retour à l'entrée du site   table des matières d' Edmond Cougny

 

Extraits des auteurs grecs concernant la géographie et l'histoire des Gaules

 Edm. Cougny et Henri Lebègue


TOME IV

APPIEN D'ALEXANDRIE (01)

Histoire romaine

PRÉAMBULE.

II (0) (02). Puis, dans les parages du Pont-Euxin, de la Propontide et de l'Hellespont, les Galates et les Bithyniens et les Mysiens et les Phrygiens...

III Puis, c'est l'Italie elle-même, celle de toutes les nations qui s'étend le plus en longueur ; l'Italie qui d'autre part va du [golfe] d'Ionie, sur la plus grande partie de la mer Tyrrhénienne jusqu'aux Celtes, que les Italiotes appellent Galates. Des peuples celtes les uns regardent vers cette mer, les autres vers l'océan boréal ; d'autres habitent le long du fleuve du Rhin ; c'est ensuite l'Ibérie et les Celtibères vers l'océan occidental et boréal, et vers les Colonnes Héraclées (d'Hercule), qui forment leurs limites.

IV. En Europe, deux fleuves, le Rhin et l'Ister, bornent principalement l'empire des Romains. De ces [fleuves] le Rhin se rend dans l'océan boréal, l'Ister dans le Pont-Euxin. Sur quelques points mêmes les Romains les ont passés, et ils ont dans leur empire quelques-uns des Celtes qui sont au-delà du Rhin...

V... (0). Ayant par l'océan boréal passé dans la Bretagne, île qui est plus grande qu'un continent, ils en possèdent la meilleure partie, - plus de la moitié; - et n'ont aucune envie du reste, ce qu'ils en possèdent ne leur étant pas d'un bon rapport.

IX. (0). Ils ont ainsi pour limites l'Océan, et du côté où le dieu (le soleil) se lève et du côté où il se couche. Ils tiennent aussi sous leurs lois toute la mer Intérieure, toutes ses îles, et dans l'Océan, les Bretons...

XIV... (0). Histoire romaine ; livre celtique...

[Livre II] Italique (Fragments).

VIII, 1. ...Ὑπὸ δὲ εὐσεβείας οὐκ ὤκνησε καὶ τῆς γῆς ἤδη πεπραμένης, ὡς λαφύρου, τὸ δέκατον ἀναθεῖναι. Κρατήρ τε ἀπὸ τῶνδε τῶν χρημάτων ἐν Δελφοῖς ἔκειτο χρύσεος ἐπὶ χαλκῆς βάσεως ἐν τῷ ῾Ρωμαίων καὶ Μασσαλιητῶν θησαυρῷ, μέχρι τὸν μὲν χρυσὸν ᾿Ονόμαρχος ἐν τῷ Φωκικῷ πολέμῳ κατεχώνευσε, κεῖται δ' ἡ βάσις.
VIII, 1 (0) . Par piété le Sénat n'hésita pas à considérer comme butin les terres (des Véiens) qui avaient été déjà vendues, et il en consacra la dîme. Avec cette part du produit de la vente on fit faire un cratère d'or qui fut placé à Delphes sur un piédestal de bronze dans le trésor des Romains. et des Massaliètes (03), et qui y resta jusqu'à l'époque de la guerre de Phocide, où Onomarque fit fondre le cratère d'or : le piédestal est encore en place.
2. ... Καὶ ἀπήντησεν αὐτῷ καὶ τόδε οὐ πολὺ ὕστερον. Κελτῶν γὰρ τὴν πόλιν καταλαβόντων, ὁ δῆμος ἐπὶ Κάμιλλον κατέφυγε, καὶ δικτάτορα αὖθις εἵλετο, ὡς ἐν ταῖς Κελτικαῖς πράξεσι συγγέγραπται. (Valois, Extr. Peiresc. Des Vertus et des Vices, p. 546.)
2... (0). Cela (04) se rencontra bientôt après. Les Celtes s'étant emparés de la ville, le peuple se réfugia vers Camille et le choisit pour dictateur une seconde fois, ainsi que cela est écrit dans notre histoire des Celtes.
IX. ῞Οτι Μάρκος Μάλλιος εὐπατρίδης, Κελτῶν ἐπελθόντων τῇ ῾Ρώμῃ, ταύτην περιέσωσε, καὶ τιμῶν μεγίστων ἠξιώθη... (Id., ib., p. 549.)

IX. (0). Marcus Mallius, un Eupatride, lors de l'invasion des Celtes, sauva Rome et fut jugé digne des plus grands honneurs

[Livre III] Saunitique (Fragments).

VI, 1. ῞Οτι Κελτῶν Σενόνων πολὺ πλῆθος, Τυρρηνοῖς συνεμάχουν κατὰ ῾Ρωμαίων. ῾Ρωμαῖοι δὲ ἐς τὰς Σενόνων πόλεις ἐπρέσβευον, καὶ ἐνεκάλουν ὅτι ὄντες ἔνσπονδοι, μισθοφοροῦσι κατὰ ῾Ρωμαίων. Τούσδε τοὺς πρέσβεις Βριτόμαρις μετὰ τῶν κηρυκείων καὶ τῆς ἱερᾶς στολῆς κατέτεμεν ἐς πολλὰ καὶ διέρριψεν · ἐγκαλῶν ὅτι αὐτοῦ ὁ πατὴρ ἐν Τυρρηνίᾳ πολεμῶν ἀνῄρητο ὑπὸ ῾Ρωμαίων. Κορνήλιος δὲ ὁ ὕπατος, τοῦ μύσους ἐν ὁδῷ πυθόμενος, τὰ μὲν Τυρρηνῶν εἴασεν · ἐς δὲ τὰς Σενόνων πόλεις συντόνῳ σπουδῇ διὰ Σαβίνων καὶ Πικεντίνων ἐσβαλὼν,  παντα καθῄρει καὶ ἐνεπίμπρη. Καὶ τὰς μὲν γυναῖκας καὶ τὰ παιδία ἠνδραποδίζετο · τοὺς δὲ ἡβῶντας πάντας ἔκτεινε, πλὴν Βριτομάριος, ὃν δεινῶς αἰκισάμενος, ἦγεν ἐς τὸν θρίαμβον.
VI. 1... (0). Une grande multitude de Celtes Sénons combattaient avec les Tyrrhéniens contre les Romains. Les Romains envoyèrent en conséquence des ambassadeurs aux villes des Sénons, leur reprochant de se mettre, en dépit du traité qui les liait, aux gages des ennemis de Rome. Ces ambassadeurs, Britomaris les mit en mille pièces ainsi que leurs caducées et leur robe sacrée et en dispersa les lambeaux : il leur reprochait la mort de son père qui, faisant la guerre en Tyrrhinie, avait été tué par les Romains. Le consul Cornélius [Dolabella], qui était en marche, apprend cet attentat ; il laisse là les Tyrrhéniens ; il se hâte, il traverse en courant la Sabine et le Picentin, et se jetant sur les villes des Sénons, il y met tout à feu et à sang. Les femmes et les enfants sont réduits en esclavage, et tous les jeunes gens sont massacrés à l'exception de Britomaris qui, après avoir subi les plus affreux traitements, fut emmené pour servir au triomphe du vainqueur (05).
 2 Οἱ δὲ Σενόνων, ὅσοι ἦσαν ἐν Τυρρηνίᾳ, πυθόμενοι ἀνῃρῆσθαι, Τυρρηνοὺς ἦγον ἐπὶ ῾Ρώμης. Καὶ πολλῶν μεταξὺ γενομένων οἱ Σένονες, οὔτε πατρίδας ἔχοντες, ἐς ἃς διαφύγωσιν, ὀργιζόμενοί τε τῶν γεγονότων, ἐνέπιπτον τῷ Δομιτίῳ, καὶ διεφθάρησαν πολλοί. Τὸ δὲ λοιπὸν, σφᾶς αὐτοὺς διεχρῶντο μανικῶς. Καὶ δίκη μὲν ἥδε παρανομίας [ἐς] πρέσβεις ἐγένετο Σένοσιν. (F. Ursin., Extr. IV, Des Ambass., p. 343.)
2. Tous ceux des Sénons qui étaient en Tyrrhènie, à la nouvelle de ce désastre, mènent les Tyrrhéniens contre Rome; mais, après maints événements, n'ayant plus de patrie pour s'y réfugier; irrités de ce qui leur était arrivé, ils tombent sur Domitius (06), et sont en grande partie massacrés. Les autres, dans un transport de fureur, se tuèrent eux-mêmes, juste punition de l'attentat des Sénons contre des ambassadeurs.

