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Anthologie grecque

APPENDICE ou SUPPLÉMENT D'ÉPIGRAMMES CONSERVÉES DANS LES AUTEURS ANCIENS OU SUR LES MARBRES

(Édition de Jacobs t. II, p. 747 : de Tauchnitz, t. III, p. 323.)

 

ÉPIGRAMMES ANONYMES.

98. (01) Messager de Proserpine, Minerve, quel est celui que tu conduis à la sombre demeure de Pluton ? - Un sort cruel a ravi le jour au jeune Ariston, âgé de sept ans, et le voici maintenant avec ses aïeux. - Impitoyable Pluton, tous les mortels ne sont-ils pas ton partage et ta récolte ? Pourquoi cueilles-tu les fruits qui sont encore verts (02) ?

99. (03) Il faut entrer dans un temple avec respect et pureté. Être pur, c'est avoir de saintes pensées.

100. (04) Berger, si, arrivé dans les plaines de Glitor, tu souffres de la chaleur et de la soif, ainsi que tes chèvres, puise à cette source et bois, et sur ces bords consacrés aux Nymphes arrête ton troupeau ; mais ne te baigne pas dans cette fontaine, de peur que ses eaux ne te fassent du mal, surtout si tu avais auparavant goûté au jus délicieux de la vigne. Oh ! alors, fuis cette onde : elle a le vin en horreur, depuis que Mélampe, qui a délivré les Proetides de leurs bachiques fureurs, y a jeté les restes de ses purifications mystérieuses, alors que d'Argos il vint pour les guérir dans les montagnes de l'âpre Arcadie.

101. (05) Je suis cette Sibylle (06), véridique interprète de Phaebus, réduite au silence sous ce monument de pierre, jadis vierge éloquente, maintenant muette à jamais ; la Parque inflexible m'enchaîne ici. Cependant par la faveur du dieu (07) que j'ai autrefois servi, je suis dans le voisinage des Nymphes et de ce Mercure.

102. (08) C'est moi (09), la malheureuse fille de Tibère et l'épouse de Maurice, tous les deux empereurs, moi, l'impératrice, mère de nombreux enfants (10), ayant montré par ma fécondité quels avantages résultent d'un grand nombre de princes, c'est moi qui repose (11) ici avec mes enfants et mon époux, victimes de l'ingratitude du peuple et des fureurs de l'armée. Plus infortunée qu'Hécube et que Jocaste, je suis le cadavre vivant de Niobé. Qu'ils aient tué le père, c'est déjà trop. Mais pourquoi ont-ils massacré sans raison des enfants qui n'étaient pas complices de la méchanceté des hommes ? La nouvelle Rome (12) ne se reposera plus à l'ombrage de nos rameaux ; car le tronc de l'arbre a été brisé par les vents de Thrace (13).

103. (14) Ce monument contient la cendre d'Héraclide que le cruel Pluton a ravi tout jeune au milieu de ses jeunes compagnons d'âge. Il venait à peine d'acquérir dans les exercices du gymnase les formes de la chaste adolescence, lorsqu'il a perdu l'aimable jeunesse et la vie ; il venait à peine d'accomplir le nombre charmant de seize années, lorsqu'il a laissé sa mère Smertomara dans le deuil et les larmes. 

104. (15) Personne ici-bas n'est immortel. Sévéra, Thésée, les Éacides en sont la preuve. La sage Sévéra, l'irréprochable fille de Strymonius repose dans mes flancs funèbres, et je m'en glorifie, car la terre ne porte point de femme qui lui ressemble, et aucune autre tombe sous le soleil n'en renferme une aussi vertueuse.

105. Sur la consécration d'Arien au cap Ténare. - (16) Sous la conduite des dieux, ce dauphin a sauvé des flots de la mer de Sicile Arion, fils de Cycles. 

106. (17) Ces boucliers (18), dépouilles des superbes Macédoniens (19) qui jadis ravagèrent l'opulente Asie et firent peser sur la Grèce le joug de la servitude ; ces boucliers, séparés maintenant des bras qui les portaient ornent les colonnes du temple de Jupiter (20).

107. (21)Voici une énigme : Un homme qui n'est pas homme, ayant vu sans y voir un oiseau qui n'est pas oiseau, perché sur un arbre qui n'est pas un arbre, lui lança sans l'atteindre une pierre qui n'est pas une pierre (22).

 108. Sur la statue d'Oxylus dressée dans l'agora des Éléens. - (23) Jadis se séparant du peuple autochthone de ce pays, Aetolus par de pénibles combats a conquis la terre des Curètes. Mais le dixième rejeton de la même race, Oxylus , fils d'Haemon, a fondé cette antique cité (24).

109. Sur la bibliothèque d'Apollodore. - (25) Si tu puises à ma source les connaissances de l'antiquité, tu apprendras les mythes les plus anciens sans avoir besoin désormais d'étudier les chants d'Homère, ni les poésies élégiaques, ni la muse de la tragédie, ni les maîtres de la lyre, ni les vers retentissants des cycliques. En me consultant, tu trouveras dans mes pages tout ce que l'univers renferme.

110. (26) Passant, sur les rivages de Sinuesse, regarde-moi, je suis Vénus qui, de nouveau, viens de sortir de l'écume des mers. Un temple resplendissant m'y a été construit par Éone (27), chère à Drusus et à son épouse, élevée dans leur palais. Grâce à elle, tout le pays ne respire qu'amour, que joie et bonheur. Elle a couronné mes murailles des treilles de Bacchus, et de larges coupes s'y remplissent de nectar. Au pied du coteau jaillissent, pour les bains, des sources que mon fils, en s'y baignant, échauffe de ses feux. Étrangers, ne passez pas sans vous arrêter auprès de Vénus qu'embellit encore le voisinage de la mer, des nymphes et de Bacchus.

111. (28) La ville de Cécrops a nourri d'illustres citoyens qui, sur les champs de bataille, dans l'histoire et dans la littérature, se sont élevés au premier rang. Parmi eux se distingue Dexippe, qui, ayant étudié la longue suite des temps, a exposé avec sincérité ce qu'il a vu lui-même et ce que les livres lui ont appris. Il a découvert toutes les sources de l'histoire, ce célèbre annaliste qui, par les innombrables yeux de l'intelligence, a vu les événements de tous les siècles. L'éclatante renommée qu'il s'est faite dans la Grèce a encore été relevée par les nouveaux hommages que lui ont attirés ses oeuvres historiques. Aussi ses fils reconnaissants ont élevé en marbre cette statue de leur illustre père (29).

112. (30) Le saut, le jet du disque et du javelot, la course et la lutte sont autant de jeux qui n'ont eu pour lui qu'un seul et même résultat [la victoire].

113. (31) Dites que ce bois est consacré aux Muses, en montrant les livres près de ces platanes ; nous en sommes les gardiens, et si un de leurs vrais amants vient ici, nous le couronnons de lierre.

114. (32) Lorsque Amphitryon était sur le point de conduire ici sa jeune épouse Alcmène, il choisit ce lit nuptial , ouvrage de Trophonius d'Anchasie et d'Agamède (33).

115. (34) Amphion, au son de sa lyre, a construit les murs de Thèbes ; et moi, dans l'intérêt de ma chère Illyrie, j'ai cultivé la musique. Par là, mes concitoyens semblent devoir obtenir le plus haut degré de la civilisation et des arts (35).

116. (36) J'excellai dans la danse et la musique, et je dressai des choeurs de danse et de chants. Anacus de Phigalie était mon joueur de flûte. Pour moi, je suis Bacchide de Sicyone ; et cette belle statue m'a été élevée pour honorer les dieux de Sicyone ma patrie.  

117. Sur l'application des ventouses. - (37) J'ai vu un homme coller de l'airain au moyen du feu sur un homme vivant, avec une telle adhérence qu'il en résultait une alliance par le sang.

118. (38) Les dieux n'ont pas soufflé d'intelligence dans l'homme qui souffle dans une flûte, ou bien en même temps qu'il y souffle, l'intelligence s'envole et s'évapore.

119. (39) Étrangers qui , dans la patrie des Ausones, venez voir la petite demeure terrestre d'un homme qui, fidèle adorateur de la pensée de Jupiter, démontra que, d'après sa volonté toute puissante, l’âme est immortelle et ne vieillit pas, en ayant pris à témoin dans un livre admirable le dieu Apollon, sachez-le bien, cet homme n'était pas un mortel. C'est pour obéir aux lois suprêmes de la nécessité que dans le silence du tombeau s'est terminée sa carrière ; mais il s'est dégagé de ses restes humains, et il est monté au séjour de Jupiter, ayant élevé ici-bas un autel à Apollon et aux Muses. Le médecin Asclépiade s'est ainsi élevé aux demeures des bienheureux, ayant laissé chez les morts le vide et la solitude (40).

120. (41) Que ta tombe toute récente, Vibius, se couvre de fleurs sans nombre. Point de ronces, point de bugrane, mais de la violette, de la marjolaine, de tendres narcisses. Qu'autour de toi il n'y ait que des roses. 

121. (42) Ceci (43) est un homme. Vois ce que tu es, ce qui t'attend. En présence de ton image, réfléchis à ta fin, et n'use de la vie ni comme ayant à vivre toujours ni comme devant mourir bientôt. Autrement, devenu odieux ou pauvre, tu seras un objet de risée et de moquerie.

123. (44) Insatiable Pluton, pourquoi m'as-tu si jeune cruellement ravi à ma famille ? pourquoi te tant presser ? La mort n'est-elle pas une dette que nous devons tous acquitter ?

123. (45) Je suis la nef Argo. Jason m'a consacrée au dieu des mers, après m'avoir couronnée de ses palmes isthmiques et néméennes.

124. (46) Ces archontes (47) qui, les premiers, ont commencé ces constructions (48), les ont consacrés à Mercure, obéissant ainsi aux décrets du Sénat et du peuple.

125. (49) Le dieu jaloux m'a enlevé. lorsqu'un léger duvet couvrait à peine mes joues. A dix-huit ans, je suis descendu chez Pluton. O ma mère, cesse de gémir, de pleurer. Pluton n'aime pas les lamentations.

126. (50) Enfant je goûtais à peine la vie, lorsque Pluton m'a enlevé. Je ne sais si c'est un bien ou un mal.

127. (51) Tu commençais à briller dans les gymnases de toute la vigueur de la jeunesse, de tout l'éclat de la beauté, lorsque ton père, ô Protarque, te déposa dans la tombe, et que cette sépulture reçut ta cendre. Auparavant l'infortuné vieillard avait pleuré le trépas prématuré de sa fille Isias. En proie à d'inconsolables chagrins, il fut accablé par un nouveau malheur : son épouse chérie (52) lui fut enlevée. Il a donc élevé ce monument de marbre, témoignage de son affliction ; car Pluton ne t'a laissé, ô vieillard, aucune de ces espérances qui soutiennent et consolent. 

128. (53) Thémistocle, par l'ordre d'Athènes, m'a élevé cette statue, à moi, Théodore, préfet de l'Achaïe,... Tu vois le préfet de l'Achaïe, Théodore, qui, par sa justice et son courage, a sauvé (54) les Grecs et leurs cités. En reconnaissance, Thémistocle lui a élevé dans Athènes une statue de pierre aux applaudissements des citoyens. Je prie le dieu, maître de ce monde, qu'il lui soit élevé une statue d'airain par ordre de l'empereur Théodose.

129. (55) Moi, Asbolus (56), qui brave la colère des dieux et des hommes, pendu aux branches effilées de ce pin résineux, je sers de pâture aux vieux corbeaux.

130. (57) Le fils de l'illustre Mithras, pontife de l'Asie, Lucius, que la belle Smyrne honorait comme juge de ses jeux, et qui réunissait les distinctions de la naissance, du savoir et de la sagesse, repose ici sous le sol ausonien, sous ce tertre, sous ce monument.

131. (58) Salut, terre illustre entre toutes les terres de l'immense Asie, magnifique Hiérapolis (59), que les Nymphes ont embellie de leurs plus limpides eaux.

132. (60)Aie bien soin d'éviter l'aspic, le crapaud, le serpent, les Laodicéens, et le chien enragé, mais surtout évite les Laodicéens.

133. (61) Le fils d'Atticus, Hérode de Marathon, dont tout ce qui reste est recueilli dans ce tombeau, jouit à tous les titres de la plus glorieuse renommée.

134. Sur les Naumachiques (traité de stratégie navale) composées par ordre de Basile, patrice et chambellan (62).- (63) O toi qui as appris dans les pages de l'histoire les arts merveilleux des Romains, l'organisation, les manoeuvres, les évolutions de la phalange et de la légion, des hoplites, de la cavalerie ; toi que nos glorieux empereurs ont choisi pour chef suprême de l'armée d'Italie, vainqueur de Khamvdas et des Arabes, si tu veux devenir habile dans la science navale, pour t'illustrer aussi par de mémorables exploits sur mer, lis attentivement les belles théories de ce livre et grave-les dans ton esprit. En-suite, ô Basile , pars, tu ravageras l'île de Crète et anéantiras la race et la puissance des Africains. 

135. Sur la consécration des Cypsélides à Olympie. - (64) Je suis ce colosse d'or forgé qu'a offert Cypsélus (65). Maudite soit la race des Cypsélides !

136. (66) Arrête un instant tes pas, et contemple le tombeau d'un enfant qui s'est envolé tout à coup loin des mamelles de sa mère. Il est allé chez les morts, laissant à son père une douleur qui n'aura pas de fin. Il avait vu deux fois cinq révoltions lunaires, et il était tel que fut Iacchus, ou l'audacieux Alcide, ou le bel Endymion.

137. (67) Bitto et Phænis, pauvres vieilles qu'ont unies (68) le travail et l'amitié, ici nous partageons la même couche ; toute, les deux de Cos, et d'une naissance illustre. O douce aurore où nous chantions devant une lampe les histoires des demi-dieux. 

138. Sur la statue en bronze d'Aratus. - (69) La prudence, le courage de ce grand homme, ses combats pour la Grèce, atteignent presque les colonnes d'Hercule. Aussi, par reconnaissance du rappel que nous te devons, pour prix de ton désintéressement et de ton équité, nous t'avons élevé cette statue (70), à toi notre sauveur, la plaçant sous la tutelle des dieux sauveurs, parce que tu as donné à ta patrie l'égalité des droits et une excellente constitution. 

139. (71) Cet autel, Aristote l'a dédié à Platon, à ce sage qu'il n'est permis qu'aux honnêtes gens de louer. Seul ou le premier, il a montré clairement par sa vie domestique, par sa méthode et ses écrits, comment l'homme parvient en même temps à la vertu et au bonheur. Mais maintenant il n'est plus donné à personne de recueillir de tels enseignements. 

140. (72) C’est le tombeau de Glaucias. Son jeune fils le lui a élevé en témoignage de sa piété filiale. O père infortuné , à peine as-tu vu ce fils qui devait embellir ta vie et non décorer ta tombe. Mais la fortune jalouse nous a rudement éprouvés : elle a plongé une vieille mère dans les larmes, elle a rendu veuve une épouse, elle a fait d'un fils un malheureux orphelin. 

141. (73) Dessin de Parrhasius, ciselure de Mys, je représente les malheurs de la sublime Troie, saccagée par les Éacides.

142. (74) Puissant fils de Saturne, Jupiter Olympien, accepte cette belle statue que t'offrent les Lacédémoniens, et sois-leur propice. 

143. (75) A la déesse Némésis et aux dieux (76) honorés dans son temple, Arrien a consacré cet autel.

144. (77) Je venais, moi Helladius , de dépasser ma deuxième année, lorsqu'une maladie violente m'a délivré des misères de la vie. 

145. (78) Cléadas a élevé dans sa demeure une statue au pieux hiérophante de Cérès et de Proserpine, à Erotius, illustre rejeton de la Cécropie, honorant ainsi son père auquel il a succédé (79) comme pontife des sanctuaires de Lerne. 

146. (80) Anthémion, fils de Diphile, a consacré ce cheval aux dieux, étant passé de la classe des mercenaires dans celle des chevaliers (81). 

147. (82) Cette terre recouvre à la fois deux Hippomédons, le fils et le père, tous deux morts ; le fils est placé à gauche de l'entrée, à droite est inhumé le vieux Hippomédon. Sur l'un et sur l'autre un tertre a été élevé par Hippodamie, mère de Peecilius, petit-fils et neveu de l'un et de l'autre. Celui-ci a réparé les tombes et les a entourées d'un mur, suprême hommage à la mémoire de son aïeul et de son oncle. 

148. (83) J'entrais dans ma dix-septième année, lorsque la Parque m'a emporté dans les demeures de Proserpine. Le sort, en effet, avait voulu que je ne fisse ici-bas qu'une course aux flambeaux ; il ne m'imposait pas la longue carrière de la vieillesse. Ainsi, moi Denys, dans la fleur de la jeunesse, et dans le cours d'études chères aux Muses, je suis arrivé chez Pluton. O mon père, ô ma mère, cessez vos douloureuses lamentations, car la Parque a récompensé ma piété (84) en abrégeant mes jours. 

149. (85) Sous ce portique tes concitoyens, Polyclès, ont placé ton image, appréciant tes services dans les conseils, ton courage dans les combats, ton patriotisme, et dans la conduite de la vie ta sagesse et ta prudence. Ni les années ni les siècles n'altéreront ta mémoire.

150. (86) Polyllus, fils de Polyllide, de Paeanée, a consacré cette image de Polystrate son frère-germain, témoignage immortel d'une vie mortelle.

151. (87) Regarde cette statue ; c'est celle d'un sage gouverneur (88). Seul, j'ai relevé cette cité (89) des Crétois, et l'on m'a placé près au sanctuaire de la Justice. Car je suis un juge plein de douceur pour les bons, terrible pour les méchants. Le vertueux Callinicus, obéissant à un décret de l'île, a élevé ce monument au deuxième soleil (90) de la terre d'Illyrie (91).

152. (92) Moi Sabine, ayant vécu vingt-six ans quatre mois onze jours, je gis dans ce tombeau avec ma mère qui m'a suivie entraînée par un amour de mère irrésistible et fatal.

153. (93) J'avais à peine vingt-sept ans, que la terre des morts me reçut dans son sein; et près de moi on a placé ma jeune soeur Hygie, âgée de sept ans. Elle n'avait pas son égale en douceur, en bonté.

154. (94) Si tu étais un mortel, comment les Muses ont-elles fait de toi un immortel, et renoué le fil des Parques, ô grand poète ? Et si tu étais un immortel, comment te compte-t-on au nombre des mortels ? Non, j'en atteste ton génie, il ne le fallait pas. Mais j'ai découvert la vérité. Comme l'évidence échappe, les hommes disent, ô divin Homère, que tu es un homme.

155. (95) Si tu m'aimes moi qui t'aime, deux fois merci. Mais si tu me hais, que tu sois haï autant que je t'aime.

156. (96) Je suis Néoptolème fils de Cressus. A moi l'un de ses trois fils, les habitants de Tlos (97) ont élevé une statue pour honorer mes armes, parce que, étant Pisidien (98), j'ai renversé les Arctanes, les Agrianes et les Galates, aussi nombreux que je les ai rencontrés.

157. (99) Je suis Charax, pontife de l'auguste sanctuaire de Pergame, sous les murs de laquelle le destructeur de villes, Achille, combattit jadis Télèphe, le vaillant fils du vaillant Hercule.

158. Sur la statue de Claudien. - (100) En élevant cette statue à Claudien, Rome et les empereurs ont glorifié le génie de Virgile et la muse d'Homère. 

159. Sur la statue de Démosthène. - (101) Si tu avais eu, Démosthène, autant de courage que d'éloquence, jamais le Mars de Macédoine n'aurait régné sur la Grèce. 

