἄχρι τοῦ μεγάλου σπονδύλου, τοῦ ὑπὲρ τῶν ἐπωμίδων, ἰθυκυφής· ἔτι δὲ μᾶλλον δοκέει, ἢ ἐστίν· αἱ γὰρ ὄπισθεν τῶν σπονδύλων ἀποφύσιες ταύτῃ ὑψηλόταται· τὸ δὲ τοῦ αὐχένος ἄρθρον, λορδόν. Σπόνδυλοι δὲ ἔσωθεν ἄρτιοι πρὸς ἀλλήλους, ἀπὸ δὲ τῶν ἔξωθεν χόνδρων νεύρῳ συνεχόμενοι· ἡ δὲ ξυνάρθρωσις αὐτῶν, ἐν τῷ ὄπισθεν τοῦ νωτιαίου· ὄπισθεν δὲ ἔχουσιν ἔκφυσιν ὀξείην, ἔχουσαν ἐπίφυσιν χονδρώδεα, ἔνθεν νεύρων ἀπόφυσις καταφερὴς, ὥσπερ καὶ οἱ μύες παραπεφύκασιν ἀπὸ αὐχένος ἐς ὀσφὺν, πληρεῦντες δὲ πλευρέων καὶ ἀκάνθης τὸ μέσον. Πλευραὶ δὲ κατὰ τὰς διαφύσιας τῶν σπονδύλων νευρίῳ προσπεφύκασιν ἀπ´ αὐχένος ἐς ὀσφὺν ἔσωθεν, ἐπίπροσθεν δὲ κατὰ τὸ στῆθος, χαῦνον καὶ μαλθακὸν τὸ ἄκρον ἔχουσαι· εἶδος ῥαιβοειδέστατον τῶν ζώων· στενότατος γὰρ ταύτῃ ὁ ἄνθρωπος ἐπ´ ὄγκον· ᾗ δὲ δὴ πλευρῇσιν ἔκφυσις πλαγίη βραχείη καὶ πλατείη, ἐφ´ ἑκάστῳ σπονδύλῳ νευρίῳ προσπεφύκασιν. Στῆθος δὲ ξυνεχὲς αὐτὸ ἑωυτῷ, διαφύσιας ἔχον πλαγίας, ᾗ πλευραὶ προσήρτηνται, χαῦνον δὲ καὶ χονδρῶδες. Κληῗδες δὲ περιφερέες ἐς τοὔμπροσθεν, ἔχουσαι πρὸς μὲν τὸ στῆθος βραχείας κινήσιας, πρὸς δὲ τὸ ἀκρώμιον συχνοτέρας. Ἀκρώμιον δὲ ἐξ ὠμοπλατέων πέφυκεν, ἀνομοίως τοῖσι πλείστοισιν. Ὠμοπλάτη δὲ χονδρώδης τὸ πρὸς ῥάχιν, τὸ δ´ ἄλλο χαύνη, τὸ ἀνώμαλον ἔξω ἔχουσα, αὐχένα δὲ καὶ κοτύλην ἔχουσα χονδρώδεα, ἐξ ἧς αἱ πλευραὶ κίνησιν ἔχουσιν, εὐαπόλυτος ἐοῦσα ὀστέων, πλὴν βραχίονος. Τούτου δὲ ἐκ τῆς κοτύλης νευρίῳ ἡ κεφαλὴ ἐξήρτηται, χόνδρου χαύνου περιφερῆ ἐπίφυσιν ἔχουσα· αὐτὸς δ´ ἔγκυρτος ἔξω καὶ ἔμπροσθεν, πλάγιος, οὐκ ὀρθὸς πρὸς κοτύλην. Τὸ δὲ πρὸς ἀγκῶνα αὐτοῦ, πλατὺ καὶ κονδυλῶδες καὶ βαλβιδῶδες καὶ στερεὸν, ἔγκοιλον ὄπισθεν, ἐν ᾧ ἡ κορώνη ἡ ἐκ τοῦ πήχεος, ὅταν ἐκταθῇ ἡ χεὶρ, ἔνεστιν· ἐς τοῦτο καὶ τὸ ναρκῶδες νεῦρον, ὃ ἐκ τῆς διαφύσιος τῶν τοῦ πήχεος ὀστέων, ἐκ μέσων, ἐκπέφυκε καὶ περαίνεται.

2. Ῥὶς δὲ κατεαγεῖσα ἀναπλάσσεται, εἰ οἷόν τε, αὐθωρόν. Κἢν μὲν οὖν ὁ χόνδρος, ἐντιθέναι ἄχνην ὀθονίου ἐναποδέοντα λοπῷ καρχηδονίῳ, ἢ ἐν ἄλλῳ, ὃ μὴ ἐρεθιεῖ· τῷ λοπῷ δὲ τὰς παραλλάξιας παρακολλᾷν, καὶ ἀναλαμβάνειν. Ταῦτα δὲ ἐπίδεσις κακὰ ποιέει. Ἴησις, ἀλήτῳ ξὺν μάννῃ, ἢ θείῳ ξὺν κηρωτῇ. Αὐτίκα ἀναπλάσεις, ἔπειτα ἀνακωχήσεις τοῖσι δακτύλοισιν, ἐσματτευόμενος καὶ παραστρέφων· καὶ τὸ καρχηδόνιον. Πωροῖτο ἂν, καὶ ἢν ἕλκος ἐνῇ, καὶ ἢν ὀστέα ἀπιέναι μέλλῃ (οὐ γὰρ παλιγκοτώτατα), οὕτω ποιητέα.

3. Οὖς κατεαγὲν, μὴ ἐπιδεῖν, μηδὲ καταπλάσσειν· ἢν δέ τι δέῃ, ὡς κουφότατον, ἡ κηρωτή· καὶ θείῳ κατακολλᾷν. Ὧν δὲ ἔμπυα τὰ ὦτα, διὰ παχέος εὑρίσκεται· πάντα δὲ τὰ ὑπόμυξα καὶ τῇ ὑγρῇ σαρκὶ πλήρεα ἐξαπατᾷ· οὐ μὴ βλάβη γένηται στομωθὲν τὸ τοιοῦτον· ἐστὶ γὰρ ἄσαρκα καὶ ὑδατώδεα, μύξης πλέα, ὅπου δὲ καὶ οἷα ἐόντα θανατώδεά ἐστι, παρεθέντα. Ὤτων καῦσις πέρην, τάχιστα ὑγιάζει· κυλλὸν δὲ καὶ μεῖον γίνεται τὸ οὖς, ἢν πέρην καυθῇ. Ἢν δὲ στομωθῇ, κούφῳ ἐναίμῳ δεήσει χρῆσθαι.

4. Γνάθοι δὲ κατασπῶνται μὲν πολλάκις καὶ καθίστανται· ἐκπίπτουσι δὲ ὀλιγάκις, μάλιστα μὲν χασμωμένοισιν· οὐ γὰρ ἐκπίπτει, ἢν μή τις χανὼν μέγα παρανάγῃ· ἐκπίπτει δὲ μᾶλλον, ὅτι τὰ νεῦρα ἐν πλαγίῳ καὶ λελυγισμένα συνδιδοῖ. Σημεῖα· προέχει ἡ κάτω γνάθος, καὶ παρέστραπται τἀναντία τοῦ ἐκπτώματος, ξυμβάλλειν οὐ δύνανται· ἢν δ´ ἀμφότεραι, προΐσχουσι μᾶλλον, συμβάλλουσιν ἧσσον, ἀστραβέες· δηλοῖ δὲ τὰ ὅρια τῶν ὀδόντων τὰ ἄνω τοῖσι κάτω κατ´ ἴξιν. Ἢν οὖν ἀμφότεραι ἐκπεσοῦσαι μὴ αὐτίκα ἐμπέσωσι, θνήσκουσι δεκαταῖοι οὗτοι μάλιστα πυρετῷ ξυνεχέϊ, νωθρῇ τε καρώσει· οἱ γὰρ μύες οὗτοι, τοιοῦτοι· γαστὴρ ἐπιταράσσεται ὀλίγα ἄκρητα· καὶ ἢν ἐμέωσι, τοιαῦτα ἐμέουσιν. Ἡ δ´ ἑτέρη ἀσινεστέρη. Ἐμβολὴ δὲ ἡ αὐτὴ ἀμφοτέρων· κατακειμένου ἢ καθημένου τοῦ ἀνθρώπου, τῆς κεφαλῆς ἐχόμενον, περιλαβόντα τὰς γνάθους ἀμφοτέρας ἀμφοτέρῃσι χερσὶν ἔσωθεν καὶ ἔξωθεν, τρία ἅμα ποιῆσαι· ὦσαι ἐς ὀρθὸν, καὶ ἐς τοὐπίσω, καὶ συσχεῖν τὸ στόμα. Ἴησις, μαλάγμασι, καὶ σχήμασι, καὶ ἀναλήψει γενείου, ποιοῦσι ταὐτὰ τῇ ἐμβολῇ.

5. Ὦμος δὲ ἐκπίπτει κάτω. Ἄλλῃ δὲ οὔπω ἤκουσα. Δοκέει μὲν γὰρ ἐς τοὔμπροσθεν ἐκπίπτειν, ὧν αἱ σάρκες αἱ περὶ τὸ ἄρθρον μεμινυθήκασι διὰ τὴν φθίσιν, οἷον καὶ τοῖσι βουσὶ χειμῶνος φαίνεται διὰ λεπτότητα. Καὶ ἐκπίπτει μᾶλλον, τοῖσι δὲ λεπτοῖσιν, ἢ ἰσχνοῖσι, [ἢ ξηροῖσι] καὶ τοῖσιν ὑγράσματα περὶ τὰ ἄρθρα ἔχουσιν ἄνευ φλεγμονῆς· αὐτὴ γὰρ συνδεῖ. Οἱ δὲ καὶ βουσὶν ἐμβάλλοντες καὶ ἀποπερονῶντες ἐξαμαρτάνουσι, καὶ ὅτι διὰ τὴν χρῆσιν, ὡς χρῆται βοῦς σκέλεϊ, λήθει, καὶ ὅτι κοινὸν καὶ ἀνθρώπῳ οὕτως ἔχοντι τὸ σχῆμα τοῦτο· τό τε Ὁμήρειον· καὶ διότι λεπτότατοι βόες τηνικαῦτα. Ὅσα τε τὸν πῆχυν πλάγιον ἀπὸ πλευρέων ἄραντες δρῶσιν, οὐ πάνυ δύνανται δρᾷν, οἷσιν ἂν μὴ ἐμπέσῃ. Οἷσι μὲν οὖν ἐκπίπτει μάλιστα, καὶ ὡς ἔχουσιν, εἴρηται. Οἷσι δὲ ἐκ γενεῆς, τὰ ἐγγύτατα μᾶλλον βραχύνεται ὀστέα, οἷον ἐν τούτῳ οἱ γαλιάγκωνες· πῆχυς δὲ ἧσσον, χεὶρ δὲ ἔτι ἧσσον, τὰ δ´ ἄνωθεν οὐδέν. Καὶ ἀσαρκότατα ἐγγύς· μινύθει δὲ μάλιστα τὰ ἐναντία τῶν ὀλισθημάτων, καὶ τὰ ἐν αὐξήσει, ἧσσον δέ τινι τῶν ἐκ γενεῆς. Καὶ τὰ παραπυήματα, τὰ κατ´ ἄρθρον βαθέα, νεογενέσι μάλιστα παρ´ ὦμον γίνεται, καὶ τουτέοισιν ὥσπερ τὰ ἐξαρθρήσαντα ποιέει. Ἢν δὲ ηὐξημένοισι, τὰ μὲν ὀστέα οὐ μειοῦται, οὐδὲ γὰρ ἔχει, ᾗ ἄλλα οὐ ξυναύξεται ὁμοίως· αἱ δὲ μινυθήσιες τῶν σαρκῶν· τοῦτο γὰρ καθ´ ἡμέρην καὶ αὔξεται καὶ μειοῦται, καὶ καθ´ ἡλικίας. Καὶ ἃ δύναται σχήματα, καὶ αὖ σημεῖον τὸ παρὰ τὸ ἀκρώμιον κατεσπασμένον καὶ κοῖλον, διότι, ὅταν τὸ ἀκρώμιον ἀποσπασθῇ, καὶ κοῖλον ᾖ, οἴονται τὸν βραχίονα ἐκπεπτωκέναι. Κεφαλὴ δὲ τοῦ βραχίονος ἐν τῇ μασχάλῃ φαίνεται· αἴρειν γὰρ οὐ δύνανται, οὐδὲ παράγειν ἔνθα καὶ ἔνθα ὁμοίως· ὁ ἕτερος ὦμος μηνύει. Ἐμβολαὶ δέ· αὐτὸς μὲν τὴν πυγμὴν ὑπὸ μασχάλην ὑποθεὶς, τὴν κεφαλὴν ἀνωθέειν, τὴν δὲ χεῖρα ἐπιπαράγειν ἐπὶ τὸ στῆθος. Ἄλλη· ἐς τοὐπίσω περιαναγκάσαι, ὡς ἀμφισφαλῇ. Ἄλλη· κεφαλῇ μὲν πρὸς τὸ ἀκρώμιον, χερσὶ δὲ ὑπὸ μασχάλην, κεφαλὴν ἀπάγειν βραχίονος, γούνασι δὲ ἀγκῶνα ἀπωθέειν, ἢ ἀντὶ τῶν γουνάτων τὸν ἀγκῶνα τὸν ἕτερον παράγειν, ὡς τὸ πρότερον. Ἢ κατ´ ὤμου ἵζεσθαι, ὑποθεὶς τῇ μασχάλῃ τὸν ὦμον· ἢ τῇ πτέρνῃ, ἐνθέντα ἐκπλήρωμα τῇ μασχάλῃ, δεξιῇ δεξιόν· ἢ περὶ ὕπερον· ἢ περὶ κλιμακτῆρα· ἢ περίοδος ξὺν τῷ ξύλῳ τῷ ὑπὸ χεῖρα τεινομένῳ. Ἴησις· τὸ σχῆμα, πρὸς πλευρῇσι βραχίων, χεὶρ ἄκρη ἄνω, ὦμος ἄνω· οὕτως ἐπίδεσις, ἀνάληψις. Ἢν δὲ μὴ ἐμπέσῃ, ἀκρώμιον προσλεπτύνεται.

 

MOCHLIQUE.