[Livre IV] Celtique (Abrégé et fragments).

APPIEN. EXTRAITS DES CELTIQUES.

I, 1. (H. Est., p. 754.) Κελτοὶ ῾Ρωμαίοις ἐπεχείρησαν πρῶτοι, καὶ τὴν ῾Ρώμην εἷλον ἄνευ τοῦ Καπιτωλίου, καὶ ἐμπεπρήκασιν. Κάμιλλος δὲ αὐτοὺς ἐνίκησε καὶ ἐξήλασε · καὶ μετὰ χρόνον ἐπελθόντας αὖθις ἐνίκησε, καὶ ἐθριάμβευσεν ἀπ' αὐτῶν ὀγδοήκοντα γεγονὼς ἔτη. Καὶ τρίτη δὲ Κελτῶν στρατιὰ ἐμβέβληκεν ἐς τὴν ᾿Ιταλίαν, ἣν καὶ αὐτὴν οἱ ῾Ρωμαῖοι διεφθάρκασιν ὑφ' ἡγεμόνι Τίτῳ Κοϊντίῳ. Μετὰ δὲ ταῦτα Βοιοί, Κελτικὸν ἔθνος θηριωδέστατον, ἐπῆλθε ῾Ρωμαίοις. Καὶ αὐτοῖς Γάϊος Σουλπίκιος δικτάτωρ μετὰ στρατιᾶς ἀπήντα, ὅς τις καὶ στρατηγήματι τοιούτῳ χρήσασθαι λέγεται · ἐκέλευσε γὰρ τοὺς ἐπὶ τοῦ μετώπου τεταγμένους, ἐξακοντίσαντας ὁμοῦ, συγκαθίσαι τάχιστα, μέχρι βάλωσιν οἱ δεύτεροι καὶ τρίτοι καὶ τέταρτοι · τοὺς δ' ἀφιέντας, ἀεὶ συνίζειν, ἵνα μὴ κατ' αὐτῶν ἐνεχθείη τὰ δόρατα · βαλόντων δὲ τῶν ὑστάτων, ἀναπηδᾶν ἅπαντας ὁμοῦ, καὶ σὺν βοῇ τάχιστα ἐς χεῖρας ἰέναι. Καταπλήξειν γὰρ ὧδε τοὺς πολεμίους τοσῶνδε δοράτων ἄφεσιν, καὶ ἐπ' αὐτῇ ταχεῖαν ἐπιχείρησιν. Τὰ δὲ δόρατα ἦν οὐκ ἀπεοικότα ἀκοντίοις · ἃ ῾Ρωμαῖοι καλοῦσιν ὑσσούς, ξύλου τετραγώνου τὸ ἥμισυ, καὶ τὸ ἄλλο σιδήρου, τετραγώνου καὶ τοῦδε, καὶ μαλακοῦ, χωρίς γε τῆς αἰχμῆς. Καὶ οἱ Βοιοὶ οὖν ὑπὸ ῾Ρωμαίων τότε ἐφθάρησαν πανστρατιᾷ.
I, I . Les Celtes furent les premiers à attaquer les Romains ; ils prirent Rome à l'exception du Capitole, et l'incendièrent. Mais Camille les vainquit et les chassa du pays. À quelque temps de là, ils revinrent, et Camille, après les avoir de nouveau vaincus, obtint les honneurs du triomphe à l'âge de quatre-vingts ans (07). Puis se jeta sur l'Italie une troisième armée de Celtes qui fut détruite par les Romains sous la conduite de Titus Quintius (08). Après cela, ce furent les Boïens, le plus sauvage des peuples celtiques, qui attaquèrent les Romains (09). Le dictateur Gaïus Sulpicius marcha contre eux avec une armée et usa, dit-on, de ce stratagème : il ordonna à ses soldats du premier rang, de lancer tous à la fois leurs javelots, puis de s'asseoir ensemble au plus vite jusqu'à ce que ceux du deuxième, du troisième et du quatrième rang en eussent fait de même. Ainsi, une fois leurs traits partis, [ils devaient] toujours s'accroupir pour que les dards ne les atteignissent pas, et quand ceux de la dernière ligne auraient lancé le javelot [à leur tour], s'élancer tous à la fois, et, en poussant des cris, en venir aux mains au plus vite. Les ennemis seraient frappés de terreur par cette grêle de traits suivie d'une si prompte attaque. Or, cette espèce de pique ne ressemble pas au javelot : c'était celle que les Romains appellent êssñw (pilum (10)) dont la hampe est à moitié en bois et quadrangulaire, l'autre moitié en fer, quadrangulaire aussi et flexible, à l'exception de la pointe (11). Par ce moyen, toute l'armée des Boïens fut anéantie.
2 ῎Αλλους δὲ πάλιν Κελτοὺς ἐνίκα Ποπίλλιος ·καὶ μετ' ἐκεῖνον τοὺς αὐτοὺς Κάμιλλος ὁ τοῦ Καμίλλου υἱός. στησε δὲ κατὰ Κελτῶν καὶ Πάππος Αἰμίλιος τρόπαια. Πρὸ δὲ τῶν τοῦ Μαρίου ὑπατειῶν, πλεῖστόν τι καὶ μαχιμώτατον, (H. Est., p. 755.) τῇ τε ἡλικίᾳ μάλιστα φοβερώτατον, χρῆμα Κελτῶν ἐς τὴν ᾿Ιταλίαν τε καὶ Γαλατίαν ἐσέβαλε, καί τινας ὑπάτους ῾Ρωμαίων ἐνίκησε, καὶ στρατόπεδα κατέκοψεν · ἐφ' οὓς ὁ Μάριος ἀποσταλεὶς, ἅπαντας διέφθειρε. Τελευταῖα δὲ καὶ μέγιστα τῶν ἐς Γαλάτας ῾Ρωμαίοις πεπραγμένων ἐστὶ τὰ ὑπὸ Γαϊῳ Καίσαρι στρατηγοῦντι γενόμενα. Μυριάσι τε γὰρ ἀνδρῶν ἀγρίων, ἐν τοῖς δέκα ἔτεσιν, ἐν οἷς ἐστρατήγησεν, ἐς χεῖρας ἦλθον (εἴ τις ὑφ' ἓν τὰ μέρη συναγάγοι) τετρακοσίων πλείοσι · καὶ τούτων ἑκατὸν μὲν ἐζώγρησαν, ἑκατὸν δ' ἐν τῷ πόνῳ κατέκανον. θνη δὲ τετρακόσια καὶ πόλεις ὑπὲρ ὀκτακοσίας, τὰ μὲν ἀφιστάμενα σφῶν, τὰ δὲ προσεπιλαμβάνοντες, ἐκρατύναντο. Πρὸ δὲ τοῦ Μαρίου, καὶ Φάβιος Μάξιμος ὁ Αἰμιλιανός, ὀλίγην κομιδῇ στρατιὰν ἔχων, ἐπολέμησε τοῖς Κελτοῖς · καὶ δώδεκα μυριάδας αὐτῶν ἐν μιᾷ μάχῃ κατέκανε, πεντεκαίδεκα μόνους τῶν ἰδίων ἀποβαλών. Καὶ ταῦτα μέντοι ἔπραξε πιεζόμενος ὑπὸ τραύματος ὑπογυίου, καὶ τὰ τάγματα ἐπιὼν, καὶ παραθαρρύνων, καὶ διδάσκων ὅπως τοῖς βαρβάροις πολεμητέον, τὰ μὲν ἐπ' ἀπήνης φερόμενος, τὰ δὲ καὶ βάδην χειραγωγούμενος.
2. D'autres Celtes furent encore vaincus par Popillius (12), puis par Camille, fils de Camille (13). Pappus Aemilius fit aussi des dépouilles des Celtes des trophées (14). Mais avant les consulats de Marius, une masse de Celtes, la plus grande, la plus belliqueuse et la plus redoutable surtout par la taillé [des hommes dont elle était formée], se jetant sur l'Italie et sur la Galatie (Gaule), vainquit quelques consuls des Romains et tailla en pièces leurs légions. Marius envoyé contre eux les extermina totalement (15). Les dernières et les plus grandes des expéditions des Romains contre les Galates (Gaulois) sont celles qui se firent sous le commandement de Gaïus César (16). Dans les dix années de son commandement, ils en vinrent aux mains avec plus de quatre cents myriades à les compter en bloc de ces farouches ennemis; ils en prirent cent myriades et en massacrèrent cent autres dans les batailles. Quatre cents peuplades, plus de huit cents villes, les unes révoltées contre eux, les autres ajoutées alors à leurs conquêtes, furent placées sous leur domination. Mais avant Marius, Fabius Maximus Aemilianus (17), avec une toute petite armée, avait fait la guerre aux Celtes, en avait tué douze myriades en une seule bataille, où il n'avait perdu lui-même que quinze hommes; et cet exploit, il le fit, bien qu'il souffrit d'une récente blessure, parcourant ses lignes, encourageant ses soldats, leur enseignant la manière de combattre les barbares, tantôt porté dans une chaise; tantôt à pied et conduit par la main.