160. (102) O sort cruel, tu as réservé pour Atinia le deuil et les larmes, et bien mal récompensé sa piété : tu as mis au tombeau Rustique, son noble époux, et le petit Pompée à la mamelle, jouant sur son sein, sa mère Pompéia d'Argos, et Pudens le fils et Pudens l'aïeul. O morts de tous les âges ! L'aïeul avait vu trois générations; mais le petit-fils a été mis au cercueil sans connaître autre chose que les pleurs. 

161. (103) A la vue de cette merveille, célèbre en passant ici le génie d'Ammonius.... Là où l'on mourait de soif, il a amené une onde fraîche et limpide, et à travers bien des obstacles il a trouvé un passage pour les eaux. Ces eaux tombent en murmurant sur des rochers naguère calcinés par les feux du soleil ; elles ne s'arrêtent plus et elles invitent tous les voyageurs à rester avec confiance en ces lieux. Que d'actions de grâce sont dues à Ammonius qui, à la prière d'Ariste, a montré aux pauvres humains la source qui orne ce séjour ! 

162. Dans le temple d'Esculape à Panticapée, sur une urne d'airain brisée par la glace.- (104) S'il est quelqu'un qui ne croie pas ce qui arrive chez nous, qu'il l'apprenne en voyant cette urne de bronze, que le pontife Stratius n'a pas placée ici comme une belle consécration, mais comme un exemple des rigueurs de l'hiver. 

163. (105) De race patricienne et d'une famille consulaire, Plutarque, personnellement illustre par son intégrité et sa justice, a reçu des Mégariens que ses oeuvres immortelles ont remplis d'enthousiasme et d'admiration, les honneurs d'une statue de marbre. Partout on célèbre, on glorifie la renommée merveilleuse, l'équité parfaite du fils d'Évrius (106), que les habitants de la cité d'Alcathoüs (107) ont placé pour ses services et ses bienfaits dans le temple de Dicé.

164. (108) Du collège des quindécemvirs, grand prêtre d'Apollon, Crescens, et l'illustre Léontius, tous deux renommés pour leur sagesse, l'un venu de l'Orient, l'autre de l'Occident, ayant accompli ensemble des sacrifices en l'honneur de Rhée, la mère des dieux, suivant les rites augustes du criobole et du taurobole, ont dans les jours consacrés à la fête, élevé cet autel.

165. (109) Autrefois de cette ville (110), Ménesthée s'en est allé avec les Atrides, dans la glorieuse plaine de Troie. C'est lui qu'Homère (111) signale comme habile par excellence à disposer d'après une belle ordonnance les bataillons des Grecs. Il est donc tout naturel que les Athéniens soient appelés des ordonnateurs en fait de guerres et de combats.

166. (112)Ayant accompli sa vingt-sixième année, Abgare a été inhumé ici, suivant l'arrêt fatal des Parques. L'envie la plus inique a éteint sa vie à son aurore, et plongé dans le deuil sa famille et ses amis. Ce tombeau lui a été élevée par Antonin, son frère, comme lui petit-fils d'Abgare le feu roi.

167. (113) Les Athéniens combattant pour le salut des Grecs ont tué à Marathon neuf myriades de Mèdes (114).

168. (115) Les sauveurs de la populeuse Grèce ont consacré ce trépied d'or, après avoir délivré les villes de l'odieuse servitude [des Mèdes].

169. (116) Ici le héros Phytalus donna l'hospitalité à la vénérable Cérès ; et c'est alors que, pour la première fois, elle fit connaître le fruit divin appelé par les mortels du nom de figue. En mémoire de ce don, des honneurs immortels sont rendus à Phytalus.

170. (117) Ici je repose, épouse d'un homme illustre et honoré, d'Arius qui m'est bien cher, n'en ayant jamais aimé d'autre. D'après mes ancêtres on m'a appelée Publiana. Ils étaient de la famille des Scipions et à la tête de la noblesse. Veuve, tout le reste de mes jours s'est écoulé dans la solitude, et la mort prématurée d'enfants m'a coûté bien des larmes. Dans la vie. où j'ai eu tant de peines à supporter, les Muses seules m'ont procuré quelques consolations. 

171. (118) Dialogus, après avoir purifié ici son corps dans les flammes du bûcher, athlète et lauréat de vertu, est monté au séjour des dieux. Ici ses restes reposent inhumés dans le gymnase où se sont exercés son courage et sa sagesse. Ces restes, un peu de poussière les recouvre ; mais l'âme s'est dégagée de son corps, et c'est le vaste ciel qui la possède. 

172. (119) Agée de dix mois, je repose dans ce tombeau, que m'a construit Proclus mon père, originaire de la Syrie. Mon nom est Procla. La terre qui a reçu mes restes est ma patrie (120). 

173. (121) Placé dans le magnifique temple du puissant Jupiter, je suis une consécration du peuple de Samos. Lysandre, tes exploits, qui immortalisent ta patrie et Aristocrite, t'ont mérité le prix de la valeur.

174. (122) Asclépiade, ami dévoué, médecin excellent, qui avait même étudié à fond les sciences sacrées, réuni par la mort à son fils Vérus, est ici renfermé avec lui dans un seul et même tombeau. 

175. Sur Apollon Délien. Énigme. - (123) Je suis né sur un sol devenu visible (124) L'onde salée entoure ma patrie. Ma mère est fille du nombre (125).

176. Sur Sérapis.- (126) Les sept lettres voyelles (127) me célèbrent, moi le dieu grand, impérissable, le père infatigable de tous les êtres. Je suis la lyre indestructible de l'univers, qui donne le ton aux concerts harmonieux des sphères célestes.

177. (128) Un homme de bien, Carpus, ici, près de cette source qui ne tarit jamais, a consacré ma statue pour m'honorer, moi Hermès, le compagnon des Naïades. 

178. (129) Qui a dérobé Mercure le voleur ? Il est hardi, ce voleur qui s'en est allé emportant le dieu des filous. 

179. (130) L'impitoyable mort a enlevé le questeur Marcellus, le puissant gouverneur de toute la terre d'Hespérie (131). Brillant rejeton de la Grèce, il sut, à la grande satisfaction des Cyclades, rendre plus douce et plus supportable la condition des villes. Voilà pourquoi un ordre du sénat et de Pyrrhus (132) a fait élever près du sanctuaire de la Justice l'image de ce défenseur des lois.

180. Énigme. - (133) Il parle sans langue ; son nom ne change pas, mâle et femelle ; dispensateur des vents domestiques, tantôt velu, tantôt lisse, disant aux gens les plus intelligents des choses qu'ils n'entendent pas, et passant d'un ton à un autre ; il est un et multiple, il est invulnérable alors même qu'on le perce.

181. (134) Il est un être femelle qui garde ses enfants (135) dans son sein. Or ces enfants qui sont muets font entendre distinctement leur voix, tant à travers la mer houleuse que sur tout le continent, aux mortels à qui il leur plaît de s'adresser. Ceux qui sont absents peuvent l'entendre , et même ceux qui sont privés du sens de l’ouïe.

182. (136) Eurydice d'Hiérapolis a consacré cette [couronne] aux Muses, s'étant éprise d'un vif amour pour la science. Mère de jeunes enfants, elle étudia avec ardeur les lettres, gardienne des mots et des idées, pour apprendre à lire à ses enfants et les instruire. 

183. (137) Ces statues sont l'ouvrage d'Eutélidas et de Chrysothémis, Argiens, qui ont appris leur art de leurs devanciers.

184. (138) Toujours en train, ayant sans cesse ri, folâtré, entretenu ma gaieté par le chant et le vin, sans avoir causé de chagrin à personne, sans avoir lancé un propos railleur, mais n'ayant jamais cessé d'are l'ami des Muses. de Bacchus et de Cypris, ici je repose sur la terre italienne où je vins de l'Asie, et jeune encore me voilà chez les morts, moi Ménophile.

185. (139) On aurait dû, Ménandre, t'élever cette statue avec l'Amour à tes côtés : il fut le compagnon de ta vie, l'objet de ton culte ; et il est manifeste que tu portes toujours le dieu dans ton coeur, puisque même à présent quiconque voit ton image t'aime aussitôt.

186. (140) Ici les Mendéens m'ont consacré à Jupiter, le roi des dieux, comme prémices de guerre, après avoir réduit par la force les habitants de Sipté (141).

187. (142) Je suis une offrande des peuples de la Chersonèse, qui me dédièrent à Jupiter Olympien, lorsque, sous les ordres de Miltiade, ils eurent pris le fort d'Aratus.

188. (143) Dioscures de Sparte qui aimez les chars et les coursiers, glorieux fils de Tyndare, un descendant diluée, Titus [Flamininus], vous a fait un don magnifique, en gratifiant les enfants de la Grèce de la liberté (144).

189. (145) Ayant vécu comme il faut vivre, jugé excellent en tout, bien jeune encore il s'en est allé parmi les demi-dieux.

190. (146) Ici est inhumé Zoïle, le plus habile des archers. 

191. (147) Les Athéniens ont accordé ces honneurs aux généraux en souvenir de leurs services et de leur grand courage. Qui donc, même chez nos descendants, pourrait craindre de souffrir pour sa patrie (148), en voyant comme elle récompense ?

192. (149) J'ai purifié le temple de Mercure et les stations de la grande déesse (150) et de sa fille Proserpine, où Messène, dit-on, institua, en leur honneur, des jeux, par le conseil de Caucon (151), petit-fils de Phlyus ; et j'admire comment Lycus, fils de Pandion, la gloire de l'Attique, a porté à Andanie ces fêtes et ces mystères.

193. (152) Elle est douce à boire l'onde qui s'échappe de cette source ; mais de celui qui en boit l'intelligence se pétrifie.

194. (153) Cette terre-ci me renferme dans son sein, moi Théodecte de Phasélis, que les Muses d'Olympie ont comblé de leurs dons. En effet, dans treize concours sacrés de choeurs tragiques, on ceint mon front de huit couronnes immortelles.

195. (154) Ce tombeau renferme le jeune Caloccerus, depuis que l'âme immortelle a abandonné le corps de l'adolescent. Oui, ayant laissé là les soucis terrestres, elle a pris son essor vers le ciel de bonne heure, afin d'y monter pure des souillures de la vie. 

196. (155) Tu es venu, pour moi plus cher que la vie, ô toi (156) qui m'as délivré de la fièvre, des souffrances, et de l'odieuse goutte.

197. (157) Distinguée entre toutes tes compagnes par la jeunesse, la beauté, l'esprit, les talents, la modestie, tu as quitté ce monde, tu m'as fui, moi qui te chéris, qui te pleure, tu es partie sans jeter un dernier regard sur moi. Mais moi, je t'ai fait construire ce monument dans ma maison, afin que toute morte que tu es, je puisse encore te voir, chère Messis, dont le nom est pour moi plein de charmes, chère épouse que je n'oublierai jamais.

198. (158) A mon âge tu vois bien que je suis un enfant, et tu reconnais à mes attributs un Hercule. Je suis l'oeuvre de Félix , je suis aussi celle de Prodicus (159).

199. Contre les Éléens. - (160) Élis s'enivre et ment. Telle est la maison de chacun, telle est donc aussi la ville tout entière.

200. (161)A trente ans tu es arrivé, non sans être pleuré, Théodote, au terme de la route qu'atteignent tous les humains, et ta mère avec tes concitoyens se lamente à grands cris sur la tombe du prytane que les fêtes remplissaient d une sainte joie. Ce marbre apprendra aux passants combien sont fugitives et périssables les faveurs qu'accorde la fortune. Sois heureux avec ton père Sostrate, jusqu'à ce que je vous rejoigne (162) ; que chez les morts il jouisse bien de ton éclatante renommée ! 

201. (163) Certes ce fut une bien affreuse nouvelle pour ta patrie, pour la vaillante cité d'Amphiloques (164), d'apprendre que tu avais été renversé par la cavalerie illyrienne, et que tes compagnons avaient recueilli tes restes et les avaient inhumés dans cette île (165). Quand tu fus mort, Sinnas, tes fidèles amis ne t'oublièrent pas, ils allèrent t'enlever du milieu de la mêlée la plus sanglante, confiants dans leurs armes et dans leur courage ; et c'est en pleurant qu'ils t'ont rendu les derniers devoirs comme à un brave et digne concitoyen. 

202. (166) Ce bouclier qui regrette son jeune maître, le brave Cydias, a été par lui consacré à Jupiter ; il en arma pour la première fois son bras gauche, lorsque l'impétueux Mars s'élança sur les Gaulois. 

203. Sur la statue d'Epaminondas. - (167) Par mes conseils, la puissance et la gloire de Sparte ont été amoindries ; Messène, après bien des siècles, a recouvré ses enfants ; Mégalopolis, grâce aux armes victorieuses de Thèbes, s'est couronnée de murailles; et la Grèce tout entière a pu jouir de son autonomie et de sa liberté. 

204. (168) J'étais commandant de la flotte du Pont, fière de ses navires à six rangs de rames; illustre dans l'armée, on m'appelait Crispinus; pour patrie j'avais l'antique cité de Ravenne. Tu vois qui j'étais, et à quelle famille j'appartiens. Donc garde-toi bien de déposer personne dans cette sépulture ; tu encourrais pour cette indignité la peine des profanateurs de tombes, et tu aurais à payer deux mille deniers au fisc, et à la ville mille autres deniers. 

205. (169) Ils étaient certes d'un grand courage, ceux qui près d'Éïone (170), sur les bords du Strymon, apportant aux Mèdes la famine, l'épouvante et le carnage, les ont, les premiers, réduits au désespoir.

206. (171) Il était un sage, ce Chilon de Lacédémone qui disait : "Rien de trop ; tout vient à point à qui sait attendre. " 

207. (172) Mes parents pleuraient la mort d'Hygin, mon frère unique, lorsque je n'avais encore que cinq ans. Jeune fille, tendrement chérie, je grandissais dans ma famille ; mais j'arrivai, moi aussi, à l'affreuse cité de Pluton. Ma mère qui m'avait mise au monde éclata en sanglots (173), tandis que [mon père] Ariton ne cessait de crier (174) : "Adieu, Procla ma fille, adieu ! " 

208. (175) Objet de l'affection des dieux et des hommes, j'interpelle toujours celui qui s'approche par d'amicales paroles. Veux-tu connaître, passant, l'image que porte cette stèle ? c'est moi, c'est Thallusa que tu vois. Thallus mon père a placé ici pour ma mère ce souvenir qu'elle aime, reste consacré de vertu et de beauté (176). 

209. (177) Celle qui naguère se glorifiait de sa chevelure blonde, dont les yeux brillaient d'un éclat vif et pur, qui avait un visage blanc comme la neige, une bouche charmante, une voix suave et harmonieuse qui s'échappait de lèvres vermeilles à travers des dents d'ivoire, celle qui réunissait toutes les beautés, tous les mérites, la fille de la gracieuse Cilicis et du robuste Eutychide, à vingt ans Tryphéra repose sous ce marbre. Hermus, fils d'Aristomaque et d'Erinne (178), a élevé ce monument à la jeune et tendre épouse. 

210. (179) Plus séduisante que les Sirènes aux fêtes de Bacchus et dans les festins plus belle que Vénus elle-même, babillarde et gaie comme une hirondelle, ici je suis inhumée, moi Homonoée, ayant laissé dans les larmes Atimète à qui j'étais chère depuis l'enfance. Un sort bien inattendu a brisé cette intime amitié (180).

211. (181) Héraclée (182) est ma patrie ; Zeuxis (183) est mon nom. Si quelque artiste prétend avoir atteint les limites de notre art, qu'il se montre et qu'on le couronne.... mais je pense que nous n'avons pas le second rang.

212. (184) Cette terre couvre les restes d'Hérodote, fils de Xylée, le prytane ionien de l'histoire des anciens temps. Il était né parmi les Doriens ; mais obligé de se dérober à leurs sarcasmes, il a pris Thurium pour patrie.

213. Sur un poignard. - (185) Regarde-moi bien ; car j'étais réellement dans la grande citadelle d'Ilion, lorsque nous combattîmes pour la belle Hélène. Un fils d'Anténor, le prince Hélicaon me portait, et maintenant c'est le temple du fils de Latone qui me possède.

214. Sur une statue élevée à Homère par les Argiens. - (186) C'est le divin Homère dont la poésie magnifique fait la parure et la gloire de la Grèce entière, surtout des Argiens qui ont renversé Troie bâtie par les dieux et vengé le rapt de la belle Hélène. C'est pourquoi le peuple de la grande cité d'Argos lui a élevé ici cette statue et lui décerne les honneurs des immortels.

215. (187) C'est le tombeau du malheureux Icare dont la mort est toute récente. O tombeau, quelle glorieuse renommée de vertu tu renfermes ! Aucun disciple de la muse tragique, aucun maître de la lyre, aucun chantre d'épopée ne saurait te louer dignement, ne dirait ce que tu fus par l'intelligence et le coeur, comme tu étais beau par ta taille et par ta chevelure, combien de qualités tu avais acquises à l'égal d'un vieillard, quoique bien jeune encore. La fiancée que, moi ton oncle, j'élevais à ton intention, hélas ! hélas ! l'infortunée, Pluton nous l'enleva avant toi pour l'épouser. Nous n'avons pas chanté l'hymne nuptial. Eh bien ! seuls gardez tous deux l'aimable innocence (188) même aux enfers.

216. (189) Cette statue d'Isocrate, son fils Apharée l'a dédiée à Jupiter, honorant ainsi et le maître de l'Olympe et un père vertueux.

217. (190) Ayant représenté des pièces historiques avec des gestes aussi expressifs que la parole, habile dans les religieuses et poétiques danses de Bacchus, sympathisant avec les héros dont il jouait (191) les personnages, ayant fait briller la scène par de magnifiques représentations, ce mime, qui a laissé la réputation d'un merveilleux talent, repose ici accablé par l'âge ; car il n'est pas mort son art vit et fleurit par les succès de ses élèves.

218. (192) Le sénat et le peuple ont élevé cette statue au sage Eusèbe, préfet cher aux villes de l'Italie. 

219. (193) Étranger, arrête-toi en passant devant ce tombeau (194). C'est un adolescent qui t'appelle, cher à la divinité, affranchi de la mort, non marié, et par son âge semblable aux dieux d'Amyclée, sauveurs des nautoniers. Nautonier moi-même, je passai ma vie sur les flots. Mais dans ce tombeau que je dois à mes parents, je suis délivré des maladies, du travail, des soins et des fatigues. Car toutes ces misères, chez les vivants, sont l'attribut de l'humanité. Les morts, au contraire, sont divisés en deux classes, dont l'une retourne errer sur la terre, tandis que l'autre va former des danses avec les corps célestes (195). C'est de cette dernière milice que je fais partie, ayant Dieu pour chef.

220. (196) Étranger, je suis tout ce qui reste d'un palais, une colonne (197) qui jadis servait de soutien dans la demeure d'OEnomaüs ; et maintenant, près du temple de Jupiter, on me conserve entourée de ces liens, comme une ruine respectée. Les flammes de l'incendie ne m'ont pas endommagée. 

221. (198) Je suis l'épitaphe et le tombeau d'un mortel naguère chef de choeur, déplorant la brièveté de la destinée d'Eutychès. Il a bien pu par ses accents retenir dans les corps de ses semblables leurs âmes prêtes à s'envoler; mais lui, l'infortuné, il n'a pas pu persuader à la sienne de rester. 

222. (199) Chmrémon, lorsque sa ville natale eut été renversée par un tremblement de terre, accourut chez les Cantabres pour venir en aide à sa patrie. Il se jeta aux genoux de César (200), et obtint que la glorieuse Tralles (201) serait relevée et renaîtrait de ses ruines. En récompense, le conseil de la cité lui a décerné cette statue et l'a placée sur cet autel, afin qu'il fût honoré à l'égal d'un fondateur.

223. (202) L'empereur Claude (203) après un combat terrible, a généreusement accordé, suivant la loi de l'humanité, les honneurs funèbres à Auréolus (204). Il lui aurait volontiers aussi accordé la vie; mais l'esprit de l'armée, hostile aux traîtres, ne l'eût pas souffert. L'empereur, du moins, avec sa compatissante bonté et par respect pour des restes humains, a construit le pont d'Auréolus et son tombeau.