1. (Notions abrégées sur les os). Disposition des os : Aux doigts les os et les articulations sont simples ; la main et le pied en contiennent beaucoup, articulés les uns d'une façon, les autres d'une autre, les plus gros sont les plus rapprochés du tronc ; le talon est constitué par un seul os, que l'on voit saillant en arrière, et qui donne attache aux tendons postérieurs. La jambe est composée de deux os, unis en haut et en bas, séparés un peu dans le milieu; l'os externe (péroné) est de peu plus petit que l'autre du côté du petit orteil, mais il l'est de beaucoup là où les deux os sont séparés, et du côté du genou. De cet os naît le tendon qui est en dehors du jarret; les deux os ont en bas une épiphyse commune dans laquelle le pied se meut, et en haut une autre épiphyse où se meut l'extrémité articulaire du fémur. Celle-ci est simple et légère proportionnément à la longueur de l'os ; elle est en forme de condyle et pourvue d'une rotule ; le corps même de l'os est bombé en dehors et en avant ; la tête en est une épiphyse ronde, de laquelle provient le ligament fixé dans la cavité cotyloïde. Le fémur aussi est articulé un peu obliquement, mais moins que l'humérus. L'ischion tient à la grande vertèbre, celle qui est contiguë à l'os sacré, par un ligament névro-cartilagineux (ligament ilio-lombaire). Le rachis, depuis [l'extrémité du] sacrum jusqu'à la grande vertèbre, est saillant en arrière ; dans la concavité sont la vessie, les organes de la génération et la partie inclinée du rectum; de là jusqu'au diaphragme, il est dirigé en ligne droite et saillant en. avant, les psoas sont là ; de là jusqu'à la grande vertèbre, au-dessus des épaules, il est en ligne droite et saillant en arrière, mais il Test encore plus eu apparence qu'en réalité, car les apophyses postérieures des vertèbres sont, là, le plus élevées : au cou, le rachis est saillant en avant. Les vertèbres forment en avant un assemblage régulier ; elles sont réunies par un ligament (fibrocartilage) qui naît de la couche cartilagineuse extérieure ; l'articulation synarthrodiale en est placée derrière la moelle épinière. En arrière, elles ont une apophyse aiguë, qui, à son tour, a une apophyse cartilagineuse ; de là partent des ligaments qui se dirigent en bas, de même que les muscles qui s'étendent depuis le cou jusqu'aux lombes, et qui remplissent l'intervalle entre les côtes et l'épine. Les côtes sont jointes, en arrière aux entre-deux des vertèbres; par un petit ligament depuis le cou jusqu'aux lombes, en avant au sternum; l'extrémité en est molle, et non compacte; la forme n'en est aussi arquée chez aucun animal : l'homme, pour son volume, est celui qui a la poitrine la plus étroite d'avant en arrière ; dans l'endroit ou elles ont une tubérosité oblique, courte et large, elles s'articulent avec chaque vertèbre par un petit ligament. Le sternum est continu avec lui-même, offrant des interstices latéraux qui reçoivent les côtes: il est spongieux et cartilagineux. Les clavicules sont arrondies en avant; elles ont des mouvements, très-courts au sternum, plus amples à l'acromion. L'acromion naît de l'omoplate, disposition différente de ce qui est chez la plupart des animaux. L'omoplate est cartilagineuse du côté du rachis, spongieuse dans le reste, tournée en dehors par sa partie inégale, pourvue d'un col et d'une cavité cartilagineuse ; elle n'empêche pas les côtes de se mouvoir, car elle se détache facilement des os, excepté de l'humérus. La tête de celui-ci est attachée à la cavité de l'omoplate par un ligament mince, et elle est revêtue d'une couche arrondie de cartilage non compacte ; le corps même de l'os est bombé en dehors et en avant, oblique et non perpendiculaire à la cavité ; l'extrémité cubitale en est large, avec des condyles et des enfoncements ; elle est solide et présente en arrière un creux où l'apophyse courbe du cubitus (olécrâne ) se loge quand le bras est dans l'extension ; là aussi arrive le nerf engourdissant, qui naît du milieu de l'interstice des os de l'avant-bras, et se termine (voy. note 16).

2. (Fractures du nez). Le nez fracturé doit être redressé,, s'il est possible, sur l'heure même. Si la fracture porte sur le cartilage, mettre dans la narine un tampon de charpie roulé dans un morceau de la pellicule superficielle du cuir de Carthage, ou dans une autre enveloppe qui ne cause pas d'irritation ; coller des lanières de la pellicule superficielle du cuir à la partie déjetée, et la redresser : dans ces cas, le bandage roulé est nuisible. Traitement : avec de la pâte mêlée à la poudre d'encens (Des articulations, p. 163,1. 8), ou avec du cérat mêlé à du soufre. Vous redresserez immédiatement la partie fracturée, puis vous la maintiendrez avec les doigts, les introduisant dans la narine, et remédiant à la déviation latérale. Employer aussi le cuir de Carthage. La consolidation se fera quand même il y aurait plaie j et, lors même que des esquilles devraient se détacher, il faudrait agir ainsi, car ces lésions ne donnent guère lieu à de graves accidents.

3. (Fractures de l'oreille). L'oreille fracturée ne sera couverte ni de bandages ni de cataplasmes. S'il faut quelque application, qu'elle soit aussi légère que possible : le cérat et la pâte collante avec le soufre. Si de la suppuration se forme dans l'oreille, on n'y arrive qu'à travers des parties épaisses; toutes les parties un peu muqueuses et pleines d'une chair humide induisent en erreur. Ce n'est pas qu'il résulte du mal d une ouverture faite à ces parties, car elles sont dans des endroits dépourvus de chair, aqueuses et pleines de mucosité ; omis de dire (Voy. note 18) en quel lieu et quelles de ces parties, ouvertes, mettent la vie en danger. La cautérisation de l'oreille, de part en part, guérit très promptement; mais, cautérisée ainsi, l'oreille devient courbe et plus petite. Si on y pratique une ouverture, il faudra employer un médicament léger, de ceux qu'on met sur les plaies récentes.

4. (Luxations de la mâchoire). La mâchoire est sujette à de fréquents spasmes (Voy. note 1 ), et elle reprend sa place; mais la luxation n'en est pas commune ; elle se produit surtout pendant le bâillement ; en effet, il n'y a pas de luxation sans un grand bâillement accompagné d'un déplacement latéral. Une condition qui favorise la luxation, c'est que les ligaments cèdent, étant situés obliquement et assouplis. Signes : la mâchoire inférieure fait saillie en avant, elle est déviée du côté opposé à la luxation, le blessé ne peut la rapprocher de celle d'en haut; si la luxation est double, la mâchoire fait plus saillie, se rapproche encore moins de celle d'en haut, mais point de déviation : ce qui se voit à la correspondance de la rangée supérieure des dents avec la rangée inférieure. Si la luxation double n'est pas réduite aussitôt, le blessé succombe généralement dans les dix jours à une fièvre continue et à un coma accablant; car les muscles de cette région produisent ces effets; le ventre se dérange, les selles sont peu abondantes et intempérées, et s'il y a des vomissements la matière en est analogue. La luxation d'un seul coté cause moins de mal. La réduction est la même pour les deux cas : le blessé étant couché ou assis et sa tête étant assujettie, il faut saisir la mâchoire des deux côtés avec les deux mains en dedans et en dehors, et faire trois choses en même temps : redresser la mâchoire, la pousser en arrière, et fermer la bouche. Traitement : applications adoucissantes, positions, bande soutenant le menton : tout cela agissant comme la réduction.

5. (Luxation de l'épaule). L'épaule se luxe en bas ; je n'ai pas entendu parler de luxations dans un autre sens. Elle paraît être luxée en avant chez ceux dont les chairs se sont atrophiées autour de l'articulation, comme cela se voit chez les bœufs par l'amaigrissement pendant l'hiver. La luxation est plus fréquente chez les personnes maigres, grêles, et qui ont des humidités sans inflammation dans les articulations ; l'inflammation resserre les articulations. Ceux qui, chez les bœufs, font des réductions et assujettissent les parties, se trompent, oubliant qu'il en est ainsi à cause de la manière dont le bœuf se sert de sa jambe, et que cette configuration est commune à l'homme qui se trouve dans un état semblable, oubliant le vers d'Homère, et la raison pour laquelle les bœufs sont le plus maigres en hiver. Tous les actes qu'on exécute en éloignant latéralement des côtes le coude et en l'élevant, ne s'exécutent guère chez ceux qui ont une luxation non réduite. Il vient d'être dit quelles sont les personnes les plus sujettes à la luxation, et comment elles sont. Quant à la luxation congénitale, l'os le plus rapproché de la lésion reste le plus court ; c'est ce qui arrive aux galiancones (Voy. Argument.,p. 8, § 11) ; l'avant-bras perd moins, la main encore moins, les os de l'épaule ne perdent rien ; les parties les plus rapprochées de la lésion se décharnent le plus; l'atrophie se fait le plus sentir à l'opposite de la luxation et dans les luxations survenues pendant la croissance, un peu moins cependant que dans les luxations congénitales. Les suppurations articulaires profondes se font chez les nouveau-nés surtout à l'épaule, et produisent chez eux les mêmes effets que les luxations. Quand c'est chez un adulte que la luxation reste non réduite, les os ne diminuent pas, car il n'y a plus ici, comme dans le cas précédent, la raison d'une inégale croissance; mais les chairs s'atrophient, car elles croissent et diminuent journellement et suivant les âges. Il faut faire attention à l'influence des habitudes et, d'un autre côté, au signe fourni par l'acromion arraché et laissant un vide ; car des médecins pensent, quand l'acromion est arraché et remplacé par un vide, qu'il y a luxation du bras. Mais, dans la luxation, la tête de l'humérus parait dans l'aisselle ; le blessé ne peut ni lever le bras, ni lui donner autant qu'à l'autre un mouvement de va-et-vient ; l'autre épaule sert d'indication. Réductions : le blessé lui-même met le poing dans l'aisselle, il porte la tête de l'os en haut, et ramène le bras à la poitrine. Autre réduction : porter de force le bras en arrière, afin qu'il éprouve un mouvement de circumduction. Autre : appuyer la tète sur l'acromion, mettre les mains dans Faisselle, écarter la tête de l'humérus, et, avec les genoux, pousser le coude en sens contraire, ou bien, au lieu des genoux, c'est un aide qui fait exécuter ce mouvement au coude. Ou bien : suspendre à son épaule le blessé, dans l'aisselle duquel on la loge. Ou bien : avec le talon; mettre un tampon dans l'aisselle le talon droit pour l'aisselle droite. Ou bien : autour d'un pilon. Ou bien : autour d'un échelon. Ou bien : mouvement de rotation avec la pièce de bois attachée sous le bras dans sa longueur. Traitement : attitude, le bras contre les côtes, la main élevée, l'épaule élevée ; bandage dans cette attitude, et suspension avec une écharpe. Si la luxation n'est pas réduite, la région acromiale maigrit.

6. Ἀκρώμιον ἀποσπασθὲν, τὸ μὲν εἶδος φαίνεται, οἷόνπερ ὤμου ἐκπεσόντος, στερίσκεται δ´ οὐδενὸς, ἐς δὲ τὸ αὐτὸ οὐ καθίσταται. Σχῆμα τὸ αὐτὸ, ᾧ καὶ ἐκπεσόντι, ἐν ἐπιδέσει καὶ ἀναλήψει· ἐπιδέσιος καὶ ὡς νόμος.

7. Ἀγκῶνος ἄρθρον παραλλάξαν μὲν ἢ πρὸς πλευρὴν, ἢ ἔξω, μένοντος τοῦ ὀξέος τοῦ ἐν τῷ κοίλῳ τοῦ βραχίονος, ἐς ἰθὺ κατατείνοντα, τὰ ἐξέχοντα ἀνωθέειν ὀπίσω καὶ ἐς τὸ πλάγιον.

8. Τὰ δὲ τελέως ἐκβάντα ἢ ἔνθα ἢ ἔνθα· κατάτασις μὲν, ἐν ᾗ ὁ βραχίων ἐπιδεῖται· οὕτω γὰρ τὸ καμπύλον τοῦ ἀγκῶνος οὐ κωλύσει. Ἐκπίπτει δὲ μάλιστα ἐς τὸ πρὸς πλευρία μέρος. Τὰς δὲ κατορθώσιας, ἀπάγοντα ὅτι πλεῖστον, ὡς μὴ ψαύσῃ τῆς κορώνης ἡ κεφαλὴ, μετέωρον δὲ περιάγειν καὶ περικάμψαι, καὶ μὴ ἐς ἰθὺ βιάζεσθαι, ἅμα δὲ ὠθέειν τἀναντία ἐφ´ ἑκάτερα, καὶ παρωθέειν ἐς χώρην. Συνωφελοίη δ´ ἂν καὶ ἐπίστρεψις ἀγκῶνος ἐν τούτοισιν, ἐν τῷ μὲν ἐς τὸ ὕπτιον, ἐν τῷ δὲ ἐς τὸ πρηνές· ἐμβολὴ δέ· σχήματος μὲν, ὀλίγον ἀνωτέρω ἄκρην χεῖρα ἀγκῶνος ἔχειν, βραχίονα δὲ κατὰ τὰς πλευράς· οὕτω δὲ καὶ ἀνάληψις, καὶ εὔφορον, καὶ φύσις, καὶ χρῆσις ἐν τῷ κοινῷ, ἢν ἄρα μὴ κακῶς πωρωθῇ· πωροῦται δὲ ταχέως. Ἴησις, ὀθονίοισι κατὰ τὸν νόμον τὸν ἀρθριτικὸν, καὶ τὸ ὀξὺ προσεπιδεῖν.

9. Παλιγκοτώτατον δὲ ἀγκὼν πυρετοῖσι, ὀδύνῃ ἀσώδει, ἀκρατοχόλῳ, ἀγκῶνος δὲ μάλιστα ὀπίσω διὰ τὸ ναρκῶδες, δεύτερον τὸ ἔμπροσθεν. Ἴησις ἡ αὐτή. Ἐμβολαὶ δὲ τοῦ μὲν ὀπίσω, ἐκτείνοντα κατατεῖναι· σημεῖον δὲ, οὐ γὰρ δύνανται ἐκτείνειν· τοῦ δὲ ἔμπροσθεν, οὐ δύνανται ξυγκάμπτειν. Τούτῳ δὲ ἐνθέντα τι σκληρὸν συνειλεγμένον, περὶ τοῦτο ξυγκάμψαι ἐξ ἐκτάσιος ἐξαίφνης.

10. Διαστάσιος δὲ ὀστέων σημεῖον, κατὰ τὴν φλέβα τὴν κατὰ τὸν βραχίονα σχιζομένην διαψαύοντι.
 

6. (Luxation de l'extrémité acromiale de la clavicule). L'arrachement de l'acromion présente l'apparence d'une luxation de l'épaule ; l'épaule n'est privée d'aucun de ses mouvements ; l'os ne revient pas à sa position première. Attitude : la même que pour la luxation de l'épaule, dans le bandage et dans la suspension ; le bandage, suivant la règle.

7. (Luxation postérieure incomplète du coude. Voy. Des articulations, p. 131, § 17). Articulation du coude, se luxant incomplètement vers les côtes ou en dehors, la pointe aiguë (l'olécrâne) restant dans la cavité de l'humérus ; pratiquer l'extension en droite ligne, et repousser en arrière et de côté la partie qui fait saillie.

8. (Luxations latérales complètes du coude. Voy. Des articulations, p. 131, § 18). Dans les luxations complètes du coude en dedans ou en dehors, faire l'extension comme pour la fracture de l'humérus (Des fractures, t. 3, p. 445); de cette façon, la partie courbe du coude (apophyse coronoïde?) ne fera pas obstacle. Les déplacements en dedans sont les plus fréquents. Coaptation : on écartera le plus possible les os, afin que la tête de l'humérus ne touche pas la partie courbe (apophyse coronoïde?) ; on fera exécuter à l'avant-bras, tenu élevé, un mouvement de rotation et de circumflexion ; on ne forcera pas en ligne droite; en même temps, on poussera en sens inverse les os, qu'on ramènera à leur place; on aiderait encore à la réduction en tournant l'avant-bras en supination dans un cas, en pronation dans l'autre: telle est la réduction. Quant à la position, tenir la main un peu plus élevée que le coude, et le bras appliqué contre la poitrine; cela fait, suspendre le bras dans une écharpe ; position facile à supporter; attitude naturelle; conservation des usages communs du membre, car, s'il s'ankylose, du moins il ne s'ankylose pas mal, et il s'ankylose vite. Traitement : employer les bandes suivant la règle de l'application des appareils dans les articulations, et comprendre dans les tours de bande la pointe du coude.