3 Καῖσαρ δὲ πολεμήσας αὐτοῖς, πρῶτον μὲν ῾Ελουητίους καὶ Τιγυρίους ἀμφὶ τὰς εἴκοσι μυριάδας ὄντας ἐνίκησεν. Οἱ Τιγύριοι δ' αὐτῶν χρόνῳ ἔμπροσθεν Π
ε
ίσωνος καὶ Κασσίου τινὰ στρατὸν ἑλόντες, ὑπὸ ζυγὸν ἐξεπεπόμφεσαν, ὡς ἐν χρονικαῖς συντάξεσι δοκεῖ Παύλῳ τῷ Κλαυδίῳ. Τοὺς μὲν οὖν Τιγυρίους ὑποστράτηγος αὐτοῦ Λαβιηνὸς, ἐνίκησε · τοὺς δὲ ἄλλους ὁ Καῖσαρ, καὶ Τρικούρους ἀμύνοντας σφίσιν · ἔπειτα τοὺς μετ' ᾿Αριβίστου Γερμανούς, οἳ καὶ τὰ μεγέθη μείζους τῶν μεγίστων ὑπῆρχον, καὶ τὸ ἦθος ἄγριοι, καὶ τὴν τόλμαν θρασύτατοι, καὶ θανάτου καταφρονηταὶ δι' ἐλπίδα ἀναβιώσεως, καὶ κρύος ὁμοίως ἔφερον θάλπει, καὶ πόᾳ ἐχρῶντο παρὰ τὰς ἀπορίας τροφῇ, καὶ ὁ ἵππος ξύλοις. σαν δέ, ὡς ἔοικεν, οὐ φερέπονοι ἐν ταῖς μάχαις, οὐδὲ λογισμῷ ἢ ἐπιστήμῃ τινὶ, ἀλλὰ θυμῷ χρώμενοι καθάπερ θηρία. Διὸ καὶ ὑπὸ τῆς ῾Ρωμαίων ἐπιστήμης καὶ φερεπονίας ἡσσῶντο. (H. Est., p. 756.) Οἱ μὲν γὰρ μετὰ ὁρμῆς βαρυτάτης ἐπεπήδων αὐτοῖς, καὶ ὅλην ὁμοῦ τὴν φάλαγγα ἀνεώθουν.῾Ρωμαῖοι δ' ὑπέμενον ἐν τάξει, καὶ κατεστρατήγουν αὐτούς, καὶ ὀκτακισμυρίους αὐτῶν τελευτῶντες ἀπέκτειναν.
3. Quant à César, lorsqu'il leur fit la guerre, commença par une victoire sur les Helvètes et les Tigyrii au nombre d'environ vingt myriades (18). Or, les Tigyrii antérieurement ayant fait prisonnière une armée, sous les ordres de Pison et de Cassius, l'avaient fait passer sous le joug (19). C'est du moins l'opinion de Paulus Claudius [Quadrigarius?] dans ses Annales. Les Tigyrii furent donc vaincus par Labienus, lieutenant de César, les autres le furent par César lui-même avec les Tricures (20), leurs alliés. Puis, ce fut le tour d'Arioviste et de ses Germains qui surpassaient par la grandeur de leur taille les hommes les plus grands, étaient d'un naturel farouche, d'une audace sans bornes, pleins de mépris pour la mort parce qu'ils espéraient revivre, supportaient avec une égale facilité le froid et la chaleur, et, en cas de disette, se nourrissaient d'herbe et leurs chevaux de branchages. Du reste, ils n'étaient pas, paraît-il, durs à la peine des combats, et ils n'y portaient ni calcul ni art, mais seulement de la fougue comme les bêtes sauvages : ce qui explique qu'en présence de l'art des Romains et de leur dureté à la peine, ils ont eu le dessous. Si, en effet, les assaillant d'un élan furieux, ils refoulèrent dans son ensemble tout leur corps de bataille, les Romains, fermes à leur poste, et déployant contre eux toute leur stratégie, finirent par leur tuer quatre-vingt- mille hommes.
4. Μετὰ τούτους ὁ Καῖσαρ τοῖς καλουμένοις Βέλγαις ἐπιπεσὼν, ποταμόν τινα περῶσι, τοσούτους ἀπέκτεινεν ὡς τὸν ποταμὸν γεφυρωθέντα τοῖς σώμασι περᾶσαι. Νέρβιοι δὲ αὐτὸν ἐτρέψαντο, ἄρτι στρατόπεδον ἐξ ὁδοιπορίας κατασκευάζοντι αἰφνιδίως ἐπιπεσόντες, καὶ παμπόλλους ἐφόνευσαν, τοὺς δὲ ταξιάρχας καὶ λοχαγοὺς ἅπαντας · καὶ αὐτὸν ἐκεῖνον, ἐς λόφον τινὰ μετὰ τῶν ὑπασπιστῶν πεφευγότα, περιέσχον κύκλῳ. πὸ δὲ τοῦ δεκάτου τάγματος, αὐτοῖς ἐξόπισθεν ἐπιπεσόντος, ἐφθάρησαν, ἑξακισμύριοι ὄντες. σαν δὲ τῶν Κίμβρων καὶ Τευτόνων ἀπόγονοι. κράτησε δὲ καὶ ᾿Αλλοβρίγων ὁ Καῖσαρ. Οὐσιπετῶν δὲ καὶ Ταγχαρέων τεσσαράκοντα μυριάδες, στρατεύσιμοί τε καὶ ἀστράτευτοι, συνεκόπησαν. Σούκαμβροι δὲ πεντακοσίοις ἱππεῦσι τοὺς πεντακισχιλίους ἱππεῖς τοῦ Καίσαρος ἔτρεψαν, ἐξαίφνης ἐπιπεσόντες · καὶ δίκην ἔδοσαν, ἡττηθέντες μετὰ ταῦτα.
4. Après eux, César tomba sur les Belges, comme on les appelle (21). C'était au passage d'une rivière. Il en tua tant que leurs cadavres lui firent comme un pont pour la passer lui-même. Mais les Nerviens le mirent en déroute en tombant sur lui à l'improviste, tandis qu'après une longue marche, il dressait son camp : ils lui tuèrent beaucoup de monde, tous ses taxiarques, tous ses lochages (22); lui-même s'étant réfugié sur une hauteur, avec son escorte, s'y trouva cerné. Heureusement la Xe légion, tombant sur les derrières des ennemis, les extermina, quoiqu'ils fussent bien soixante mille. - Ils étaient de la race des Cimbres et des Teutons. - Puis, César soumit les Allobroges. Les Usipétes et les Tancharei - quarante myriades d'hommes, combattants et autres, - furent taillés en pièces (23). (0) Les Sucambres (24), avec cinq cents cavaliers, avaient mis en déroute cinq mille cavaliers de César en tombant sur eux à l'improviste : ils en furent bientôt punis par une sanglante défaite.
5 ᾿Επέρασε καὶ τὸν ῾Ρῆνον πρῶτος ῾Ρωμαίων ὁ Καῖσαρ · καὶ ἐς τὴν Βρεττανίδα νῆσον, ἠπείρου τε μείζονα οὖσαν μεγίστης, καὶ τοῖς τῇδε ἀνθρώποις ἄγνωστον ἔτι. πέρασε δὲ κατὰ τὸν καιρὸν τῆς ἀμπώτεως. ρτι γὰρ τὸ πάθος ἥπτετο τῆς θαλάσσης, καὶ ὁ στόλος ἐσαλεύετο, ἠρέμα πρῶτον, εἶτα ὀξύτερον, μέχρι σὺν βιαίῳ τάχει διέπλευσεν ὁ Καῖσαρ ἐς τὴν Βρεττανίαν.
5 (0) César est le premier des Romains qui passa le Rhin et aborda dans l'île Bretagne, qui est plus grande qu'un très grand continent, et que même les habitants de ces contrées (25) ne connaissaient pas encore. Il y passa à la faveur de la marée. La mer commençait de monter; la flotte s'ébranla doucement d'abord, puis plus vite, et enfin, d'un mouvement rapide et vigoureux, César cingla vers la Bretagne (26).