224. (205) Ici je repose, moi Claude Agathémère, médecin qui possédais l'art de guérir promptement toute sorte de maladie. Dans ce même tombeau, Myrtale, ma compagne, est inhumée, et tous deux nous habitons avec les âmes pieuses le séjour de l'Élysée.

225. (206) Vous qui passez, arrêtez-vous quelques instants devant l'urne qui contient ma cendre, et pleurez tous mon triste sort, pleurez l'infortunée sur laquelle se lamentent jour et nuit des parents au désespoir. Ils n'ont pas vu luire le jour de mon hymen, et nul à la porte de la chambre nuptiale n'a chanté la coupe à la main.

226. (207) Les Clitoriens (208) ont élevé cette statue à Jupiter pour la dîme du butin des nombreuses villes qu'ils ont prises. A ses belles proportions (209) on reconnaît l'oeuvre d'Ariston et de Téleste, frères et Lacédémoniens.

227. (210) Cléosthène, fils de Pontius d'Épidamne, m'a dédié, après avoir remporté le prix de la course des chars aux grandes fêtes de Jupiter.

228. (211) Cyrille a élevé ce monument à son fils Cléophore âgé de trois ans, que lui a enlevé la Parque impitoyable, lorsqu'il était encore au seuil de la douce vie. Ah ! s'il reste, cher enfant, quelque sentiment aux morts, que la terre te soit légère au séjour des âmes pieuses.

229. (212) Une stèle de pierre m'emprisonne. De la chambre nuptiale, des bras de mon époux, Pluton m'a subitement enlevée, moi Pella, en laissant à mon père, à ma mère, de bien douloureux souvenirs. 

230. (213) Vainqueur avec les éphèbes aux lampadophories, j'ai consacré ce flambeau, moi Eutychide, fils d'Eutychide, du dème d'Athmone. 

231. (214) Ce voile est celui de Laodice ; elle l'a envoyé de la divine Cypre à Minerve [de Tégée], sa patrie. 

232. (215) Ici sont inhumés les restes de Lucilla, mère de deux enfants. L'un est vivant et reste avec son père ; l'autre a suivi sa mère chez les morts. 

233. (216) Je suis le tombeau de Marcella. L'inscription te dira ce qu'elle était. Elle était récemment mariée, et elle avait vingt ans. Sa mère qui s'est occupée de ses funérailles a mis elle-même cette inscription (217), ayant au coeur une douleur immense. 

234. (218) Je suis la mère de Marcien et la fille de Démétrius. Que mon nom ne soit pas prononcé. Retirée du monde, lorsque les Cécropides me consacrèrent à Cérès et me firent son hiérophante, moi-même je l'ai enseveli, ce nom (219) dans un immense abîme. Je n'ai point initié aux mystères les fils de la Lacédémonienne Léda, ni le dieu qui a créé des remèdes pour toutes les maladies, ni le vaillant Hercule qui, pour Eurysthée, accomplit douze travaux périlleux ; mais j'ai initié l'arbitre de la terre et de la mer, le souverain maître des innombrables humains, Hadrien (220), qui répandait le bonheur et la richesse dans toutes les cités et plus particulièrement sur l'illustre Athènes (221). 

235. (222) Passant, ne souille pas la pureté de cette tombe, sinon tu ressentiras l'âpre colère de Pluton et de Proserpine, fille de Cérès. Mais, en passant auprès, dis : "Aratus, que la terre te soit légère."

236. (223) Ne passe pas devant cette inscription, étranger, sans t'arrêter ; écoute-moi, et ne te retire qu'après m'avoir entendu. Il n'y a pas de barques aux enfers, il n'y a pas de nautonier Caron, il n'y a pas d'Éaque porte-clef, il n'y a pas de chien Cerbère. Mais nous tous qui sommes là-bas morts, nous sommes devenus os et cendre, rien autre chose. J'ai dit. Va-t'en, passant, et au plus vite, de peur que, même mort, je ne te paraisse bien bavard.

237. (224) Ce tombeau renferme Ménophile, enfant qui a coûté bien des larmes. Cette image charmante des Grâces, un sort jaloux l'a ravie à l'amour de ses parents, et tel que vous le voyez [sur ce cippe], il n'a vécu que huit ans et cinq mois.

238. (225) Avant d'avoir goûté de la jeunesse, j'ai glissé de ce monde chez Pluton, laissant à tout jamais mes parents dans le deuil et les larmes. Infortuné, je n'ai pas même eu l'idée de la vie dont jouissent les mortels : je n'ai vécu que sept ans et deux mois, et pendant trois mois j'ai servi Bacchus comme initié à ses mystères. Mon père, ma bonne mère m'appelaient du nom d'Hérophile. Passant, tu sais qui j'étais. Je n'ai pas vécu.

239. (226) A Rhée la mère universelle, à ses divins enfants, à Attis (227) qui du haut des cieux voit tout, et qui dans chaque saison fait croître et mûrir les biens de la terre, a été élevé en commun cet autel par un initié aux cérémonies du criobole et du taurobole, du nom d'Apollodore (228).

240. (229) Démocrate a construit ce tombeau pour la belle Misis son épouse, afin de conserver son souvenir et comme un hommage à sa vertu.

241. (230) [Cette coupe], monument de victoire, a été offerte au dieu Neptune, sur les bords de l'Euxin , par le chef de la puissante Grèce, le fils de Cléombrote, Pausanias de Lacédémone, de l'antique famille d'Hercule.

242. Sur un trophée. - (231) Souvenir de guerre défensive et témoignage de victoire, les Delphiens m'ont offert et consacré à Jupiter et à Apollon, après que ces dieux eurent repoussé (232) les bataillons meurtriers des Mèdes et délivré le temple couronné d'airain.

243. Sur des statues près de l'Hippodamium en Élide.- (233) Nous sommes un monument de la piété des Apolloniates, qu'Apollon établit jadis sur les bords du golfe Ionien. Après avoir conquis le pays des Abantides et la ville de Thronium, ils nous ont planées ici pour la dîme du butin.

244. (234) Modèle de vertu, victime du sort, nom chéri, Chresté, dont la sainte pudeur a été dignement appréciée, se repose de ses labeurs ici, sous ce tertre, ayant abandonné son âme aux souffles du ciel, naguère mortelle et maintenant en commerce avec les dieux. Amis et parents ne l'oublieront jamais. Son époux Épaphras (235), citoyen d'Alexandrie, a élevé ce tombeau pour honorer sa sage et glorieuse compagne. Chresté, aie courage et confiance : la mort nous réunira bientôt (236).

245. Sur l'autel d'Apollon Pythien à Athènes. - (237) Pisistrate, fils d'Hippias, a placé dans le temple d'Apollon Pythien ce souvenir de son archontat.

246. (238) Tu vois le magnifique tombeau d'un ministre (239) de Cérès, d'un sage glorieusement honoré, qui révélait aux initiés les rites nocturnes et les mystères d'Eumolpe, avec un accent plein de charmes, qui de plus ne tremblait pas en présence des ennemis, et qui sauva les Cécropides des infâmes liens des barbares. O bienheureux, celui que le peuple reconnaissant a couronné I...

247. (240)Ayant dans le cœur le souvenir de l'épouse que l'impitoyable mort m'a ravie, moi son époux, vivant encore, je l'ai esquissée sur ce cippe telle qu'elle était, ô passant. D'abord sa taille et ses traits rappelaient la belle Aphrodite ; elle avait de plus une âme simple et franche. Elle était vertueuse et fort attachée à tous les commandements de Dieu ; jamais elle ne les transgressait en rien. Elle était charitable et généreuse envers les indigents. D'esclave elle était devenue libre et maîtresse. Elle a eu trois enfants, deux fils et une fille ; et lorsque sa fille voyait la onzième aurore, elle a quitté la vie sans regret. Après sa mort elle eut l'incroyable beauté de l'Amazone (241), au point d'inspirer, morte, plus d'amour que vivante. Marciana Hélicé vécut ainsi vingt années, et c'est alors qu'elle fut déposée sous les sombres dalles de ce tombeau.

248. (242) La Parque et le Léthé m'ont entraînée dans la demeure de Pluton, avant que j'eusse connu les nœuds de l'hymen et la couche nuptiale. Pure et intacte, j'ai quitté la lumière du soleil. 

249. (243) Lutteur, moi Chilon de Patras, j'ai vaincu deux fois à Olympie et à Pytho, trois fois à Némée, quatre fois sur la plage de l'Isthme. Mais j'ai reçu la mort dans un combat, et mes concitoyens d'Achaïe m'ont enterré ici, pour honorer mon courage.

250. (244) Les Thraces ont inhumé ici le serviteur des Muses, Orphée que le puissant Jupiter tua d'un trait de sa foudre, le fils chéri d'Oeagre l'instituteur d'Hercule, le bienfaiteur des hommes qui leur révéla l'écriture et la poésie.

251. Sur un fils de Calliope et de Satyrus. - (245) Calliope, penchée sur le tombeau de son fils Alexandre, y verse un torrent de larmes (246). Elle l'a déposé sous ce tertre bien jeune et sans enfant : à peine avait-il vingt-sept ans, lorsqu'il quitta la vie. Il était savant, habile à tirer de l'arc, et il s'en était heureusement servi contre des pirates. Passant, ne t'arrête pas davantage, dis adieu à cet habitant de Corcyre, au fils vaillant du brave Satyrus.

252. Sur le tombeau de M. Sempronius Nicocrate. - (247) Je fus autrefois musicien, poète, cithariste, et surtout acteur ambulant. Ennuyé, fatigué par de nombreux voyages sur terre et sur mer, je me suis fait marchand de belles femmes. Ayant reçu du ciel la vie comme un prêt, je l'ai rendue, après avoir accompli mon temps ; et depuis que je suis mort, les Muses gardent ma cendre.

253. (248) Cette eau de Dium est une douce boisson : lorsque tu en auras bu, tu seras délivré de la soif, et tu ne tarderas pas non plus à l'être de la vie.

254. (249) Éverge de Naxos, fils de Byzès , qui le premier fabriqua des tuiles de marbre, m'a dédié aux enfants de Latone.

255. (250) Les Lacédémoniens et leurs alliés ont consacré à Jupiter ce bouclier d'or pour la dîme du butin fait sur les Argiens, les Athéniens et les Ioniens, qu'ils ont vaincus à Tanagre (251).

256. (252) Ce temple somptueux du tout puissant Sérapis et la statue du dieu resplendissante de ses rayons d'or ont été élevés par le desservant Dioscore et par l'épouse de Cyrille, uniquement occupée du culte des dieux, et par deux autres membres de cette famille qu'unissent une même piété et le dévouement aux illustres fonctions de néocore.

257. (253) Étranger, on m'a mis dans ce tombeau tout enfant, et quand tu verras sur ce cippe de marbre ce que j'ai souffert dans la courte durée de ma vie, peut-être verseras-tu des larmes. Aussitôt que du sein de ma mère les heures m'eurent amené à la lumière du jour, mon père me prit à terre dans ses bras, plein de joie et de bonheur ; il me lava et m'enveloppa lui-même dans des langes. Il adressa aux immortels une prière qui ne devait pas être exaucée, car les Parques auparavant avaient statué sur mon sort. Mon père m'éleva en me donnant ma mère pour nourrice, et je grandissais, florissant de santé et chéri de tous ; mais l'arrêt des Parques ne tarda pas à s'accomplir. Elles me clouèrent au lit par un mal cruel dans la région des reins (254). Mon père avec persévérance me soigna seul, me guérit, et par cette guérison crut avoir changé ma destinée. Ce ne fut pas pour longtemps : une autre maladie bien plus dangereuse me saisit, bien plus funeste que la première ; car la carie envahit les os de mon pied gauche. Des amis de mon père me firent des incisions, et me retirèrent du pied des esquilles. Que de peines, que de chagrins je donnais à mes parents ! Je guéris encore de cette maladie comme de la première. Mais les Parques qui avaient présidé à ma naissance n'étaient pas de cette manière satisfaites : elles m'envoyèrent de nouveau une affection du ventre ; mes entrailles se gonflèrent, la consomption m'épuisa, et bientôt les mains de ma mère me fermèrent les yeux. Voilà ce que j'ai eu à souffrir pendant ma courte existence, et j'ai laissé mes parents se consumer dans les larmes, infortuné ! et trois soeurs languir dans l'attente des couronnes nuptiales.

258. (255) Échembrote d'Arcadie a dédié [ce trépied] à Hercule, après avoir remporté le prix aux jeux des Amphictyons en chantant aux Grecs des odes et des élégies.

259. (256) Les Nymphes des fontaines m'ont enlevée par honneur de ce monde, lorsque j'étais toute petite enfant, n'ayant pas encore deux ans accomplis. J'avais nom Philésia, et ma famille était d'Ausonie (257).

260. (258) Moi Cassiodore, j'ai quitté le lit splendide d'une épouse en pleurs et la demeure de parents désolés pour la couche dure et ténébreuse de Pluton, à l'âge de vingt-quatre ans ! Un mal imprévu m'a enlevé ; et je laisse sous le soleil une toute petite fille, une fille unique.

261. (259) La nuit de l'éternel sommeil a éteint le flambeau de ma vie, en me délivrant des maladies douloureuses et en me procurant avec l'oubli un doux repos. Mon âme semblable à un souffle s'est envolée de la terre (260)vers le ciel, emportée sur l'aile légère des brises ; et m'approchant toujours, me voilà dans le palais des dieux immortels ; là, dans les demeures célestes, je vois la lumière de l'aurore. De par Jupiter, je suis admis près des dieux, sur la présentation de Mercure qui m'a introduit par la main dans le ciel, avec distinction, et m'a procuré l'insigne honneur d'habiter avec les bienheureux dans le ciel étoilé et de m'asseoir sur les sièges d'or au milieu d'amis. Oui, auprès des trépieds et aux tables d'ambroisie, convive heureux, c'est comme un ami que les dieux me regardent, le père et le maître des dieux me souriant de son regard olympien (261). Avec une coupe d'or je fais une libation de nectar aux dieux....

262. (262) Elle vivra dans la mémoire des hommes, la digne épouse Xanthippe qu'Aquilas a honorée d'un autel. Il avait dénoué sa ceinture de vierge, il avait eu la fleur de son amour. Que ce bonheur a prématurément cessé ! Car ayant à peine vécu trois ans en sus de vingt, Xanthippe a quitté le séjour de la lumière pour la mort. 

263. (263) Étranger, je suis Philétas. Les sophismes captieux et les profondes méditations nocturnes ont causé ma mort. 

264. (264) Cléobis et Biton, ayant pris le joug sur leurs propres épaules, conduisirent leur mère au temple de Junon. Combien on porta envie au bonheur de cette mère qui avait de si pieux enfants ! Elle, joyeuse et fière, invoqua la déesse et lui demanda d'accorder à ses fils le plus grand bonheur que puissent obtenir des mortels, parce qu'ils avaient honoré leur mère. Tous deux s'endormirent, et, jeunes, cessèrent de vivre, attendu que c'est ce qu'il y a de meilleur et de plus heureux.

265. Énigme sur la corolle cotonneuse du chardon. - (265) Je te connais; étant jeune, tu es pesant ; mais, devenu vieux, tu voles légèrement sans aile et tu couvres la terre.

266. (266) Ces guerriers ont pris les armes pour leur patrie et repoussé les insultes de l'ennemi. Combattant avec courage, avec héroïsme (267), ils n'ont pas sauvé leur vie, mais ils ont pris pour arbitre commun Pluton, se dévouant à la cause des Grecs, afin qu'ils ne subissent pas le joug honteux de la servitude. La terre de la patrie renferme en son sein les ossements du plus grand nombre de ces braves, puisque tel est pour les mortels l'arrêt de Jupiter. Il n'appartient qu'aux dieux de ne faillir jamais et de réussir toujours. Mais nul parmi les hommes ne peut se soustraire aux Parques. 

267. (268) Oebotas que tu vois , fils d'Oenias, Achéen, par sa victoire du stade a rendu Palia (269) sa patrie plus illustre.

268. (270) Vous qui habitez le séjour souterrain du Styx, divinités bienfaisantes, recevez-moi dans l'enfer, moi l'infortuné qu'un arrêt des Parques n'a pas enlevé à la terre, mais qui violemment, par une mort soudaine, péris victime d'une injuste haine. Tout récemment le maître m'avait accordé quelque faveur, tout récemment aussi la barbe ombrageait mon menton, et c'est avant d'avoir accompli ma vingtième année qu'en gémissant je cesse de voir la lumière. Hypate est mon nom. Je supplie encore mon frère et mes malheureux parents de ne plus me pleurer.

269. (271) J'entrais dans ma dix-huitième année, et je venais d'étudier les oeuvres des rhéteurs, lorsque dans la belle Lesbos une violente maladie m'emporta, et je n'ai plus revu le délicieux pays d'Éphèse. Mon frère, avec beaucoup de peine, n'a rapporté à mes parents sur un vaisseau rapide que le deuil et le désespoir ; car j'habite la demeure sacrée des héros, bien loin des bords de l'Achéron. C'est là qu'aboutit la vie des hommes d'élite. 

270. (272) C'est vraiment un miracle de ton génie, Auxentius, d'avoir construit pour les eaux impétueuses et glacées (273) du Cydnus un monument indestructible, aux fondements d'airain, par-dessus lequel tu as frayé au fleuve une large voie que d'autres avant toi n'avaient pas établie assez solidement pour la masse des eaux. Grâce à toi, le fleuve est encaissé sur des arcades où il coule à pleins bords et plus calme. Tu as eu la constance de terminer toi-même ce pont d'après les ordres d'un prince illustre, et par là tu as acquis dans l'avenir une gloire pareille à celle des maîtres qui avaient jeté des ponts sur le Nil à son embouchure. (274).

271. (275) Moi Oppien (276), j'ai acquis une renommée glorieuse ; mais l'arrêt jaloux des Parques m'a enlevé à la terre, et le cruel Pluton, tout jeune que je suis, a mis la main sur moi, l'interprète des Muses. Si le sort moins envieux m'eût permis de rester de longues années parmi les vivants, il n'y a pas de mortel qui dit obtenu une gloire comparable à la mienne.

272. (277) Les Mégariens m'ont ici élevé, moi magnifique tombeau, à la mémoire du vaillant Orripe, sur la foi d'un oracle de Delphes. C'est lui qui fit restituer à sa patrie de très longues parties de frontières, après des ravages exercés sur beaucoup de points par l'ennemi. Le premier aussi de tous les Grecs il fut couronné, nu, à Olympie, où les précédents athlètes étaient ceints d'une courte tunique. 

273. (278) Ma chair et mes os se sont pourris sur des roches aiguës que battaient les flots de la falaise ; mais mon âme habite les demeures éthérées. C'est par le complot d'hommes pervers que j'ai subi cette mort. 

274. Clécetus fit mettre à Athènes sur une statue qu'il avait faite : - (279) Je suis l'ouvrage de Cléeetus, fils d'Aristoclès, qui le premier imagina l'aphésis d'Olympie (280).

275. (281) L'inscription qui est sous tes yeux te dit qui je suis et de qui je suis. Au sujet de mon triste sort toute la population a pleuré. Je n'avais pas eu le soin de jeter sur mes épaules un manteau, et cet oubli a causé ma mort.

276. (282) Tu n'es pas mort victime des caprices de la Fortune aux balances trompeuses, toi qui avais évité les chances funestes et odieuses des combats. C'est en.... que la mort t'a atteint, comme un des hommes presque égaux aux dieux des anciens âges. Aussi Alexandre, pour honorer son guide dans les voies de la sagesse, t'a élevé cette statue qui te signale à tous comme un dieu.

277. ÉNIGME. - (283) Il n'est ni mortel, ni immortel ; mais il tient de l'un et de l'autre, de sorte qu'il ne vit ni comme homme , ni comme dieu ; mais il est toujours produit de nouveau pour disparaître chaque fois. Il est invisible, et cependant chacun le connaît (284). 