9. (Luxations du coude en avant et en arrière. Voy. Des articulations, p. 133, § 19). Les luxations du coude donnent souvent lieu à des accidents très-graves, fièvres, douleurs qui s'accompagnent de nausées et de vomissements de bile pure : en premier lieu, la luxation en avant (je dénomme, avec Boyer, ces luxations d'après le déplacement des os de l'avant-bras) , à cause de ce qui engourdit (nerf cubital ? Voy. p. 344, n. 16) ; en second lieu, la luxation en arrière. Le traitement est le même : réduction de la luxation en avant, extension forcée ; signe : le blessé ne peut étendre l'avant-bras. Signe de la luxation en arrière : le blessé ne peut fléchir l'avant-bras ; mettre dans le pli du coude le globe d'une .bande roulée de manière à être dure, et, de l'extension, passer à une flexion subite autour de ce globe.

10. (Luxation du radius au coude. Voy. Des articulations, p. 135, § 20). On reconnaît la diastase des deux os de l'avant-bras en palpant dans le lieu où la veine du bras se divise.

11. Ταῦτα δὲ ταχέως διαπωροῦται. Ἐκ γενεῆς δὲ, βραχύτερα τὰ κάτω ὀστέα τοῦ σίνεος, πλεῖστον τὰ ἐγγύτατα πήχεος, δεύτερον χειρὸς, τρίτον δακτύλων. Βραχίων δὲ καὶ ὦμος ἐγκρατέστερα διὰ τὴν τροφήν. Ἡ δ´ ἑτέρη χεὶρ διὰ τὰ ἔργα πλείω ἔτι ἐγκρατεστέρη. Μινύθησις δὲ σαρκῶν, εἰ μὲν ἔξω ἐξέπεσεν, εἴσω, εἰ δὲ μὴ, ἐς τοὐναντίον ᾗ ἐξέπεσεν.

12. Ἀγκὼν δὲ ἢν μὲν ἔξω ἢ ἔσω ἐκβῇ, κατάτασις μὲν ἐν σχήματι ἐγγωνίῳ, κοινῷ τῷ πήχει πρὸς βραχίονα· τὴν γὰρ μασχάλην ἀναλαβὼν ταινίῃ ἀνακρεμάσαι, ἀγκῶνι δὲ ἄκρῳ ὑποθείς τι παρὰ τὸ ἄρθρον βάρος ἐκκρεμάσαι, ἢ χερσὶ καταναγκάσαι. Ὑπεραιωρηθέντος δὲ τοῦ ἄρθρου, αἱ παραγωγαὶ τοῖσι θέναρσιν, ὡς τὰ ἐν χερσίν. Ἐπίδεσις ἐν τούτῳ τῷ σχήματι, καὶ ἀνάληψις, καὶ θέσις.

13. Τὰ δ´ ὄπισθεν ἐξαίφνης ἐκτείνοντα διορθοῦν τοῖσι θέναρσιν· ἅμα δὲ δεῖ ἐν τῇ διορθώσει, καὶ τοῖσιν ἑτέροισιν. Ἢν δὲ πρόσθεν, ἀμφὶ ὀθόνιον ξυνειλεγμένον, εὔογκον, ξυγκάμπτοντα ἅμα διορθοῦσθαι.

14. Ἢν δ´ ἑτεροκλινὲς ᾖ, ἐν τῇ διορθώσει ἀμφότερα ἅμα χρὴ ποιέειν. Τῆς δὲ μελέτης, κοινὸν τὸ σχῆμα καὶ ἡ ἐπίδεσις. Δύναται γὰρ ἐκ τῆς διατάσιος κοινῇ ξυμπίπτειν πάντα.

15. Τῶν δὲ ἐμβολέων αἱ μὲν ἐξ ὑπεραιωρήσιος ἐμβάλλονται, αἱ δὲ ἐκ κατατάσιος, αἱ δὲ ἐκ περισφάλσιος· αὗται δὲ ἐκ τῶν ὑπερβολέων τῶν σχημάτων, ἢ τῇ ἢ τῇ, ξὺν τῷ τάχει.


 

11. (Luxations du coude non réduites, congénitales ou non. Voy. Des articulations, p. 135, § 21). Les lésions du coude sont suivies promptement d'ankylose. Dans les luxations congénitales, les os inférieurs à la lésion restent plus courts ; le raccourcissement est le plus grand, premièrement dans les os de l'avant-bras, qui sont les plus voisins, secondement dans les os de la main, troisièmement dans les doigts ; mais le bras et l'épaule sont plus forts que les parties inférieures, à cause de la nutrition qu'ils reçoivent, et l'autre bras est encore plus fort par l'effet du surplus d'exercice. Quant aux chairs, elles s'atrophient, en dedans si la luxation est en dehors, en dehors si la luxation est en dedans.

12. (Luxations latérales complètes du coude) répétition du § 8 sous une autre forme. Voy. Les articulations, p. 135, § 22). Si le coude est luxé en dedans ou en dehors, l'extension se fera dans la position où l'avant-bras est fléchi angulairement sur le bras : On embrasse l'aisselle avec une écharpe que l'on fixe en haut, et on suspend un poids au coude, près de l'articulation, ou bien avec les mains on tire en bas le coude; l'extrémité articulaire de l'humérus étant suffisamment élevée, on fait la réduction avec la paume des mains, comme dans les luxations du poignet. C'est dans la même position de flexion angulaire que le bras est bandé, porté dans une écharpe, ou posé sur un plan.

13. (Luxations en avant et en arrière ; répétition du § 9. Voy. Des articulations, p.135, § 23). Dans ta luxation en avant il faut, en étendant subitement l'avant-bras, opérer la coaptation avec la paume des mains; ces deux temps de la réduction doivent être simultanés ici comme dans les autres luxations* Dans la luxation en arrière on fléchira l'avant-bras autour d'une bande roulée, d'un bon volume, et en même temps on fer la coaptation.

14. (Luxations postérieures incomplètes,, répétition du § 7, Voy. Des articulations, p. 137, § 24). Si l'avant-bras a subi une inclinaison en dedans ou en dehors, il faut pratiquer en même temps l'extension et la coaptation. Quant à la conduite du traitement, l'attitude et le bandage sont les mêmes pour ces luxations. Au reste, elles peuvent aussi se réduire toutes par le mode commun de l'extension.

15. (Idée générale des procédés de réduction. Voy. Des articulations, p. 137, § 25). Parmi les réductions, les unes s'opèrent par l'élévation, les autres par l'extension, d'autres par un mouvement de rotation ; attitudes forcées dans un sens ou dans l'autre et mouvement rapide, voilà ce qui constitue les réductions par rotation.

16. Χειρὸς δὲ ἄρθρον ὀλισθάνει ἢ ἔσω, ἢ ἔξω, ἔσω δὲ τὰ πλεῖστα. Σημεῖα δ´ εὔσημα· ἢν μὲν ἔσω, ξυγκάμπτειν ὅλως σφῶν τοὺς δακτύλους οὐ δύνανται· ἢν δ´ ἔξω, ἐκτείνειν. Ἐμβολὴ δὲ, ὑπὲρ τραπέζης τοὺς δακτύλους ἔχων, τοὺς μὲν τείνειν, τοὺς δ´ ἀντιτείνειν, τὸ δὲ ἐξέχον ἢ θέναρι ἢ πτέρνῃ ἅμα ἀπωθέειν πρόσω καὶ κάτωθεν κατὰ τὸ ἕτερον ὀστέον, ὄγκον τε μαλθακὸν ὑποθεὶς, κἢν μὲν ἄνω, καταστρέψας τὴν χεῖρα, ἢν δὲ κάτω, ὑπτίην. Ἴησις, ὀθονίοισιν.

17. Ὅλη δὲ ἡ χεὶρ ὀλισθάνει ἢ ἔσω ἢ ἔξω, μάλιστα δὲ ἔσω, ἢ ἔνθα ἢ ἔνθα· ἔστι δ´ ὅτε ἡ ἐπίφυσις ἐκινήθη· ἔστι δ´ ὅτε τὸ ἕτερον τῶν ὀστέων διέστη. Τουτέοισι κατάτασις ἰσχυρὴ ποιητέη, καὶ τὸ μὲν ἐξέχον ἀπωθέειν, τὸ δ´ ἕτερον ἀντωθέειν, δύο εἴδεα ἅμα, καὶ ἐς τοὐπίσω καὶ ἐς τὸ πλάγιον, ἢ χερσὶν ἐπὶ τραπέζης, ἢ πτέρνῃ. Παλίγκοτα δὲ καὶ ἀσχήμονα, τῷ χρόνῳ δὲ κρατύνεται ἐς χρῆσιν. Ἴησις, ὀθονίοισι ξὺν τῇ χειρὶ καὶ τῷ πήχεϊ, καὶ νάρθηκας μέχρι δακτύλων τιθέναι· ἐν νάρθηξι δὲ τεθέντα ταῦτα πυκνότερον λύειν, ἢ τὰ κατήγματα, καὶ καταχύσει πλέονι χρῆσθαι.

18. Ἐκ γενεῆς δὲ, βραχυτέρη ἡ χεὶρ γίνεται, καὶ ἡ μινύθησις σαρκῶν μάλιστα τἀναντία, ἢ ὡς τὸ ἔκπτωμα· ηὐξημένῳ δὲ τὰ ὀστέα μένει.

19. Δακτύλου δὲ ἄρθρον ὀλισθὸν μὲν, εὔσημον, οὐ δεῖ γράφειν. Ἐμβολὴ δὲ αὐτοῦ ἥδε· κατατείναντα ἐς ἰθὺ, τὸ μὲν ἐξέχον ἀπωθέειν, τὸ δὲ ἐναντίον ἀντωθέειν. Ἴησις δὲ ἡ προσήκουσα, τοῖσιν ὀθονίοισιν ἐπίδεσις. Μὴ ἐμπεσὸν γὰρ ἐπιπωροῦται ἔξωθεν. Ἐκ γενεῆς δὲ ἢ ἐν αὐξήσει ἐξαρθρήσαντα τὰ ὀστέα βραχύνεται κάτω τοῦ ὀλισθήματος· καὶ σάρκες μινύθουσι τἀναντία μάλιστα, ἢ ὡς τὸ ἔκπτωμα· ηὐξημένῳ δὲ τὰ ὀστέα μένει.

20. Μηροῦ ἄρθρον ἐκπίπτει κατὰ τρόπους τέσσαρας· ἔσω πλεῖστα, ἔξω δεύτερον, τὰ δ´ ἄλλα ὁμοίως. Σημεῖα· κοινὸν μὲν τὸ ἕτερον σκέλος· ἴδιον δὲ τοῦ μὲν εἴσω· παρὰ τὸν περίνεον ψαύεται ἡ κεφαλὴ, ξυγκάμπτουσιν οὐχ ὁμοίως, δοκέει δὲ μακρότερον τὸ σκέλος, καὶ πουλὺ, ἢν μὴ ἐς μέσον ἀμφότερα ἄγων παρατείνῃς· καὶ γὰρ οὖν ἔξω ὁ ποὺς καὶ τὸ γόνυ ῥέπει. Ἢν μὲν οὖν ἐκ γενεῆς ἢ ἐν αὐξήσει ἐκπέσῃ, βραχύτερος ὁ μηρὸς, ἧσσον δὲ κνήμη, κατὰ λόγον δὲ τἄλλα· μινύθουσι δὲ σάρκες, μάλιστα δὲ ἔξω. Οὗτοι κατοκνέουσιν ὀρθοῦσθαι, καὶ εἰλέονται ἐπὶ τὸ ὑγιές· ἢν δὲ ἀναγκάζωνται, σκίμπονι ἑνὶ ἢ δυσὶν ὁδοιπορέουσι, τὸ δὲ σκέλος αἴρουσιν· ὅσῳ γὰρ μεῖον, τόσῳ ῥᾷον. Ἢν δ´ ηὐξημένοισι, τὰ μὲν ὀστέα μένει, αἱ δὲ σάρκες μινύθουσιν, ὡς προείρηται· ὁδοιπορέουσι δὲ περιστροφάδην ὡς βόες, ἐν δὲ τῷ κενεῶνι καμπύλοι, ἐπὶ τὸ ὑγιὲς ἐξίσχιοι ἐόντες· τῷ μὲν γὰρ ἀνάγκη ὑποβαίνειν, ὡς ὀχέῃ, τῷ δ´ ἀποβαίνειν (οὐ γὰρ δύναται ὀχέειν), ὥσπερ οἱ ἐν ποδὶ ἕλκος ἔχοντες. Κατὰ δὲ τὸ ὑγιὲς, πλάγιον ξύλῳ τῷ σώματι ἀντικοντέουσι, τὸ δὲ σιναρὸν τῇ χειρὶ ὑπὲρ τοῦ γούνατος καταναγκάζουσιν, ὡς ὀχέειν ἐν τῇ μεταβάσει τὸ σῶμα. Ἰσχίων κάτωθεν, εἰ χρῆται, κάτωθεν ἧσσον μινύθει καὶ ὀστέα, μᾶλλον δὲ σάρκες.
 

16. (Luxations incomplètes des os de l'avant-bras au poignet en avant ou en arrière. Voy. Des articulations, p. 137, § 26). L'avant-bras, dans son articulation avec la main, se luxe en avant ou en arrière ; en avant la plupart du temps. Les signes en sont manifestes : si en avant, le blessé ne peut fléchir les doigts; si en arrière, il ne peut les étendre. Réduction : mettre les doigts sur une table, faire pratiquer l'extension et la contre-extension par des aides, et avec la paume d'une main ou le talon pousser la partie saillante à la fois en avant et en bas du côté de l'autre os ; on met quelque chose de volumineux et de moelleux sur la main luxée, qu'on place dans la pronation si la luxation est en arrière, dans la supination si elle est en avant. Le traitement se fait avec des bandes.

17. (Luxations complètes des os de l'avant-bras au poignet en avant ou en arrière ; luxations latérales du poignet ; luxation de l'extrémité inférieure de l'un des deux os; diastase de l'articulation de l'extrémité inférieure des os de l'avant-bras. Voy. Des articulations 9 p. 139, § 27). L'avant-bras, au poignet, se luxe complètement ou en avant ou en arrière, mais surtout en avant ; il se luxe en dedans ou en dehors; il arrive aussi que l'épiphyse ( extrémités inférieures du radius et du cubitus réunies) se disjoint ; d'autres fois il arrive qu'il y a luxation de l'un ou de l'autre. L'extension dans ces cas doit être puissante ; en même temps on pousse dans un sens la partie saillante, dans un sens l'autre partie, suivant deux directions à la fois, en arrière et latéralement, soit avec les mains, soit avec le talon sur une table. Ces luxations donnent lieu à des accidents graves et à des difformités ; mais avec le temps les parties se fortifient, et les malades s'en servent. Traitement: bandes qui comprendront la main et l'avant-bras; attelles qui s'étendront jusqu'aux doigts. Les attelles étant posées, on défera l'appareil plus souvent que dans les fractures, et Ton usera d'affusions plus abondantes.

18. (Effets des luxations du poignet non réduites. Voy. Des articulations, p. 139, § 28). Dans les luxations congénitales du poignet, la main reste plus courte, et les chairs s'atrophient surtout du côté opposé à celui où la luxation s'est faite ; mais quand la luxation est survenue chez un adulte, les os ne perdent rien de leur longueur.