II. ῞Οτι ᾿Ολυμπιάδων τοῖς ῞Ελλησιν ἑπτὰ καὶ ἐνενήκοντα γεγενημένων, τῆς γῆς τῶν Κελτῶν οὐκ ἀρκούσης αὐτοῖς διὰ τὸ πλῆθος, ἀνίσταται μοῖρα Κελτῶν τῶν ἀμφὶ τὸν ῾Ρῆνον ἱκανὴ, κατὰ ζήτησιν ἑτέρας γῆς · οἳ τό τε ῎Αλπειον ὄρος ὑπερέβησαν, καὶ Κλουσίνοις, εὐδαίμονα γῆν ἔχουσι Τυρρηνῶν, ἐπολέμουν. Οὐ πάλαι δὲ οἱ Κλουσῖνοι ῾Ρωμαίοις ἔνσπονδοι γεγονότες, ἐπ' αὐτοὺς κατέφυγον. Καὶ οἱ ῾Ρωμαῖοι πρέσβεις συνέπεμψαν αὐτοῖς, Φαβίους τρεῖς · οἳ τοῖς Κελτοῖς ἔμελλον προαγορεύσειν, ἀνίστασθαι τῆς γῆς, ὡς ῾Ρωμαίων φίλης, καὶ ἀπειλήσειν ἀπειθοῦσιν. ποκριναμένων δὲ τῶν Κελτῶν · ὅτι ἀνθρώπων οὐδένα δεδίασιν, οὔτε ἀπειλοῦντα σφίσιν, οὔτε πολεμοῦντα · χρῄζοντες δὲ γῆς, οὔπω τὰ ῾Ρωμαίων πολυπραγμονοῦσιν · οἱ πρέσβεις οἱ Φάβιοι τοὺς Κλουσίνους ἐνῆγον ἐπιθέσθαι τοῖς Κελτοῖς, τὴν χώραν λεηλατοῦσιν ἀπερισκέπτως. Καὶ συνεκδημοῦντες αὐτοῖς, ἀναιροῦσι τῶν Κελτῶν πολὺ πλῆθος ἐν προνομῇ, καὶ τὸν ἡγούμενον ἐκείνου τοῦ μέρους αὐτὸς ὁ ῾Ρωμαίων πρεσβευτὴς Κόιντος Φάβιος ἀνεῖλέ τε καὶ ἐσκύλευσε, καὶ τὰ ὅπλα φορῶν ἐπανῆλθεν ἐς Κλούσιον. (Ursin., Extr. VIII, Des Ambassades, p. 349.)
II (0). Dans la XCVIIe olympiade des Hellènes (27), la terre des Celtes ne suffisant pas à leur population, une bonne partie de ceux qui habitaient les bords du Rhin en sortit pour aller à la recherche d'un autre pays. Ils franchirent les monts Alpes et firent la guerre aux Clusins qui possédaient chez les Tyrrhéniens un fertile territoire. Il n'y avait pas longtemps que les Clusins s'étaient liés avec les Romains par un traité ; ils eurent recours à eux. Les Romains leur envoyèrent trois ambassadeurs de la famille Fabia, lesquels devaient signifier aux Celtes qu'ils eussent à quitter un pays ami des Romains; et les menacer en cas de refus. Les Celtes répondirent qu'il n'y avait personne au monde dont les menaces ou les armes leur fissent peur, qu'ils avaient besoin de terres, et ne se mêlaient point encore des affaires de Rome. Les ambassadeurs, les Fabii incitèrent les Clusins à attaquer les ennemis occupés inconsidérément à ravager le pays; et même se mettant en campagne avec eux, ils tuent un grand nombre de Celtes qui étaient au fourrage. Bien plus, l'ambassadeur Quintus Fabius tue le chef de cette troupe, le dépouille et revient à Clusium avec les armes qu'il lui avait prises.