278. (285) Tu n'es pas morte, Proté, tu es passée dans un séjour meilleur, et tu habites les îles des bienheureux au milieu des festins. Là, dans les champs élyséens, tu danses, parmi les fleurs, loin, bien loin de tous les maux. L'hiver ne t'attriste pas, ni la chaleur ni la fièvre ne te tourmentent, tu ne connais ni la faim ni la soif. La vie de ce monde ne t'inspire plus aucun regret. Car tu vis en ce moment dans la pure lumière de l'Olympe près de l'Être suprême.

279. (286) Ce n'est point mon habitude de dire ma patrie ni mon nom ; mais aujourd'hui, en considération d'Élien, je dirai tout clairement : Ma patrie, c'est toute la terre, et l'on dit qu'Homère est mon nom. L'Iliade, l'Odyssée ne sont pas de moi ; ces poèmes sont l'oeuvre des Muses.

280. (287) Je n'étais pas, je fus ; j'étais, je ne suis plus. Voilà ! que si quelqu'un tient un autre langage, il ment.

281. (288) Roi de tous les dieux, immortel Anubis, salut ! Salut à ton père, l'auguste Osiris à la couronne d'or, le même que Jupiter, fils de Saturne, et que le grand et puissant Ammon, le même que le souverain du ciel, Sarapis, à la haute intelligence ! Salut à sa mère, la divine Isis aux mille noms, que mit au monde Uranus, fils de la nuit, sur les flots aplanis de la mer, et qu'Erèbe éleva pour être la lumière de tous les hommes, vénérable déesse qui tient le sceptre de l'Olympe et qui règne sur toute la terre et sur la mer immense.

282. (289) Fils de Maïa, ô dieu qui résides sur les monts Tallaeens (290), Mercure, reçois avec bonté cette libation et ce sacrifice, que Sallonius Minas t'offre de ses domaines honnêtement acquis, en témoignage de sa pieuse affection. Autrefois avec son épouse, lorsqu'elle voyait la lumière du jour, chaque année, il honorait ces lieux qui te sont consacrés ; au lieu de cela, depuis une année entière que la compagne de sa vie, sa chaste épouse, est morte, dans son affliction il a négligé ton culte ; mais sachant bien que ces honneurs te sont dus, il vient de t'offrir un double sacrifice. Et toi, ô tout-puissant Hermès, conserve-lui la santé, afin qu'à l'avenir il honore constamment tes autels.

283. (291) Qu'après avoir déployé la voile, on invoque pour guide, et patron Jupiter qui fait souffler en poupe les vents propices ; et soit qu'on navigue vers les Cyanées où Neptune fait tournoyer sur des bas-fonds de sable des flots monstrueux, soit qu'on cherche à revenir dans les parages plus calmes de la mer Égée, qu'on parte avec confiance après avoir jeté des gâteaux sacrés au pied de cette statue. C'est le fils d'Antipater, Philon, qui a élevé ici cette statue d'un dieu toujours accessible aux prières des marins, en témoignage de sa reconnaissance pour une heureuse navigation.

284. Sur Pythagore de Samos le lutteur. - (292) Ce Pythagore de Samos, fils de Cratès, est venu à Olympie, pour y combattre au pugilat avec les enfants, enfant lui-même.

285. Sur la statue de Marcellus dans le temple de Minerve à Linde. (293) - (294) Passant, tu vois ici Marcellus, de l'illustre famille Claudia, qui fut pour Rome sa patrie un astre tutélaire ; qui mérita sept fois (295) la pourpre du consulat, et qui abreuvait les champs de bataille du sang des ennemis. 

286. Sur Ménandre. - (296) O poète chéri ! je n'ai pas tort de te mettre en face ,et sous le regard de ce buste d'Homère, puisque l'habile grammairien Aristophane (297) excellent juge de vos écrits, t'a déjà placé le second, et tout de suite après ce grand génie. 

287. (298) Cruel Pluton qui règnes aux enfers, tu as enlevé une jeune fille de cinq ans, qui faisait les délices de tout le monde ; tu l'as détachée de sa tige comme une rose qui parfume le printemps et qui ne voit pas l'automne. Mais allons, quoique Alexandra, cette aimable enfant, ait été chérie, cessez vos gémissements et ne versez plus de larmes. Avec tant de grâces et de beauté, il était naturel qu'elle habitât l'Ether avec les dieux immortels. Ajoutez foi à mes discours; car ce n'est point la mort, ce sont les Naïades qui ont enlevé l'autre jour cette belle enfant.

288. Contre les philosophes. C'est une kyrielle d'invectives en douze mots très laborieusement complexes qui décomposés, signifient : (299) Des gens qui froncent avec orgueil le sourcil, dont le nez se rejoint avec le menton, qui nourrissent une épaisse barbe de bouc, des écornifleurs de plats, des gueux qui se drapent dans des haillons, des va-nu-pieds jaunes comme de l'huile, des hypocrites qui mangent en cachette, des coureurs de nuits, des corrupteurs de la jeunesse, des éplucheurs de syllabes, des fous qui prennent le masque de la sagesse, des fanfarons de vertu.

289. (300) Je suis mort bien petit enfant. Une terre amie (301) me recouvre, et sur ma tombe ont pleuré toutes nos connaissances. J'ai laissé à mon père, à ma pauvre mère, un grand chagrin ; je leur ai donné (302) l'affreux vêtement du deuil. Que si tu désires savoir qui je suis, quelle est ma famille, quel est mon nom, je me nomme Electus ; j'ai eu Pallas pour mère, pour père Taygète. J'avais cinquante-sept mois et vingt jours.

290. (303) Mes parents ont coupé leurs cheveux, ont versé des larmes (c'est l'honneur des morts) sur la tombe insensible de leur enfant : mon âme s'était envolée au séjour des justes. On m'appelait Nédimus, le fi s d'Italicé, ne sachant rien encore et doux comme ce nom (304). Il n'y a pas longtemps, je n'étais pas, puis je fus, et pendant bien peu d'années je comptai parmi les vivants. La vie n'a pas une marche propre, constante. invariable ; mais chacun doit accomplir la durée de vie qui lui est échue, les rois eux-mêmes. Voilà ce qu'a écrit mon père Zosime, à mon sujet, ayant toujours au coeur le souvenir bien cher de mon âme immortelle.

291. (305) Aie l'habileté et l'instinct du sophiste Philostrate qui, ayant vécu dans l'intimité de Cléopâtre, a pris sa couleur et ses goûts (306).

292. (307) Tous les Perses, ô Miltiade, connaissent tes exploits héroïques (308) ; Marathon est le temple de ta gloire.

293. (309) D'innombrables nations étaient venues de toutes les contrées de l'Asie. Les enfants d'Athènes, sur cette mer, ont détruit leur flotte, et quand l'armée des Mèdes eut péri, ils ont élevé ces trophées à Diane, la vierge déesse. 

294. (310) Le temps n'a pas laissé impunies les iniquités d'un roi (311) sacrilège ; avec l'aide de Jupiter, il a dévoilé les trahisons du perfide ennemi de Messène, et sans peine, car un parjure ne peut échapper à la vindicte divine. O Jupiter, roi tout-puissant, sois glorifié et sauve l'Arcadie. 

295. Sur Timothée le citharède. - (312) Milet a donné le jour (313) à Timothée, cher aux Muses, l'habile maître de la lyre. 

296. (314) Smyrne est ma patrie, et l'on m'appelait Euthalès à cause de la fraîcheur de mon teint et de ma taille élancée. Mais la Parque cruelle, avant que mes joues se couvrissent de duvet, m'a enlevé à mes amis que je nommais mes parents. 

297. Sur la statue de Phayllus de Crotone, vainqueur au pentathle. - (315) Phayllus a fait un saut de cinquante-cinq pieds, et il a lancé son disque à cent pieds moins cinq. 

298. (316) Avec la foi d'un empereur pour auxiliaire de mes volontés, je t'ai bâti, dieu tout puissant, ce temple sacré, et après avoir dépouillé les sanctuaires et les autels des païens, je t'ai offert de mes mains indignes, moi Jovien, ce pieux butin comme au maître et seigneur. 

299. (317) Les Trézéniens (318) ont offert cette statue à Théodore, parce que leur ville a prospéré sous son intelligente et tutélaire administration, et aussi parce qu'il a laissé pour tous des fonds que se partageront les générations à venir. 

300. (319) Ci-gît Héraclide de Délos, fils de Philon, qui donna à son père, à sa mère, les plus touchantes preuves d'amour et de dévouement.

301. (320) A la fois poète, juge des jeux et chorège, Aristide, ô Jupiter, t'a consacré [ce trépied] en souvenir des choeurs par lui organisés, Aristide bien connu dans la Grèce comme habile interprète des mythes éternels. 

302. Sur la statue de l'Amour d Athènes près de l'Académie. (321) Malicieux Amour, Charmus (322) t'a élevé cet autel à la limite des allées ombreuses du Gymnase.

303. (323)Après avoir beaucoup folâtré avec les jeunes gens de mon âge, né de la terre je suis redevenu terre, moi Aristoclès du Pirée, et fils de Ménon.

304. Éloge d'un bain.- (324) Ce bain est le dispensateur de beaucoup de bienfaits : il débarrasse des humeurs, il dissout la pituite et les glaires, il évacue l'excès de la bile des entrailles, il apaise les démangeaisons à la fois agréables et douloureuses, il éclaircit la vue et la rend plus perçante, il purifie les conduits auditifs des gens qui ont l'oreille dure, il fortifie la mémoire et guérit l'oubli, il éclaircit l'intelligence et active la pensée, il rend la langue plus déliée, l’élocution plus facile, il purge le corps et il éclaircit le teint.

305. (325) Sculpteur je grandissais, nullement inférieur à Praxitèle, et ma seizième année se trouvait atteinte, lorsque le sort m'enleva prématurément et m'envoya chez Pluton. C'est bien à tort qu'on m'avait nommé Eutychide (326). 

306. (327) La Parque jalouse a privé de la vie un beau jeune homme, encore dans la fleur du premier âge, encore sans duvet au menton, laissant beaucoup d'ouvrages de sa main habile sans avoir pu les finir. Envieuse mort, que d'espérances tu as impitoyablement détruites ! Mais toi, terre, sois propice et légère au jeune Aculinus, fais épanouir à ses côtés de belles fleurs, telles que tu en produis chez les Arabes et dans les Indes, afin que de son corps parfumé il s'exhale des vapeurs qui annoncent qu'un enfant cher aux dieux repose ici, digne de libations et de sacrifices et non de gémissements et de pleurs. La Parque trop hâtée l'a enlevé à vingt ans, et il est parmi les immortels pour prix de ses vertus.

307. (328) Étranger, tu demandes qui j'étais, de qui je suis né ; tu l'apprendras si tu t'arrêtes quelques moments devant ma tombe. Je dois la vie à Glaucus mon père, à ma mère Chrysogone, et pour mon malheur j'ai été privé d'eux avant le temps. Car loin de la Bithynie ma patrie j'ai trouvé la mort, ayant tenté un voyage périlleux et m'étant fié à mon navire ; et je gis sur le rivage de Schérie (329) battu par les vents, en présence de cette mer qui m'a été si funeste.

308. Sur la statue de Cléon le musicien, à Thèbes. Pindare n'eut pas de statue à Thèbes! mais au chanteur Cléon il en a été élevé une avec cette inscription : (330) C'est le fils de Pythéas, Cléonde Thèbes, le musicien qui, de tous les mortels, a ceint sa tète de plus de couronnes. Sa renommée s'élève jusqu'au ciel. Salut à Cléon qui a tant glorifié Thèbes sa patrie !

309. Sur M. Porcius Caton le censeur. - (331) Caton au visage roux, à la langue mordante, aux yeux glauques, vient de mourir, et Proserpine ne veut pas le recevoir aux enfers.

310. (332) C'est ici le tombeau de Popilia ; mon époux l'a construit, Océanus, non moins habile que vertueux et sage, Aussi la terre est pour moi légère, et sur les bords de l'Achéron, je chanterai, ô mon époux, ta douceur, ta bonté. Souviens-toi de moi, même au milieu des vivants, et de tes yeux verse souvent des libations pour celle qui n'est plus. Dis aussi à Popilia de dormir, ô mon époux ; car les gens de bien ne meurent pas, ils jouissent seulement d'un doux sommeil.

311. Colloque (333) d'un boeuf et d'un bouc gravés sur une table d’argent. - (334) Comment, étant boeuf, ne traces-tu pas des sillons, et restes-tu couché comme un rustaud qui a trop bu ? - Et toi, comment ne cours-tu pas aux pâturages, et te tiens-tu debout, comme une statue d'argent ? - Je suis debout pour te reprocher ta nonchalance.

312. Sur la victoire des Romains remportée à Casilinum par Narsès,l'an 554 de notre ère. - (335) Les eaux ensanglantées du Casilinus (336) ne portèrent que des cadavres aux rivages de la mer de Tyrrhène, lorsque l'armée d'Ausonie eut taillé en pièces les hordes des Francs conduites par le lâche Boutelin. Heureux donc ce fleuve ! Il aura longtemps, pour brillant trophée, ses bords rouges du sang des Barbares.

313. (337) Ce tombeau est celui de Rufin, nommé aussi Astérius. Ayant quitté le séjour de Rome , il alla à Nilopolis, où il se distingua par ses progrès, par sa libéralité. N’ayant jamais fait de chagrin à personne, ayant toujours eu en vue la justice et le droit, il n'échappa pas cependant aux ciseaux des Parques ; il mourut rendant son âme au ciel, son corps à la terre. Mais chez les morts il a été jugé digne des récompenses de la vertu ; ses restes ont vu de nouveau le jour, ils ont franchi la mer ; et revenu ainsi au pays natal, Astérius y repose avec ses enfants dont il ne vit pas la mort, car il mourut avant eux. Sa vertueuse et tendre épouse, mère de deux enfants, a traversé la mer, a ramené le corps à travers les flots, a bravé bien des fatigues, et restée fidèle au culte de la douleur, elle a déposé son mari dans la tombe et l'a confié à 'immortalité. Tels sont les actes de l'amour conjugal de Damostratie.

314. (338) Tandis qu'ils éteignaient la tyrannie (339), l'impitoyable Mars fit d'eux sa proie : ils périrent aux portes de Sélinonte.

315. (340) Sur une stèle sculptée on mit mon image, dès que j'eus quitté la douce lumière du soleil. L'impitoyable abîme, le sombre séjour de Pluton me reçut.... dans la nuit ténébreuse. Fille de Démosthène, j'avais alors trente ans, sachez-le, et que c'est à la troisième heure (341) du jour que je suis morte. O ma mère, ô mon père, quel désespoir je vous ai causé ! [Est-ce ma faute?] une maladie m'a enlevée par une inévitable fatalité.

316. (342) Euxénidas t'a élevé ce monument, charmante Télésilla, épouse bien-aimée, parce que tu étais pleine de candeur, de bonté, de vertu et d'amour, et afin qu'il reste de ta gloire, même chez nos arrière-neveux, un souvenir impérissable.

317. (343) Eudémon a élevé ce tombeau à Denys qu'il aimait comme un camarade et qui était particulièrement cher aux Muses. Bien que mon coeur soit douloureusement affecté de ta perte, ô Denys, reçois cependant les derniers dons de l'amitié. Les autres dons, comme il convenait. Eudémon te les a offerts depuis longtemps, ainsi qu'il le fait pour ta cendre. De ton vivant il t'avait affranchi, et même auparavant tu n'as jamais senti les peines de l'esclavage. Car tu lui fus cher dès l'enfance, tu étais doux, bon, affectueux, spirituel, sachant bien écrire en lettres cursives ou tironiennes des dictées grecques et latines....

318. (344) Hippocrate a élevé ce tombeau à un serviteur aimé, à Philénus, en souvenir de ses vertus et de son affection. 

319. (345) C'est inspiré (346) par toi, dieu de l'arc fils de Latone, que Nicocréon a pris ce cerf à quatre cornes. 

320. (347) Ce petit tombeau ne renferme pas un homme petit ; car les dons des Muses sont très grands , et il les possédait au plus haut degré. Aussi Harpocration est-il par ses concitoyens célébré comme trois fois heureux, lui qui avait l'éloquence d'un orateur et les connaissances d'un philosophe. 

321. Contre Aristote. - (348) Le Stagirite était petit, chauve, bègue, lascif, gourmand, toujours fourré chez les courtisanes. A l'auteur de ce distique. - L'écrivassier qui a fait ces vers est un ignorant qui ne sait ni A ni B, un imbécile, un idiot, un rustre, un insolent, un bavard.

322. (349) Dieu de la médecine, Esculape, je te consacre, moi Valens, cette colonne de marbre dont j'ai fait le voeu ; car tu m'as guéri d'une maladie bien douloureuse. Sauvé par toi je te rends des actions de grâces, et tout le reste de ma vie je garderai de tes bienfaits un souvenir plein de reconnaissance (350).

 323. (351) Nymphe de cette source que grossissent les eaux du ciel (352), onde intarissable, fontaine aimée, je te consacre cette plaque de marbre. Ici jadis des rois, fatigués de la guerre, ont déposé leurs lances et leurs casques, et c'est de là que ton bassin, aussi calme, aussi uni que de l'huile, a reçu le nom de Dorynama, l'Eau des armes. Tout l'arrangement de ce bain est un travail de trois années, et je l'ai terminé, moi Grammaticus, de mes mains laborieuses. 

324. (353) Alexandre de Macédoine te consacre, ô Péan, cette corne, parure merveilleuse d'un âne de Scythie. L'eau même pure du styx d'Arcadie (354) n'a pu la faire éclater, et elle a résisté à la force, à la vertu de cette eau indomptable. 

325. (355)Vainqueur aux jeux solennels que tu présides, Jupiter Olympien, une fois à la course des quadriges et deux fois à celle des chevaux, Hiéron t'a fait ces offrandes, et son fils Dinomène les a placées ici comme un monument de la gloire paternelle.

325 bis. Ces statues sont l'ouvrage d'Onatas (356), fils de Micon, citoyen et habitant de l'île d'Egine. 

326. (357) Verse sur moi quelques larmes et plains-moi, plains la toute petite fille cachée là sous la terre. Après quatre années de vie, celle qui m'avait élevée m'a mise au tombeau.... 

327. (358) Arrête-toi, étranger, et regarde sur sa stèle cette Cléopâtre que le sort jaloux, non les années, a envoyée chez Pluton. Vénus lui avait donné le privilège de la beauté ; Minerve lui avait appris les devoirs charmants de la sagesse ; la Muse lui avait enseigné la poésie et la musique, de manière à pouvoir associer des chants à sa lyre.... Et sachant que pour les mortels rien n'est plus doux que la lumière du jour, vis en mettant toutes voiles dehors vers les plaisirs honnêtes.... Bien que le tombeau cache ta jeunesse et ta beauté , ô Cléopâtre, et que ton corps ne soit plus que poussière, du moins la venu de ta vie reste à jamais avec les vivants, manifestant la glorieuse pureté de ton âme. 

328. (359)Achiristus, du dème des Eupyrides, ayant le même nom que son père, a élevé cette colonne pour ses illustres concitoyens, après avoir rempli avec éclat les fonctions d'agonothète et de cosmète des éphèbes, après avoir remporté sur tous ces rivaux des palmes et des couronnes.

329. (360) Ici je cache sous ce marbre funèbre la sage Crescentina, que parait l'auréole de toutes les vertus, qui dans ce monde des vivants s'était levée comme l'astre du matin, qui sous la terre et chez les morts s'est couchée comme l'étoile du soir.

330. (361) Avec nos petits boucliers de peu de valeur, nous avons pris de grands boucliers peints en pourpre et couverts d'or, d'ivoire et d'électrum.

331. (362) Ce tombeau qui est tout près avec un autel funéraire, je l'ai construit, moi Claudia , surnommée Déchas, au doux et cher Athénion, mon unique (363) époux, pour perpétuer sa mémoire.