19. (Luxations des doigts. Voy. Des articulations, p. 139, § 59). La luxation des doigts se reconnaît sans peine ; il n'est pas besoin d'en exposer les signes. Réduction : faire l'extension en ligne droite, et en même temps repousser la partie saillante dans un sens, et dans un autre la partie opposée. Le traitement qui convient est le bandage avec les bandes. Dans la luxation non réduite, l'os se soude en dehors. Dans la luxation congénitale ou survenue durant la croissance,, les os situés au-dessous de la lésion restent courts, et les chairs s'atrophient surtout du côté opposé à la luxation; mais quand la luxation s'est faite chez un adulte, la longueur des os est conservée.

20. (Luxations de la cuisse. Luxation en dedans). La cuisse se luxe de quatre manières, en dedans le plus souvent, en dehors ensuite; entre les deux autres sens, égalité de fréquence. Signes : [la comparaison de] la jambe saine est un signe commun. Signes particuliers de la luxation en dedans : la tête du fémur se sent au périnée ; le blessé ne fléchit pas aussi bien le membre ; la jambe parait plus longue, et de beaucoup, si, pour comparer les deux jambes, on ne les met pas toutes deux au milieu ; en effet, le pied et le genou sont déviés en dehors. Dans les luxations congénitales ou survenues pendant la croissance, le fémur reste plus court, raccourcissement moindre dans les os de la jambe, et dans le reste à proportion ; les chairs s'atrophient, surtout en dehors. Ces infirmes négligent de se redresser, et ils se traînent sur la jambe saine ; si on les force à se tenir droits, ils marchent avec une béquille ou deux, la jambe luxée est en l'air, et ils sont d'autant plus à l'aise qu'elle est plus atrophiée. Si c'est chez un adulte que la luxation reste non réduite, les os ne perdent pas de leur longueur, mais les chairs diminuent comme il a été dit. Ces infirmes fauchent en marchant comme les bœufs, ils infléchissent le flanc du côté malade et font saillir la hanche du côté sain ; car il est nécessaire que la jambe saine vienne par-dessous pour porter le corps, et que la jambe malade, qui ne peut le porter, se dérobe comme chez ceux qui ont une plaie au pied. Du côté sain ils font avec une canne un appui au corps, et du côté malade ils maintiennent la jambe avec la main appuyée au-dessus du genou, afin qu'elle puisse porter le corps dans le changement de jambe. Au-dessous de la hanche, si on se sert du membre, les os inférieurs diminuent moins [que si on ne s'en sert pas], les chairs diminuent plus que les os.

21. Τοῦ δὲ ἔξω τἀναντία καὶ τὰ σημεῖα καὶ αἱ στάσιες· καὶ τὸ γόνυ καὶ ὁ ποὺς ἔσω ῥέπει βραχύ. Τοῖσι δὲ ἐν αὐξήσει ἢ ἐκ γενεῆς παθοῦσιν οὐχ ὁμοίως ξυναύξεται κατὰ τὸν αὐτὸν λόγον· ἰσχίον ἀνωτέρω τινὶ, οὐχ ὁμοίως. Οἷσι δὲ πυκνὰ ἐκπίπτει ἐς τὸ ἔξω ἄνευ φλεγμονῆς, ὑγροτέρῳ τῷ σκέλει χρῶνται· ὥσπερ ὁ μέγας τῆς χειρὸς δάκτυλος· μάλιστα γὰρ οὗτος ἐκπίπτει φύσει· οἷς μὲν ἐκπίπτει μᾶλλον ἢ ἧσσον, καὶ οἷς μὲν ἐκπίπτει χαλεπώτερον ἢ ῥᾷον, καὶ οἷσιν ἐλπὶς θᾶσσον ἐμπεσεῖν, καὶ οἷσιν οὐκ, ἄκη τούτου, καὶ οἷσι πολλάκις ἐκπίπτει, ἴησις τούτου. Ἐκ γενεῆς δὲ, ἢ ἐπ´ αὐξήσει, ἢ ἐν νούσῳ, μάλιστα γὰρ ἐκ νούσου, ἔστι μὲν οὖν οἷσιν ἐπισφακελίζει τὸ ὀστέον, ἀτὰρ καὶ οἷσι μὴ, πάσχει μὲν πάντα, ἧσσον δὲ ἢ τὸ ἔσω, ἢν χρηστῶς ἐπιμεληθῶσιν, ὥστε, καὶ ὅλῳ βαίνοντας τῷ ποδὶ, διαῤῥίπτειν· διὰ μελέτης πλείστης, τοῖσι νηπιωτάτοισιν· ἐαθέντα κακοῦται, ἐπιμεληθέντα δὲ ὠφελέεται· τοῖσιν ὅλοισιν, ἧσσον δέ τι, μινύθουσιν.

22. Οἷσι δ´ ἂν ἀμφότερα οὕτως ἐκπέσῃ, τῶν ὀστέων ταὐτὰ παθήματα· εὔσαρκοι μὲν, πλὴν ἔσωθεν, ἐξεχέγλουτοι, ῥοικοὶ μηροὶ, ἢν μὴ ἐπισφακελίσῃ. Εἰ κυφοὶ τὰ ἄνωθεν ἰσχίων γένοιντο, ὑγιηροὶ μὲν, ἀναυξέες δὲ τὸ σῶμα, πλὴν κεφαλῆς.

23. Οἷσι δὲ ὄπισθεν, σημεῖα, ἔμπροσθεν λαπαρώτερον, ὄπισθεν ἐξέχον, ποὺς ὀρθὸς, ξυγκάμπτειν οὐ δύνανται, εἰ μὴ μετ´ ὀδύνης, ἐκτείνειν ἥκιστα· τούτοισι σκέλος βραχύτερον. Ἀτὰρ οὐδ´ ἐκτανύειν δύνανται κατ´ ἰγνύην ἢ κατὰ βουβῶνα, ἢν μὴ πάνυ αἴρωσιν, οὐδὲ ξυγκάμπτειν. Ἡγεῖται ἐν τοῖσι πλείστοισι τὸ ἄνω ἄρθρον τὸ πρῶτον· κοινὸν τοῦτο ἄρθροισι, νεύροισι, μυσὶν, ἐντέροισιν, ὑστέρῃσιν, ἄλλοισιν. Ταύτῃ τοῦ ἰσχίου τὸ ὀστέον καταφερὲς ἐς τὸν γλουτὸν, διὰ τοῦτο βραχὺ, καὶ ὅτι ἐκτείνειν οὐ δύνανται. Σάρκες παντὸς τοῦ σκέλεος ἐν πᾶσι μινύθουσιν· ἐφ´ οἷσι δὲ μάλιστα, καὶ οἷ, εἴρηται. Τὰ ἔργα τὰ ἑωυτοῦ ἕκαστον τοῦ σώματος ἐργαζόμενον μὲν ἰσχύει, ἀργέον δὲ κακοῦται, πλὴν κόπου, πυρετοῦ, φλεγμονῆς. Καὶ τὸ ἔξω, ὅτι ἐς σάρκα ὑπείκουσαν, βραχύτερον, τὸ δὲ ἔσω, ὅτι ἐπ´ ὀστέον προέχον, μακρότερον. Ἢν μὲν οὖν ηὐξημένοισι μὴ ἐμπέσῃ, ἐπὶ βουβῶσι καμπύλοι ὁδοιπορέουσι, καὶ ἡ ἑτέρη ἰγνύη κάμπτεται· στήθεσι μόλις ἱκνεῖται· χειρὶ τὸ σκέλος καταλαμβάνει, ἄνευ ξύλου, ἢν ἐθέλωσιν· ἢν μὲν γὰρ μακρότερον ᾖ, οὐ βήσεται· ἢν δὲ βαίνῃ, βραχύ. Μινύθησις δὲ σαρκῶν· οἷσι πόνοι, καὶ ἡ ἴξις ἔμπροσθεν, καὶ τῷ ὑγιεῖ κατὰ λόγον. Οἷσι δὲ ἐκ γενεῆς, ἢ αὐξομένοισιν, ἢ ὑπὸ νούσου ἐνόσησε καὶ ἔξαρθρα ἐγένετο (ἐν αἷς, εἰρήσεται), οὗτοι μάλιστα κακοῦνται διὰ τὴν τῶν νεύρων καὶ ἄρθρων ἀργίην· καὶ τὸ γόνυ διὰ τὰ εἰρημένα ξυγκακοῦνται. Ξυγκεκαμμένον οὗτοι ἔχοντες ὁδοιπορέουσιν ἐπὶ ξύλου ἑνὸς ἢ δύο· τὸ δὲ ὑγιὲς, εὔσαρκον διὰ χρῆσιν.

24. Οἷσι δὲ ἐς τοὔμπροσθεν, σημεῖα τἀναντία, ὄπισθεν λαπαρὸν, ἔμπροσθεν ἐξέχον, ἥκιστα ξυγκάμπτουσιν οὗτοι τὸ σκέλος, μάλιστα δὲ ἐκτείνουσιν· ὀρθὸς ποὺς, σκέλος ἴσον, πτέρνα· βραχεῖ ἄκρως ἀνέσταλται. Ἢ πονέουσι μάλιστα οὗτοι αὐτίκα, καὶ οὖρον ἴσχεται μάλιστα ἐν τούτοισι τοῖσιν ἐξαρθρήμασιν· ἐν γὰρ τόνοισιν ἔγκειται τοῖσιν ἐπικαίροισιν. Τὰ ἔμπροσθεν κατατέταται, ἀναυξέα, νοσώδεα, ταχύγηρα· τὰ ὄπισθεν στολιδώδεις. Οἷσιν ηὐξημένοισιν, ὁδοιπορέουσιν ὀρθοὶ, πτέρνῃ μᾶλλον βαίνοντες· εἰ δὲ ἠδύναντο μέγα προβαίνειν, κἂν πάνυ· σύρουσι δέ· μινύθει δὲ ἥκιστα, τούτοισι δὲ ἡ χρῆσις αἰτία, μάλιστα δὲ ὄπισθεν· διὰ παντὸς τοῦ σκέλεος ὀρθότεροι τοῦ μετρίου, ξύλου δέονται κατὰ τὸ σιναρόν. Οἷσι δὲ ἐκ γενεῆς ἢ αὐξανομένοισι, χρηστῶς μὲν ἐπιμεληθεῖσιν ἡ χρῆσις, ὥσπερ τοῖσιν ηὐξημένοισιν· ἀμεληθεῖσι δὲ, βραχὺ, ἐκτεταμένον· πωροῦται γὰρ τούτοισι μάλιστα ἐς ἰθὺ τὰ ἄρθρα. Αἱ δὲ τῶν ὀστέων μειώσιες καὶ αἱ τῶν σαρκῶν μινυθήσιες, κατὰ λόγον.

25. Μηροῦ δὲ κατάτασις μὲν ἰσχυρή· καὶ ἡ διόρθωσις κοινὴ, ἢ χερσὶν, ἢ σανίδι, ἢ μοχλῷ, τὰ μὲν ἔσω στρογγύλῳ, τὰ δὲ ἔξω πλατεῖ, μάλιστα δὲ τὰ ἔξω. Καὶ τὰ μὲν ἔσω, ἀσκοῖσιν ἀκεσάμενον, ἐς τὸ ὑπόξηρον τοῦ μηροῦ, κατατάσιος δὲ καὶ ξυνδέσιος σκελέων· κρεμάσαι διαλείποντα σμικρὸν τοὺς πόδας, ἔπειτα πλέξαντα ἐκκρεμασθῆναί τινα, ἐν τῇ διορθώσει ἀμφότερα ἅμα ποιεῦντα. Καὶ τῷ ἔμπροσθεν τοῦτο ἱκανὸν καὶ τοῖσιν ἑτέροισιν, ἥκιστα δὲ τῷ ἔξω. Ἡ τοῦ ξύλου ὑπόστασις, ὥσπερ ὤμῳ ὑπὸ τὴν χεῖρα, οἷς ἔσω· τοῖσι γὰρ ἄλλοισιν ἧσσον. Καταναγκάσεις δὲ μετὰ διατάσιος, μάλιστα τῶν ἔμπροσθεν ἢ ὄπισθεν, ἢ ποδὶ ἢ χειρὶ ἐφίζεσθαι ἢ σανίδι.
 

21. (Luxation de la cuisse en dehors). Dans la luxation en dehors tout est contraire, les signes et la station ; le genou et le pied sont déviés un peu en dedans. Quand cette luxation est congénitale ou survenue pendant la croissance, le membre, suivant l'analogie des luxations non réduites, ne croît pas comme le membre sain ; la hanche dans une certaine hauteur ne croît pas comme l'autre. Ceux chez qui la luxation en dehors est fréquente sans inflammation, ont l'articulation plus humide, comme pour le pouce, qui des doigts est naturellement le plus sujet à se luxer : luxation plus on moins étendue, plus ou moins difficile, plus ou moins prompte à réduire, remèdes de cette lésion ; luxation sujette à de fréquentes récidives « traitement de cette affection. [Dans la luxation de la cuisse en dehors], congénitale ou survenue pendant la croissance, ou effet d'une maladie ( une maladie la produit le plus souvent, il s'y joint quelquefois le sphacèle de l'os ), dans cette luxation, même quand le sphacèle de l'os ne s'y joint pas, l'infirme subit toutes les lésions indiquées, mais moins que dans la luxation en dedans, pourvu qu'il soit habilement soigné. Il peut l'être au point de marcher en posant le pied tout entier à terre et en se balançant. Plus l'infirme est en bas-âge, plus il doit être surveillé; ces lésions, abandonnées à elles-mêmes, s'aggravent ; soignées, elles s'améliorent ; le membre entier diminue ; mais un peu moins.

22. (Luxation des deux cuisses en dehors). Quand les deux cuisses sont luxées en dehors, les os éprouvent les mêmes lésions ; mais, s'il n'y a pas de sphacèle, les chairs sont bien développées excepté en dedans, les fesses sont saillantes, les cuisses arquées; s'il survient une déviation de l'épine au-dessus des hanches, cela n'empêche pas ces infirmes de se bien porter ; mais la croissance de tout le corps, excepté la tête, est arrêtée.

23. (Luxation de la cuisse en arrière). Signes de la luxation en arrière : vide en avant, saillie en arrière ; le pied est droit; le blessé ne peut fléchir la cuisse qu'avec douleur ; il ne peut aucunement l'étendre : le membre est raccourci. Observez (V. note 22) qu'on ne peut étendre la jambe au jarret ou à l'aine, à moins qu'on ne l'élève beaucoup ; de même pour la flexion ; dans la plupart des cas la première articulation à partir d'en haut dirige le mouvement. Cette remarque [sur la communauté d'action] s'applique aux articulations, aux ligaments, aux muscles, aux intestins, à l'utérus et à d'autres organes. L'os de la hanche, dans le point où est l'os luxé, est incliné du côté de la fesse ; c'est pour cela que le membre est raccourci, et aussi parce que le blessé ne peut le mettre dans l'extension. Chez tous les infirmes de ce genre les chairs de la jambe entière diminuent ; il a été dit chez qui elles diminuent le plus, et jusqu'à quel point. Chaque partie du corps se fortifie en remplissant la fonction qui lui est départie, mais, oisive, se déprave, à moins qu'elle ne soit oisive par lassitude, fièvre ou inflammation. Dans la luxation en dehors le membre est raccourci parce qu'il appuie sur une chair qui cède, allongé dans la luxation en dedans parce qu'il proémine sur un os. Un adulte qui a une luxation en arrière non réduite, marche courbé dans les aines, et fléchissant le jarret du côté sain, touchant à peine au sol avec la plante du pied, se tenant la jambe avec la main, sans béquille s'il veut. Avec une béquille longue, il ne posera pas à terre le pied du côté malade; s'il veut le poser, il faut une béquille courte. Les chairs diminuent; chez ceux qui exercent leur jambe, elles diminuent dans la partie antérieure, et le membre du côté sain souffre en proportion. Dans la luxation congénitale ou survenue pendant la croissance, ou effet d'une maladie (il sera dit de quelles maladies), l'infirmité est portée au plus haut degré à cause de l'inaction des ligaments et des articulations ; et le genou est simultanément affecté, conformément aux raisons exposées plus haut. Ces infirmes, ayant le jarret fléchi, marchent avec une béquille ou deux; la jambe du côté sain est bien en chair, grâce à l'exercice.