III. ῞Οτι ὁ τῶν Κελτῶν βασιλεὺς Βρέννος, τῶν Φαβίων τῶν ῾Ρωμαίων πολλοὺς ἀνελόντων Κελτῶν, μὴ δεξάμενος τοὺς ῾Ρωμαίων πρέσβεις, ἐπὶ τούτοις πρέσβεις ἐπιλεξάμενος ἐς κατάπληξιν, οἳ, Κελτῶν ἁπάντων μεγάλων τὰ σώματα ὄντων, ὑπερέβαλλον, ἐξέπεμπεν ἐς ῾Ρώμην, αἰτιώμενος τοὺς Φαβίους, ὅτι πρεσβεύοντες, παρὰ τοὺς κοινοὺς νόμους ἐπολέμησαν, ᾔτει τε, τοὺς ἄνδρας ἐς δίκην ἐκδότους οἱ γενέσθαι, εἰ μὴ θέλουσι ῾Ρωμαῖοι κοινὸν αὐτῶν εἶναι τὸ ἔργον. Οἱ δὲ ῾Ρωμαῖοι συνεγίγνωσκον μὲν τοὺς Φαβίους ἁμαρτεῖν · αἰδοῖ δὲ οἴκου διαφέροντος, χρήματα τοὺς Κελτοὺς πράξασθαι παρὰ σφῶν παρεκάλουν. Οὐ πειθομένων δὲ, χειροτονοῦσι τοὺς Φαβίους ἐπὶ τὴν ἐτήσιον ἀρχὴν χιλιάρχους, καὶ τοῖς πρεσβεύουσι τῶν Κελτῶν ἔφασαν οὐ δύνασθαι νῦν οὐδὲν ἐς τοὺς Φαβίους, ἄρχοντας ἤδη · τοῦ δ' ἐπιόντος ἔτους ἥκειν αὐτούς, ἂν ἔτι μηνίωσιν, ἐκέλευον. Βρέννος δὲ καὶ ὅσοι Κελτῶν ἦσαν ὑπ' ἐκείνῳ, νομίσαντες ὑβρίσθαι, καὶ χαλεπῶς ἐνεγκόντες, ἐς τοὺς ἄλλους Κελτοὺς περιέπεμπον, ἀξιοῦντες αὐτοὺς συνεφάψασθαι τοῦδε τοῦ πολέμου. Καὶ πολλῶν ἀφικομένων, ἄραντες ἤλαυνον ἐπὶ τὴν ῾Ρώμην. (Ursin., Extr. IX, Des Ambassades, p. 350.)
III, (0). Le roi des Celtes Brennus, quand les Fabii de Rome eurent ainsi tué plusieurs des siens, non seulement ne voulut plus recevoir des ambassadeurs romains, mais il en choisit lui-même qui étaient de nature à frapper de terreur. Les Celtes sont de haute taille : il prit les plus grands d'entre eux et les envoya à Rome. Accusant ces Fabii qui, chargés d'une ambassade, lui avaient fait la guerre contrairement aux lois communes [de l'humanité], il demandait que les coupables lui fussent livrés pour être punis, si les Romains ne voulaient se faire leurs complices. Les Romains reconnurent que les Fabii avaient eu tort; mais par respect pour une noble maison, ils engagèrent les Celtes à n'exiger d'eux qu'une indemnité en argent. Sur le refus des Celtes, leurs suffrages donnent aux Fabii, avec le titre de chiliarques (tribuns militaires), le pouvoir consulaire pour une année ; ils déclarent aux ambassadeurs qu'ils ne peuvent plus rien contre les Fabii dès lors investis du pouvoir suprême,et ils les invitent à revenir l'année suivante, si leur ressentiment dure encore: Brennus et tous les Celtes sous ses ordres, indignés de ce qu'ils considèrent comme un outrage, envoient demander à tous les autres Celtes de se mettre avec-eux en cette pierre. Des alliés leur arrivent en foule ; ils lèvent le camp et marchent sur Rome.

IV. ῾Ο δὲ ὑφίσταται, γράμματα διοίσειν διὰ τῶν ἐχθρῶν ἐς τὸ Καπιτώλιον.(Suidas, v. φίσταται.)
IV (0). Il (Cædicius (28)) s'engage à passer au milieu des ennemis pour porter une lettre au Capitole.

V. ῞Οτι Καιδίκιος, γράμμα φέρων ἀπὸ τῆς βουλῆς περὶ τῆς ὑπάτου ἀρχῆς, παρεκάλει τὸν Κάμιλλον, μηδὲν ἐν τῷ παρόντι μηνῖσαι τῇ πατρίδι τῆς ζημίας. δὲ ἐπισχὼν αὐτὸν ἔτι λέγοντα εἶπεν  · Οὐκ ἂν ηὐξάμην ἐπιποθῆσαί με ῾Ρωμαίους, εἰ τοιαύτην ἤλπισα τὴν ἐπιπόθησιν αὐτοῖς ἔσεσθαι. Νῦν δὲ δικαιοτέραν εὐχὴν εὔχομαι, γενέσθαι τῇ πατρίδι χρήσιμος ἐς τοσοῦτον ἀγαθοῦ, ἐς ὅσον κακοῦ περιελήλυθεν. (Valois, Extr. Peiresc. Des Vertus et des Vices, p. 557.)
V (0). Cædicius, apportant à Camille le décret du Sénat qui l'investissait du pouvoir consulaire (29), l'engage à ne pas garder rancune à sa patrie pour le mal qu'on lui a fait. Mais Camille l'arrêtant au milieu de son discours : « Je n'aurais pas, dit-il, prié [les dieux] de me faire regretter des Romains, si j'avais pu m'at­tendre à ce que telle serait la cause de leurs regrets. Maintenant j'adresse [à ces mêmes dieux] une plus juste prière : - Puissé-je rendre à ma patrie des services aussi grands que le malheur où elle est tombée ! »

VI. ῞Οτι Κελτοὶ, μηδεμιᾷ μηχανῇ δυνηθέντες ἐπιβῆναι τῆς ἀκροπόλεως, ἠρέμουν ὡς λιμῷ τοὺς ἔνδον παραστησόμενοι. Καί τις ἀπὸ τοῦ Καπιτωλίου κατέβαινεν ἱερεύς, ὄνομα Δόρσων, ἐπὶ ἐτήσιον δή τινα ἱερουργίαν, ἐς τὸν τῆς ῾Εστίας νεὼν, στέλλων τὰ ἱερὰ διὰ τῶν πολεμίων, ἢ καταπλαγέντων αὐτοῦ τὴν τόλμαν ἢ αἰδεσθέντων τὴν εὐσέβειαν ἢ τὴν ὄψιν ἱερὰν οὖσαν. μὲν δὴ κινδυνεύειν ὑπὲρ τῶν ἱερῶν ἑλόμενος ὑπ' αὐτῶν ἐσώζετο τῶν ἱερῶν. Καὶ τόδε φησὶν ὧδε γενέσθαι Κάσσιος ὁ ῾Ρωμαῖος. (Valois, Extr. Peiresc. Des Vertus et des Vices, ibid.)
VI (0). Les Celtes, n'ayant pu par aucun moyen attaquer la citadelle, se tinrent tranquilles, comptant bien réduire les assiégés par la famine. Sur ces entrefaites, descendait du Capitole un prêtre nommé Dorson (30) qui avait à faire, à ce moment de l'année, un sacrifice dans le temple de Vesta. Il passa avec les objets sacrés au travers des ennemis étonnés par son audace ou remplis de respect par sa piété, son air de majesté sacrée. Et ce prêtre qui, pour accomplir un devoir sacré, avait bravé le danger, dut son salut à ces cérémonies sacrées; et il en fut ainsi, à ce que dit Cassius de Rome (31).