332. (364) Ayant atteint le terme de ma vie, non sans bien des applaudissements (365) je suis inhumé ici, moi Asclépiodore, après avoir exercé la profession d'acteur (366) et vécu dix-huit ans. Né de la terre, je repose dans le sein de ma mère.

333. (367) Jouis avec délices, même en voyant du dehors cette scène qui causa tant de joie, jouis des merveilleux travaux de Messalinus qui a sauvé de la ruine l'immense pourtour du théâtre. Le temps qui triomphe de tout a cédé à ses efforts intelligents, et s'avoue vaincu.

334. Sur des étoffes à Delphes. - (368) Hélicon de Salamine, fils d'Acésas, a travaillé ces étoffes de ses mains douées par l'auguste Minerve d'une divine adresse.

335. (369) Ici est inhumée la vierge Alexandrie, servante de Bacchus et cistophore de la chaste Isis, déesse du Nil, après avoir vécu quarante-deux années.

336. Au-dessus de la porte de la citadelle de Smyrne. - (370) Cette ville, autrefois illustre, couronnée de murailles et de tours, et parée de tout ce qui fait l'agrément des cités (371), de beaux portiques , de larges rues, de promenades et de bains, qu'embellissaient à l'envi et la terre et la mer, la main cruelle du temps l'a dévastée comme le léopard déchire un faon (372) ; elle l'a renversée dans la poussière. Réduite à ressembler à une vieille femme aux joues ridées, elle avait vu son éclat, sa beauté s'effacer et s'évanouir; mais un souverain de Byzance , le jeune Jean, fils des glorieux empereurs de la dynastie des Ducas (373), a eu pitié de ses malheurs et de ses ruines : il a réparé l'outrage des ans, il a rendu (374) de la vigueur et du sang à la tête et au corps, à tous les membres épuises ; il a remplacé la décrépitude par la jeunesse et la santé. O dieu du ciel et de la terre , fais que ce prince et que l'impératrice, belle, aimée, de noble race , toute semblable par son visage aux Grâces ravissantes et par sa taille élancée à la tige d'un cyprès, fais , dis-je, qu'ils règnent ensemble avec toi dans les siècles des siècles.

337. (375) Je repose ici dans ce tombeau, moi Chélidone,la vieille prêtresse de Jupiter, instruite dans les rites des libations à faire sur les autels des dieux, qui fus heureuse et fière de mes enfants et n'eus jamais de chagrin. C'est qu'en effet les dieux ont toujours vu d'un oeil vigilant nos antes de piété.

338. (376) Cette modeste tombe (377) renferme Musa, la belle aux yeux d'azur, le rossignol au doux ramage. Elle a perdu tout à coup sa voix, et elle gît là, comme un marbre, elle si vive et si instruite, si célèbre. Que cette poussière, belle Musa, te soit légère.

339. (378) Elle a vécu en honnête femme, et comme une irréprochable épouse, Pauline, morte à dix-neuf ans. Le médecin Andronicus, son mari, pour honorer sa mémoire, lui a élevé ce monument, dernier hommage d'amour.

340. (379) O Phèdre, si nous nous mettions à parler de ta bienveillance, de ta loyauté, nous n'en finirions jamais, et la vie ne serait pas assez longue.

341. (380) Toi qui passes par ce sentier, si tu remarques par hasard ce tombeau, ne ris pas en lisant que c'est la sépulture d'un chien. On m'a pleuré, et ma cendre a été recueillie par des mains royales, qui même sur mon cippe ont gravé ces vers.

342. Sur le tombeau de Laïs aux bords du Pénée. - (381) La fière et invincible Grèce a été asservie par la divine beauté de cette Laïs que l'amour enfanta et qu'éleva Corinthe. Et la voilà gisante dans un champ de l'illustre Thessalie !

343. Énigme dont le mot est l'ombre. - (382) Rien de ce que produit la terre, nourrice de la nature, rien de ce qui est dans la mer, aucun mortel même n'a une semblable croissance ; mais la chose, au premier instant de sa production, est très grande ; à la fleur de l'âge, elle est petite ; et dans la vieillesse, elle redevient encore plus grande, tant pour la forme que pour la taille.

344. (383) Le peuple a gratifié de ce tombeau de marbre Ténotus, que jadis dans Ithaque (384) élevèrent au premier rang et sa sagesse dans les conseils et son courage dans les combats. A son fils il a laissé de l'autorité, de la fortune et une gloire immortelle.

345. (385) Tyché m'a mis au monde, j'ai eu pour père Sérapiaque, dont la vie fut bien courte ; et je repose ici, moi leur fille Sérapias, enfant de six ans. Il m'a construit ce tombeau, celui qui m'a élevée, homme supérieur à tous les autres par sa piété, illustre entre tous, Domesticus, qui m'avait délivrée toute petite encore, de l'odieuse servitude.

346. (386) Pour honorer le prince de l'éloquence, le sénat et les empereurs ont élevé cette statue au savant Eusèbe.

347. (387) Timothée (388), comme hommage d'affection et pour honorer le génie d'Isocrate, a consacré cette image aux déesses (389).

348. (390) Quel était celui qui t'a élevé ? - Ce fut Athénée de Cilicie. - Élève qui lui fais honneur, comment te nomme-t-on ? - Muménius. - A quel âge es-tu mort ? - A quarante ans. - Il fallait vivre encore. - Mais il fallait aussi mourir. - Tu tiens un noble langage (391), salut et joie ! - Réjouis-toi aussi, étranger; car pour toi il y a encore de la joie à goûter. Nous (392) qui sommes morts, nous n'en manquons pas.

349. (393) Quel dieu méchant m'a méchamment ravi ma sirène, m'a ravi mon doux rossignol ? Dans une seule nuit tout à coup, baignée de sueurs froides, tu es morte, Musa ; tes yeux se sont éteints, ta bouche s'est fermée ; il n'est plus rien resté de ta beauté, de ton esprit. Loin de nous, soucis qui nous rongez le coeur ! Il n'y a rien de bon à espérer pour les pauvres humains. La fortune frappe au hasard et dans l'ombre.

350. Sur un homme piqué par une dipsade. - (394) Il me semble que c'est ce qui est arrivé à Tantale, que c'est ce noir venin qui ne lui a pas permis d'apaiser sa soif douloureuse ; c'est, je pense, un pareil tonneau que les filles de Danaüs ne sont pas parvenues à remplir, en puisant avec d'incessants efforts.

351. (395) Supérieur en mérite à ceux de son âge, cher aux immortels, serviteur des Muses, Philotime, qui avait le même nom que son père, doit cette colonne à Symphorus, éphèbe ainsi que lui et son ami d'enfance; il la lui a élevée comme témoignage d'affection lors qu'il vivait, comme souvenir après sa mort.

352. (396) Un chef puissant des descendants d'Énée a fait faire cette couronne d'or, et l'a posée, ô fils de Labile, sur ta chevelure divine. Je t'en supplie, ô dieu dont le pouvoir n'a pas de borne, accorde au pieux Titus une gloire digne de son courage.

353. (397) Pour honorer le héros né de Jupiter et d'Alcmène, le fils de Lasthénès a élevé cette colonne dans l'illustre parvis d'Apollon, rendant ainsi immortel le nom de son père et de lui-même Lophanès.

354. (398) Philippe, modèle de toutes les vertus, vénérable par son âge, et versé dans la philosophie grecque, consul romain (399), père du célèbre Antigone, est un enfant de la Macédoine, adopté par l'Italie.

355. (400) L'habile et sage Damoclès, qu'entourait la considération publique et qui atteignit le terme d'une longue vie, a trouvé l'asile de cette tombe écartée, et s'est endormi dans la sainte demeure des bienheureux. Son fils et son épouse lui ont élevé ce monument près de cet âpre sentier. Passant, après avoir salué le fils de Damoclès, puisses-tu de Damoclès suivre les traces, sans broncher ! 

356. (401) L'homme supérieur par la sagesse et l'instruction, le chef d'une belle famille, le père qui a joui de longues années, le citoyen qui s'est élevé au premier rang, nous ses fils, nous le célébrerons ; et avec nous, ses honorables amis glorifieront le nom de notre père, le nom d'Eunomius gravé sur ce tombeau. 

357. (402) Le quadrilatère d'une prodigieuse élévation que le temps avait endommagé, l'empereur Constantin (403), le fils de Romain, par qui le sceptre est glorifié, vient de le réparer et de lui donner un nouvel éclat. Le colosse était une merveille de l'île de Rhodes, et celui-ci, aussi solide que l'airain, est la merveille de Byzance. 

358. Sur la statue de Philopoemen à Tégée. - (404) Tu vois la statue du vaillant Philopoemen, Arcadien dont la vertu et la renommée sont connues de toute la Grèce, et qui ne se distingua pas moins par sa sagesse dans les conseils que par sa valeur dans les combats. La gloire accompagna toujours ses armes, témoin les deux trophées érigés après la défaite des tyrans de Sparte, ville qu'il délivra de l'esclavage. C'est en mémoire de tels exploits que Tégée a placé ici le fils de Craugis qu'elle honore comme le soutien de la liberté. 

359. Sur le tombeau de Thrasymaque le sophiste, à Chalcédoine. - (405) Le nom du défunt se compose des lettres Y r a s u m a x o w. Il avait pour patrie Chalcédoine (406), pour profession, l'éloquence (407).

360. Sur le traité de médecine de Paul Éginète. - (408) Mon nom est Paul, ma patrie Égine ; non sans peine, j'ai mis toute la science médicale en un volume, un seul.

 361. (409) Ce tombeau du grand buveur Arcadion, que tu vois dans cette ruelle de la ville, ce sont ses fils-qui le lui ont élevé, Dorcon et Charmyle. Passant, cet homme est mort en vidant une coupe énorme de vin pur. 

362. En l'honneur de Thrasybule et des libérateurs de Phylé. - (410) Le peuple athénien, fils de la terre, a récompensé par des couronnes l'insigne courage de ceux qui, les premiers, entreprirent de renverser les détestables oppresseurs de la cité, au péril de leur vie. 

363. (411) Ce tombeau renferme les corps de ces étrangers (412) qui, combattant autour de Délos, ont péri à la mer, lorsque les Athéniens ravageaient l'île sainte, prêtant l'aide de leurs armes au roi de Cappadoce (413).

364. (414) La métropole des Locriens, Opunte, a réuni (415) sous ce tertre ceux qui, autrefois, sont morts pour la Grèce en combattant les Mèdes.

365. (416) Cette statue d'Antonin que tu vois debout, elle était enfouie ; Dorothée l'a retrouvée à Ptélée (417) et consacrée de nouveau. 

366. (418) Passant, tu vois le tombeau de la célèbre Rhodogune qu'a tuée criminellement à coups de pierres son méchant époux. Libanius (419) a pleuré, a enterré sa compagne ; il a même décoré cette stèle de quelques ornements. 

367. Auparavant tout le monde m'appelait du nom d'Épagatho, et maintenant on m'appelle Rhodogune, du même nom que la reine (420). 

368. (421) Ce noir tombeau me renferme, moi Ptolémée, fils de Séleucus, élevé au sein de la famille. A cinq ans, je suis descendu dans cette demeure de la mort. Mes parents se désolent ; ils pleurent leurs espérances trompées. O mon père, ô ma mère, pourquoi vous consumez-vous (422) sur ce marbre insensible et sourd ? C'est l'arrêt des Parques qui a marqué le terme de ma vie.

369. (423) Ce tombeau renferme le corps d'une jeune fille chaste et pure, parfaitement belle, dont aucun des habitants de la terre n'a délié la ceinture virginale.

370. (424) Les Achéens, descendants de Pélops, le fils de Tantale, ont dédié ces statues à Jupiter. Ces ouvrages sont, ainsi que beaucoup d'autres, le fruit du travail de l'habile Onatas (425), à qui Micon donna le jour dans l'île d'Égine.

371. Sur la statue d'Épérastus. - (426) Je me glorifie d'être devin de la famille sacrée des Clytides, et de l'illustre sang de Mélampe.

372. (427) Apollon, reçois avec bonté (428) d'un héraut hybléen, d'Archias, fils d'Euclès, cette offrande qu'il te consacre, parce que tu l'as préservé de tout accident, lui qui trois fois, à Olympie, proclama les jeux, sans l'aide de la trompette, sans bandelette à la gorge, à pleine voix (429).

373. (430) Passant, tu vois des eaux malfaisantes. On peut, il est vrai, s'y laver les mains sans danger ; mais si, séduit par leur limpidité, tu les introduis dans ton estomac les ayant touchées seulement du bout des lèvres, le même jour les dents de devant tombent de leurs alvéoles, laissant les gencives veuves de leur parure.

374. (431) Damarque, fils de Dinyttas, de Parrhasie en Arcadie, a dédié cette statue.

375. (432) J'ai eu pour père Agapomène ; sa compagne, la belle Quinta, m'a donné le jour dans l'humide Rhégium. Objet de leur tendresse et de leurs soins, on m'a nommé Atimète, et enfant, j'aimais déjà les dons des Muses. A douze ans, je vins à Rome, et c'est sa poussière qui recouvre mon corps. Que j'ai coûté à mon père de regrets et de larmes !

376. (433) Dans son sommeil, Philius de Salamine en Cypre, fils d'Aristonoüs (434), a eu un songe parfaitement clair : il a vu les augustes déesses Thesmophores en robes blanches. Dans trois apparitions, elles lui ont conseillé d'honorer d'une statue ce héros protecteur de la cité (435), et lui ont montré la place du monument. C'est pour cela que Philius a élevé ici la statue de ce demi-dieu. 

377. (436) Tu vois le brillant compagnon de l'Amour, la sirène du théâtre, Ménandre ; son front est à jamais couronné de lierre, parce qu'il a enseigné aux hommes les joies de la vie, en charmant la scène par toute sorte d'intrigues amoureuses. 

378. (437) Phoestis et Nicomaque, tous deux de la famille d'Esculape, ont donné le jour au divin Aristote. 

379. (438) Fuyez cet Amour armé de l'arc, il blesse impitoyablement ; il n'y a pas de coeur qu'il ne transperce. 

380. (439) Abascantis a élevé ce tombeau à son époux Philète, pour perpétuer sa mémoire. 

381. (440) Dorus a élevé ce tombeau à son fils Flavien, qui n'a vécu que seize années ; la Parque, loin de Myrine d'Éolie, sa ville natale, l'a frappé, l'enlevant aux Muses et à la vertu. 

382. (441) Divin Apollon, moi Homère, je te donne ce beau présent (442) pour tes bonnes inspirations, et toi, puisses-tu m'accorder un renom éternel.

383. (443) Florus est déposé avec Caecilius et Stacté (444) ici, où on l'a transporté d'une autre tombe et pleuré de nouveau. Il a vécu six ans ; sa taille était petite, mais ses formes parfaites. Que de regrets il a laissé à ceux qui élevèrent son enfance ! Sur sa nouvelle tombe ils ont versé des larmes comme sur la première ; car leur douleur a été ravivée, et les premières larmes ont repris leur cours. Pauvres parents dont ,les mains soigneuses et diligentes ont recueilli un peu de cendre et beaucoup de chagrins !

384. (445) Femme, fais-nous connaître ton père, ton époux ; dis-nous ton nom, ton âge, ta patrie. - Nicandre était mon père, Paros ma patrie ; on m'appelait Socratée ; Parménion, mon époux, m'a déposée morte dans ce tombeau. Je lui dois cette faveur funèbre qui perpétuera mon souvenir glorieux, même dans les âges futurs. Le fléau imprévu d'une perte de sang m'a ôté la vie (446) ainsi qu'à mon jeune enfant. Le pauvre petit n'est pas même venu au jour ; c'est dans le sein de sa mère qu'il repose chez les morts. Je n'ai pas dépassé ma trente-quatrième année. Une lignée mâle me survit : j'ai laissé deux garçons à leur père, à mon époux bien-aimé ; j'habite avec le troisième cette demeure fatale. - O déesse toute puissante, toi qu'on honore sous tant de noms, fille de Cérès, prends Socratée par la main (447) et conduis-la au séjour des bienheureux. -- Et que la déesse protège et favorise les passants qui ont dit : "Réjouis-toi, Socratée, chez Pluton."

385. (448) Salut aux sept auditeurs du rhéteur Aristide, les quatre murs et trois bancs.

386. Sur la statue d' Etolus dans Thermi en Étolie. - (449) Au fondateur de l'État, à Aetolus, fils d'Endymion, nourri dans son enfance sur les bords de l'Alphée, les Étoliens près du stade olympique ont consacré cette statue, monument éternel de leur propre valeur.

387. (450) Que le dieu des enfers, Pluton, t'arrose d'une onde fraîche (451), ô Mélas ; car la fleur de ta jeunesse est flétrie et morte.

388. (452) Moi, Décimus Servilius, fils d'Épaphus, réputé sage et descendant d'une puissante famille romaine, je repose ici, ayant atteint l'âge de quatre-vingt-treize ans, dit-on.

389. (453) On voit à Olympie un cheval sculpté sur un cippe avec cette inscription : Le léger Lycus (454) a orné la maison de Phidolas de trois couronnes obtenues dans les luttes des enfants, une aux jeux isthmiques, et les deux autres ici.

390. (455) O Linus, que d'honneurs tu as reçus des dieux ! Grâce aux immortels, tu as le premier fait entendre aux humains l'hymne avec le rythme et la cadence ; et les Muses elles-mêmes ont pleuré ta mort dans des chants funèbres, lorsque tu quittas la lumière du jour.

QUELQUES INSCRIPTIONS DU COLOSSE DE MEMNON (456).

391. (457) Cambyse m'a brisée, moi cette pierre que voici, représentant l'image d'un roi de l'Orient. Jadis je possédais une voix plaintive qui déplorait les malheurs de Memnon. Depuis longtemps Cambyse me l'a enlevée. Maintenant mes plaintes ne sont plus que des sons inarticulés et dénués de sens, triste reste de ma fortune passée.

392. (458) La pierre ayant rendu un son, moi. Publius Balbinus, j'ai entendu la voix divine de Memnon ou Phaménoph. J'étais accompagné de cette admirable reine Sabine. Le soleil commençait le cours de la première heure, la quinzième année de l'empereur Adrien ; Athyr était à son vingt-quatrième jour. Le vingt-cinquième jour du mois Athyr.

393. (459) Et moi aussi, je t'honorerai, ô Memnon, fils de Tithon, assis en face de la ville thébaine de Jupiter, ou bien Aménoth, roi égyptien, à ce que disent les prêtres instruits des anciens mythes.

394. (460) J'avais appris que l'Égyptien Memnon, échauffé parles rayons du soleil, faisait entendre une voix sortie de la pierre thébaine. Ayant aperçu Adrien le roi du monde, avant le lever du soleil, il lui dit bonjour, comme il pouvait le faire. Mais lorsque le soleil, traversant les airs avec ses blancs coursiers, occupait la seconde mesure des airs, marquée par l'ombre [du cadran], Memnon rendit de nouveau un son aigu, comme celui d'an instrument de cuivre frappé ; et plein de joie [de la présence de l'empereur], il rendit pour la troisième fois un son. L'empereur Adrien salua Memnon autant de fois. Et Balbilla (461) a écrit ces vers composés par elle-même, qui montrent tout ce qu'elle a vu et entendu. Il a été évident pour tous que les dieux aiment Adrien.

395. (462) Hier, n'ayant pas entendu Memnon, nous l'avons supplié de n'être pas une seconde fois défavorable (car les traits de l'impératrice s'étaient enflammés de courroux), et de faire entendre un son divin, de peur que l'empereur lui-même ne s'irritât, et qu'une longue tristesse ne s'emparât de son auguste épouse ; aussi Memnon, craignant le courroux de ces princes immortels, a fait entendre tout à coup une douce voix, et a témoigné qu'il se plaisait dans la compagnie des dieux.