24. (Luxation de la cuisse en avant). Dans la luxation en avant, signes contraires, vide en arrière, saillie en avant; la flexion de la cuisse est le mouvement qui se fait le moins, l'extension, celui qui se fait le plus; le pied est droit; la jambe est de même longueur que l'autre, au talon; le bout du pied est un peu relevé. C'est dans cette luxation qu'on souffre le plus tout d'abord et qu'on est le plus exposé aux rétentions d'urine ; car la tête de l'os repose sur des cordons importants. Les parties antérieures sont tendues, privées de croissance, maladives et frappées d'une vieillesse prématurée ; les parties postérieures sont plissées. Les adultes chez qui cette luxation n'a pas été réduite marchent droits et en appuyant de préférence le talon : ils l'appuieraient tout-à-fait s'ils pouvaient faire de grands pas; mais ils traînent la jambe. C'est la luxation où les chairs diminuent le moins, la cause en est dans l'exercice; elles diminuent davantage en arrière. Ayant le membre entier plus droit qu'il ne convient, ils ont besoin d'un bâton du côté malade. Dans la luxation congénitale ou survenue pendant la croissance, l'infirme, s'il est dressé avec soin, se sert de sa jambe comme les adultes chez qui cette luxation n'a pas été réduite ; mais, s'il est négligé, le membre est court et demeure étendu ; car dans ce cas les articulations s'ankylosent surtout en ligne droite. La diminution des os et l'atrophie des chairs sont suivant l'analogie.

25. (Réductions des luxations de la cuisse.) L'extension de la cuisse doit être forte. La réduction commune se pratique soit avec les mains, soit avec la planche, soit avec le levier, rond pour la luxation en dedans, plat pour la luxation en dehors; le levier s'applique surtout à cette dernière. Pour la luxation en dedans on emploie les outres ; l'outre va jusqu'à l'endroit où la cuisse s'amincit; on étend et on lie ensemble les jambes. On peut encore suspendre le patient par les pieds, entre lesquels on laisse un petit intervalle ; un aide, passant ses bras entre les cuisses, se suspend à lai et effectue à la fois l'extension et la réduction ; ce dernier mode est suffisant pour la luxation en avant et pour les autres ; il ne convient pas à la luxation en dehors. Une pièce de bois étendue le long de la jambe en dessous, comme le long du bras dans la luxation de l'épaule, s'emploie pour la luxation en dedans ; elle convient moins aux autres luxations. Les pressions combinées avec l'extension et la contre-extension se font, surtout dans les luxations en avant et en arrière, avec le pied ou la main, ou la planche.

26. Γόνυ δὲ εὐηθέστερον ἀγκῶνος, διὰ τὴν εὐσταλίην καὶ εὐφυΐην· διὸ καὶ ἐκπίπτει καὶ ἐμπίπτει ῥᾷον. Ἐκπίπτει δὲ πλειστάκις ἔσω, ἀτὰρ καὶ ἔξω, καὶ ὄπισθεν. Ἐμβολαὶ δὲ, ἢ ἐκ τοῦ ξυγκεκάμφθαι, ἢ ἐκλακτίσαι ὀξέως, ἢ ξυνελίξας ταινίης ὄγκον, ἐν ἰγνύῃ θεὶς, ἀμφὶ τοῦτον ἐξαίφνης ἐς ὄκλασιν ἀφεῖναι τὸ σῶμα, μάλιστα ἐν τῇ τῶν ὄπισθεν· δύναται δὲ καὶ κατατεινόμενα μετρίως, ὥσπερ ἀγκὼν, ἐμπίπτειν τὰ ὄπισθεν. Τὰ δὲ ἔνθα, ἢ ἔνθα, ἐκ τοῦ ξυγκεκάμφθαι, ἢ ἐκλακτίσαι, [ἢ] ἐν καταστάσει, μάλιστα δὲ αὐτὴ τὸ ὄπισθεν· ἀτὰρ καὶ ἐκ κατατάσιος μετρίης. Ἡ διόρθωσις ἅπασι κοινή. Ἢν δὲ μὴ ἐμπέσῃ, τοῖσι μὲν ὄπισθεν ξυγκάμπτειν οὐ δύνανται, ἀτὰρ οὐδὲ τοῖσιν ἄλλοισι πάνυ τι· μινύθει δὲ μηροῦ καὶ κνήμης τὸ ἔμπροσθεν. Ἢν δὲ ἐς τὸ ἔσω, βλαισότεροι, μινύθει δὲ τὰ ἔξω. Ἢν δὲ ἐς τὰ ἔξω, γαυσότεροι, χωλοὶ δὲ ἧσσον, κατὰ γὰρ τὸ παχύτερον ὀστέον ὀχέει, μινύθει δὲ τὰ ἔσω. Ἐκ γενεῆς δὲ ἢ ἐν αὐξήσει, κατὰ λόγον τὸν πρόσθεν.

27. Τὰ δὲ κατὰ τὰ σφυρὰ κατατάσιος ἰσχυρῆς δεῖται, ἢ τῇσι χερσὶν ἢ ἄλλοισι τοιούτοισι, κατορθώσιος δὲ ἅμα ἀμφότερα ποιεύσης· κοινὸν δὲ πᾶσιν.

28. Τὰ δὲ ἐν ποδὶ, ὡς τὰ ἐν χειρὶ, ὑγιῆ.

29. Τὰ δὲ ἐν τῇ κνήμῃ συγκοινωνέοντα καὶ μὴ ἐμπεσόντα, ἐκ γενεῆς καὶ ἐν αὐξήσει ἐξαρθρήσαντα, ταῦτα ἃ καὶ ἐν χειρί.

30. Ὅσοι δὲ πηδήσαντες ἄνωθεν ἐστηρίξαντο τῇ πτέρνῃ, ὥστε διαστῆναι τὰ ὀστέα, καὶ φλέβας ἐκχυμωθῆναι, καὶ νεῦρα ἀμφιθλασθῆναι, ὅταν γένηται οἷα τὰ δεινότατα, κίνδυνος μὲν σφακελίσαντα τὸν αἰῶνα πρήγματα παρασχεῖν. Καὶ ῥοικώδη μὲν τὰ ὀστέα, τὰ δὲ νεῦρα ἀλλήλοισι κοινωνέοντα. Ἐπεὶ καὶ οἷσιν ἂν καταγεῖσιν, ἢ ὑπὸ τρώματος οἷα ἐν κνήμῃ, ἢ μηρῷ, νεύρων ἀπολυθέντων, ἃ κοινωνέει τουτέοισιν, ἢ ἐξ ἄλλης κατακλίσιος ἀμελέος ἐμελάνθη ἡ πτέρνη, καὶ τουτέοισι παλίγκοτα ἐκ τοιουτέων. Ἔστιν ὅτε πρὸς σφακελισμῷ γίνονται πυρετοὶ ὑπεροξέες, λυγγώδεες, τρομώδεες, γνώμης ἁπτόμενοι, ταχυθάνατοι, καὶ ἔτι φλεβῶν αἱμοῤῥόων πελιώσιες, καὶ γαγγραινώσιες. Σημεῖα τῶν παλιγκοτησάντων· ἢν τὰ ἐκχυμώματα, καὶ τὰ μελάσματα, καὶ τὰ περὶ ταῦτα ὑπόσκληρα καὶ ὑπέρυθρα ᾖ· ἢν γὰρ ξὺν σκληρύσματι πελιωθῇ, κίνδυνος μελανθῆναι· ἢν δ´ ὑποπέλια ἢ καὶ πέλια μάλα, καὶ κεχυμένα, ἢ ὑπόχλωρα καὶ μαλθακὰ, ταῦτα ἐν πᾶσι τοῖσι τοιούτοισιν ἀγαθά. Ἴησις δὲ, ἢν μὲν ἀπύρετοι ἔωσιν, ἐλλεβορίζειν· ἢν δὲ μὴ, μή· ἀλλὰ ποτὸν διδόναι ὀξύγλυκυ, εἰ δέοι. Ἐπίδεσις δὲ, ἡ ἄρθρων σύνδεσις· ἔτι δὲ ταῦτα· μᾶλλον τοῖσι φλάσμασι, καὶ ὀθονίοισι πλέοσι καὶ μαλθακωτέροισι χρῆσθαι· πίεξις ἧσσον· ὕδωρ πλέον· προσπεριβάλλειν τὰ πλεῖστα τῇ πτέρνῃ. Τὸ σχῆμα, ὅπερ ἡ ἐπίδεσις, ὡς μὴ ἐς τὴν πτέρνην ἀποπιέζηται· ἀνωτέρω γούνατος· ἔστω εὔθετος· νάρθηξι μὴ χρήσασθαι.
 

26. (Luxations du genou. Voy. Des articulations, p. 321, § 82). Le genou donne lieu à des accidents moins graves que le coude, à cause.de sa conformation simple et régulière : d'où vient qu'il se luxe et se réduit plus facilement ; il se luxe le plus souvent en dedans, mais aussi en dehors et en arrière. Réductions : Par la flexion du genou ou par un rapide éclactisme (Voy. p. 68) ; ou rouler un linge en globe, le placer dans le jarret, et autour de ce globe faire subitement asseoir le Messe sur ses mollets et ses talons: cela s'applique surtout aux luxations en arrière* La luxation en arrière peut aussi, comme au coude, se réduire par une extension modérée. Les luxations latérales, quanta la réduction, se traitent par la flexion su par l'éclactisme ( ce dernier mode convient surtout à la luxation en arrière), ou même par une extension modérée. [Après l'extension], la coaptation est la même pour tous les cas. La luxation demeurant non réduite, si elle est en arrière, l'infirme ne peut fléchir le genou ( on ne le peut guère non plus dans les autres luxations), la partie antérieure de la cuisse et de la jambe diminue; si la luxation est en dedans, il devient cagneux, la partie externe diminue; si, en dehors, il devient bancal, mais il est moins estropié; car le plus gros os (le tibia) se trouve alors dans la direction du poids du corps (Voy. Argument, Des articulations, p. 38, § xiv, et Des fractures t. 3, p. 481); la partie interne diminue. Dans les luxations congénitales ou survenues pendant la période de croissance, les choses se passent d'une manière analogue à ce qui a été exposé précédemment.

27. (Luxations tibio-tarsiennes. Voy, Des articulations, p. 323, § 83). Les luxations du pied ont besoin d'une forte extension, ou avec les mains ou avec d'autres moyens , et  d'une coaptation qui exécute à la fois les deux actions contraires, communes, il est vrai, à toute réduction.

28. (Luxations des orteils ou des os métatarsiens. Voy. Des articulations, p. 323, § 84).«Les luxations des os du pied, comme celles des os de la main.

29. ( Luxations des os du tarse. Voy. Des articulations , p. 325, § 85). Les os qui tiennent à la jambe, après une luxation, non réduite, soit congénitale, soit survenue pendant la croissance, se comportent comme les os de la main,

30. (Lésion du calcanéum. Voy. Des articulations, p. 325, § 86). Dans le cas où, sautant d'un lieu élevé, on se heurte le talon de manière que les os éprouvent une diastase, que les veines laissent le sang s'ecchymoser et que les ligaments soient contus, dans ce cas, disons-nous, si des accidents graves surviennent, il est à craindre que le sphacèle, s'établissant, ne donne à faire pour toute la vie ; car les os sont disjoints, et les ligaments sont en communication les uns avec les autres ; et, en effet, la gangrène du talon, suite soit de fractures, soit d'une plaie à la jambe ou à la cuisse, plaie ayant causé la résolution des tendons qui sont en communication avec ces parties, soit d'une position, dans le lit, qui n'a pas été surveillée, cette gangrène, dis-je, donne lieu aussi à des accidents. Il arrive même qu'au sphacèle se joignent des fièvres suraiguës, singultueuses, tremblantes, troublant l'intelligence, promptement mortelles ; de plus, des lividités des grosses veines, et des mortifications. Les signes indiquant l'aggravation du mal sont, que les parties ecchymosées, les parties noires et celles du voisinage se durcissent et rougissent un peu, si elles prennent une teinte livide en se durcissant, la gangrène est à craindre ; si, au contraire, quoiqu'étant un peu livides, ou même très-livides, on y sent de la diffusion, ou si elles deviennent jaunâtres, et molles, cela est favorable dans tous les cas de ce genre. Traitement : s'il n'y a pas de fièvre, l'ellébore ( blanc ) ; sinon, point d'ellébore, mais pour boisson l'oxyglyky ( Voy. t. 3, p. 458, note 16), s'il en est besoin. Bandage, celui des articulations. Encore ces remarques : dans les contusions particulièrement, bandes pins nombreuses et plus souples ; constriction moindre; de l'eau en abondance ; jetez le plus de tours sur le talon. Position , même règle que pour le bandage, c'est-à-dire que les humeurs ne doivent pas être repoussées vers le talon ; tenir le talon plus haut que le genou, dans une bonne position. Ne pas employer les attelles.

31. Ὅταν δὲ ἐκστῇ ὁ ποὺς, ἢ μοῦνος, ἢ ξὺν τῇ ἐπιφύσει, ἐκπίπτει μᾶλλον ἐς τὸ ἔσω. Εἰ δὲ μὴ ἐμπέσοι, λεπτύνεται ἀνὰ χρόνον ἰσχίου καὶ μηροῦ καὶ κνήμης τὸ ἀντίον τοῦ ὀλισθήματος. Ἐμβολὴ, ὡς ἡ καρποῦ, κατάτασις δὲ ἰσχυροτέρη. Ἴησις, νόμος ἄρθρων. Παλιγκοτέει ἧσσον καρποῦ, ἢν ἡσυχάσῃ. Δίαιτα μείων, ἐλινύουσι γάρ. Τὰ δὲ ἐκ γενεῆς μὲν ἢ ἐν αὐξήσει, κατὰ λόγον τὸν πρότερον.

32.  Ἐπεὶ τὰ σμικρὸν ὠλισθηκότα ἐκ γενεῆς, ἔνια οἷά τε διορθοῦσθαι· μάλιστα δὲ ποδὸς κύλλωσις· κυλλώσιος γὰρ οὐχ εἷς ἐστι τρόπος. Ἡ δὲ ἴησις τουτέου· κηροπλαστεῖν· κηρωτὴ ῥητινώδης, ὀθόνια συχνὰ, ἢ πέλμα, ἢ μολύβδιον προσεπιδεῖν, μὴ χρωτί· ἀνάληψις, τά τε σχήματα ὁμολογείτω.