VII. Τοῦ δὲ οἴνου καὶ τῶν ἄλλων ἄδην ἐνεπίμπλαντο οἱ Κελτοί, τήν τε φύσιν ὄντες ἀκρατεῖς, καὶ χώραν ἔχοντες, ὅτι μὴ πρὸς δημητριακοὺς καρπούς, τῶν ἄλλων ἄγονον καὶ ἀφυᾶ. Τά τε σώματα αὐτοῖς, μεγάλα ὄντα καὶ τρυφερὰ καὶ σαρκῶν ὑγρῶν μεστὰ ὑπὸ τῆς ἀδηφαγίας καὶ μέθης ἐς ὄγκον καὶ βάρος ἐξεχεῖτο, καὶ πρὸς δρόμους καὶ πόνους ἀδύνατα πάμπαν ἐγίγνετο · ὑπό τε ἱδρῶτος καὶ ἄσθματος, ὅπου τι δέοι κάμνειν, ἐξελύοντο ταχέως.  (Valois, Extr. Peiresc. Des Vertus et des Vices, ibid. - Suisaw, v. ἄδην )
VII. Les Celtes se gorgeaient de vin et d'autres aliments, car l'intempérance leur est naturelle, et le pays qu'ils habitent, à part les céréales, ne produit rien, n'est propre à rien. Aussi leurs corps qui sont grands et mous; bourrés de chairs flasques, à force de manger et de boire, se fondaient en une masse bouffie et pesante ils étaient absolument sans force pour les courses, pour les fatigues. Fallait-il faire quelque effort, trempés de sueur, essoufflés, ils étaient vite épuisés.

VIII. Οὓς  (Κελτοὺς) γυμνοὺς ἐπεδείκνυε ῾Ρωμαίοις, (καὶ) "Οὗτοί εἰσιν (ἔφη) οἱ τὴν βοὴν βαρεῖαν ἱέντες ὑμῖν ἐν ταῖς μάχαις, καὶ τὰ ὅπλα παταγοῦντες, καὶ ξίφη μακρὰ καὶ κόμας αἰωροῦντες. ν τὸ ἄτολμον ὁρῶντες, καὶ τὸ σῶμα μαλακὸν, προσίεσθε τῷ ἔργῳ." (Suidas, v. ἱέντες )
VIII. Et montrant aux Romains ces Celtes tous nus (32) « Les voilà, dit-il (Camille), ces hommes qui, dans les combats, poussent des cris affreux, frappent leurs armes avec fracas, agitent leurs grands sabres et leur chevelure. Mais voyez comme l'audace leur manque, comme leurs corps sont mous, et mettez-vous à la besogne. »

IX. ... τὸν δὲ δῆμον ἀπὸ τοῦ τείχους ὁρᾶν, καὶ τοῖς πονουμένοις ἑτέρους νεαλεῖς ἐπιπέμπειν ἀεί. Οἱ δὲ Κελτοὶ κεκμηκότες ἀκμῆσι συμπλεκόμενοι ἔφευγον ἀτάκτως. (Suidas, v. νεαλς.) 
IX (0)... et le peuple du haut de la citadelle voyait le combat (33)), et pour soutenir les hommes fatigués, il envoyait sans cesse des troupes fraîches ; et les Celtes qui, déjà las, se trouvaient aux prises avec des hommes que rien n'avait lassés, fuyaient à la débandade.

X. ῾Ο δὲ Κελτὸς ἀγανακτῶν καὶ λιφαιμῶν ἐδιωκε τὸν Οὐαλλέριον, συγκαταπεσεῖν ἐπειγομενος. πὸ δὲ τοὺς πόδας ἀναχωροῦντος ἀεὶ τοῦ Οὐαλλερίου, κατέπεσε πρηνὴς ὁ Κελτός. Καὶ δεύτερον τοῦτο μονομάχιον ἐπὶ Κελτοῖς ἐμεγαλαύχουν οἱ ῾Ρωμαῖοι. (Suidas, v. λιφαιμεῖ.)
X (0). Le Celte indigné, qui n'avait plus de sang, poursuivait Valérius, se hâtant pour le faire tomber avec lui. Mais Valérius reculait toujours, et le Celte tomba la face en avant. Et ce fut là le deuxième combat singulier (34) avec les Celtes, dont les Romains furent bien fiers.

XI. ῞Οτι τὸ τῶν Σενόνων ἔθνος ἔνσπονδον ἦν ῾Ρωμαίοις, καὶ ἐμισθοφόρουν κατὰ ῾Ρωμαίων. δὲ βουλὴ πρέσβεις ἔπεμψεν ἐγκαλέσοντας, ὅτι ὄντες ἔνσπονδοι μισθοφοροῦσι κατὰ ῾Ρωμαίων. Τούτους Βριτόμαρις ὁ Κελτός, ἀγανακτῶν ὑπὲρ τοῦ πατρὸς, ὅτι συμμαχῶν Τυρρηνοῖς ὑπὸ ῾Ρωμαίων ἐν τῷδε τῷ πολέμῳ διέφθαρτο, τά τε κηρύκεια φέροντας, καὶ τὴν ἄσυλον ἐσθῆτα περικειμένους κατέτεμεν ἐς πολλά, καὶ τὰ μέρη τῶν σωμάτων διέρριψεν ἐς τὰ πεδία. Καὶ τοῦ μύσους ὁ Κορνήλιος ἐν ὁδῷ πυθόμενος, ἐς τὰς Σενόνων πόλεις συντόνῳ σπουδῇ διὰ Σαβίνων καὶ Πικεντίνων ἐσβαλὼν, ἅπαντα καθῄρει καὶ ἐνεπίμπρη · τῶν τε ἀνθρώπων, τὰς μὲν γυναῖκας καὶ τὰ παιδία ἠνδραποδίζετο · τοὺς δὲ ἐν ἥβῃ πάντας ἔκτεινεν ὁμαλῶς, καὶ τὴν χώραν ἐλυμαίνετο ποικίλως, καὶ ἄοικον ἐς τὸ λοιπὸν ἐποίει. Βριτόμαριν δὲ μόνον ἦγεν αἰχμάλωτον ἐπὶ λύμῃ. στερον δὲ Σένονες, οὐκ ἔχοντες ἔτι πατρίδας, ἐς ἃς διαφύγωσι, συνέπεσον ἐς χεῖρας ὑπὸ τόλμης τῷ Δομετίῳ · καὶ ἡττώμενοι, σφᾶς αὐτοὺς ὑπ' ὀργῆς διεχρῶντο μανικῶς. Καὶ δίκη μὲν ἥδε παρανομίας ἐς πρέσβεις ἐγένετο Σένοσιν. (Ursin., Ambass., Extr. X. p. 350.)
XI (0). Le peuple des Sénons était lié par un traité avec les Romains (35), et cependant il se mettait à la solde de leurs ennemis. En conséquence, le Sénat lui envoya des députés pour lui reprocher de se mettre, en dépit de leurs traités, à la solde des ennemis de Rome. Le celte Britomaris, indigné de ce que son père, combattant avec les Tyrrhènes, avait été tué dans cette guerre par les Romains, se saisit des ambassadeurs ayant en main leur caducée et revêtus de la robe qui les rendait inviolables, il les fit mettre en mille pièces et disperser dans la campagne les lambeaux de leur corps. Cornélius [Dolabella], qui était en marche, apprend cet odieux attentat; il se hâte, il traverse en courant la Sabine et le Picentin, et se jetant sur les villes dés Sénons, il y met tout à feu et à sang. Les femmes et les enfants sont réduits en esclavage, les jeunes gens sont tous massacrés sans exception, le pays dévasté de diverses façons et rendu inhabitable pour toujours. Britomaris seul fut emmené captif pour être livré au supplice. Plus tard, les Sénons n'ayant plus de patrie où trouver un refuge, dans un élan d'audace, en viennent aux mains avec Domitius. Ils sont défaits et, dans leur colère, ils s'égorgent eux-mêmes comme des furieux : juste châtiment de l'attentat des Sénons envers des ambassadeurs.