396. (463) Moi, Marcius Hermogène, j'ai entendu la grande voix de Memnon, saluant avec respect sa mère à son lever.

397. (464) Ta mère, la déesse Aurore aux doigts de rose, ô célèbre Memnon, t'a rendu la parole pour moi qui désirais t'entendre. La douzième année de l'illustre Antonin, le mois de pachôn comptant treize jours, deux fois, être divin, je t'ai entendu parler, lorsque le soleil quittait les flots majestueux de l'Océan. Jadis le fils de Saturne, Jupiter, te fit roi de l'Orient ; maintenant tu n'es plus qu'une pierre, et c'est d'une pierre que sort ta voix. Gémellus a écrit ces vers à son tour, étant venu ici avec sa chère épouse Rufilla et ses enfants.

398. (465) Cæcilia Trébulla, ayant entendu une seconde fois Memnon, a écrit ces vers : Auparavant Memnon, fils de l'Aurore et de Titbon, nous a seulement fait entendre sa voix; maintenant il nous a salués comme connaissances et amis. La nature, créatrice de toutes choses, a-t-elle donc donné à la pierre le sentiment et la voix ? 

399. (466) Moi, Panion de Sydé, j'avais appris auparavant, mais je sais maintenant pour en avoir été le témoin, ô Memnon, que tu es doué d'une voix.

400. (467) Quoique des mutilateurs aient brisé ce colosse, je suis venu de nuit (468) pour entendre la voix du très divin Memnon. Je l'ai entendue, moi Catulus, chef de la Thébaïde. 

401. (469) Grands dieux ! quel prodige étonnant frappe mes regards ! C'est quelque dieu, l'un de ceux qui habitent le vaste ciel, qui, enfermé dans cette statue, vient de faire entendre sa voix, et retient tout le peuple assemblé. En effet, jamais mortel ne pourrait produire de tels prodiges. 

402. (470) Moi, Pétronianus, qui tiens de mon père le nom de Duillius, Italien de naissance, je t'honore par ces vers élégiaques, en faisant au dieu qui me parle un présent poétique. Mais en retour, ô roi, accorde-moi une longue vie. Beaucoup viennent en ce lieu pour savoir si Memnon conserve une voix dans la partie du corps qui lui reste. Quant à lui, assis sur son trône, privé de sa tête, il résonne, en soupirant, pour se plaindre à sa mère de l'outrage de Cambyse ; et lorsque le brillant soleil lance ses rayons, il annonce le jour aux mortels ici présents.

ÉPIGRAMMES DE DIVERS GENRES.

403. (471)L'une des Parques déroulait déjà le fil fatal, mais la sage Pomptilla, par ses prières, a apaisé la cruelle messagère de la mort ; Pomptilla, femme vertueuse de Philippe, qui a quitté la vie pour sauver son époux.

404. (472) Que tes cendres, ô Pomptilla, fécondées par la rosée, se transforment en lis et en vert feuillage où brilleront la rose, le safran parfumé et l'impérissable amarante. Puisses-tu de-venir à mes yeux la fleur de la blanche primevère, afin que, à l'égal de Narcisse et d'Hyacinthe, cet objet de larmes éternelles, une fleur transmette ton nom aux générations à venir! Lorsque Philippe sentait déjà son âme abandonner son enveloppe mortelle, et que déjà ses lèvres s'approchaient du Léthé, tu te sacrifias, ô Pomptilla, pour un époux expirant, et rachetas sa vie au prix de ta mort. Ainsi un dieu a rompu cette douce union ; mais si Pomptilla s'est dévouée pour racheter un époux chéri, Philippe, vivant à regret, demande avec ardeur de réunir son âme à celle de la plus tendre des épouses.

405. Sur un groupe de Nymphes. - (473) C'est un hommage aux Nymphes. Que ce lieu leur plaise et qu'elles le protègent ; oui, qu'elles le protègent, pour que l'eau de leurs sources y coule en abondance.

406. (474) Ici, dans ce tombeau, je demeure, moi Sosipatra, ayant épuisé le fil de la Parque divine.

407. (475) Enfants, qui a rompu (476) avant le temps le fil de vos destinées ? La Parque , trop acharnée dans sa poursuite, a atteint et ravi à Elpis leur mère, à leur père Architèle, des fils dans la fleur du premier âge, Théophane et Nirus. Au souffle d'un dieu jaloux, ils se sont flétris tous deux comme de jeunes (477) plantes qui se dessèchent et meurent. 

408. (478) Je suis la tombe d'une mère, d'une fille et d'un fils, que la voie la plus courte a conduits aux sombres bords. L'un, brillant de jeunesse, s'appelait Alexanor, l'autre Hygie, mortel avant l'hyménée. La Muse avait donné au jeune homme une mâle (479) instruction dont le jaloux Pluton l'a dépouillé pendant qu'il grandissait. La mère, d'une part, a ses deux enfants ; mais, de l'autre, le père, l'époux, est en proie à une triple douleur. 

409. (480) Moi Tyrinna, que la naissance, la réputation, les arts avaient placée au premier rang, que distinguait la fleur de toutes les vertus, après avoir vécu trois neuvaines d'années, j'ai laissé mes infortunés parents dans le deuil et les larmes ; car je ne suis plus là, et je n'ai pas laissé un rejeton qui me survive. Et voici qu'au lieu de la belle maison paternelle aux toits élevés, ma demeure n'est plus qu'une étroite maison de pierre. Ah ! si la piété, l'honneur, avaient des titres respectés, jamais notre maison n'aurait, par mon trépas, éprouvé de telles infortunes.

410. (481) Ce tombeau est celui de l'honnête et laborieux Plutarque qui, désirant acquérir de la renommée par beaucoup d'effort et de travail, est venu en Ausonie. Là, il a accumulé fatigues sur fatigues, loin de sa patrie, bien que fils unique et cher à ses parents; mais il n'a pu atteindre le but de ses désirs, malgré son zèle et son ardeur : la Parque l'a devancé, et, sans pitié pour lui, pour les siens, a tranché sa vie. 

411. (482) Philé, malheureuse mère, m'a élevé, moi tombeau, à Diitréphès et à Périclès qu'elle a perdus, à sa mère ; et ici même sa fille Agnès, son frère Démophon subissent le sort commun à tous les mortels. 

412. (483) Passant, j'eus pour mère la sage Cécropie, portant le nom du pays qui la vit naître, et pour père Théophile, illustre parmi les descendants de Cécrops, noble par sa race et par ses ancêtres. Déjà, auparavant, un sort cruel avait enlevé à leur amour Athénaïs, tendre fleur virginale. Sur moi tout le peuple d'Athènes a pleuré, à cause de mon jeune âge, de mes amours honnêtes, de ma mâle beauté, et aussi parce que je cultivais la science et la sagesse. Mon père infortuné ne sèche pas ses larmes, ayant perdu le charme de ses jours et la main qui devait servir d'appui à sa vieillesse. Vingt ans ont été la mesure de ma vie; Phaedre était mon nom. Avec quel regret j'ai quitté la couche , désormais solitaire , de mon épouse Leucée ! La petite fille qu'elle m'a donnée, mes vieux parents l'élèvent, bien faible joie (484) en échange de tant de joie pour ces infortunés.

413. (485)A celle qui naguère a, sur la scène, obtenu de beaucoup de dèmes, de beaucoup de villes, l'éclatante renommée d'un talent très varié dans les mimes, dans les choeurs, souvent au théâtre, et qui ainsi vit encore, à la dixième Muse, à l'actrice Basilla, l'éloquent acteur Héraclide a élevé cette stèle funéraire où il a esquissé sa vie. Elle donc, même morte, obtient des honneurs qui valent presque l'existence, dans le lieu où repose son corps cher aux Muses, ses compagnes. Voici ce qu'ajoutent ses camarades de théâtre : "Aie confiance et courage, Basilla. Nul n'est immortel."

414. ZÉNODOTE D'ÉPHÈSE. - (486) La vertu ne manque jamais de héraut qui la proclame ; mais le méchant, pendant sa vie, après sa mort, ne trouve que honte et silence.

415. (487)Ami, salut ! Mourir n'est pas un mal, puisque ainsi l'a réglé le destin, mais c'est de mourir avant l'âge et avant son père et sa mère.

416. (488) Cette tombe a été préparée pour des vieillards, et la mort a frappé avant eux un enfant de sept ans, [fatale] influence de son étoile. Des parents, un père, une mère, ont inhumé le fils qu'ils avaient élevé, leur cher Caius. O que de déceptions dans les espérances humaines !

417. (489) Je recèle, ô étranger, un petit enfant dont la destinée a été courte : il a vécu sous les lambris paternels jusqu'à l'âge de quatre ans ; et son nom, dans sa famille, était Asiarque. Ceux-là mêmes qui l'ont élevé l'ont déposé sous ce tertre qu'ils ont mouillé de leurs larmes. On a bien raison de le dire, la vie des mortels est fragile et de peu de durée ; encore si elle était exempte de douleurs ! 

418. (490) Etranger, Alexandrie et Rome, ces deux métropoles de la terre et du monde, m'ont servi l'une de nourrice, l'autre de tombeau. Proserpine m'a délivré d'une longue vieillesse, moi qui adressais à tous les dieux de sincères hommages. Bien qu'un sage régime, conservateur de la vieillesse, m'eût sauvé jusqu'ici, je me suis rendu avec joie dans le séjour des âmes pieuses. C'est pourquoi, déesse qu'auparavant j'ai toujours honorée, en ta présence admets avec bonté Dicéopolis. 

419. (491) Moi [Euph]ron, j'ai dédié [ce monument], apporté d'un pays lointain , de l'île de Rhodes, objet d'art désiré, image d'Ammon aux cornes de bélier, versant aux mortels une eau venue à travers les airs (492).

420. Épitaphe de l'historien Thucydide. - (493) Ici est inhumé Thucydide, fils d'Orolus, Halimusien. 

421. Oracle sur Euripide. - (494) Tu auras un fils, Mnasarchide, que tous les hommes honoreront. Il s'élancera dans une carrière glorieuse, et de douces et saintes couronnes orneront son front vainqueur.

422. CLÉANTHE D'ASSOS. - (495) En toute circonstance, il faut être prêt à dire : "O Jupiter, et toi, ô destinée, conduisez-moi au poste que vous m'avez assigné. Je vous y suivrai sans balancer ; et quand même je serais assez lâche pour ne pas le vouloir, je ne vous en suivrai pas moins."

423. Épitaphe du poète comique Nicomède. - (496) Cher étranger, avec raison tu t'informes qui je puis être. Cos est ma patrie, Nicomède est mon nom ; serviteur des Muses, après avoir été applaudi sur la scène et m'être ri des opinions d'Homère (497), je suis enseveli dans un profond sommeil.

424. L'EMPEREUR JULIEN. Sur un vers d'Homère qui a six pieds, dont trois dactyles. - La sage Pénélope, fille d'Icarius (498), s'avance marchant sur six pieds et n'ayant que trois doigts.

425. Sur un portrait d'Alexandre le Grand. - (499) Les rois et leurs nations, autant que l'Océan qui environne la terre en fait vivre, ont été épouvantés de ma lance. Fils de Philippe, je descends de Jupiter par Hercule, et je suis de la race des Éacides par ma mère Olympias.

426. Épitaphe des guerriers athéniens morts devant Potidée. - (500) Ces guerriers, en couronnant leur patrie d'une gloire immortelle, ont fait connaître leur force à nos ennemis ; et portant dans leur coeur le courage de leurs aïeux , ils ont, les armes à la main, remporté une éclatante (501) victoire. Le ciel a reçu leurs âmes, et leurs corps ont, aux portes de Potidée, trouvé ce Sommeil éternel. Une partie des ennemis a obtenu les honneurs de la sépulture ; une autre partie a mis la plus sûre espérance de son salut dans les remparts où elle s'est réfugiée. Cette ville (502) honore de ses regrets et de ses larmes les braves qui sont morts devant Potidée en s'exposant les premiers. Et vous, jeunes Athéniens, payez un tribut d'admiration à ces âmes généreuses qui, en exerçant leur vertu, ont propagé la gloire de la patrie.

427. THÉOGNIS. Sur l'Espérance. - (503) L'Espérance est la seule bonne déesse qui reste parmi les hommes ; les autres dieux nous ont abandonnés et sont remontés vers l'Olympe. La Bonne Foi est partie, la grande déesse ; la Sagesse s'est éloignée des hommes ; les Grâces, ô mon ami, ont quitté la terre ; il n'y a plus de justice, plus de serments fidèles, et nul ne respects ; plus les dieux immortels ; la race des hommes pieux a disparu; on ne connaît plus la loi et la piété. Mais tant que nous vivons et que nous voyons la lumière du soleil, honorons les dieux et attendons l'Espérance, prions les dieux, brûlons les entrailles des victimes, et que l'Espérance reçoive nos derniers et nos premiers sacrifices.

428. PAUL LE SILENTIAIRE. Sur les eaux thermales de Pythia, en Bithynie. - (504) Veux-tu connaître, ami, les merveilles naturelles et sans artifice des eaux thermales, comment et d'où à tous les malades se montre et s'offre ce bienfait qu'on n'achète pas, qu'on aime et qui répand la joie ? Je te le ferai savoir ; je t'apprendrai ce que pensent les savants, ce que la nature enseigne, ce que l'expérience confirme. Écoute, je vais t'expliquer ce mystère. Sous terre, on pense qu'il y a des canaux étroits, et que l'eau, d'un côté, d'un autre, arrivant en sens opposé, s'y accumule, et que, ainsi foulée, condensée, elle s'élève à une chaleur peu commune. D'autres ont cette opinion-ci : ils croient que des mines de soufre existent quelque part dans le sein de la terre, et que, par l'effet du voisinage, l'eau acquérant une chaleur violente, ne pouvant rester en bas, monte avec rapidité, avec abondance. Quelle opinion admets-tu ? La première ? Mais je ne la partage pas ; je me range à la seconde. Car il est, tu le sais, une odeur de moisi, déplaisante, qui atteste évidemment une cause sulfureuse. Ainsi s'est élevé pour le salut de tous ce courant d'eaux thermales, qui est comme un Hippocrate inanimé, comme un Galien sans art (505). Ce qui confirme encore cette opinion, c'est l'île (506) qui lance dans les airs des flammes qu'accompagnent un bruit tonnant et de fréquentes commotions. Habituellement de semblables phénomènes se manifestent dans l'Atitanie, la Médie, dans la Pittacène de Perse et dans la Lydie si riche par ses mines d'or. Mais c'est au delà des colonnes d'Hercule que la nature a multiplié ce genre de merveilles. En deçà, dans l'île de Pithécuse, et dans celle de Lipara (507), il s'exhale une vapeur obscure qui, resplendissante pendant la nuit, lance des masses de soufre avec un bruit semblable au tonnerre en projetant une vive lumière sur toute la nature. Mais ces faits ne sont presque rien auprès d'autres bien autrement merveilleux. Une source cause l'oubli du passé ; une autre procure l'ivresse, une autre donne de l'huile, une autre enfin du lait. Quelquefois l'eau coule en nappes qui offrent aux oiseaux malades un breuvage salutaire, et quelquefois à ceux qui aiment le vin certaine eau en inspire le dégoût ; quelquefois aussi, du milieu de la mer, une source s'élance avec un bruit violent, et d'abîmes entr'ouverts il s'échappe en quelques endroits des vapeurs prophétiques. Ailleurs, la terre ne vomit-elle pas des flots de bitume ? Mais qu'est-ce que cela ? O merveille des merveilles ! une source se trouble aux reproches qu'on lui fait ; la vante-t-on, elle devient claire et transparente. D'autres prétendent qu'une autre source révèle les complots cachés, et telle autre est prônée pour sa seule vertu purgative. Une autre, raconte-t-on, rend la force au corps épuisé ; une autre prend un goût amer aux rayons brûlants du soleil, et la nuit lui rend une douce saveur qui la fait boire avec plaisir. Certaines eaux sont d'une nature si légère que tout ce qu'on y jette descend au fond, et d'autres soutiennent à leur surface de lourdes charges comme des brins de paille. Il est une autre source qui réduit, consolide, fortifie les fractures et guérit les contusions. Veux-tu -aller plus loin ? Il est, dit-on, une fontaine dont l'eau mise dans un vase exposé à l'air serein de la nuit se change en un bloc de cristal ; il en est, dit-on, une autre qu'on voit, dès qu'on se baisse pour en boire, s'éloigner et fuir pour rentrer dans le sein de la terre. Il y a un courant d'eau vraiment merveilleux, où tout ce qu'on dépose devient pierre dans un petit nombre de jours. On parle d'une autre source qui, ne donnant que peu d'eau, en présence de la foule pousse avec bien plus d'abondance. Ailleurs une fontaine, pendant la saison de l'hiver, à sec et tarie, en été, coule à pleins bords. As-tu entendu parler d'une autre source dont les eaux sont chargées de nitre, de telle sorte que ceux qui s'y baignent n'ont pas besoin de savon ? L'eau chaude d'un certain lac ne peut être bue par les animaux, tant l'odeur qui s'en exhale est fétide et sent la pourriture. Là croissent de nombreux peupliers qui distillent l'ambre aux brillantes couleurs d'or. D'abord cet ambre tombe comme des larmes visqueuses, et ensuite se pétrifie, étrange métal. Je vais t'exposer d'autres merveilles : certain pays offre un lac très petit, circulaire, que vous trouverez plein jusqu'aux bords si vous voulez vous y baigner. Cinquante personnes peuvent y prendre un bain ; mais qu'il en vienne un plus grand nombre pour s'y baigner, l'eau se répandant au dehors renverse cette foule de baigneurs importuns. D'une roche s'échappe une fumée recélant un feu intérieur qui soudain jaillira pour peu qu'on y jette de l'huile ; d'une autre petite roche sortent des flammes qui, dès que de l'huile y est épanchée, s'éteignent entièrement. Des livres rapportent qu'une autre roche, dans la saison de l'été, lance des flammes, et que dans l'hiver l'eau coule par la même ouverture. Un ruisseau a des pierres qui s'allument comme des torches et dont le souffle rafraîchissant apaise et diminue l'ardeur ; mais qu'on les arrose de sang, le feu s'anime de plus en plus. D'une autre ouverture sortent pêle-mêle du feu et de l'eau, attestant le mélange d'éléments qui se combattent et se haïssent. Ainsi le maître du monde créant, conduisant, dirigeant, mêlant, variant à son gré la nature et ses effets sans nombre, pousse tous les êtres vers l'admiration et l'adoration. Ce maître tout puissant, appelle-le ton Dieu, et que son image se peigne dans ton esprit, sans lui donner aucune forme matérielle, si du moins tu ne veux pas tomber dans l'erreur. C'est un esprit qu'on ne peut connaître parfaitement, un être qu'on ne peut expliquer, une merveille sans fin, une lumière éternelle et mystérieuse, un souffle d'une ineffable subtilité, créant les mondes et les âmes dans l'ordre de sa sagesse et dans son équitable providence. Ainsi j'ai vu plusieurs des phénomènes que je viens de détailler ; les autres m'ont été révélés par les livres, les autres m'ont été confirmés par l'expérience, et toujours les faits manifestes servent de preuves à ceux qui ne le sont pas, comme les petites choses aux grandes. A la vue de tant de merveilles, je le sais, tu désireras avec plus d'ardeur de contempler la triple lumière des cieux, et la désirant tu la chercheras, et la cherchant tu verras enfin Dieu, dont tu partageras la félicité.

(01) Ex marmore primo edidit Capycius in Opusc, t. I, p. 165.
(02) Voy. l'Hermès romanus p. 858.

