Les textes en anglais sont tirés de

Smith, Dictionary of greek and latin Biography and Mythology (1867) 

 

les traductions sont de David Gilles

 

GABINIANUS, SEX. JULIUS.
Célèbre orateur qui enseigna la Rhétorique en Gaule sous le règne de Vespasien. On n'a aucun autre renseignement le concernant, c'est tout ce qu'on sait de lui. Néanmoins, on sait que Suétone le cite dans son ouvrage De Claris Rhetoribus. (Tac. de Orat. 26; Euseb. Chron. ad Vespas. ann. 8.)

GABINIA GENS, plébéien.
Son nom n'apparaît pas avant le second siècle avant J.-C. Il n’y avait pas de noms véritables dans cette gens mais seulement une série de surnoms, à savoir CAPITO ( CIMBER ), SISENNA, qui furent sans doute donnés sous Gabinius.

M.GALLIO.
Il est mentionné dit-on, dans un vieux manuscrit comme étant l'auteur de la Rhetorica ad Herennium; oeuvre qui fut imprimée parmi les oeuvres de Cicéron. Mais l'affirmation reste très incertaine; sinon, Gallio nous serait totalement inconnu.(J.C.Scaliger, de Re Poet. iii. 31, 34; Burmann, dans la préface de son édition de Rhet. ad Herenn. p.xxx.)

GALLIO, L.JUNIUS.
Il fut le fils de l’orateur M.Annaeus Seneca et le frère aîné du philosophe Sénèque. Son vrai nom est M. Annaeus Noratus; mais, ayant été adopté par l’orateur Junius Gallio, il changea son nom en conséquence, et se fit donc appeler L. Junius Annaeus (ou Annaeanus) Gallio. Dion Cassius (IX. 35) mentionne une de ses blagues pleine d'esprit mais amère, qu'il fit à l'égard des condamnés à morts, sous le règne de Claude. La mort de son frère le bouleversa tant, qu'il implora la pitié de Néron (Tac. Ann. XV.73) ; mais, selon Hieronymus, dans la chronique d'Eusèbe, qui l’appelle un célèbre orateur, il aurait mit fin à ses jours en 65 après J.-C.. Il est cité par son frère dans la préface du quatrième livre des Quaestiones Naturales, et l'ouvrage de Vita Beata lui est dédié.

LABDA (Λάβδα )
Une fille du Bacchiade Amphion et la mère de Cypselus, par Aetion. (Herod. v.92.) Selon l'Etymologicum Magnum (p.199), son nom aurait pour origine le fait qu'elle avait un pied tordu, ressemblant ainsi à la lettre Λ (lamda).

LABDACIDAE (Λαβδακίδαι )
Un patronyme de Labdacus, qui était fréquemment employé non seulement pour désigner ses enfants, mais aussi ses descendants en général; d'où le fait qu'il fut employé pour Oedipe, son fils, et aussi pour Polynice, Étéocle et Antigone. La famille des Labdacides était particulièrement connue dans les temps anciens pour le récit de ses malheurs. (Soph. Antig. 560; Stat. Theb. vi. 451, et bien d'autres passages.)

LABDACUS (Λάβδακος)
Un des fils d’un roi de Thèbe, du nom de Polydrus. Ce dernier était le fils de Cadmus, par Nycteis, qui descendait d'une famille Spartiate. Labdacus perdit son père très tôt, et fut placé sous la tutelle de Nycteus, et plus tard de Lycus, un frère de Nycteus. Lorsque Labdacus atteignit sa majorité, Lycus lui donna le gouvernement; et à la mort de Labdacus, qui survint peu après, Lycus obtint aussi la tutelle de Laius, père d'Oedipe.
(Paus. ix. 5. § 2; Eurip. Herc. Fur. 27 ; Apollod. iii. 5. § 5; voir NYCTEUS)

LABEO, QANTISTIUS
Juriste romain, et un des disciples de Servius Sulpicius, qui selon Pomponius (Dig. 1. tit.2.s.2.§44), aurait écrit plusieurs livres qui furent abrégés par Aufidius Namusa. Il fut le père d'un très éminent juriste du même nom, qui vécut sous Auguste. Fervent adepte de la notion de liberté républicaine des temps anciens, il se joignit à Brutus dans sa conspiration contre César et fut l'un des meurtriers de ce dernier. Fidèle au parti de ses premières idées, il fut présent à la bataille de Pharsales, et, après la défaite, ne souhaita pas survivre à Brutus, qui, dit-on, avait prononcé son nom dans un dernier soupir. Après avoir creusé un trou de la dimension de son corps dans sa tente, il régla quelques dernières petites affaires, et envoya des messages à sa femme et ses enfants. Ensuite, tenant la main de son plus fidèle esclave, il la retourna (comme le veut la cérémonie de manumission), il lui donna son épée et lui présenta sa gorge pour qu’il la lui transperce, et fut enterré dans ce même trou. (Schol. ad Horat. Sat. i.3.83.; Plut. Brut. 12; Appian. B.C. iv. 135.)

NABDALSA, chef Numide, remarquable tant par sa naissance que pour sa richesse, jouissait d'une place privilégiée auprès de Jugurtha, qui l'utilisa fréquemment pour des services de la plus haute importance. Etant donné la faveur dont jouissait ce chef Numide de la part du roi, il fut donc choisi par Bomilcar comme ministre chargé d'attenter à la vie du monarque; mais sa négligence fit tout échouer. Ainsi, Bomilcar fut arrêté et ensuite exécuté, mais nous ne savons pas s'il en fut de même pour Nabdalsa. (Sall. Jug. 70-72) [ E.H.B ]

NEOPTOLEMUS I. (Νεοπτόλεμος), roi d'Épire, fut le fils d'Alcestas I, et le père d'Alexandre I, et d'Olympias, la mère d'Alexandre le Grand. A la mort d'Alcetas, Neoptolemus et son frère Arymbas (ou Arrybas) s'accordèrent quant à la division du royaume, et continuèrent chacun de leur côté à règner sans aucun désaccord,  jusqu'à ce que survienne la mort de Neoptolemus, qui, selon Droysen, se situerait aux environs de 360 avant J.-C. Aucun autre incident sur son règne ne nous est parvenu. (Paus. i. 11. §§ 1, 3 ; Justin. vii. 6. § 10, xvii. 3. § 14 ; Droysen, Hellenismus, vol. i. p. 250, not.)

PACARIUS, DECIMUS, procurateur de Corse en 69 après J.-C., voulut porter secours à Vitellius, mais fut assassiné par les autochtones (Tac.Hist. ii. 16.)

PACATIANUS, empereur romain, qui nous est connu seulement par des pièces, sur lesquelles figurent son nom et son visage. (Un specimen est annexé ci-dessous). Du nombre des pièces de cet empereur retrouvées en Autriche, Eckhel (Eckhel, Joseph Hilarius [ 1737 - 1798 ] ; numismate autrichien) en conlut que le court règne de cet empereur se situa probablement en Pannonie ou en Mésie. Le nom complet de Pacatianus est Ti. Cl. Mar. Pacatianus. Mar. est interprêté tantôt pour Marius, tantôt pour Marcius, et encore pour Marinus. Eckhel, lui, penche pour Marinus, et affirme que la pièce est du temps de Phillipus et Decius (Eckhel, vol. vii. p. 338). Il y eut un Pacatianus, consul en 332 après J.-C., sous le reigne de Constantin (Fasti).