XII. ῞Οτι οἱ Σαλύων (δυνάσται), τοῦ ἔθνους ἡττηθέντος ὑπὸ ῾Ρωμαίων, ἐς ᾿Αλλόβριγας κατέφυγον. Καὶ αὐτοὺς ἐξαιτοῦντες οἱ ῾Ρωμαῖοι, στρατεύουσιν ἐπὶ τοὺς ᾿Αλλόβριγας οὐκ ἐκδιδόντας, ἡγουμένου σφῶν Γναίου Δομετίου. παροδεύοντι τὴν τῶν Σαλύων ἐντυγχάνει πρεσβευτὴς Βιτοίτου, βασιλέως τῶν ᾿Αλλοβρίγων, ἐσκευασμένος τε πολυτελῶς, καὶ δορυφόροι παρείποντο αὐτῷ κεκοσμημένοι, καὶ κύνες. Δορυφοροῦνται γὰρ δὴ καὶ πρὸς κυνῶν οἱ τῇδε βάρβαροι. Μουσικός τε ἀνὴρ εἵπετο, βαρβάρῳ μουσικῇ τὸν βασιλέα Βιτοῖτον, εἶτ' ᾿Αλλόβριγας, εἶτα τὸν πρεσβευτὴν αὐτὸν, ἔς τε γένος καὶ ἀνδρείαν καὶ περιουσίαν ὑμνῶν · οὗ δὴ καὶ μάλιστα ἕνεκα αὐτοὺς οἱ τῶν πρεσβευτῶν ἐπιφανεῖς ἐπάγονται. λλ' ὁ μὲν συγγνώμην αἰτῶν τοῖς Σαλύων δυνάσταις, ἀπέτυχεν. (Ursin., Ambass., Extr. XII. p. 351.)
XII (0). Les Salyes ayant été vaincus par les Romains; les chefs de ce peuple se réfugièrent chez les Allobroges ; les Romains en réclamèrent l'extradition. Sur le refus des Allobroges, ils envoyèrent une expédition commandée par Gnaeus Domitius (36). Au moment où ce général quittait le territoire des Salyes, un ambassadeur de Bitoïtos, roi des Allobroges, en somptueux équipage, vint au devant de lui il était escorté de gardes (37) richement vêtus et de chiens. Les barbares en ces contrées ont aussi une garde de chiens. Un poète suivait, qui dans une poésie barbare chantait le roi Bitoïtos, puis les Allobroges, puis l'ambassadeur lui-même, leur naissance, leur courage et leurs richesses; c'est, même pour cela surtout que parmi les ambassadeurs ceux qui sont illustres emmènent avec eux des gens de cette sorte. Celui-ci demanda grâce pour les chefs des Salyes, mais sans rien obtenir.

XIII. ῞Οτι τῶν Τευτόνων μοῖρα λῃστεύουσα πολύανδρος ἐς τὴν γῆν τῶν Νωρικῶν ἐσέβαλε. Καὶ ὁ ῾Ρωμαίων ὕπατος Παπίριος Κάρβων δείσας μὴ ἐς τὴν ᾿Ιταλίαν ἐσβάλοιεν, ἐφήδρευε τοῖς ᾿Αλπείοις, ᾗ μάλιστά ἐστιν ἡ διάβασις στενωτάτη. Οὐκ ἐπιχειρούντων δ' ἐκείνων, αὐτὸς ἐπέβαινεν αὐτοῖς, αἰτιώμενος ἐς Νωρικοὺς ἐσβαλεῖν, ῾Ρωμαίων ξένους ὄντας. ποιοῦντο δ' οἱ ῾Ρωμαῖοι ξένους, οἷς ἐδίδοσαν μὲν εἶναι φίλοις, ἀνάγκη δ' οὐκ ἐπῆν ὡς φίλοις ἐπαμύνειν. Οἱ μὲν δὴ Τεύτονες πλησιάζοντι τῷ Κάρβωνι προσέπεμπον, ἀγνοῆσαί τε τὴν ἐς ῾Ρωμαίους Νωρικῶν ξενίαν, καὶ αὐτῶν ἐς τὸ μέλλον ἀφέξεσθαι. δ' ἐπαινέσας τοὺς πρέσβεις, καὶ δοὺς αὐτοῖς ὁδῶν ἡγεμόνας, κρύφα τοῖς ἡγουμένοις ἐνετείλατο μακροτέραν αὐτοὺς περιάγειν. Τῇ βραχυτέρᾳ δὲ αὐτὸς διαδραμών, ἀδοκήτως ἀναπαυομένοις ἔτι τοῖς Τεύτοσιν ἐμπεσών, ἔδωκε δίκην ἀπιστίας, πολλοὺς ἀποβαλών. Τάχα δ' ἂν καὶ πάντας ἀπώλεσεν, εἰ μὴ ζόφος καὶ ὄμβρος καὶ βρονταὶ βαρεῖαι, τῆς μάχης ἔτι συνεστώσης ἐπιπεσοῦσαι, διέστησαν αὐτοὺς ἀπ' ἀλλήλων, καὶ ὁ ἀγὼν ὑπὸ τῆς ἄνωθεν ἐκπλήξεως διελύθη. Σποράδες δὲ καὶ ὣς ἐς ὕλας οἱ ῾Ρωμαῖοι διαφυγόντες, τρίτῃ μόλις ἡμέρᾳ συνῆλθον. Καὶ Τεύτονες ἐς Γαλάτας ἐχώρουν. (Ursin., Ambass., Extr. XII. p. 352.)
XIII (0). Une partie des Teutons, une foule d'hommes, s'était jetée, pour les piller, sur les terres des Noriques. Le consul des Romains Papirius Carbon, craignant qu'ils se jetassent sur l'Italie, se posta dans les Alpes, là où le passage est le plus étroit. Comme les Teutons ne l'attaquaient pas, il marcha lui-même contre eux, leur faisant un crime de s'être jetés sur les Noriques qui étaient les hôtes des Romains. Les Romains se faisaient des hôtes de certains peuples à qui ils accordaient leur amitié sans être obligés de les secourir en qualité d'amis. Carbon approchant; les Teutons lui envoyèrent dire qu'ils ignoraient les relations d'hospitalité des Noriques avec les Romains, et qu'à l'avenir ils se tiendraient en dehors de chez eux. Carbon approuva ces paroles des envoyés, leur donna des guides, mais non sans avoir enjoint secrètement de les conduire par le chemin le plus long. Quant à lui, il courut par le plus court, et tandis que les Teutons dormaient encore, il tomba sur eux à l'improviste; mais, en punition de sa déloyauté, il perdit un grand nombre des siens; et peut-être même les eût-il tous perdus, si les ténèbres, la pluie, de violents coups de tonnerre assaillant les combattants encore aux prises, ne les avait séparés et si cette terreur d'en haut n'avait mis fin à la lutte. Mais dans ces circonstances même, les Romains, fuyant épars à travers les forêts, se rallièrent à grand-peine au bout de trois jours. Les Teutons passèrent, dans le pays des Galates (Gaulois).

XIV. ῾Ο δὲ τοῖς σώμασι τῶν Κίμβρων ἀψαυστεῖν ἐκέλευεν, ἕως ἡμέρα γένγται, πολύχρυσα εἶναι δοκῶν. (Suidas, vv. ἀψαύστως et Κίμβρων.)
XIV (0) . Il (Marius) ordonna de ne point toucher aux cadavres des Cimbres jusqu'au lendemain matin, croyant qu'ils étaient chargés d'or.