(03)
Clément d'Alexandrie, Stromates, V, 1.
(04)
Sotion, p. 69 des , G!) des Paradojogr‹foi de Westermann.
(05)
Pausanias, X. 12.
(06)
Hérophile.
(07)
„Ek‹tÄ, comme ¥kathbñlh, Apollon.
(08)
Zonaras, t. II, p. 79.
(09)
ƒEgÅ. Constance.
(10)
Elle avait eu neuf enfants.
(11)
 Elle mourut vers l’an 602.
(12
Constantinople.
(13)
Le tyran Phocas était de Thrace.
(14)
Ex Sponii Miscell., p. 350.
(15)
Urnae cinerarariae inscriptum, unde edidit Wirickelman in Historia artis, p. 244.
(16)
Voy. Hérodote, I, 24, et l'Histoire des animaux d'Elien, XII, 45.
(17)
Pausanias I, 13.
(18)
Aáde, sous-entendu ŽspÛdew,.
(19)
Après la défaite d'Antigone par Pyrrhus .
(20)
A Dodone.
(21)
Athénée, X. p. 452.
(22)
C'est-à-dire un eunuque borgne, une chauve-souris, une l'école, une pierre ponce.
(23)
Strabon, X, p. 463.
(24)
Elis. Voy. Pausanias, V, 4.
(25)
Photius, Biblioth., n° 180.
(26)
Hoc epigramma ex marmore edidit Visconti in Littera su due monimenti nei quali è memoria d’Antonia Augusta. Roma, 1799.
(27)
Affranchie de Drusus et de son épouse Antonia, fille de Marc-Antoine et d'Octavie.
(28)
Pococke. Inscriptiones antiqua, p. 59, n° 60. 
(29)
Voy. sur Dexippe, l'Examen des historiens d'Alexandre, par Sainte-Croix, p. 60.
(30)
Eustathe, Commentaires sur l'Iliade, XXIII, p.1320.
(31)
Hermae insculptum, unde Winckelmann edidit in Operibus, t. II, p. 219.
(32)
Pausanias, IX, 11.
(33) Voy. le Catalogus artificum de Sillig, p. 463.
(34)
Muratori, Inscriptiones. t. II, p. 692.
(35)
Voy. sur la musique, Athénée, XIV, 18, p. 623.
(36)
Athénée, XIV, 20, p. 629.
(37)
Athénée, X, p. 452, et Aristote, Rhétorique, III, 2.
(38)
Athénée, VIII, p. 337.
(39)
 Muratori, Thesaurus, t. II, p. 669.
(40
Xrhmosænhn, allusion à son art qui sauva beaucoup de malades.
(41
Edidit Sallengre in praefat. Thesauri novi, t. 1, p. 3, et alii. Jacobs.
(42
Pococke, Inscriptiones antiquae, VII, n° 38.
(43
Toèto un squelette.
(44
Ex marmore apud Gruterum, p. 667 et alios.
(45)  
Dion Chrysostome, Discours, XXXVII, p. 107, qui attribue ce distique à Orphée.
(46
Hairpocration, Lexique, p. 303, et Suidas, t. III, p. 210.
(47
Oàde, leurs noms étaient écrits au-dessus de ce distique.
(48)
Il s'agit de constructions au Pirée. 
(49)
Pococke, Inscriptions antique, p. 30.
(50
Hagenbuch, Epist. epigraph., p. 390.
(51
Tullius, Epistolae itinerariae , p. 5. Cippus loquitur.
(52
En lisant ston‹xhse fÛlhn.
(53
Chandler, Sylloge inscriptionum, t. II, p. 58, n° 48.
(54
L'an de J. C. 380.
(55
Philuotrate, Heroica. 20, 37.
(56)
Cet Asbolus est le centaure que mit en croix Hercule.
(57)
Montfaucon, Diarium italicum, p. 154. 
(58)
Chandler, Inscriptiones, p.31, n° 90.
(59)
Voy.„Ier‹poliw dans Étienne de Byzance.
(60)  Synesius, Lettres, 427. p. 762.
(61) Philostrate, Vies des sophistes, p. 566.
(62)  
Vers l'an 956.
(63)
  Edidit Fabricius, Bibliotheca graeca, t. VIII, p. 556 (t. IX, p. 97, éd. Harles).
(64
Suidas, t. II. p. 406. Inscription toute fictive et de pure imagination.
(65) A Jupiter. Voy. Pausanias, V, 2.
(66)  
Edidit Groossies in Thesauri praefat. ad tomum XII.
(67)  
Gruter, Thesaurus, p. 1039, I0. Jacobs : Epigramma mutilum,
(68
En lisant fil¯ merÛw, par amicum.
(69
Plutarque, Vie d'Aratus, 14.
(70
Cette statue lui fut élevée par exilés à leur retour.
(71)
  Olympiodore, Commentaire sur le Gorgias de Platon.
(72)  
Villoison, Magasin Encyclop., an VII, t. II.
(73
Athénée, 1, p. 782 (t. IV, p. 215, éd. Schweigh.)
(74
Pausanias, V, 24.
(75
Gudius, Inscriptiones, p. 55.
(76
La Justice, la Nécessité ; peut-être la Pudeur, AÞdÅw. Hésiode, …Erga, 200.
(77
Pococke, Inscriptiones, p. 51, n° 14.
(78)  
Ex Marmoribus Dion., p. 111.
(79)  
Õ, datif qui se trouve aussi dans Homère, Iliade, II, 188 : d¡jato oß sk°ptron, il a reçu de lui le sceptre; dans Pindare, Olymp,, 13, 39 ; Pyth., 4. 48.
(80)  
Pollux, Onomastic., VIII, 131.
(81)  
C'est-à-dire de la quatrième classe des citoyens d Athènes dans la troisième, Voy. Aristote, Polit., XI, 9.
(82
Fabretti, Inscriptiones, p. 288.
(83)  
Gruter, Thesaurus, p. 1036.
(84
  Au lieu de eàw me bÛou, lisez eésebÛ&.
(85
Gruter, Inscrip., p. 1099.
(86)
Muratori, Thesaurus, p. 1066.
(87
Gruter, Inscriptiones, p. 1098.
(88)
L'épigramme n'a pas conservé son nom.
(89
PolÛn, Gortyne.
(90
„H¡lion rappelle ce soleil d'équité qui n'est jamais terni, des Plaideurs de Racine, III, 3.
(91)  La Crète dépendait de la préfecture d'Illyrie.
(92)  Sur une urne cinéraire. Gruter, Thesaurus, p. 685.
(93)  Gruter, Thesaurus, p. 700.
(94)   Insculptum Hermae cum capite Homeri. Gruter, Thesaurus, p. 419.
(95)   Ex gemma. Gruter, Thesaurus.
(96)  Étienne de Byzance, au mot
ƒAgrÛai.
(97
Tlos, ville de Pisidie.
(98) En lisant
oìnek' ¤Æn PisÛdhw.    
(99
Suidas, t. III, p. 655. 
(100
Gruter, Thesaurus, p. 594.
(101) 
Plutarque, Vie de Démosthène, XXX.
(102
Gruter, Thesaurus, p. 701, n° 10.
(103
Pococke, Inscriptiones antiquae, p. 44, n° 2.
(104
Strabon, II, p. 126.
(105
Edidit Taylor, ad Demosthenem, t. II, p. 358,
(106)
Ce fils d'Évrius, inconnu d'ailleurs, n'a aucun rapport avec Plutarque õ biogr‹fow.
(107
Alcathoüs était le fondateur de Mégare.
(108
Saumaise, Scriptores hist. Aug. , t, I p, 805.
(109
Plutarque, Vie de Cicéron, VII.
(110)  Athènes.
(111)  Iliade, II , 553.
(112)  Edidit Sirmond in notis ad Sidonium Apoll., p. 30.
(113)  Lycurgue contre Léocrate, XXVIII.
(114)  Ou 90 000 Perses. Voy. Hérodote, VI, 111.
(115)  Diodore de Sicile, XI, 33.
(116)  Pausanias, I, 37.
(117)   Spon, Miscellanea eruditae antiquitatis, p. 376.
(118)  Spon, Miscellanea eruditae antiquitatis, p. 330.
(119)  Muratori, Thesaurus, p. t 732.
(120Jejuni versus, vix digni qui typis repeterentur, Jacobs,
(121)   Pausanias, VI, 3, nous apprend que ces deux inscriptions étaient sur la statue de Lysandre, fils d'Aristocrite, élevée à Olympie par les Samiens, après sa victoire d'Aegos Potamos.
(122)  Gruter, Thesaurus, p.634.
(123)  Athénée, X, p. 455.
(124)  L’île de Délos.
(125)  Latone avait pour père Coeus,
KoÝow, synonyme de Žriymñw, nombre, dans le dialecte macédonien.
(126)  Eusèbe, Prép. evang, XI, 6.
(127)  Démétrius de Phalère,
perÜ „ErmhneÛaw, ch. 7 : 'ƒEn AÞgæptÄ d¢ toçw yeoçw êmnoèsi diŒ tÇn ¥ptŒ fvnh¡ntvn oß ßereÝw, ¤fej°w ±xoèntew aét‹... En Egypte. les prêtres célèbrent les louanges des dieux par les sept voyelles qu ils répètent à la suite l'une de l'autre. 
(128
Pococke, Inscriptiones, p. 51, n° 32.
(129)  
Gruter, Thesaurus, p. 1039.
(130
Gruter, Inscriptiones, p. 1096.
(131)
„Esperi®w, la Crète. Voy, Meursius, Creta I, 2.
(132
Lisez Pærrou.
(133
Athénée, X, p. 449. Enigme dont le mot eut prvktñw.
(134
Enigme dont le mot est lettre (epistola) attribuée à Sappho. Voy. Athénée, X, p. 450.
(135)  
Br¡fh, les caractères de l'alphabet, tŒ stoixeÝa.
(136
Plutarque, De audiendis poetis, XIX.
(137
Pausanias, VI, 10. Voy. le Catalogus artificum de Sillig, p. 150. 
(138)  
Gruter, Thesaurus, p. 655.
(139
Gruter, Thesaurus, p. 1027.
(140
Pausanias, V, 27.
(141
MendaÛoi, SÛpthn , peuple et ville de Thrace.
(142)  Pausanias, VI, 19.
(143)  Plutarque, Vie de Flaminius, XII.
(144) L'an 196 av. J. C.
(145)  Maffei, Museum veronense, p. 375.
(146) Muratori, Thesaurus, p. 620.
(147)  Eschine, contre Ctesiphon, LXII
(148)  Au lieu de
ŽmfÜ perÛ, lisez ŽmfÜ p‹traw;.
(149
Pausanias, IV, 1, 3.
(150
Lisez m¡galhw te k¡leuya Dhm®trow.
(151
Lisez Kaækonow Žp' àdmhw
(152
Solon, de Fluminibus, XXV, p. 187 des Paradoxographes de Westermann.
(153
Étienne de Byzance, au mot FashlÛw.
(154)  Gruter, Thesaurus, p. 919, n° 5.
(155)  Sirmond, ad Ennodium, VIII, Epist., 42.
(156)   La mort.
(157)  Muratori, Thesaurus, p 136 et 2075.
(158)  Smétius, Inscriptiones, p. 23.
(159)  Voy. l’allégorie de Prodicus de Cos dans Xénophon,
ƒApomn®m.,, II, 1, 21.
(160
Athénée, X, p. 442.
(161)
Chishull, Travels, p. 168, et Muratori, Thesaurus, p. 749.
(162
En lisant öfr' n ¡facÇ.
(163)
  Montfaucon, Diarium italicum, p. 423.
164
)  ƒAmfÛloxoi, ville d Acarnanie.
(165 Corcyre, aujourd'hui Corfou, où fut trouvée cette inscription.
(166
Pausanias, X, 21.
(167)
  Pausanias, IX, 15.
(168)  
Muratori, thesaurus, p. 809.
169
Eschine, contre Ctésiphon, 62.
170
Eione, depuis Amphipolis, Cf. Hérodote, VII, 107.
171
.
Diogène Laërte, I, 41.
172
Gori, Inscriptiones, t. I, p. 417.
173
.
Lisez p¡nyhs' au lieu de benouw.
174
.  
Bvom¡nou, barbarisme pour bovm¡nou, metri causa.
175
Pococke, Inscriptiones, p. 45.
176. En lisant
Y‹llow ¦yhk' Žret°w eàdouw y' ßeròn d¯ leÛcanon...
177
.
Chandler, Inscriptiones, II, 61, p. 67.
178
Lisez †Ermow ƒAristom‹xoio et mhtròw ƒErÛnnhw.
179
Gruter, Thesaurus, p. 607.
180
Voy. l'Anthol. lat., de Meyer, n° 1274.
181
  
Aristide, t. II, p. 386.
182
„Hr‹kleia était dans la Grande Grèce, près de Crotone.
183
. 
Le peintre Zeuxis a vécu de 475 à 400 av. J. C. Voy. le Catalogus artificum de Sillig, p. 459.
184
Étienne de Byzance, au mot Yoærioi.
185
.  Athénée, VI, p. 232.
186
. Combat d'Homère et d'Hésiode,
ƒAgÅn, p. 136, édit. Boissonade.
187
Muratori, Thesaurus, p. 258.
188
.   
En lisant paryenÛhn et keÜw ŽÛdou.
189
.
Plutarque, Vie des dix orateurs, IV.
(190
Muratori, Thesaurus, p. 217.
(191
Lisez keÛnoiw per ÷svn. Cet art de l'expression par geste, c'est la xeironomÛa.
(192Gruter, Thesaurus, p. 399. Cet Eusèbe vivait vers l'an 399 : Symmaque en fait mention, IX, 52.
(193) Spon, Miscellanea, p. 374, n° 127.
(194On peut lire ainsi le premier vers St°yi parerxñmenow tñnd' àxnesi tæmbon, õdÝta .
(195
Ces idées pythagoriciennes se retrouvent dans Pindare, Olymp. 2, et dans Virgile, Én., VI.
(196
Pausanias, V, 20.
(197) Au lieu de keÛnvn, lisez kÛvn.
(198
Gruter, Thesaurus, p. 328.
(199)
Ex Agathitae historia, II, p. 54.
(200)
César Auguste.
(201
Ville de Lydie.
(202Gruter, Thesaurus, p. 163. Voy. l'Historia augusta, t. p. 463.
(203)  Claude II, successeur de Gallien.
(204Auréolus, un des trente tyrans, fut tué en 268. Le pont sur l'Adda qui porta son nom, pons Aureoli, a donné son nom au bourg de Pontirole, près de Bergame.
(205)
Reinesius, Syntagma inscriptionum, p. 610.
(206)  Maffei, Museum veronense, p. 317.
(207)  Pausanias, V, 23.
(208Clitor, ville d'Arcadie.
(209)  Lisez
kaÜ m¡tra poieÛthn . La statue avait dix-huit pieds de haut.
(210)  Pausanias, VI, 40. C'est le char consacré qui parle.
(211Spon, Miscellanea, p. 376.
(212
Maffei, Museum veronense, p. 61.
(213) Maffei, Museum veronense, p. 63.