33. Ἢν δὲ ἐξαρθρήσαντα ἕλκος ποιησάμενα ἐξίσχῃ, ἐώμενα ἀμείνω, ὥστε δὴ μὴ ἀπαιωρέεσθαι, μηδ´ ἀπαναγκάζεσθαι. Ἴησις δὲ, πισσηρῇ, ἢ σπλήνεσιν οἰνηροῖσι θερμοῖσιν (ἅπασι γὰρ τουτέοισι τὸ ψυχρὸν κακὸν), καὶ φύλλοισιν· χειμῶνος δὲ, εἰρίοισι ῥερυπωμένοισι τῆς σκέπης εἵνεκα· μὴ καταπλάσσειν, μηδὲ ἐπιδεῖν· δίαιτα λεπτή. Ψῦχος, ἄχθος πουλὺ, πίεξις, ἀνάγκη, σχήματος τάξις· εἰδέναι μὲν οὖν ταῦτα πάντα ὀλέθρια. Μετρίως δὲ θεραπευθέντες, χωλοὶ αἰσχρῶς· ἢν γὰρ παρὰ πόδας γένηται, ποὺς ἀνασπᾶται καὶ ἤν πη ἄλλῃ, κατὰ λόγον. Ὀστέα οὐ μάλα ἀφίστανται· μικρὰ γὰρ ψιλοῦται, περιωτειλοῦται λεπτῶς. Τουτέων τὰ μέγιστα κινδυνωδέστατα, καὶ τὰ ἀνωτάτω. Ἐλπὶς δὲ μούνη σωτηρίης, ἐὰν μὴ ἐμβάλλῃ, πλὴν τὰ κατὰ δακτύλους, καὶ χεῖρα ἄκρην· ταῦτα δὲ, προειπέτω τοὺς κινδύνους· ἐγχειρέειν ἐμβάλλειν ἢ τῇ πρώτῃ, ἢ τῇ δευτέρῃ· ἢν δὲ μὴ, πρὸς τὰς δέκα· ἥκιστα τεταρταῖα· ἐμβολὴ δὲ, οἱ μοχλίσκοι· ἴησις δὲ, ὡς κεφαλῆς ὀστέων, καὶ θέρμη· ἐλλεβόρῳ δὲ καὶ αὐτίκα ἐπὶ τοῖσιν ἐμβαλλομένοισι βέλτιον χρῆσθαι. Τὰ δ´ ἄλλα, εὖ εἰδέναι δεῖ, ὅτι, ἐμβαλλομένων, θάνατοι· τὰ μέγιστα καὶ τὰ ἀνωτάτω μάλιστα καὶ τάχιστα. Ποὺς δὲ ἐκβὰς, σπασμὸς, γάγγραινα· καὶ ἢν ἐμβληθέντι ἐπιγένηταί τι τουτέων, ἐκβάλλοντι ἐλπὶς, εἴ τις ἄρα ἐλπίς· οὐ γὰρ ἀπὸ τῶν χαλώντων οἱ σπασμοὶ, ἀλλ´ ἀπὸ τῶν ἐντεινόντων.

34. Αἱ δὲ ἀποκοπαὶ ἢ ἐν ἄρθρῳ, ἢ κατὰ τὰ ὀστέα, μὴ ἄνω, ἀλλ´ ἢ παρὰ τῷ ποδὶ, ἢ παρὰ τῇ χειρὶ, ἐγγὺς περιγίνονται, ἢν μὴ αὐτίκα μάλα λειποθυμίῃ ἀπόλωνται. Ἴησις, ὡς κεφαλῆς, θέρμη.

35. Ἀποσφακελίσιος μέντοι σαρκῶν, καὶ ἐν τρώμασιν αἱμοῤῥόοις ἀποσφιγχθὲν, καὶ ἐν ὀστέων κατήγμασι πιεχθὲν, καὶ ἐν δεσμοῖς ἀπομελανθέν. Καὶ οἷσι μηροῦ μέρος ἀποπίπτει καὶ βραχίονος, ὀστέα τε καὶ σάρκες [ἀποπίπτουσι], πολλοὶ περιγίνονται, ὡς τά γε ἄλλα εὐφορώτερα. Οἷσι μὲν οὖν καταγέντων ὀστέων, αἱ μὲν περιῤῥήξιες ταχεῖαι, αἱ δὲ τῶν ὀστέων ἀποπτώσιες, ᾗ ἂν τὰ ὅρια τῆς ψιλώσιος ᾖ, ταύτῃ ἀποπίπτουσι, βραδύτερον δέ. Δεῖ δὲ τὰ κατωτέρω τοῦ τρώματος προσαφαιρέειν καὶ τοῦ σώματος τοῦ ὑγιέος (προθνήσκει γὰρ), φυλασσόμενον ὀδύνην· ἅμα γὰρ λειποθυμίῃ θνήσκουσιν. Μηροῦ ὀστέον ἀπελύθη ἐκ τοιούτου ὀγδοηκοσταῖον, ἡ δὲ κνήμη ἀφῃρέθη εἰκοσταίη· κνήμης δὲ ὀστέα κατὰ μέσην, ἑξηκοσταῖα ἀπελύθη. Ἐκ τοιουτέων ταχὺ καὶ βραδέως, αἱ πιέξιες αἱ ἰητρικαί. Τὰ δ´ ἄλλα ὅσα ἡσυχαίως, τὰ μὲν ὀστέα οὐκ ἀποπίπτει, οὐδὲ σαρκῶν ψιλοῦται, ἀλλ´ ἐπιπολαιότερον. Προσδέχεσθαι ταῦτα χρή· τὰ γὰρ πλεῖστα φοβερώτερα ἢ κακίω. Ἡ ἴησις πραεῖα· θέρμῃ, διαίτῃ ἀκριβεῖ· κίνδυνος αἱμοῤῥαγιῶν, ψύχεος· σχήματα δὲ, ὡς μὲν ἀνάῤῥοπα, ἔπειτα ὑποστάσιος πύου εἵνεκα ἐξ ἴσου ἢ ὅσα ξυμφέρει. Ἐπὶ τοῖσι τοιουτέοισι καὶ ἐπὶ τοῖσι μελασμοῖσιν, αἱμοῤῥαγίαι· δυσεντερίαι, περὶ κρίσιν, λαῦροι μὲν, ὀλιγήμεροι δέ· οὐκ ἀπόσιτοι δὲ πάνυ, οὐδὲ πυρετώδεες, οὐδέ τι κενεαγγητέον.
 

31. (Luxations tibio-tarsiennes. Voy. Des articulations, p. 337, § 87, et Argument, p. 16). Le pied se luxe avec ou sans les malléoles; il se luxe le plus souvent en dedans. Si la luxation reste non réduite, la hanche, la cuisse et la jambe diminuent de volume, avec le temps, dans la partie opposée au côté de la luxation. Réduction, comme pour le poignet, extension plus forte. Traitement, suivant la règle pour les articulations. Cette luxation donne lieu à des accidents, mais moins que celle du poignet, si le blessé reste tranquille. Diminuer les aliments, car il y a repos. Les luxations congénitales ou survenues pendant la croissance suivent l'analogie.

32. (Pied-bot ). Quant aux luxations congénitales peu étendues, quelques-unes sont susceptibles de réduction, particulièrement le pied-bot. Il y a plusieurs espèces de pied-bot. Traitement : modeler le pied comme on modèle de la cire; cérat à la résine; bandes nombreuses, ou chaussure appropriée, ou plomb qu'on fixe, mais non sur la peau ; bandage reprenant le pied; attitudes qui soient en rapport.

33. ( Luxations avec issue des os à travers les téguments ). Dans les luxations où les os font plaie et sortent au dehors, il vaut mieux abandonner les choses à elles-mêmes, de façon toutefois que les parties ne soient ni mal contenues ni trop rapprochées. Traitement : du cérat à la poix, ou des compresses trempées dans du vin chaud (le froid est nuisible à toutes ces lésions), et des feuilles; en hiver, de la laine en suint pour garantir les parties; point de cataplasmes, point de bandage roulé; diète ténue. Le froid, un poids considérable, la compression, une violence, une altitude régulière, il faut regarder tout cela comme funeste. Traités avec mesure [ces blessés réchappent], estropiés d'une manière difforme : si la lésion est au pied, le pied se rétracte; si elle est ailleurs, la rétraction est analogue. Les os n'éprouvent guère d'ex foliation dans ces cas; car ils ne sont dénudés que très-peu ; ils se recouvrent d'une cicatrice mince. Le danger est d'autant plus grand que les os sont plus gros et qu'ils sont plus rapprochés du tronc. La seule chance de salut, c'est de ne pas réduire, excepté les doigts et les os de la main. Dans la réduction de ces parties, prédire les dangers; entreprendre de réduire le premier ou le second Jour ; sinon , attendre jusqu'au dixième; se garder de l'entreprendre surtout le quatrième. Réduction, les leviers. Traitement, comme dans les fractures du crâne; de la chaleur; il convient aussi de se servir immédiatement de l'ellébore chez ceux à qui on a fait la réduction. Quant aux autres os, il faut être bien persuadé que si on les réduit ils causent la mort, d'autant plus sûrement et d'autant plus vite qu'ils sont plus gros et plus rapprochés du tronc. Dans la luxation du pied avec issue des os, il survient spasme, gangrène ; si après la réduction quelqu'un de ces accidents se manifeste, la chance de salut, s'il y a une chance, c'est de reproduire la luxation ; car les spasmes proviennent, non du relâchement mais de la tension des parties.

34. (Section complète des extrémités). Les sections complètes, soit dans une articulation, soit dans la continuité des os, si elles portent non pas sur une partie rapprochée du tronc, mais près du pied ou de la main, ne causent guère la mort, à moins que le blessé ne succombe immédiatement à une lipothymie. Traitement, comme pour les plaies de tête; de la chaleur.

35. ( Gangrène des membres ). La gangrène des chairs survient soit par constriction à cause d'une plaie compliquée d'hémorragie, soit par compression dans une fracture, soit par mortification sous des liens. Dana les cas où une portion de la cuisse ou du bras, os et chairs, se détache, beaucoup réchappent; et ailleurs la lésion, est moins grave. Quand la gangrène survient dans une fracture, les chairs se séparent promptement ; quant aux os, ils se détachent là où sont les limites de к dénudation, mais plus lentement. Il faut enlever ce qui, situé au-dessous de la lésion et des parties saines, meurt d'abord, en évitant de causer de la douleur; car les malades succombent en éprouvant une lipothymie. Dans un cas de ce genre, le fémur se détacha le quatre-vingtième jour, la jambe avait été enlevée le vingtième ; dans un autre, les os de la jambe se détachèrent vers le milieu, le soixantième jour, La pression exercée par к médecin influe sur la promptitude ou la lenteur de la chute des parties gangrenées. Quand la compression n'a pas été forte, les os ne tombent pas, ils ne se dénudent pas non plus; mais la gangrène reste plus superficielle. Il faut accepter le traitement de ces maladies ; pour la plupart elles sont plus effrayantes que dangereuses. Traitement doux; chaleur; diète sévère; prendre garde aux hémorragies, au froid ; attitude, telle que la partie était élevée; pois, en raison de la stagnation du pus, la mettre horizontale ou dans la position qui conviendra. Dans les gangrènes il survient des hémorragies ; vers la terminaison, dysenteries, abondantes à la vérité, mais de peu de durée, n'ôtant guère l'appétit, ne causant pas de fièvre; il ne faut pas, non plus, mettre le malade à la diète.

36. Ὕβωσις, ἡ μὲν εἴσω, ἐπιθάνατος, οὔρων σχέσιος, ἀποναρκώσιος· τὰ δὲ ἔξω, τουτέων ἀσινέα τὰ πλεῖστα, πουλὺ μᾶλλον, ἢ ὅσα σεισθέντα μὴ ἐξέστη· αὐτὰ μὲν ἑωυτοῖσι κρίσιν ποιησάμενα, κεῖνα δὲ ἐπὶ πλέον τῷ σώματι ἐπιδιδόντα, καὶ ἐν ἐπικαίροις ἔοντα. Οἷον πλευραὶ κατεαγεῖσαι μὲν, ὀλίγαι πυρετώδεες, καὶ αἵματος πτύσιος, καὶ σφακελισμοῦ, ἤν τε μία, ἤν τε πλείους, μὴ κατασχισθεῖσαι δέ· καὶ ἴησις φαύλη, μὴ κενεαγγοῦντα, ἢν ἀπύρετος ἔῃ· ἐπίδεσις, ὡς νόμος· ἡ δὲ πώρωσις, ἐν εἴκοσιν ἡμέρῃσι, χαῦνον γάρ. Ἢν δ´ ἀμφιφλασθῇ, φυματίαι, καὶ βηχώδεες, καὶ ἔμμοτοι, καὶ πλευρὰς ἐσφακέλισαν· παρὰ γὰρ πλευρὴν ἑκάστην, ἀπὸ πάντων τόνοι εἰσίν. Πολλοὶ δὲ καὶ αἷμα ἔπτυσαν, καὶ ἔμπυοι ἐγένοντο. Ἡ δὲ μελέτη, ἴησις, ἐπίδεσις, ὡς νόμος· διαίτης τὰ πρῶτα ἀτρεκέως, ἔπειτα ἁπαλύνειν· ἡσυχίῃ, σιγῇ· σχήματα, κοιλίη, ἀφροδίσια. Ἀτὰρ οἷς ἄναιμα, ἐπωδυνώτερα τῶν καταγνυμένων, καὶ φιλυποστροφώτερα χρόνοισιν· οἷσι δὲ καταλείπεται μυξῶδες, ὑπομιμνήσκει ἐν πόνοισιν. Ἴησις, καῦσις, τοῖσι μὲν ἀπ´ ὀστέου, μέχρις ὀστέου, μὴ αὐτὸ δέ· ἢν δὲ μεταξὺ, μὴ πέρην, μηδὲ ἐπιπολῆς. Σφακελισμός· καὶ τὰ ἔμμοτα πειρᾶσθαι· εἰρήσεται ἅπαντα τὰ ἐπεσιόντα. Ὁρατὰ, λόγοις δ´ οὐ μὴ, βρώματα, πόματα, θάλπος, ψῦχος, σχῆμα, ὅτι καὶ φάρμακα, τὰ μὲν ξηρὰ, τὰ δὲ ὑγρὰ, τὰ δὲ πυῤῥὰ, τὰ δὲ μέλανα, τὰ δὲ λευκὰ, τὰ δὲ στρυφνὰ, ἐπὶ ἕλκη, οὕτω καὶ δίαιται.

37. Τὰ δ´ ἀπὸ καταπτώσιος ἧσσον δύναται ἐξιθύνεσθαι· χαλεπώτερα δὲ τὰ ἄνω φρενῶν ἐξιθύνεσθαι. Οἷσι δὲ παισὶν, οὐ συναύξεται, ἀλλ´ ἢ σκέλη καὶ χεῖρες καὶ κεφαλή. Ηὐξημένοισιν ὕβωσις, παραχρῆμα μὲν τῆς νούσου ῥύεται, ἀνὰ χρόνον δ´ ἐπισημαίνεται, δι´ ὧνπερ καὶ τοῖσι νεωτέροισιν, ἧσσον δὲ κακοήθως. Εἰσὶ δὲ οἳ εὐφόρως ἤνεγκαν, οἷσιν ἂν ἐς εὔσαρκον καὶ πιμελῶδες τράπηται. Ὀλίγοι δὲ τουτέων περὶ ἑξήκοντα ἔτεα ἐβίωσαν. Ἀτὰρ καὶ ἐς τὰ πλάγια διαστρέμματα γίνεται· συναίτια δὲ καὶ τὰ σχήματα, ἐν οἷσιν ἂν κατακέωνται· καὶ ἔχει προγνώσιας.