XV. ῞Οτι ἔθνη δύο Τιγύριοι καὶ ῾Ελουήτιοι ἐς τὴν ῾Ρωμαίων Κελτικὴν ἐσέβαλον. Καὶ τούτων τὸν στόλον ὁ Καῖσαρ Γάϊος πυθόμενος, διετείχισεν ὅσα περὶ ῾Ροδανόν ἐστι ποταμὸν ἐς ἑκατὸν καὶ πεντήκοντα σταδίους μάλιστα. Καὶ πρεσβευσαμένοις ἐπὶ διαπείρᾳ τοῖς πολεμίοις ὑπὲρ σπονδῶν, ἐκέλευεν ὅμηρα δοῦναι καὶ χρήματα. ποκριναμένων δ', εἰθίσθαι ταῦτα λαμβάνειν, οὐ διδόναι · βουλόμενος φθάσαι τὴν ὁμαιχμίαν αὐτῶν, ἐπὶ μὲν τοὺς Τιγυρίους, ἐλάσσους ὄντας, ἔπεμπε Λαβιηνόν ·  αὐτὸς δὲ ἐπὶ τοὺς ῾Ελουητίους ἐχώρει, προσλαβὼν Γαλατῶν τῶν ὀρείων ἐς δισμυρίους. Καὶ γίγνεται Λαβιηνῷ τὸ ἔργον εὐμαρές, ἀδοκήτοις Τιγυρίοις περὶ τὸν ποταμὸν ἐπιπεσόντι, καὶ τρεψαμένῳ καὶ σκεδάσαντι τοὺς πολλοὺς ἐν ἀσυνταξίᾳ. (Ursin., Ambass., Extr. XIII. p. 352.)
XV (0). Deux peuples, les Tigyrii et les Helvètes, s'étaient jetés sur la Celtique romaine (38). César Gaïus, informé de leur marche, fait barrer par un mur la rive du Rhône sur un espace de cent cinquante stades à peu près. Et quand des ambassadeurs viennent de la part des ennemis le sonder au sujet d'un traité, il leur ordonne de lui livrer des otages et de l'argent. Mais ces gens-là lui répondirent qu'ils avaient accoutumé d'en recevoir et non d'en donner (39). Voulant alors prévenir la jonction de ces peuples, il envoya Labienus contre les Tigyrii qui étaient les moins nombreux, et de sa personne il marcha contre les Helvètes, ayant pris avec lui environ deux mille Galates de la montagne. La tâche de Labienus fut facile. Il tomba à l'improviste sur les Tigyrii près du fleuve, les mit en fuite et en dispersa la plupart en grand désarroi (40).

XVI. ῞Οτι ᾿Αριόουιστος, Γερμανῶν βασιλεὺς τῶν ὑπὲρ ῾Ρῆνον, ἐπιβαίνων τῆς πέραν, Αἰδούοις ἔτι πρὸ τοῦ Καίσαρος ἐπολέμει, φίλοις οὖσι ῾Ρωμαίων. Τότε μὲν δή, τοῖς ῾Ρωμαίοις κελεύουσι πεισθείς, ἀνέζευζεν ἀπὸ τῶν Αἰδούων, καὶ φίλος ἠξίωσε ῾Ρωμαίοις γενέσθαι · καὶ ἐγένετο, ὑπατεύοντος αὐτοῦ Καίσαρος καὶ ψηφισαμένου. (Ursin., Ambass., Extr. XIX. p. 353.)
XVI (0). Arioviste, roi des Germains d'outre-Rhin, ayant passé le fleuve, faisait, déjà avant l'arrivée de César, la guerre aux Eduens. qui étaient les amis des Romains. Obéissant alors aux ordres des Romains, il avait quitté le pays des Éduens et demandé le titre d'ami des Romains, et ce titre lui avait été accordé grâce à un décret proposé par César alors consul (41).

XVII. ῞Οτι ᾿Αριόουιστος, ὁ Γερμανῶν βασιλεύς, φίλος γενόμενος ῾Ρωμαίων, ἐς λόγους ἦλθε τῷ Καίσαρι. Καὶ διαχωρισθέντων ἀπ' ἀλλήλων, αὖθις συνελθεῖν ἐς λόγους ἠξίωσεν. Τοῦ δὲ Καίσαρος οὐ συνελθόντος, ἀλλὰ τοὺς πρωτεύοντας Γαλατῶν ἀποστείλαντος, ἔδησε τοὺς πρέσβεις. Καὶ ὁ Καῖσαρ ἐστράτευεν ἐπ' αὐτὸν μετ' ἀπειλῆς. Δέος δ' ἐμπίπτει τῷ στρατῷ κατὰ κλέος τῶν Γερμανῶν.  (Ursin., Ambass., Extr. XV. p. 353.)
XVII (0). Arioviste, le roi des Germains, qui avait obtenu le titre d'ami des Romains, était venu pour conférer avec César : la conférence rompue, il en avait demandé une nouvelle. Mais César ne s'y était pas rendu ; il y avait envoyé les principaux des Galates (Gaulois). Arioviste les jeta en prison, et César, avec force menaces, marcha en armes contre lui ; mais son armée fut frappée de terreur par la grande renommée des Germains (42).

XVIII ῞Οτι Οὐσιπέται, ἔθνος Γερμανικόν, καὶ Ταγχρέαι, δοκοῦσι πρότεροι σφετέροις ἱππεῦσιν ὀκτακοσίοις τρέψασθαι τῶν Καίσαρος ἱππέων ἐς πεντακισχιλίους  · ὁ δὲ Καῖσαρ αὐτοῖς πρεσβευομένοις ἐς αὐτὸν ἐπιθέσθαι, τοὺς πρέσβεις κατασχών · καὶ τὸ πάθος ἐκείνοις ἐς τέλος αἰφνίδιον οὕτω συνενεχθῆναι, ὡς τεσσαράκοντα μυριάδας τούτων συγκοπῆναι. Κάτωνά τε ἐν ῾Ρώμῃ, τῶν τις συγγραφέων φησὶ, γνώμην ἐσενεγκεῖν, ἐκδοῦναι τοῖς βαρβάροις τὸν Καίσαρα, ὡς ἐναγὲς ἔργον ἐς διαπρεσβευσαμένους ἐργασάμενον. δὲ Καῖσαρ ἐν ταῖς ἰδίαις ἀναγραφαῖς τῶν ἐφημέρων ἔργων φησὶ, τοὺς Οὐσιπέτας καὶ Ταγχρέας κελευομένους ἐκπηδᾶν ἐς τὰ ἀρχαῖα σφῶν, φάναι πρέσβεις ἐς τοὺς ἐκβαλόντας Σουήβους ἀπεσταλκέναι καὶ τὰς ἀποκρίσεις αὐτῶν ἀναμένειν · καὶ ἐν ταῖσδε ταῖς διαπρεσβεύσεσιν ἐπιθέσθαι τοῖς ὀκτακοσίοις, καὶ παρ' αὐτὸ τρέψαι τοὺς ῾Ρωμαίων πεντακισχιλίους. πιπρεσβευομένων δ' αὐτῶν καὶ περὶ τοῦ παρασπονδήματος ἀπολογουμένων, ὑποτοπήσας ἐνέδραν ὁμοίαν, ἐπιθέσθαι πρὸ τῶν ἀποκρίσεων. (Ursin., Ambass., Extr. XVI. p. 353.)
XVIII. (0). Les Usipètes, peuple germanique, et les Tanchrées paraissent avoir les premiers, avec huit cents chevaux, mis en déroute jusqu'à cinq mille cavaliers de César (43). Mais César, à qui ils