(214)  Pausanias, VIII, 6.
(215)  Gruter, Thesaurus, p. 802.
(216)  Spon, Miscellanea, p. 367.
(217)  Lisez
¤p¡gracen.
(218)  Villoison, Prolégomènes de l'Iliade, p. 65.
(219Cereris sacerdotes, primi ordinis, nomen quo antea fuerant appellatae, deponebant. Jacobs. 
(220)  L'initiation de l'empereur Hadrien aux mystères d'Eleusis est de l'an 121 de notre ère.
(221)  Athènes prit même son nom et s'appela Adrianopolis.
(222)  Gruter, Thesaurus, p. 1130.
(223)  Muratori, Thesaurus, p. 1321.
(224)  Montfaucon, Diarium italicum, p. 273.
(225)  Fabretti, Inscriptiones, p. 425.
(226)   Gruter, Thesaurus, p. 28.
(227)  
…Attiw. Id est Attis cum Sole. Jaeohs.
(228)  
DÇron ƒApñllvnow pour ƒApollñdvrow, qui ne peut entrer dans le vers.
(229
Gruter, Thesaurus, p. 1146.
(230
Athénée, XII, p. 736.
(231
Diodore de Sicile, XI, 13.
(232
En lisant Žposam¡noiw et =usam¡noiw.
(233
Pausanias, V, 22.
(234
Gruter, Thesaurus, p. 769.
(235
Au lieu de fr‹saw lisez ƒEp‹fraw, et aÞnet® an lieu de agneti.
(236
KŽm¡, c’est l' oédeÜw Žy‹natow de certaines épitaphes.
(237)  Thucydide, VI, 54.
(238)  Chandler, Inscriptiones, p. 78, n° 123.
(239)  En lisant
zakñroio.
(240
Fabretti, Inscriptiones, p. 723.
(241
Allusion à l'épisode de la mort de Penthésilée dans Quintus de Smyrne.
(242
Gruter, Thesaurus, p. 1196.
(243
Pausanias, VI, 4.
(244) Alcidamnas, dans les Oratores graeci de Reiske, t. VIII, p. 75.
(245)  Muratori, Thesaurus, p. 1041.
(246
MurÛa pour MurÛvw. MurÛvw ¤mærato, indesinenter planxi
(247)   Fabretti, inscriptiones, p. 704.
(248)   Étienne de Byzance, au mot
DÝon.
(249)  Pausanias, V, 40
(250)  Pausanias, V, 40.
(251)  L'an 441 av. J. C. Cf. Thucydide, 1, 107.
(252)   Gruter, Thesaurus, p. 85.
(253)  Spon, Miscellanea, p. 370, et Reinesius, Syntagme, p. 694.
(254)  En lisant
perÜ nefroæw.
(255
Pausanias, X, 7.
(256
Reinesius, Syntagmes, p. 856.
(257). 
Il y a là un vers ïambique final au lieu d'un pentamètre.
(258)
Pococke, Inscriptiones, p. 107.
(259
Reinesius, Syntagmes, p. 854. Il manque en tête de cette épigramme l'indication du nom du défunt et de ses parents.
(260
Au lieu de d¢ kradÛhw lisez d' ¤k =' aàhw.
(261)  
Lisez ‹yan‹toio patròw yeÇn meidiñvntow, xruseÛoiw proxñaisin.
(262
Spon, Miscellanea, p. 149.
(263
Athénée, IV, p. 420. Le lñgow ceudñmenow est une sorte de gryphe cachant un sens vrai sous des termes faux.
(264
Stobée, Florilegium, CXIX, p. 603.
(265
Athénée, X, p. 450.
(266)
Démosthène, pour la Couronne, 89.
(267
Au lieu de deÛmatow lisez l®matow.
(268
Pausanias, VII, 17.
(269
PaleÛa est l'ancien nom de Dymé, ville d'Achaïe.
(270
Muratori, Thesaurus, p. 1687. 
(271
Gruter, Thesaurus, p. 1035.
(272
Paul Lucas, Voyage en Asie Mineure, n° 65.
(273)  
Strabon, en parlant du Cydnus, se sert des expressions tò cuxròn kaÜ tò traxæ.
(274
Dans Diodore de Sicile, I. 32, et XV, 42 , il est question de ponts aux embouchures du Nil (julÛnh g¡fura).
(275
Dans les vies d'Oppien. Voy. les Biogr‹foi de Westermann, p. 64.
(276
L'auteur des poèmes didactiques, les Cynegetiques, les Halieutiques, etc. Il était d'Anazarbe en Cilicie et vivait sous Septime-Sévère ,193-211 de notre ère.
(277
Primum et postremum distichon legitur in scholiis ad Thucyd. 1, 6, media disticho auctum in marmore, quod suspicor spurium. Jacobs.
(278
Chishull, Antiquitates asiaticae, t. II, p. 42.
(279
Pausanias, VI, 20.
(280)
L'fesiw était une espèce de barrière, en latin carcer ; c'est de la que partaient les chevaux, les chars, les coureurs.
(281
Marmora oxoniensia, P. 109.
(282
Muratori, Thesaurus, p. 671, avec cette note : Latinam interpretationem ab aliis exspecto. Hic enim tenebras offendo. Il s'agit probablement d'Aristote.
(283
Athénée, X, p. 449.
(284
Le sommeil.
(285
Gruter, Thesaurus, p. 703. Cf. Pindare, Olymp. II, 60 ; Eschine, Axiochus, 29.
(286
Gruter, Thesaurus, p. 419.
(287
Muratori, Thesaurus, p. 1777.
(288
Pococke, Inscriptiones, p. 30, n° 18.
(289
Gruter, Thesaurus, p. 1068.
(290
Dans l'île de Crète. Talaiòw, õ Zeçw ¤n Kr®tú dit Hésychius.
(291
Chishull, Antiquitates asiaticae, p. 59.
(292
Diogène Laërte, VIII, 49.
(293
Ville de l’île de Rhodes.
(294)  
Plutarque, Vie de Marcellus, XXX.
(295
L'auteur de l'épigramme a joint aux cinq consulats de Marcellus ses deux proconsulats.
(296)  
Edidit Falkenhurgius ad Nonni Dionysiaca, p. 878.
(297
O Ménandre ! ô vie humaine ! qui de vous deux a imité l'autre? Î M¡nadre kaÜ bÛe, pñterow r' êmÇn pñteron ¤mim®sato a dit spirituellement le critique Aristuphane. Cf. Guill. Guizot, Ménandre, p. 25.
298
. Muratori, Thesaurus, p. 1002.
299
. Athénée, IV. p. -162. Cf. Lucien, Icaroménippe, 29.
300
Gruter, Thesaurus, p 681.
301
. Lisez teyneiÇt' ‹gay¯ kat‹ .
302
. Lisez oåw ¦poron.
303
. Muratori. Thesaurus, p. 261.
304
. N®dunow ìpnow dans Homère, le doux sommeil.
305
. Philostrate, Vie des Sophistes, I, 5.
306
. Parodie des vers de Théognis sur le polype, 215
307
. Gruter, Thesaurus, p.438.
308
.Lisez tŒ s' Žr®ia ¦rga.
309
. Plutarque, Vie de Thémistocle, VIII.(309 
310
. Polybe, IV, 33, et Pausanias, IV, 22.
311
. Aristocrate, roi d'Arcadie, qui, gagné par les Lacédémoniens, avait livré l'armée au combat du Fossé.
312
.Etienne de Byzance, au mot MÛlhtow.
313
Lisez ¦tikte tòn ¤n Moæsaisi. -
314
. Passionei, Inscriptiones, XIV, 17.
315
. Suidas, t. III, p. 586.
316
. Montfaucon, Diarium italicum, p. 427.
317
. Richard Candler, Inscriptiones antiquae, p. 80.
318
. PityeÝdai, les descendants du sage Pitthée, ancien roi de Trézène.
319
. Maffei, Museum Veronense, p. 63.
320
. Aristide, Orat, sacr, IV, t. I, p. 331.
321
. Athénée, XIII, p. 609.
322
.Hippias, fils de Pisistrate, avait épousé la fille de ce Charmas.
323
. Chandler, Inscriptiones antiquae, p. 69 , n° 78.
324
. Bandini, Catal. mss. Graec. Laur. t. III, p, 18.
325
. Spon, Miscellanea, p.317.
326
. De eétux®w heureux ce qui rappelle ce vers, sur un nommé Félix : Infelix Félix, tantum eheu ! nomine felix.
327
.  Muratori, Thésaurus, p.1693. 
328
. Ex notis Lucae Holstenii ad Stephanum Byzantinum, p. 309.
329
SxerÛa, auparavant Phéacie, depuis Corcyre, aujourd'hui Corfou.
330
.Athénée, I, p. 19.
331
. Plutarque, Vie de Caton , 1.
332
. Spon, Miscellanea, p. 369.
333
. Ineptum colloquium. Jacobs.
334
.  Suidas, au mot boèw §bdomow, t. I, p. 418.
335
. Ex Agathiae Historia, p. 43, edit. Vulcanii.
336
. Le Casilinus est l'ancien Vulturne de Campanie, sur les bords duquel était la ville de Casilinum.
337
. Muratori, Thesaurus, p. 1397.
338. Plutarque, Vie de Lycurgue, 20.
339
. Ils avaient bien mérité la mort, dit un Spartiate : ils devaient laisser brûler la tyrannie tout entière. Eod. loco.
340
.Maffei, Museum Veronense, p. 61.
341
. Lisez trit‹tú.
342
.Muratori, Thesaurus, p. 1349.
343
. Matfei, Museum Veronense, p. 63.
344
. Ex Ignarra de Palaestra neapol., p. 167.
345
. Élien, Hist. des animaux, XI, 40.
346
. Lisez ¤pipnoÛaw au lieu de ¤pinoÛaw.
347
. Ex Spaanii dissertatione de Antiphonte in Reiskii Orat. gr., t. VII, p. 802.
348
. Ex vita Aristotelis apud Menagium ad Diog. Laertium, p. 201.
349
. Gruter, Inscriptiones, p. 1073.
350
.  En lisant bÛon, ÷n ge di‹jv, §jv soi cux¯n ‹eÜ ôfeil¡tida.
351
. Ex Tayloro ad Demosthenem, orat. de Falsa legat. I. 360.
352
. Diñw. Ob aquas a Jove, id est pluvia, auctas. 
353
. Élien, Hist. des animaux, X, 40.
354
.  Loushýdow, de LousoÛ, ville d'Arcadie.
355
. Pausanias, VIII, 42.
356
. Voy. Onatas dans le Catalogus artificum de Sillig.
357
. Pococke, Inscriptiones antiquae, p. 29, n° 11.
358
. Reinesius, Inscriptiones, p. 824.
359
. Gruter, Thesaurus, p, 317. 
360
. Ex Hagenbuchii Epistol. epigraph., p. 257.
361
.  Plutarque, Vie de Timoléon, XXXI.
362
. Paul Lucas, Voyage en Asie, n° 28.
363
. Au lieu de ŒgnÒ lisez mñnÄ.
364
. Smétius, p. 131.
365
. Plistaeiow, lisez pleÝst' aÞnetñw.
366
. Suppléez p‹shw ou tragik°w.
367
. Richard Chandler, Sylloge inscriptionum, p, 11.
368
. Athénée, II, p. 48.
369
.  Gori, Inscriptiones, t. 1, p. 373, et Muratori, Thesaurus, p. 78.
370
. Pococke, Inscriptiones, et Chandler, Sylloge, p. 5, n° 15.
371
. Lisez ptolÛeyr' ôn¡ousin.
372
. Lisez pñdaliw Žgriñyumow.
373
. Lisez paÝw Ìn Doukofætxn eérukleÝtvn basil®vn.
374
.Lisez teteæjato et puknŒ te yeÜw tŒ par»a.
375
. Muratori, Thesaurus, 1450.
376
. Spon, Miscellanea, p. 46.
377
. Cui superscriptum : Petroniae Musae.
378
.Muratori. Thesaurus, p. 966.
379
.Pococke, Inscriptiones, p. 64, n° 10.
380
. Ex IsaaciVossii notis ad Pomponium Melam, p. 129.
381
. Athénée, XIII, p. 589.
382
. Athénée, X, p. 451.
383
.Pococke, Inscriptiones, p. 42.
384
.Lisez prtow ¦hn ƒIy‹k&.
385
. Muratori, Thesaurus, p. 1744, n° 5.
386
. Gruter, Thesaurus, p. 399.
387
. Plutarque, Vie des dix Orateurs, Isocrate.
388
. Timothée, fils de Conon.
389
. YeaÝw, Cérès et Proserpine.
390
Muratori, Thesaurus, p. 1437.
391
. Lisez gennaÝa f‹skeiw.
392
. HmÝn. Numénius est dans le séjour des bienheureux.
393
. Spon, Miscellanea, p. 46 ; voy , plus haut, l'épigramme 338.
394
.  Lucien, les Dipsades, 6.
395
. Candler, Inscriptiones, p. 67.
396
. Plutarque, Vie de Titus Flamininus, XII
397
. Montfaucon, Diarim italicum, p. 425.
398. Gruter, Inscriptiones, p. 1098.
399
. Consul l'an 408 de notre ère.
400
. Paul Lucas, Voyage en Asie, I, p. 454 ; Pococke, Inscriptiones, p. 14.
401
. Montfaucon, Diarium italicum, p. 184.
402
.Du Cange, Constatinop. Christ., t. II, p. 105.
403
.Cet empereur grec, fils du romain Lécapène, est Constantin VIII, qui régna de 928 à 945.
404
. Pausanias, VIII, 52. Saumaise attribue cette épigramme à Alphée, et Schneider à Alcée de Messénie.
405
. Athénée, X, p. 454.
406
XalkhdÅn ville de Bithynie, en face de Byzance.
407
. Ce sophiste était disciple d'Isocrate et de Platon.
408
. Bandini, Catalog, cod. Biblioth. Laurent., t. III, p. 129.
409
. Athénée, X, p. 436.
410
. Eschine, Disc, contre Ctésiphon, 63.
411. Athénée, V, p. 215.
412
. Les Romains commandés par le préteur Orbius.
413
. Mithridate.
414
.  Strabon, IX, p. 650.
415
. „Omoè s'explique par le pròw tÒ poluandrÛÄ de Strabon.
416
.  Chishull , Inscriptiones asiatiacae, t. II, p. 7.
417
. Ptel¡a oìtvw ± …Efesow ¤kaleÝto ; Ptélée, ainsi s'appelait Éphèse (Étienne de Byzance).
418
. Muratori, Thesaurus, p.1736.
419
. Brunck lit t‹rxuse Lib‹niow.
420
. Voy. d'Orville, ad Charitonem, p. 446.
421
. Chandler, Inscriptiones, p. 18, n° 52. 
422
. Lisez prost®kete au lieu de proscæxete.
423
. Fabretti, Inscriptiones, p. 144.
424
. Pausanias, V, 25.
425
. Voy. Onatas dans le Catalogus artificum de Sillig.
426
. Pausanias, VI, 17.
427
. Pollux, Onomasticon, IV, 92.
428
. D¡jai avec le datif ; ainsi Pindare : d¡jai d¡ oß, reçois de lui. Cf. Pyth. IV, 61; XII, 9.
429
. Aétñw, solus.
430
. Sotion, De Fluminibus, et Vitruve, VIII, 3.
431
. Pausanias, VI, 8.
432
. Gruter, Thesaurus, p. 1118, n° 8.
433
. Chandler, Sylloge inscriptionum, p. 13.
434
. Lisez ußòw ƒAristonñou.
435
. Pñlevw, Priène, ville d'Ionie à l'embouchure du Méandre.
436
. Falkenburg, dans ses notes sur les Dionysiaques de Nonnes, p. 878.
437
. Ammonius, Vie d'Aristote, dans l'édit. bipontine, t. I, p. 43.
438
. Bandini, Catal, de la biblioth. Laurentienne, t. II, p. 336.
439
. Sirmond, dans ses notes sur Sidoine Apollinaire, IX,16.
440
.  Gruter, Thesaurus, p. 683.
441
. Pseudo-Hésiode, ƒAgÅn, p. 1511, édit. Boissonnade.
442
. DÇron, fi‹lan Žrgurn, une tasse d'argent.
443
. Maffey, Museum veronense, p. 64.
444
. Cacilius et Stacté sont le père et la mère de Florus, qui fut élevé par des membres de sa famille, yrept°rew kaÜ trofeÝw.
445
.  Maffei, Museum veronense, p. 375.
446
.  Lisez ²m¡teron nearoÝo br¡fouw t' Žfælaktow ¤rinnæw.
447
. Lisez ¥loèsa au lieu de ¦xousa.
448
.  Du Cange, Glossaire, au mot suc¡lion. Cf. Diogène Laërte, VI, 69. Cet Aristide n'est pas l'illustre rhéteur de Smyrne.
449
.  Strabon, X, p. 463.
450
. Maffei, Museum veronense, p. 318.
451
. Formule assez usitée sur les tombeaux : DoÛh soi cuxròn ìdvr.
452
. Spon, Miscellanea, p, 143, n° 14. Jejunum et ineptum, Jacobs.
453
. Pausanias, VI, 13. 
454
.  Lækow c'est le fils de Phidolas.
455
.  Eustathe, Commentaire de l'Iliade, p. 122, éd. de Bâle.
456
. On en trouvera d'autres dans l'excellente étude historique sur la statue vocale de Memnon, par Lettonne, 1833.
457
.  Pococke, Inscriptiones, p. 81, n° 21.
458
.Pococke, Inscriptiones, p, 84, n° 25.
459
. Pococke, Inscriptiones, p. 83, n° 5. Variante du troisième vers : …H ƒAmenÆy, basileè AÞgæptie, tÆw ¤n¡poisin,, préférée par Letronne.
460
. Pococke, Inscriptiones, p. 82, n° 3.
461
. Voici le texte de la fin de l'épigramme .
KoÛranow ƒAdrianòw tos‹kiw d' Žsp‹sato kaétòw
M¡mnvna: kaÜ BalbÛlla k‹men oåsi pñnoiw
Gr‹mmata shmaÛnonta t' ÷s' eï àde, k÷ss' ¤p‹koue.
D°lon psi d' ¦gent' Èw g' ¥ fÛloisi yeoÛ.

462
Xyisdòn men. Letronne, Statue vocale de Memnon, p. 168.
463
M‹rkiow „Ermog¡nhw. Letronne, Statue de Memnon, p. 183.
464
.  Y°k¡ se fvn®enta. Letronne, Statue vocale de Memnon, p. 193 ; et Welcker, Sylloge epigrammatum, p. 254.
465
Aéd°w tò prñsyen. Letronne, Statue vocale de Memnon, p. 203 ; et Welcker, Sylloge epigrammatum, p. 253.
466
. Aéd®ent‹ se. Letronne, Statue vocale de Memnon, p. 209.
467
EÞ kaÜ lvbht°rew. Letronne. Statue vocale de Memnon, p. 212 ; et Welcker, Sylloge epigrammatum, p. 255.
468
. Næktvr , sans doute pour ne pas manquer l'instant du lever du soleil.
469
. Î pñpoi, · m¡ga. Letronne, Statue vocale de Memnon, p. 217.
470
. Toætoiw toÝw ¤l¡goiw. Letronne, Statue vocale de Memnon, p. 224. Après la belle épigramme ZÅein eÞnalÛh, Appendix, 16, on peut mettre celle-ci au nombre des meilleures que Memnon ait inspirées.
471
. …Estrecen MoirÇn. Le Bas, Inscriptions de la grotte de la Vipère, p. 9.
472
. †Erse‹ sou, Pñmptilla. Le Bas, Inscriptions de la grotte de la Vipère, p. 12. Cf. l'épigramme …Alkhtiw n¡h eÞmÛ, VII, 691.
473
. TaÝw Næmfaiw. Brunek, Analecta, III, 191, n° 202; omis dans l'Anthol. planudea de Jacobs, et à insérer avant le n° 265.
474
. ƒEny‹de Svsip‹tra. Jacobs, Anthol, palat., t. III, p 967, n° 395.
475
. TÛw moirÇn. Jacobs, Anthol. palat., t. III, p. 967, n° 396.
476
. Au lieu de ¤klÅsato lisez ¤kl‹ssato
477
.Au lieu de n¡ouw lisez n¡oiw.
478
. Mhtròw kaÜ yugatrñw. Jacobs, Anthol. pala.,, t. III, p. 967, n° 397.
479
. Au lieu de rreni lisez rrena, eruditionem virilem, seu gennaÛan.
480
. „H gene» dñj» te, Jacobs, Anthol, palat., t. III, p. 968, n° 398.
481
Plout‹rxou tñde s°ma. Jacobs, Anthol. palat. , t. III, p. 969, n° 399.
482
. Mn°ma FÛlh m®thr. Jacobs, Anthol. palat., t. III, p. 969, n° 400.
483
. KekropÛa m¢n ¤moÛ. Jacobs, Anthol. palat., t. III, p. 970, n° 401.
484
.Au lieu de ŽglaÛhw lisez ŽglaÛhn.
485
. T» ¤n polloÝw d®moiw. Jacobs, Anthol. palat, t. III, p. 970, n° 402.
486
. Khræssetai. Brunck, Analecta, II, 61.
487
.Inscription de l'Asie Mineure publiée dans le „Erm°w õ lñgiow, 15 juin 1812.
488
.Tòn t‹fon ±rg‹zonto . Inscription trouvée à Fréjus par M. Alexandre, membre de l'Institut, en 1861; elle est précédée de ces mots latins, C. VIBIO LIGURI MAXSUMA MATER FECIT. Cr. l'épigramme AétÒ kaÜ t¡kessi, VII, 228.
489
. N®pion Èkæmorou. Inscription trouvée à la Villa Panfili. Voy. la Revue archéologique du 15 juillet 1852.
490
Yr¡ce m' ƒAlej‹nreia. Le Bas, Thèse sur l'épigraphie, p. 24.
491
. ... rvn Žn¡yhka. Letronne, Revue archéologique du 15 mai 1845, p. 79.
492
.ƒAeñdromon ìdvr, de l'eau amenée par un aqueduc sur des arcades.
493
. Marcellin, Vie de Thucydide (p. CXXVII, trad. de M. Ambr. Didot) : "Le cippe placé sur le tombeau atteste que c'est bien Orolus. Cette inscription se trouve à Coelé prés des portes mélétides. " Olorus a néanmoins prévalu sur Orolus. Coelé ou KoÛlh était un dème, partie dans Athènes, partie dans la campagne. Là étaient les tombeaux de Thucydide et de Cimon.
494
. Xrhsmòw perÜ EéripÛdou: …Estai soi koèrow. Vie d'Euripide, ch. III, édit, de Barnes. Sa mère se nommait Clito et son père Mnasarque. Il était fils lui-même de Mnasarque, et conséquemment Mnasarchide.
495
. …Agou d¢ me, Manuel d'Épictète, LIII.
496
. …Ontvw dij°ai. Le comte de Vidua, Inscriptiones antiquae, p. 48.
497
. Ainsi que Cratinus l'avait fait dans ses Ulisses, une sorte de satire de l'Odyssée, diasurmñw t°w ƒOdusseÛa.
498
. Ce vers, qui se rencontre plusieurs fois dans l'Odyssée, 1, 329 ; XI, 445, etc., a six pieds dont trois sont des dactyles. Or, le mot d‹ktulow signifie dactyle et doigt. De là le mauvais jeu de mot.
499
. …Eptajan basil°ew. Sainte-Croix, Examen critique des historiens d'Alexandre, p. 782.
500
ƒAy‹naton kl¡ow. Jacobs, Anthol. palat., t. III, p. 972, et Visconti, Mémoire sur des ouvrages de sculpture du Parthénon (Paris, 1818), p. 107. Voy. Thucydide, I, 58-63 ; II, 70, et Diodore de Sicile, XII, 37.
501
. Au lieu de eï pol¡mÄ lisez eépñlemon, nÛkh eépñlemow étant une victoire qui donne une fin heureuse à la guerre.
502
. Pñliw ´de, c'est Athènes. 
503
. Yeñgnidow ¤l¡geia, 1135-1146. Voy. M. Ménard, la Morale avant les Philosophes (Paris, Didot, 1860).
504
. Boælei mayeÝn, nyrvpe. Brunck, Analecta, III, 94, et Boissonade, Sylloge, t. 1, à la suite de l'Anacréon. Les petits vers de ce poème, imprimés sur deux colonnes, éprouvèrent, par suite d'une mauvaise disposition typographique que perpétuèrent Henri Etienne et les héritiers Wechel, une telle perturbation que le sens en était devenu inintelligible. C'est le savant Huet qui a remis les vers dans leur ordre et en a ainsi rétabli le sens.
505
.  Il n'y a que ce passage qui s'applique aux bains de Pythia ; le reste est emprunté au livre d'Aristote perÜ YaumasÛvn Žkousm‹tvn et à d'autres paradoxographes.
506
. La Sicile.
507
. Aujourd'hui Lipari, une des principales îles dites par les anciens Éoliennes, Héphestiades , ou Vulaniennes.