38. Νόμος ἐμβολῆς καὶ διορθώσιος, ὄνος, μοχλὸς, σφηνίσκος, ἴπος, ὄνος μὲν ἀπάγειν, μοχλὸς δὲ παράγειν. Τὰ δὲ ἐμβλητέα ἢ διορθωτέα διαναγκάσαι δεῖ ἐκτείνοντα, ἐν ᾧ ἂν ἕκαστα σχήματι μέλλῃ ὑπεραιωρηθήσεσθαι· τὸ δ´ ἐκβὰν, ὑπὲρ τούτου ὅθεν ἐξέβη· τοῦτο δὲ, ἢ χερσὶν, ἢ κρεμασμῷ, ἢ ὄνοισιν, ἢ περί τι. Χερσὶ μὲν οὖν ὀρθῶς κατὰ μέρεα· καρπὸν δὲ καὶ ἀγκῶνα ἀπόχρη διαναγκάζειν, καρπὸν μὲν ἐς ἰθὺ ἀγκῶνος, ἀγκῶνα δὲ ἐγγώνιον πρὸς βραχίονα ἔχοντα, οἷον παρὰ τῷ βραχίονι τὸ ὑπὸ τὴν χεῖρα ὑποτεινόμενον. Ἐν οἷσι δὲ δακτύλου ποδὸς, χειρὸς, καρποῦ, ὑβώματος τὸ ἔξω διαναγκάσαι δεῖ καὶ καταναγκάσαι, τὰ μὲν ἄλλα ὑπὸ χειρῶν αἱ διαναγκάσεις ἱκαναὶ, καταναγκάσαι δὲ τὰ ὑπερέχοντα ἐς ἕδρην πτέρνῃ ἢ θέναρι ἐπί τινος· ὥστε κατὰ μὲν τὸ ἐξέχον ὑποκέεσθαι ὄγκον σύμμετρον μαλθακόν· κατὰ δὲ τὸ ἕτερον μὴ στορέσαντα χρὴ ὠθέειν ὀπίσω καὶ κάτω, ἤν τε ἔσω, ἤν τε ἔξω ἐκπεπτώκῃ· τὰ δ´ ἐκ πλαγίων, τὰ μὲν ἀπωθέειν, τὰ δὲ ἀντωθέειν ὀπίσω ἀμφότερα κατὰ τὸ ἕτερον. Τὰ δὲ ὑβώματα, τὰ μὲν ἔσω οὔτε πταρμῷ, οὔτε βηχὶ, οὔτε φύσης ἐνέσει, οὔτε σικύῃ· εἰ δέ τι, ἡ κατάτασις. Ἡ δὲ ἀπάτη, ὅτι οἴονταί ποτε καταγέντων σπονδύλων, καὶ τὰ λορδώματα διὰ τὴν ὀδύνην δοκέει ἔσω ὠλισθηκέναι· ταῦτα δὲ ταχύφυα καὶ ῥᾴδια. Τὰ δὲ ἔξω, κατάσεισις, τὰ μὲν ἄνω ἐπὶ πόδας, τὰ δὲ κάτω τἀναντία· κατανάγκασις δὲ σὺν κατατάσει, ἢ ἕδρῃ, ἢ ποδὶ, ἢ σανίδι. Τὰ δ´ ἔνθα ἢ ἔνθα, εἴ τι, ἡ κατάτασις, καὶ ἔτι τὰ σχήματα ἐν τῇ διαίτῃ. Τὰ ἄρμενα πάντα εἶναι πλατέα, προσηνέα, ἰσχυρά· εἰ δὲ μὴ, δεῖ ῥάκεσι προκατειλίχθαι· ἐσκευάσθαι πρὶν ἢ ἐν τῇσιν ἀνάγκῃσι, πάντα συμμεμετρημένως τὰ μήκεα, καὶ ὕψεα, καὶ εὔρεα. Διάτασις οἷον μηροῦ, τὸ παρὰ σφυρὸν δεδέσθαι, καὶ ἄνω τοῦ γούνατος, ταῦτα μὲν ἐς τὸ αὐτὸ τείνοντα· παρὰ δ´ ἰξύϊ, καὶ περὶ μασχάλας, καὶ κατὰ περίνεον, καὶ μηρὸν, τὰ μεταξὺ, τῆς ἀρχῆς τὸ μὲν ἐπὶ τὸ στῆθος, τὸ δ´ ἐπὶ νῶτον τείνοντα, ταῦτα δ´ ἐς τὸ αὐτὸ ἅπαντα τείνοντα, προσδεθέντα ἢ πρὸς ὑπεροειδέα, ἢ πρὸς ὄνον. Ἐπὶ μὲν οὖν κλίνης ποιέοντι, τοῦτο μὲν τῶν ποδῶν πρὸς οὐδὸν χρὴ ἐρεῖσαι, πρὸς δὲ τὸ ἕτερον, ξύλον ἰσχυρὸν πλάγιον παραβεβλῆσθαι, τὰ δὲ ὕπερθεν ὑπεροειδέα πρὸς ταῦτα ἀντιστηρίζοντα διατείνειν, ἢ πλήμνας κατορύξαντα, ἢ κλίμακα διαθέντα, ἀμφωτέρωθεν ὠθέειν. Τὸ δὲ κοινὸν, σανὶς ἑξάπηχυς, εὖρος δίπηχυς, πάχος σπιθαμῆς, ἔχουσα ὄνους δύο ταπεινοὺς ἔνθεν καὶ ἔνθεν, ἔχουσα δὲ καὶ κατὰ μέσον στυλίσκους ξυμμέτρους, ἐξ ὧν ὡς κλιμακτὴρ ἥρμοσται ἐς τὴν ὑπόστασιν τῷ ξύλῳ, ὥσπερ τῷ κατ´ ὦμον· καταγλύφους δὲ, ὥσπερ ληνοὺς, λείας ἔχειν, τετραδακτύλους εὖρος καὶ βάθος, καὶ διαλιπεῖν τοσοῦτον, ὅσον αὐτῇ τῇ μοχλεύσει ἐς διόρθωσιν· ἐν μέσῳ δὲ τετράγωνον καταγλυφὴν, ὥστε στυλίσκον ἐνεῖναι, ὃς παρὰ περίνεον ἐὼν περιῤῥέπειν τε κωλύσει, ἐών τε ὑποχάλαρος ὑπομοχλεύσει. Χρὴ δὲ, τῆς σανίδος [ἢ] ἐν τῷ τοίχῳ [τὸ ἄκρον] καταγεγλυμμένον τι ἐχούσης, τοῦ ξύλου ὦσαι τὸ ἄκρον, ἐπὶ δὲ θάτερα καταναγκάζειν, ὑποτιθέντα μαλθακά τινα σύμμετρα.

 

36. (Déviations de la colonne vertébrale, fracture des côtes et contusions de la poitrine). La déviation de l'épine en avant est dangereuse, cause к rétention de l'urine, к perle de sentiment ; la déviation en arrière n'amène pas d'ordinaire ces accidents, elle est beaucoup moins fâcheuse que la commotion de la colonne vertébrale sans déviation ; ces déviations sont à elles-mêmes к crise qui les juge; mais ces commotions se font sentir davantage au corps, et elles sont parmi les affections graves. Exemple analogue : la fracture des côtes cause rarement de la fièvre, un crachement de sang, un sphacèle, soit qu'il y ait une, soit qu'il y ait plusieurs côtes cassées, pourvu qu'elles le soient sans esquilles. Traitement simple; point de diète, si le blessé est sans fièvre ; bandage, suivant la règle; consolidation, en vingt jours; car ces os sont d'un tissu lâche. Mais la contusion de la poitrine amène des tubercules, de la toux, des plaies suppurantes et le sphacèle des côtes ; car à chaque côte sont des cordons qui proviennent de toutes les parties. Plusieurs même ont craché du sang et ont eu des empyèmes. Traitement ; fait avec soin; bandage, selon la règle; diète, sévère au commencement, puis alimenter; repos; silence; attitudes; ventre; plaisirs vénériens. Les cas même où il n'y a pas de crachement de sang sont plus douloureux que les fractures, et plus sujets à des récidives successives. Les blessés chez qui l'endroit lésé reste muqueux s'en ressentent quand le corps vient à souffrir d'ailleurs. Traitement : cautérisation ; quand la lésion est sur l'os, cautériser jusqu'à l'os, mais non l'os lui-même ; si elle siège entre deux, ne pas transpercer la paroi, sans cependant cautériser superficiellement. Sphacèle des côtes; essayer les tentes de charpie; tout ce qui se réfère à ce sujet sera exposé. C'est par les yeux et non par les paroles qu'il faut connaître : les aliments, les boissons, le chaud, le froid, l'attitude, ainsi que les médicaments, les uns secs, les autres humides, d'autres rouges, d'autres noirs, d'autres blancs, d'autres astringents, mis sur les plaies et concourant avec le régime.

37. (Déviations de l'épine par chutes). Les déviations de l'épine dues à une chute se réduisent rarement ; celles qui sont situées au-dessus du diaphragme sont les plus difficiles à réduire. Quand les déviations de l'épine sont survenues chez des enfants, le corps ne croît pas, à l'exception des jambes, des bras et de la tête. Chez un adulte, la déviation de l'épine, [par cause interne] délivre immédiatement de la maladie, mais avec le temps les mêmes accidents que chez les sujets plus jeunes se manifestent; néanmoins ces accidents sont moins fâcheux. Il est des individus qui ont porté sans en souffrir cette affection : ce sont ceux qui ont pris du corps et de l'embonpoint ; peu cependant ont atteint soixante ans. Il s'opère aussi des déviations latérales ; les positions qu'on prend au lit y contribuent; il y a des pronostics à porter.

38. (Idée générale des moyens de réduction). Moyens habituels de la réduction et du redressement : Le treuil, le levier, le coin, la pression ; le treuil pour écarter, le levier pour déplacer. Quand on réduit ou redresse, il faut opérer l'écartement par l'extension, pratiquée dans la position où les parties déplacées seront portées en face l'une de l'autre, c'est-à-dire la partie luxée en face du lieu d'où elle a été luxée : cela se fait ou par les mains, ou par la suspension, ou par les treuils, ou autour de quelque chose. Les mains s'emploient suivant les parties. Au poignet et au coude, il suffit de tirer : le poignet dans la direction du coude, le coude fléchi angulairement sur le bras, comme quand on porte le bras dans une écharpe. Lorsqu'il faut écarter et repousser en place la partie saillante dans les luxations des doigts du pied ou de la main, dans celles du poignet et dans les déviations de l'épine, il suffit, pour les parties autres [que l'épine], de les écarter avec les mains ; quant à les repousser à leur place, on les presse avec le talon ou la paume des mains sur quelque chose de résistant; un tampon d'un volume convenable, moelleux, sera placé sur l'os qui fait saillie, et, sans rien mettre sous l'autre os, on poussera en arrière et en bas, dans les luxations soit en avant, soit en arrière; dans les Luxations latérales, on pousse d'un côté, on repousse de l'autre côté, un os vers l'autre. Les déviations de l'épine en avant ne se réduisent ni par l'éternuement, ni par la toux, ni par l'injection d'air [dans les intestins], ni par une ventouse; l'extension seule a de l'action, si quelque chose en a; ce qui fait croire qu'on a réussi à les réduire , c'est qu'on prend pour une luxation une fracture de vertèbres, et , le blessé affectant une position cambrée à cause de la douleur, on s'imagine avoir affaire à une luxation en avant : ces fractures se consolident promptement, et ne sont pas dangereuses. Dans la déviation de l'épine en arrière, succussion, sur les pieds si elle siège en haut, sut la tète si elle siège en bas ; extension combinée avec la pression, qu'on exerce soit en s'asseyant, soit avec le pied, soit avec une planche. Dans les déviations latérales de l'épine, l'extension, si on veut tenter quelque chose; et de pins les attitudes jointes au régime. Les liens doivent être tous, larges, doux, forts ; sinon, on enveloppe préalablement la partie avec des chiffons; tout, avant qu'on ne mette le patient dans l'appareil, doit être préparé convenablement pour la longueur, la hauteur et la largeur. Extension, par exemple, pour la cuisse : mettre un lien h la malléole, en mettre un autre au-dessus du genou, ces deux liens tirant dans le même sens; mettre un lien autour des lombes, un autre autour des aisselles, un au périnée et à la cuisse dans l'entre-deux, et dont l'un des bouts sera conduit sur la poitrine, l'autre sous le dos, tous ces liens tirant dans le même sens et attachés à un bâton en forme de pilon ou à un treuil. Si on opère sur un lit, les pieds d'en haut ou ceux d'en bas seront fixés au seuil de la porte, dans les autres pieds on engagera une forte traverse en bois ; des bâtons en forme de pilon, qui s'élèveront au-dessus, serviront à l'extension et à la contre-extension, prenant un point d'appui soit contre le seuil et la traverse, soit contre des moyeux de roue enfoncés en terre, soit contre les échelons d'une échelle étendue en long. L'instrument commun des réductions de la cuisse (V.la figure p. 297) est un madrier de six coudées de long (2m,70), de deux de large (0»,90), épais d'un empan (0m,225), ayant à chaque extrémité un treuil bas, ayant aussi dans le milieu deux petits piliers d'une hauteur convenable, auxquels on adapte une espèce de traverse destinée à recevoir la pièce de bois qu'on place sous la jambe, comme sous le bras dans la taxation de l'épaule ; ce madrier aura des excavations semblables à des auges polies, profondes et larges de quatre doigts, laissant entre elles un intervalle suffisant pour l'action du levier dans la réduction. Au centre il aura une excavation quadrangulaire propre à recevoir un petit pilier, qui, étant contre le périnée, et empêchera le corps de descendre, et fera, si on lui laisse du jeu, l'office de levier. Quant à la planche [employée pour certaines réductions], on en place un bout en une excavation pratiquée à cet effet dans la muraille , et on pèse sur l'autre bout, après avoir disposé convenablement sur la partie quelque chose de moelleux. (V. p. 203 la fig.).

39.Οἷσιν ὀστέον ἀπὸ ὑπερῴης ἀπῆλθε, μέση ἵζει ἡ ῥὶς τουτέοισιν. Οἱ δὲ φλώμενοι κεφαλὰς ἄνευ ἕλκεος, ἢ πεσόντος, ἢ κατάξαντος, ἢ πιέσαντος, τουτέων ἐνίοισι τὰ δριμέα ἔρχεται ἀπὸ κεφαλῆς κατὰ τὰς φάρυγγας, καὶ ἀπὸ τρώματος ἐν τῇ κεφαλῇ, καὶ ἐς τὸ ἧπαρ, καὶ ἐς τὸν μηρόν.

40. Σημεῖα παραλλαγμάτων καὶ ἐκπτωμάτων, καὶ ᾗ, καὶ ὅκως, καὶ ὅσον διαφέρει ταῦτα πρὸς ἄλληλα. Καὶ οἷσιν ἡ κοτύλη παρέαγε, καὶ οἷσι νευρίον ἀπεσπάσθη, καὶ οἷσιν ἐπίφυσις ἀπέαγε, καὶ οἷσι, καὶ ὡς, καὶ ἓν ἢ δύο, ὧν δύο ἐστίν· ἐπὶ τουτέοισι κίνδυνοι, ἐλπίδες, οἷσι κακαὶ, καὶ ὅτε κακώσιες θανάτου, ὑγιείης ἀσφαλείης. Καὶ ἃ ἐμβλητέα, ἢ χειριστέα, καὶ ὅτε, καὶ ἃ οὒ, ἢ ὅτε οὔ· ἐπὶ τουτέοισιν ἐλπίδες, κίνδυνοι. Οἷα καὶ ὅτε χειριστέα καὶ τὰ ἐκ γενεῆς ἔξαρθρα, τὰ αὐξανόμενα, τὰ ηὐξημένα, καὶ ὅ τι θᾶσσον, καὶ ὅ τι βραδύτερον, καὶ ὅ τι χωλὸν, καὶ ὡς, καὶ οὔ· καὶ διότι καὶ ὅ τι μινυθήσει, καὶ ᾗ, καὶ ὡς, καὶ οἷσιν ἧσσον. Καὶ ὅτι τὰ καταγέντα θᾶσσον καὶ βραδύτερον φυόμενα, ᾗ αἱ διαστροφαὶ καὶ ἐπιπωρώσιες γίνονται, καὶ ἄκη τουτέων. Οἷσιν ἕλκεα αὐτίκα ἢ ὕστερον γίνονται· οἷσι καὶ ὀστέα καταγεῖσι, μείω, οἷσιν οὔ· οἷσι καταγέντα ἐξέσχεν, καὶ ᾗ ἐξίσχει μᾶλλον· οἷσιν ἐκβάντα [ἢ] ἄρθρα ἐξίσχει. Ἀπατῶνται, καὶ δι´ ἃ, ἐν οἷσιν ὁρῶσιν, ἐν οἷσι διανοεῦνται ἀμφὶ τὰ παθήματα, ἀμφὶ τὰ θεραπεύματα. Νόμοισι τοῖσι νομίμοισι, περὶ ἐπιδέσιος· παρασκευὴ, πάρεξις, κατάτασις, διόρθωσις, ἀνάτριψις, ἐπίδεσις, ἀνάληψις, θέσις, σχῆμα, χρόνοι, δίαιται. Τὰ χαυνότατα τάχιστα φύεται, τὰ δ´ ἐναντία ἐναντίως. Διαστροφαὶ, ᾗ κυρτοί· ἄσαρκοι, ἄνευροι, ᾗ τὸ ἐκπεσόν. Τὸ ἐμπεσὸν ὡς προσωτάτω ἔσται τοῦ χωρίου, οὗ ἐξέπεσεν. Νεύρων, τὰ μὲν ἐν κινήσει καὶ ἐν πλάδῳ, ἐπιδοτικά· τὰ δὲ μὴ, ἧσσον. Ἄριστον, ᾗ ἂν ἐκπέσῃ, εἰ ἐμπέσοι τάχιστα. Πυρεταίνοντι μὴ ἐμβάλλειν, μηδὲ τεταρταῖα, πεμπταῖα, ἥκιστα ἀγκῶνα, καὶ τὰ ναρκώδεα πάντα· ὡς τάχιστα ἄριστα, τὴν φλεγμονὴν παρέντα. Τὰ ἀποσπώμενα, ἢ νεῦρα, ἢ χόνδρια, ἢ ἐπιφύσιες, ἢ διιστάμενα κατὰ συμφύσεις, ἀδύνατα ὁμοιωθῆναι· διαπωροῦται ταχέως τοῖσι πλείστοισιν· ἡ δὲ χρῆσις σώζεται. Ἐκβάντων, τὰ ἔσχατα, ῥᾷον. Τὰ ῥᾷστα ἐκπεσόντα ἥκιστα φλεγμαίνει· τὰ δὲ ἥκιστα θερμαίνοντα, καὶ μὴ ἐπιθεραπευθέντα, μάλιστα αὖθις ἐκπίπτει. Κατατείνειν ἐν σχήματι τοιουτέῳ, ἐν ᾧ μάλιστα ὑπεραιωρηθήσεται, σκεπτόμενον ἐς τὴν φύσιν καὶ τὸν τόπον. ᾟ ἐξέβη, διόρθωσις· ὀπίσω ἐς ὀρθὸν καὶ ἐς πλάγιον παρωθεῖν· τὰ δὲ ταχέως ἀντισπάσαντα ἀντισπάσαι ταχέως ἤδη ἐκ περιαγωγῆς. Τὰ πλειστάκις ἐκπίπτοντα ῥᾷον ἐμπίπτει· αἴτιον φύσις, ἢ νεύρων, ἢ ὀστέων, νεύρων μὲν, μῆκος ἢ ἐπίδοσις, ὀστέων δὲ, κοτύλης ὁμαλότης, κεφαλῆς φαλακρότης· τὸ ἔθος τρίβον ποιέει· αἰτίη, καὶ σχέσις, καὶ ἕξις, καὶ ἡλικίη. Τὸ ὑπόμυξον, ἀφλέγμαντον.
 

39. (Sclérose de la voûte palatine, remarque sur les contusions du crâne.) La sortie d'un os de la voûte palatine cause l'affaissement du nez dans son milieu. La contusion de la tête sans plaie, soit par chute, soit par fracture, soit par compression, produit, dans quelques cas, l'écoulement d'humeurs âcres qui viennent de la tête dans la gorge ; et de l'endroit blessé de la tête il descend des humeurs dans le foie et dans la cuisse.

40.( Brèves remarques sur les déplacements des os.) Signes des déplacements des os et des luxations : par où, comment, combien ces déplacements diffèrent les uns des autres; à qui la cavité articulaire a été fracturée ; à qui le ligament a été rompu ; à qui l'épiphyse a été fracturée ; à qui et comment un ou deux os ont été fracturés dans les membres où il y a deux os; dans ces cas, dangers, chances mauvaises, lésions mortelles, lésions qui ne compromettent pas la vie. En quels cas il faut réduire ou manœuvrer et en quel temps, en quels cas il faut s'en abstenir et en quel temps ; dans ces cas, chances, dangers. En quels cas et en quel temps il faut toucher même aux luxations de naissance; les parties qui croissent, celles qui ont cru ; en quels cas la croissance est plus rapide, en quels cas plus lente, en quels cas le patient sera estropié et comment, en quels cas non ; pourquoi et quelle partie s'atrophiera; de quel côté, comment et chez qui l'atrophie sera moindre. Que les os fracturés se consolident plus vite ou plus lentement; de quelle façon les déviations et les callosités se forment; remèdes de ces lésions. A qui les plaies se forment en même temps que la fracture ou plus tard ; à qui les os fracturés se raccourcissent et à qui non ; à qui les fragments des os sortent à travers la peau, et par où ils font saillie davantage; à qui les extrémités articulaires des os percent les chairs. Quelles sont les causes des erreurs des médecins, dans ce qu'ils voient, dans ce qu'ils pensent sur les maladies, sur les traitements. Règles établies sur la déligation : préparatifs, présentation de la partie, extension, réduction, frictions, déligation, suspension dans une écharpe, position sur un plan, attitude, époques, régime. Les os du tissu le plus lâche se consolident le plus vite, les moins spongieux le plus lentement. Déviations, là où les os sont bombés ; atrophie des chairs et des tendons dans la partie non réduite. L'os luxé, réduit, sera tenu le plus loin du lieu où la luxation l'avait porté. Parmi les ligaments, les uns, étant dans le mouvement et dans l'humidité, cèdent, les autres, n'étant pas dans ces conditions, cèdent moins. Plus on réduit tôt une luxation quelle qu'elle soit, mieux cela vaut. Il ne faut pas réduire pendant la fièvre, ni le quatrième jour, ni le cinquième surtout le coude et tout ce qui cause des accidents soporeux. Le plus vite est le mieux, ayant laissé passer l'inflammation. Les parties arrachées, soit ligaments, soit cartilages, soit épiphyses, ou les parties qui ont subi une diastase dans les symphyses, ne peuvent se remettre dans leur état primitif; cela, dans la plupart des cas, se consolide promptement ; l'usage delà partie se conserve. Une luxation est d'autant moins grave qu'elle porte sur une partie plus éloignée du tronc. Les articulations qui se luxent le plus aisément, s'enflamment le moins. Les articulations luxées qui s'échauffent le moins et qui restent sans traitement après la réduction, sont les plus sujettes à la récidive. Pratiquer l'extension dans l'attitude où les os luxés seront portés le plus en face l'un de l'autre, en faisant attention à la conformation et au lieu; pratiquer la réduction par la voie qu'a suivie la luxation ; repousser directement ou latéralement; dans les luxations où le membre a subi une révolution rapide, faire exécuter au membre une révolution rapide en sens contraire. Les articulations qui sont les plus sujettes aux récidives se réduisent plus facilement ; la cause en est dans la nature des ligaments ou des os, des ligaments qui sont longs ou extensibles, des os dont la cavité est unie et la tête arrondie ; l'habitude crée une loge à l'os luxé : la cause en est dans l'état, dans la disposition, et dans l'âge. Ce qui est un peu muqueux ne s'enflamme pas.

41.  Οἷσιν ἕλκεα ἐγένετο, ἢ αὐτίκα, ἢ ὀστέων ἐξισχόντων, ἢ ἔπειτα, ἢ κνησμῶν, ἢ τρηχυσμῶν, ταῦτα μὲν ἢν αἰσθῇ, εὐθέως λύσας, πισσηρὴν ἐπὶ τὸ ἕλκος ἐπιθεὶς, ἐπιδεῖν ὡς ἐπὶ τὸ ἕλκος πρῶτον τὴν ἀρχὴν βαλλόμενος, καὶ τἄλλα ὡς οὐ ταύτῃ τοῦ σίνεος ἐόντος· οὕτω γὰρ αὐτό τε ἰσχνότατον, καὶ ἐκπυήσει τάχιστα, καὶ περιῤῥήξεται, καὶ καθαρθέντα τάχιστα φύσεται· νάρθηκας δὲ μήτε κατ´ αὐτὸ τοῦτο προσάγειν, μήτε πιέζειν· καὶ ὧν ὀστέα μὴ μεγάλα ἄπεισιν, οὕτω ποιέειν· ὧν δὲ μεγάλα, οὔ· πολλὴ γὰρ ἐμπύησις, καὶ ταῦτ´ οὐκ ἔτι οὕτως, ἀλλ´ ἀνέψυκται τῶν ὑποστασίων εἵνεκα. Τὰ δὲ τοιαῦτα ὁπόσα ἐξέσχε, καὶ, εἴ τε ἐμβληθῇ, εἴ τε μὴ, ἐπίδεσις μὲν οὐκ ἐπιτήδειον, διάτασις δὲ, σφαῖραι ποιηθεῖσαι, οἷαι πέδαις, ἡ μὲν παρὰ σφυρὸν, ἡ δὲ παρὰ γόνυ, ἐς κνήμην πλατεῖαι, προσηνέες, ἰσχυραὶ, κρίκους ἔχουσαι· ῥάβδοι τε σύμμετροι κρανίης καὶ μῆκος καὶ πάχος, ὥστε διατείνειν· ἱμάντια δὲ ἐξ ἄκρων ἀμφοτέρωθεν ἔχοντα εἰς τοὺς κρίκους ἐνδεδέσθαι, ὡς τὰ ἄκρα ἐς τὰς σφαίρας ἐνστηριζόμενα διαναγκάζῃ. Ἴησις δὲ, πισσηρὴ θερμή· σχήματα, καὶ ποδὸς θέσις καὶ ἰσχίου· δίαιτα ἀτρεκής. Ἐμβάλλειν τὰ ὀστέα τὰ ὑπερίσχοντα αὐθήμερα, ἢ δευτεραῖα, τεταρταῖα δὲ ἢ πεμπταῖα, μὴ, ἀλλ´ ἐπὴν ἰσχνὰ ᾖ. Ἡ δ´ ἐμβολὴ τοῖσι μοχλικοῖσιν· ἢ τὸ ἐμβαλλόμενον τοῦ ὀστέου, ἢν μὴ ἔχῃ ἀποστήριξιν, ἀποπρῖσαι τῶν κωλυόντων. Ἀτὰρ καὶ ὡς τὰ ψιλωθέντα ἀποπεσεῖται, καὶ βραχύτερα τὰ μέλεα.

42. Τὰ δὲ ἄρθρα, τὰ μὲν πλέον, τὰ δὲ μεῖον ὀλισθάνει· καὶ τὰ μὲν μεῖον, ἐμβαλεῖν ῥᾴδιον· τὰ δὲ πλέον μέζους ποιεῖ τὰς κακώσιας καὶ ὀστέων, καὶ νεύρων, καὶ ἄρθρων, καὶ σαρκῶν, καὶ σχημάτων. Μηρὸς δὲ καὶ βραχίων ὁμοιότατα ἐκπίπτουσιν.
 

41. (Des fractures compliquées de plaie. Extension continue). Une fracture peut être avec plaie, soit immédiatement, exemple par l'issue des os, soit plus tard, exemple par démangeaisons ou irritations. Dans ce dernier cas il faut, dès que vous vous en apercevez, défaire l'appareil, mettre du cérat à la poix sur la plaie, et faire la déligation en plaçant d'abord sur la plaie le chef de la bande ; du reste, comme s'il n'y avait pas de lésion en cet endroit j car c'est ainsi que la partie se dégonflera le plus, et que, avec le plus de promptitude, elle traversera la suppuration, se séparera du mort, se mondifiera et se cicatrisera. On ne mettra point d'attelles en cet endroit, et on ne comprimera pas. Ce mode de traitement est aussi celui des cas où de petites esquilles se détachent. Il n'en est plus ainsi quand de grosses esquilles doivent sortir: alors la suppuration est abondante, et les choses ne se passent pas de même ; mais il faut de l'air, à cause de la stagnation des liquides. Dans les cas où les os, ayant percé les chairs, comportent, soit qu'ils aient été, soit qu'ils n'aient pas été réduits, non le bandage roulé, mais l'extension continue (V. t. 3, p. 519), on fabrique des bourrelets semblables à ceux que portent les individus enchaînés. Un de ces bourrelets est mis auprès des malléoles, l'autre auprès du genou. Ils sont aplatis du côté de la jambe, moelleux et forts; ils ont des anneaux. On prend des baguettes de cornouiller, d'une longueur et d'une grosseur suffisantes pour exercer l'extension. Des liens tenant des deux côtés à l'extrémité de ces baguettes, seront attachés aux anneaux, de sorte que, les extrémités des baguettes étant fixées dans les bourrelets, l'extension sera exercée. Traitement : cérat à la poix, chaud ; attitudes, position du pied et de la hanche ; diète sévère. Réduire les os qui ont percé les parties molles, le jour même ou le second jour, mais non le quatrième ni le cinquième; dès lors, attendre que la partie soit dégonflée. La réduction se fait avec les leviers; si l'os à réduire n'offre pas de point d'appui, on résèque avec la scie la portion qui gêne. Suivant l'étendue des portions osseuses dénudées qui se détachent, le membre se raccourcit.

42. (Variétés des luxations.) Les articulations luxées se déplacent les unes plus, les autres moins. Les luxations moins étendues sont plus faciles à réduire ; les luxations plus étendues produisent de plus grandes lésions dans les os, les ligaments, les articulations, les chairs et les attitudes. Le fémur et l'humérus se luxent d'une façon très-semblable.

FIN DU MOCHLIQUE.

 
ν, ἢ περί τι. Χερσὶ μὲν οὖν ὀρθῶς κατὰ